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15 avril 2013

Houellebecq...on aime, si on veut...

BibliObs

Notre desdichado national publie un nouveau recueil de poésie. L'occasion de prendre de ses nouvelles.

 
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Nouvel Observateur

Michel Houellebecq (Sipa)
Michel Houellebecq (Sipa)
On trouve encore des gens pour dire que Michel Houellebecq écrit sans style. En général, ils évitent soigneusement de mentionner sa poésie. Elle les obligerait à se demander pourquoi elle sonne d'une façon si particulière. Pourquoi elle appelle le qualificatif «houellebecquien» d'une manière aussi impérieuse. Il ne quitte pas l'esprit pendant qu'on lit «Configuration du dernier rivage», son dernier recueil, capricieux et inégal.
Houellebecq, c'est Baudelaire sous Penthotal qui pleure devant la «pub Volvic» («Ces volcans éteints, ces forêts, ces sources...»). On retrouve ce qui faisait le charme des précédents volumes, l’aspiration naïve au bonheur qui côtoie le désespoir le plus sordide, la belle musique romantique de l'alexandrin dégonflée par la laideur contemporaine, comme dans le quatrain qui suit:
Nu, immobile et blanc sous le soleil torride
Je verrai les natifs me fixer, pleins de haine ;
Je pêcherai le soir de gras poissons livides,
Et puis je rentrerai dans ma chambre malsaine.»
Cette façon de mélanger le vers et le pas mûr n'est pas anodine. Dans «Rester vivant», un de ses premiers livres, paru en 1991, il écrivait: «La structure est le seul moyen d'échapper au suicide. [...] Croyez à la structure. Croyez aux métriques anciennes, également.» Puis il publiait «la Poursuite du bonheur», son premier recueil, retour radical à la versification, aux rimes croisées et enchâssées.
Mais quelque chose de nouveau se profile sous le soleil pâle de ce «Dernier Rivage». Par soubresauts, il se libère de cette contrainte auto-imposée, il bascule dans la prose. Son écriture cesse d’être tenue par le vers, mais elle est plus surveillée que dans ses romans. Il trouve une musique qui, mieux que le sonnet classique réaggloméré, exprime son rapport ambivalent au spleen:
Etre dans un état qui s'apparente au désespoir, sans pouvoir cependant y accéder. Une vie à la fois compliquée et sans intérêt.»
Même en rimant riche, on ne peut plus être Baudelaire au siècle de l'anesthésie générale. Dans un excellent petit triptyque intitulé «Absences de durée limitée», son désespoir rejoint le comique noir et paradoxal d'un Cioran. Il y conclut:
Dans un sens, il est plutôt agaçant de constater que je conserve la faculté d'espérer.»
Alors certes, la réception médiatique du recueil, avec les Unes de «Libé» et des «Inrocks» et les grands entretiens qui fleurissent dans tous les journaux, a quelque chose de disproportionné. On lui demande son avis sur tout, sur la fiscalité, sur l'état du pays, sur les livres qui sortent, jusque sur le fait qu'on lui demande son avis sur tout.
Mais ça reste l’occasion de prendre des nouvelles de notre desdichado national. Ceux qui voudraient en profiter pour approfondir leur connaissance de l’œuvre houellebecquienne se reporteront avec plaisir aux «Tiroirs de Michel Houellebecq», ouvrage complet et intelligent de l’universitaire Bruno Viard.
L’an dernier, Viard avait organisé le premier grand colloque français consacré à l’auteur des «Particules élémentaires». Dans son livre, il tire au clair les nombreux paradoxes de sa pensée, il explicite sa philosophie politique, son rapport au socialisme et au libéralisme, il confronte son œuvre aux références qu’il revendique et à celles qu’il ne revendique pas. On en sort avec une certitude: le houellebecquisme existe. Comme dirait l’autre, il est en marche et rien ne l’arrêtera.
David Caviglioli

 sur bibliobs

27 novembre 2011

Ludovic Degroote

 
 
 
 

Anthologie permanente : Ludovic Degroote

060905_pensee_des_mortsils disent :
nous n’avons plus de pente, plus de monde sur les épaules, la
pluie ne nous traverse plus au sec, elle suinte le long de l’os et
dégoutte sur la peau, notre tête moisit en premier et ça fait mal
dans leur bruit personne ne les entend.
Ils n’ont même plus assez de mémoire.
Ils sont définitivement penchés du même côté.
Il leur pousse des fleurs entre les pieds.
 
