08 novembre 2009
On est dans la m...
Article paru
le 2 novembre 2009
culture
http://www.humanite.fr/2009-11-02_Cultures_Massera-un-auteur-qui-nous-fait-du-bien
Massera, un auteur qui nous fait du bien
Au commencement, il y a le livre de Massera publié en 2002 et que découvre, par hasard, dans une librairie, Jean-Pierre Vincent. Ce n’est pas à proprement parler un texte pour le théâtre mais Vincent y a trouvé une langue, tordue, distordue, malmenée et drôle, une musicalité qui lui a donné l’envie de se lancer dans cette aventure sous l’égide de l’Adami, Paroles d’acteurs (1). Quelques semaines de répétitions avec des acteurs qu’il ne connaissait pas et nous voilà dans un camp de réfugiés pour touristes français qui abondent dans ce canton suisse, non loin de Lausanne, depuis la fermeture du tunnel du Mont-Blanc. Bien évidemment, toute ressemblance avec des situations identiques n’est pas fortuite. Car Jean-Charles Massera est un écrivain facétieux, qui adore détourner tout ce qui est officiel, le nouvel ordre économique mondial, l’Europe, le droit international, la loi dans une perspective dont on se dit qu’elle ne serait que fantaisiste si…
United Emmerdements Of New Order trace une ligne invisible entre le bien et le mal, une ligne qui recoupe étonnamment celle entre les puissants et les gueux. Il y a peu, lors de récentes élections chez nos voisins suisses, un parti de droite extrême a mené campagne xénophobe dénonçant les voisins (français) qui volaient le travail des Suisses. Quand l’histoire rattrape la fiction… De ce matériau abondant, de cette langue à la mécanique précise, Jean-Pierre Vincent a fait un spectacle jubilatoire joué quelques jours dans le cadre du Festival d’automne. Benoît Lambert, autre metteur en scène, s’est attaqué, au printemps, à We Are la France, toujours du même Massera. On passe à l’espace supérieur avec We Are l’Europe (2). Créée à la Comédie de Caen, la pièce part en tournée ces jours-ci. Là aussi, on est conquis par cette langue extravagante et populaire, accessible, moqueuse, jamais cynique. Voilà un auteur de son temps que le théâtre attendait.
M.J.S.
(1) C’était au théâtre de la Cité internationale, du 26 au 31 octobre. Le livre est disponible aux Éditions POL. (2) Le livre est édité aux Éditions Verticales. Tournée du spectacle : du 5 au 7, puis du 10 au 14 novembre, au Granit de Belfort. Du 18 novembre au 5 décembre, au Théâtre 71 de Malakoff. Puis tournée dans toute la France.
le blog de la Micronésie poétique
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13 juin 2009
Pas de toute dernière fraîcheur...
Philippe Sollers et Cecilia Bartoli
Rencontre
| Elle venait de triompher à Paris avec Vivaldi. Il partait pour Rome présenter au pape sa Divine Comédie. De leur rencontre est né cet échange autour de la voix, de la musique du XVIIIe et d´un certain art de vivre. Témoin de ce duo impromptu, Patricia Boyer de Latour.
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Madame Figaro du 18 Novembre 2000
Lire tout l'article (interview de Cecilia Bartoli et Sollers) : http://www.philippesollers.net/bartoli.html
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11 juin 2009
Ya bon la France
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02 juin 2009
Amélie Nothomb
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14 mai 2009
Le dernier livre de Roger Planchon
Souvenirs de Roger Planchon
Ce pionnier de la décentralisation, qui fut un des grands hommes de théâtre de la seconde moitié du XXe siècle, et avait notamment mis en scène Brecht, Molière, Michel Vinaver ou encore Harold Pinter, est mort ce 12 mai 2009 à l'âge de 77 ans. Il avait raconté son parcours, en 2004, dans «Apprentissages». Odile Quirot l'avait alors lu, pour «le Nouvel Observateur»
A 73 ans, Roger Planchon livre le récit-fleuve de l'enfance d'un chef: lui-même, «acteur, auteur, metteur en scène, directeur, entrepreneur, animateur pionnier de la "décentralo" théâtrale et cinématographique», écrit-il sans complexe. Il signe un livre excédé, polémique, qui raconte dans une langue drue et crue sa jeunesse de «bouseux» ardéchois, son école des pauvres en pension chez les pères, ses premières illuminations -dont «Citizen Kane» d'Orson Welles- et clôt ses Mémoires sur ses débuts d'acteur déclamant des poèmes au Perdido, un club de jazz lyonnais. Au terme de ces «Apprentissages», Planchon a 19 ans: son aventure théâtrale commence.