Ludovic Degroote, Pensées des morts, Tarabuste, 2003, p. 32.

sur Poezibao
 
 
 

03 octobre 2011

Adonis


 
 

Les précieuses archives du poète Adonis confiées à un institut français

publié le 03/10/2011 à 18:00, mis à jour à 18:00
Les précieuses archives du poète Adonis confiées à un institut français
afp.com/Mohammed Mahjoub
PARIS - Adonis, considéré comme le plus grand poète vivant du monde arabe, a décidé à 81 ans de confier la totalité de ses archives constituées entre Damas, Beyrouth et Paris, trois capitales qui ont marqué sa vie d'écrivain, à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).
lire l'article :

http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/les-precieuses-archives-du-poete-adonis-confiees-a-un-institut-francais_1036620.html

 
 

23 juillet 2011

Leurs conneries de familles...

 

...est-ce que ça justifiait la mort du poète ? Les assassins ignoraient ce qu'est la poésie.O.
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La mort de García Lorca remise en lumière

Le Point.fr - Publié le 20/07/2011 à 20:22 - Modifié le 20/07/2011 à 20:21

Un historien dévoile les noms des six hommes qui ont exécuté, dans la nuit du 16 au 17 août 1936, le poète espagnol.

La mort de García Lorca remise en lumière

Federico Garcia Lorca, en signant "La maison de Bernarda Alba", attaquait directement l'une des familles de Grenade ennemies de la sienne. © Sipa

 

lire l'article :

http://www.lepoint.fr/culture/la-mort-de-garcia-lorca-remise-en-lumiere-20-07-2011-1354684_3.php

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13 janvier 2011

Merdre à BASF !

 

... pas touche à la Lorelei !

( voir ci-dessous le poème de Guillaume Apollinaire)

Un bateau rempli d'acide chavire dans le Rhin


 
Un bateau rempli d'acide chavire dans le Rhin

Sur le Rhin près du rocher de Lorelei  

Bill Ward's Brickpile / Flickr

Le bateau-citerne circulait entre Coblence et Mayence. Aucune fuite n'a été constatée pour le moment, mais deux membres de l'équipage sont portés disparus.


7.9. Guillaume Apollinaire (1880-1918) : la Loreley (1902)


A Jean Sève

A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté

O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie ?

Je suis lasse de vivre er mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes o belle Loreley
Qu'un autre te condamme tu m'as ensorcelé

Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n’aime rien

Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure

Mon cœur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s'en alla

L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence

Va-t'en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc

Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves

Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley

Tout là-bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s‘y tient il m'a vue il m'appelle

Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil



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16 décembre 2010

C'est la tronche de Rimbaud qui compte?

 

  ...ou les "Illuminations", la "Saison en Enfer", la "Lettre du Voyant",  "le Bateau Ivre"? Ne cédons pas au fétichisme, revenons aux textes, rien que les textes !
  Non, je rigole, je joue à l'intégriste littéraire ! Rien de ce qui concerne Rimbaud ne nous est étranger. A propos, vous le voyez sur la photo?

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Crédit photo : Reuters

Cette année, L'Express révélait une photo inédite d'ARTHUR RIMBAUD, qui est désormais authentifiée et datée. Grâce aux chercheurs, tous les personnages de la photo sont désormais identifiés. (Ici les détails de l'histoire)



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15 décembre 2010

Calques, un jeu poétique...

 

« Nous nous sommes imaginé, en 1945, que l’esprit totalitaire avait perdu, avec le nazisme, sa terreur, ses poisons souterrains et ses fours définitifs. Mais ses excréments sont enfouis dans l’inconscient fertile des hommes. Une espèce d’indifférence colossale à l’égard de la reconnaissance des autres et de leur expression vivante, parallèlement à nous, nous informe qu’il n’y a plus de principes généraux et de morale héréditaire. Un mouvement failli l’a emporté. On vivra en improvisant à ras de son prochain. La faim devenue soif, la soif ne se fait pas nuage. Une intolérance démente nous ceinture. Son cheval de Troie est le mot bonheur. Et je crois cela mortel. Je parle, homme sans faute originelle sur une terre présente. Je n’ai pas mille ans devant moi. Je ne m’exprime pas pour les hommes du lointain qui seront — comment n’en pas douter ? — aussi malheureux que nous. J’en respecte la venue. On a coutume, en tentation, d’allonger l’ombre claire d’un grand idéal devant ce que nous nommons, par commodité, notre chemin. Mais ce trait sinueux n’a pas même le choix entre l’inondation, l’herbe folle et le feu ! Pourtant, l’âge d’or promis ne mériterait ce nom qu’au présent, à peine plus. La perspective d’un paradis hilare détruit l’homme. Toute l’aventure humaine contredit cela, mais pour nous stimuler et non nous accabler.
... Comment délivrer la poésie de ses oppresseurs ?
La poésie qui est clarté énigmatique et hâte d’accourir, en les découvrant, les annule. »


René Char, Impressions anciennes (1950, 1952, 1964


Un petit jeu poétique à partir de ce beau texte? Je l'appellerai "Calques". Commençons par lire très attentivement le texte.

Début du jeu demain, sur Poésie Libre Echange ( lien ici, à droite).O.


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En-têtes complets
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Rimbaud, Char, Heidegger, Sollers....

 

Un régal ! des textes de Char, Heidegger, Sollers, des photos, un enregistrement... Allez vite :
http://www.pileface.com/sollers/

> Sollers et la poésie

Le Dit de la poésie d’Arthur Rimbaud


par René Char, Martin Heidegger et Philippe Sollers

 

« Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m’ont précédé : un musicien même, qui ai trouvé quelque chose comme la clef de l’amour. » RIMBAUD
« Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m’ont précédé : un musicien même, qui ai trouvé quelque chose comme la clef de l’amour. » RIMBAUD
Sollers, Illuminations, Folio, 2003

 

Poésie et pensée

Le 10 décembre 2006, lors d’une émission consacrée à Heidegger, pensée du divin et poésie, le philosophe Hadrien France-Lanord rappelait comment, avec le penseur allemand, un nouvel espace était créé pour penser, sans subordination ni hiérarchie, le rapport entre poésie et philosophie. Cela avait séduit le poète René Char qui l’exprimait, dans sa langue, en 1964. Pierre Jacerne, de son côté, insistait, en citant Rimbaud et l’illumination Enfance III [1], sur l’ouverture de cet espace permettant de libérer et d’être à l’écoute de la parole en tant que parole, d’« entendre la parole parler ».



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13 décembre 2010

poétesse syrienne

 

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Patrick Besson

Le billet de Patrick Besson

Le Point - Publié le 02/12/2010 à 12:12 - Modifié le 02/12/2010 à 15:02

Maram al-Masri, poétesse syrienne

Pour une fois qu'on parle de poésie ! Et d'une femme poète ! Allez vite lire la chronique de Patrick Besson :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/patrick-besson/maram-al-masri-poetesse-syrienne-02-12-2010-1269928_71.php

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02 octobre 2010

Sainte Thérèse d'Avila, Poésies

 


 

Aujourd'hui commence sur Poésie Libre Echange (on trouve un lien ici même, dans le cartouche de droite)une lecture commentée des Poésies de Sainte Thérèse d'Avila, pour mieux connaître la pensée spirituelle à travers les écrits d'une grande mystique. Ci-dessous, le premier envoi.

 


 

  On retrouve, dans les "Poésies" de Sainte Thérèse d'Avila, sous une forme claire et condensée, les directions principales de sa pensée mystique telle qu'on peut la trouver plus longuement exposée et commentée dans d'autres oeuvres, telles le "Château Intérieur" ou "le Chemin de la Perfection".Ce qui est remarquable avec STA, comme avec Saint Augustin, c'est que leur pensée se construit avec une rigueur impeccable, fondée sur des postulats qu'on accepte ou non, mais qui sont clairement définis et qui s'agencent ensuite avec une cohérence irréprochable.
  J'utilise l'excellente édition  des Carmélites de Paris, d'une valeur littéraire reconnue, Oeuvres complètes, volume II, Fayard 1963.Je ne donnerai pas des poèmes entiers, seulement des extraits que je commenterai. Vos réactions et remarques sont attendues avec un vif intérêt !O.

p 707, Mon Bien-Aimé est à moi
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Je me suis livrée et donnée
Et tout ainsi se fit l'échange,
Que mon Bien-Aimé est à moi,
Et je suis à mon Bien-Aimé.