Ses plus belles pages sont celles où il évoque l'Ardèche d'avant-guerre, quasi médiévale. L'auteur de «la Remise» sait convoquer au même banc l'histoire et ses tueries (prendre le maquis à 14 ans, ça marque), le grand vent et les veillées, le bistro sans gloire de son père. Il évoque sa «tribu» haute en couleurs tel un ethnologue ému, de retour au pays, les joues encore chaudes des raclées et des baisers reçus. Il se décrit rebelle, rêveur et apprenti calculateur, question de survie chez les «nantis». Sur l'acteur Jean Bouise, sur le critique lyonnais Jean-Jacques Lerrant, Planchon a des pages d'amitié profonde. Ce qu'il dit de Jouvet, Dullin, Adamov, Brecht ou Shakespeare met en appétit tant on sent que le théâtre et la littérature ont sauvé cet adolescent, pas né «le cul bordé de nouilles», d'un destin annoncé de gardeur de vaches, bêtes auxquelles il voue d'ailleurs une éternelle reconnaissance.
De cette rude enfance est né son riche regard d'«autodidacte» qui marqua notre vision de Molière ou Racine. Car Planchon esquisse ici des pistes passionnantes pour la compréhension de son oeuvre. Dommage qu'il alourdisse son récit de parenthèses et commentaires redondants sur aujourd'hui et n'évoque jamais la déformation du réel liée à tout travail sur le souvenir. Sous prétexte de s'adresser à sa petite-fille, il se complaît à se nommer «le vieux», «pépé». Et, c'est plus fort que lui, le fondateur du TNP de Villeurbanne se pose en éternel pionnier. Oui, l'aventure de Planchon en province fut fondatrice, mais si on a beaucoup admiré le metteur en scène, il a hélas cessé de signer des spectacles à la hauteur de sa légende (ainsi sa grise création de «S'agite et se pavane», d'Ingmar Bergman, à l'affiche à Paris). Planchon confesse: «Putain de sobriété. Malgré beaucoup d'efforts, mes mises en scène sont "chargées".» L'auteur aurait dû en prendre de la graine.
O.Qt.
«Apprentissages», Mémoires,
par Roger Planchon, Plon, 635 p., 25 euros.
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13 mai 2009
Roger Planchon
PARIS (AFP) — Le dramaturge, comédien et metteur en scène français Roger Planchon, qui était âgé de 77 ans, est décédé mardi à Paris d'une crise cardiaque.
Né le 12 septembre 1931 à Saint-Chamond dans la Loire, Roger Planchon, qui était "fatigué depuis quelques jours" est mort chez lui, a annoncé à l'AFP son fils, Stéphane Planchon.
"Il a travaillé jusqu"à la dernière minute en se battant pour continuer à faire du théâtre", a-t-il souligné. "C'était sa passion, sa vie" a dit encore son fils. Il venait de finir un spectacle de Ionesco, "Amédée ou comment s'en débarrasser", dans lequel il jouait, et préparait un spectacle sur Sade. "Il est parti en travaillant" a ajouté Stéphane Planchon.
Roger Planchon était généralement considéré comme un des metteurs en scène de théâtre français les plus importants depuis Jean Vilar.
Il avait créé en 1952, le Théâtre de la Comédie à Lyon, avant de diriger le Théâtre de la Cité, qui deviendra Théâtre national populaire (TNP), à Villeurbane (Rhône) à partir de 1957. Roger Planchon avait monté des pièces de Molière, Marivaux, Racine ou encore Pinter et Ionesco. Il avait dirigé des comédiens comme Jean Carmet, Michel Serrault, Annie Girardot ou encore Robin Renucci.
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