Le doux chasseur tira sur moi
Et me laissa toute épuisée;
Alors, dans les bras de l'amour
Tomba mon âme, y demeura.
/.../
---------------------------------------

On a maintes fois relevé, dans les écrits des grands mystiques, une expression poétique de la volupté, ou même un érotisme discret, le modèle de ce genre demeurant le "Cantique des Cantiques". La poésie de STA ne manque pas à ce rendez-vous, et Julia Kristeva, dans son beau livre "Thérèse mon amour", a largement souligné et analysé cette expression brûlante de l'amour (elle donne même dans ce livre une photo d'une statue du Bernin où la Sainte en pleine extase semble  en proie à l'orgasme )

On relève l'expression réciproque

Que mon Bien-Aimé est à moi,
Et je suis à mon Bien-Aimé.

qu'on va souvent retrouver. Cet aspect fusionnel, bien connu des amours profanes, est peut-être un souvenir ou une des causes de la théorie platonicienne de l'unité perdue  et toujours recherchée : les principes masculin et féminin ne formaient qu'une entité primitive, et après avoir été séparés ils ressentent douloureusement la perte de l'autre moitié et sont toujours à sa recherche.( d'où l'expression familière "ma moitié" pour désigner l'épouse).La théologie chrétienne a été construite sur les bases platoniciennes .

Noter aussi l'image du chasseur et, en arrière plan, celle de la biche blessée. On trouve la même chez Saint Jean de la Croix, contemporain et ami de STA.

A suivre.
 
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06 août 2010

Poésie : la poésie se vend-elle au marché?

 


C'était en juin ! Et je n'ai rien vu, pauvre de moi ! Promis, le prochain je ne le manquerai pas...Et je vous tiendrai informés.O.
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quelques lieux

de haute énergie

Je ne saurais citer ici tous les livres qui le mériteraient ; tous les auteurs, connus ou moins connus ; tous les éditeurs, petits ou grands… J’évoquerai juste quelques titres qui ces derniers temps ont retenu tout particulièrement mon attention et dont je pense qu’ils devraient pouvoir trouver leur interlocuteur.

Le dernier arrivé est édité dans la collection « Poésie Gallimard », après l’inattendu le Peu du monde de Kiki Dimoula, paru à l’occasion du dernier Printemps des poètes, il s’agit de la reprise de deux grands livres de Franck Venaille, la Descente de l’Escaut et Tragique. Restons chez Gallimard, dans sa collection blanche, trois titres : le surprenant Sur l’épaule de l’ange d’Alexandre Romanès, un livre gitan dont la douceur « fait éclater la vitre de la mort », selon les mots de Christian Bobin dans sa préface ; Derrière le dos de Dieu de Lorand Gaspard nous mène vers quelques lieux de haute énergie en des poèmes où « esprit et corps sans ligne de partage/jouent de tous leurs doigts, de toute leur chimie/d’idées et d’images » ; enfin, Entre nuit et soleil de Lionel Ray, à propos duquel j’ai plaisir à citer Lettres imaginaires, vers et proses paru aux Écrits du nord, éditions Henry, car le lecteur y trouvera un échange de lettres entre Laurent Barthélémy, auteur fictif de l’invention des bibliothèques (Gallimard) et Lionel Ray.

Je ne saurais passer sous silence les Paysages du ciel de René Schickele (prix du patrimoine Nathan Katz 2010) que publient les éditions Arfuyen en même temps que Plus loin dans l’inachevé de Pierre Dhainaut (prix littéraire Jean-Arp 2010) et toujours, ajouterais-je, à la lumière des poèmes. Comment oublier le Demain dessus demain dessous, premier recueil posthume d’Henri Meschonnic ? Impossible, sans saluer la fidélité des éditeurs à celui qui écrit : « tu es là et je suis là/les yeux fermés du bonheur/pour voir la vie : qui nous passe demain dessus/sans savoir où nous allons ». Que ceci me soit l’occasion de signaler le livre de Jacques Ancet, Puisqu’il est ce silence, paru aux éditions Lettres vives, prose d’hommage à Henri Meschonnic.

 

Lire tout :

 

http://humanite.fr/18_06_2010-l%E2%80%99improbable-carava...
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24 juillet 2010

Jacques Ancet, sur Meschonnic...

 


Jacques Ancet, Henri Meschonnic,deux poètes que nous aimons, le premier, parce que nous avons lu et commenté un de ses ouvrages ici même, et qu'il nous avait accordé un rendez-vous à Annecy (il n'a pas pu venir, snif !), le second, parce que c'est un magistral traducteur de la Bible, un théoricien du rythme et surtout un incomparable introducteur à la poésie française contemporaine : sa "Célébration de la poésie", qui ne lui a pas fait que des amis, dégonfle beaucoup de baudruches et trace clairement la route.Ancet et Meschonnic étaient des compagnons de route poétique, et voici un livre  qui évoque la mémoire du poète disparu en 2009.
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Voir l’invisible du temps – notes sur deux livres de Jacques Ancet

 

La poésie de Jacques Ancet a la force et la beauté de l’évidence, et elle est pourtant tout entière nourrie de références, comme tissée de la parole des autres. C’est là un curieux paradoxe, dont témoignent, chacun à leur manière, deux ouvrages récemment parus. Le premier, Puisqu’il est ce silence / prose pour Henri Meschonnic1 (il faut souligner la préposition), qui joue justement sur la proximité avec le titre Puisque je suis ce buisson du poète disparu en avril 2009, semble emprunter tout à la fois – mais sans emphase et sans effusion – au genre du tombeau, voire du panégyrique (faire l’éloge du défunt, et plus encore bien sûr de l’œuvre qu’il laisse) et à un certain lyrisme (dire le regret, l’absence au creux des jours, le manque que cause celui qui n’est plus). Le deuxième, Les morceaux de l’image2, plus modeste, est un ensemble qui « accompagne l’œuvre de Colette Deblé » (là aussi, soulignons le verbe dans le sous-titre).  

Meschonnic Ce qui importe donc est de faire entendre, dans ces deux livres, dans les poèmes, une certaine altérité : que ce soient les mots du disparu, ou, sous le mode de l’interrogation (« Que dire de cette aura, vie et mort mêlées ? / De cette icône ? »), les lavis de Colette Deblé. A plusieurs reprises en effet, la prose de Puisqu’il est ce silence accueille les vers d’Henri Meschonnic, dont la présence se signale par l’emploi des slashs ; et le seul « je » de ce livre (rare, à côté de l’impersonnel et omniprésent « on ») ne réfère pas à l’auteur-Jacques Ancet ou à l’énonciateur du poème, mais bien au Je-Meschonnic, au Je des poèmes de ce dernier. L’effet est à souligner : c’est comme si le défunt prenait, çà et là, la parole (« C’est sa voix, elle n’a pas cessé. Elle dit : la vie je cours. », p. 32). Cette voix, ainsi, est bien plus qu’un simple renvoi au texte, qu’un jeu de référence ; elle est l’expérience de l’autre dans le poème (et sans doute dans la vie même de celui qui écrit) : à la fois ce qui reste du disparu (« On se dit que c’est dans sa voix plus encore, parce qu’elle est là, toujours, quelque part entre mémoire et jour gris », p. 30) et ce qui permet au vivant de poursuivre le cours des jours (« On voudrait continuer. Parler dans sa parole, rire dans son rire, se taire dans silence. », p. 53). 

Lire la suite :
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2010/07/sur-deux-liv...


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26 juin 2010

Notre poésie contemporaine n'a pas horreur du vide


Critique n° 735-736 : Les Intensifs. Poètes du XXI ème siècle par Jean-Marc Baillieu

Critique n° 735-736 : Les Intensifs. Poètes du XXI ème siècle

Jusqu’alors dans l’errance et le brouillard, le XXIème siècle poétique trouve enfin un sens
et une orientation grâce à cette livraison de la revue Critique proposée par Michèle
(philosophe) et Francis (poète), une série d’études écrites par Bernard, Emmanuel, Mathieu,
Michèle, Eric, Francis, Françoise, Michel, Abigail, Jean-Pierre, David, Isabelle, Henri, Jason, Frédéric, Jacques (la plupart poètes ou philosophes, dont quatre Marseillais) à propos de seize
poètes (Parisiens sauf exception) : Marie-Louise, Jean-Michel, Bénédicte, Isabelle, Anne, Roger et
dix autres (le socle « Anne-Marie, Jean, Emmanuel, Claude, Alain » ainsi que Danielle, Pierre, Jean-François, Mathieu, Dominique) nés avant 1950 (sauf Pierre) et déjà sélectionnés au titre du
XXème siècle dans le Dictionnaire des Lettres françaises (Le Livre de Poche, 1998),
seize poètes regroupés comme Intensifs (forme substantivée de l’adjectif pris non pas
au sens didactique ou agricole, mais en son sens grammatical ou linguistique) qui sont, nous
précise-t-on, « moins des poètes que des écritures ». Dont acte.

Le commentaire de sitaudis.fr

éd. Minuit.
Numéro dirigé par Michèle Cohen-Halimi et Francis Cohen
septembre 2008
160 p.
14,50 €


Le commentaire d'Orlando


L’heautontimoroumenos

Le thème de prédilection de la vacuité poétique contemporaine : la poésie parlant de la poésie !
Question : le texte ci-dessus (Critique...) est-il un poème?



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19 juin 2010

Poésie contemporaine

ARNO CALLEJA / benjy


Quelques commentaires, entre parenthèses.O.




j'ai une hérédité de longue date qui me fait que jeune déjà je ressemble à un vieux. je porte. et les gènes et les gestes. tout ce qui use.

( utilisation particulière de la ponctuation et absence de majuscules : l'auteur porte  attention  aux conventions du langage. Avec esprit critique parfois.)



j'ai un besoin de compagnie. moins la compagnie humaine que celle des cailloux, des dalles, des fougères, des cloportes.

( Intéressant. l'attitude des exclus, des timides, des inadaptés. Rousseau, paranoïaque, se sentant rejeté par la société, devient un ami des arbres et des herbes...)




j'ai le goût de la compagnie de ce qui m'est autour et aussi de ce qui m'est quand je me penche. les cloportes les roseaux. quand je m'enfonce dans la forêt le lichen. je ne m'ennuie jamais si quelque part je suis à portée de caillou.

( le caillou ! comme objet - presque un être, pour celui qui parle), et aussi comme arme, confirmant l'attitude paranoïaque)



il me suffit de quelques heures pour le considérer en son vrai.

( communion intense avec le réel de la nature, comme chez les peuples isolés et proches du milieu naturel ( forêt, désert, banquise...)



rencontrer des gens, comme je fréquente le caillou, je ne suis pas contre, par principe, je n'ai d'ailleurs pas de principe.

( distance critique par rapport au langage : on dit machinalement "par principe", et on se demande quel principe ! )



et quand je m'essaye aux gens, bien entendu sans la moindre dialogation,

( appropriation du langage , allant jusqu'à la création de néologismes personnels - Artaud va jusqu'à un langage totalement inventé et incompréhensible)



je trouve cette compagnie moins plaisante que l'autre. j'ai hérité de mon grand-père une belle force et je suis toujours dehors à l'essayer. je n'aime pas être spectacle. mon organisation de vivre me porte au spectateur, et souvent je n'ai rien à voir chez les autres.

( la misanthropie se prolonge : "rien à voir chez les autres." Avec un refus de s'engager dans l'action : "mon organisation de vivre me porte au spectateur")



alors je me penche aux choses, caillou lichen roseau. si je me porte au gen souvent je n'apprends guère, souvent l'objet considéré me porte rapidement aux nerfs. quand il ne se moque pas directement de moi. ce besoin de solitude et de compagnie me rend habile au scoubidou.

( humour ! ce petit passe-temps gratuit et innocent, quelque peu absurde également, pourrait représenter métaphoriquement les jeux de la poésie contemporaine ! )



quand je tresse le plastic je me débrouille dans la société et je la plie à mon gré. la satisfaction morale que j'en tire, l'éloquence visible de mes doigts, me portent, m'élèvent. elles sont mon discours muet.

( discours muet : oxymore. Et encore une métaphore des expériences poétiques contemporaines)

Les cahiers de Benjy
http://www.over- blog.com/ recherche/ recherche- blog.php? ref=230695&query=Arno+Calleja
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09 mai 2010

Aimé Césaire

Dim 9 mai 2010, 22h 14min 56s


Publié le 02/05/2010 à 10:56 - Modifié le 02/05/2010 à 11:00 Le Point.fr

BIOGRAPHIE

Romuald Fonkoua dans l'intimité d'Aimé Césaire

Par Catherine Golliau

Romuald Fonkoua dans l'intimité d'Aimé Césaire

Aimé Césaire © AFP


Comment devient-on Aimé Césaire, chantre de la négritude, icône de la lutte contre le colonialisme et maître absolu de la Martinique pendant de longues années ? Comment l'élève doué, né sur une plantation où son père est intendant, atterrit-il à Louis-le-Grand et devient-il le chouchou d'André Breton, qui contribue dès 1943 à le lancer comme poète ? Romuald Fonkoua l'a rencontré trois fois, alors qu'il était déjà un vieux monsieur hypocondriaque et couvert d'honneurs, sans illusions mais non sans humour.

Le rédacteur en chef de la revue Présence africaine lui consacre aujourd'hui une biographie très documentée, aussi admirative qu'inspirée. Des premières indignations à l'engagement au sein du Parti communiste, de son action de député à la genèse de sa poésie, de son amour pour la belle Suzanne, autre révoltée, à sa passion pour le théâtre, tout y est. Plus le souffle, qui donne au lecteur l'envie... de lire aussi Césaire.


Aimé Césaire , de Romuald Fonkoua (Perrin, 392 p., 23 euros).

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08 mai 2010

Paul Celan, quelques poèmes...

Ah, j'oubliais : cette lecture-discussion se fera sur les groupes Poésie Libre Echange et Voix du Monde (liens ici même à droite).O.

Paul Celan, quelques poèmes...



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SOLEILS-FILAMENTS
sur le désert gris-noir.
Une pensée à hauteur
d'arbre
attrape le son de lumière: il y a
encore des chants à chanter au-delà
des hommes.

Paul CELAN
Renverse du Souffle
p 39
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Une poésie somptueuse, allant au profond de l'humain, avec des moyens sobres et exigeants, éveillant un imaginaire dense.Je présenterai quelques poèmes de "Renverse du souffle" en les commentant, et en attendant si possible vos interventions ! Allez donc voir "Paul Celan" sur le net, la vérité biographique nous sera d'un grand secours pour pénétrer dans les arcanes celaniennes.

Je ferai prochainement un commentaire de ce premier poème.


http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/celan/celan...

http://www.anti-rev.org/textes/Traverso97a6/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Celan

J'utilise l'édition du Seuil, "Renverse du souffle", présentation, traduction et notes de Jean-Pierre Lefebvre



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01 mai 2010

Encore une bonne nouvelle...



Bernard Noël reçoit le prix Robert Ganzo

 

 

Chantal Colomb-Guillaume informe Poezibao de la remise du prix Robert Ganzo à Bernard Noël.  


« Le prix Robert Ganzo, doté de 10 000 euros, distingue l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des affèteries post-modernes. Décerné à Saint-Malo pendant le festival, ce prix entend saluer un poète de tempérament, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu. En 2007, ce prix, décerné pour la première fois, a été attribué à René Depestre à l’occasion de la parution de ses Poésies complètes aux éditions Seghers. En 2008 il a été décerné à Abdellatif Laâbi pour l’ensemble de son œuvre. Et en 2009 à Franck Venaille pour son dernier recueil, Ça, publié au Mercure de France Le jury, entendait saluer ainsi « un poète de tempérament, aventurier du verbe et de la vie, un arpenteur de grand large et d’inconnu ». Réuni à Paris le jury a décerné son prix 2010 à Bernard Noël pour son dernier recueil, Les plumes d’Eros (POL). Le prix lui sera remis le dimanche 24 mai, salle Maupertuis à 11h45. »

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Bravo à Bernard Noël, un poète que nous aimons en Micronésie poétique.O.
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30 avril 2010

Mon royaume contre un peu de poésie !


...

 

LA CHRONIQUE POéSIe DE FRANÇOISE HàN


Habiter ce monde

Terre énergumène,

de Marie-Claire Bancquart. Édition Le Castor Astral, 2009, 140 pages, 13

 

 

Les poètes n’ont pas le pouvoir de changer le monde par des incantations, mais ils nous aident à ne pas l’accepter tel quel, à mettre en oeuvre nos forces contre les malheurs de toute origine.

Comment faut-il entendre le titre, Terre énergumène, du dernier livre paru de Marie-Claire Bancquart ? Rien dans celui-ci ne nous incline à opter pour le sens originel, théologique, du mot énergumène : « possédé du démon ». Plutôt, le sens courant, qui désigne un individu en proie à une exaltation violente peut s’appliquer à une planète livrée à la folie, telle qu’elle apparaît dans certaines pages. L’auteur s’emploie à découvrir une façon de l’habiter : aimer les choses les plus infimes à partir d’elles, élargir sa vision du monde, élancer sa vie dans un outre-espace.

Nous la retrouvons ici confrontée à la mort inéluctable, suivie du néant qui dicte d’employer intensément la brève durée de l’existence. Cela peut se dire dans une langue orale qui souligne l’urgence : « Rencontre, écris, baise, hâte-toi, / aime l’odeur des rues, traîne partout, désire, / t’as plus grand temps ! » On aura relevé « écris ». Pour le poète, c’est l’impératif premier : « Ce qui me reste : l’âpre et courte délectation / d’une pierre aux contours inattendus / le goût des rutilances sous la pluie, / l’amour, / la certitude / que la mort me prendra bientôt. / C’est plus que suffisant / pour mesurer les mots au plus juste de leur présence. » Son sort s’oppose ainsi à celui de la Parque - la troisième, celle qui dans la mythologie grecque coupe le fil de l’existence - vue ici comme ne pouvant ouvrir les lèvres pour proclamer son horreur d’un destin non choisi. Derrière la « malheureuse immortelle » se tiennent les dieux, qui n’ont guère souci des hommes, pas plus que le dieu chrétien. L’ange qu’il a envoyé avertir Marie sanglote avec elle au pressentiment du fils condamné et crucifié, cependant que Dieu a affaire ailleurs.

Les constructions des humains les plus ambitieuses sont, comme eux, mortelles. Alors, à quoi se raccrocher ?

M.-Cl. Bancquart ne propose pas le roc en sa dureté, la nature en son renouvellement perpétuel. Plutôt un morceau de savon, dont elle sait qu’il peut se dissoudre entre ses doigts, mais qui, à l’instant donné, symbolise l’éternité d’une seconde : « Grâce à lui je me sens vivante / malgré les tremblements de terre et la chute de Babylone. » Le cosmos non plus n’échappe pas aux disparitions, le soleil, un jour, s’éteindra. Cependant, « une jacinthe […] ou la trace brillante d’un escargot sur une feuille » apprennent à « vivre avec le provisoire ». Il ne faut pas considérer cette sagesse comme une façon de fermer les yeux sur les malheurs du monde. Si M.-Cl. Bancquart se défend d’être imprécatrice, elle n’en dénonce pas moins les massacres, les guerres partout, les mauvaises façons d’habiter la terre, les parcs à touristes bétonnés aux bords occidentaux de la Méditerranée, les horizons fourmillant d’antennes, nos organes conditionnés. Elle interroge : « Ce monde / l’ingérer tel quel ? » Tout le livre dit que non, qu’il est possible d’y trouver l’énergie de se défendre, de tout remettre en question. Par l’écriture ou la désécriture ? Aux dernières pages, c’est celle-ci qui permet à M.-Cl. Bancquart d’entrevoir, « dans les nervures d’un chêne / dans l’odeur profonde des truffes », le mot cherché.

L’amour traverse ces poèmes, avec discrétion, par un regard, un sourire, une pression de main. Il fait partie d’un amour multiplié qui relie le poète à toutes choses, à tous êtres dans l’univers et lui permet parfois de vivre « sur un bord heureux du temps ».

 

http://www.humanite .fr/2009- 10-03_Cultures_ LA-CHRONIQUE- POeSIe-DE- FRANCOISE- HaN-Habiter- ce-monde

Marie-Claire Bancquart, une auteure que nous connaissons bien à PLE - nous avons lu  et commenté un de ses livres.O.
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    26 avril 2010

    Une bonne nouvelle...




    Oui, pour une fois, une bonne nouvelle : Bibliobs vient d'ouvrir son "coin poésie". Bon, d'accord, ce n'est qu'un coin ( qu'il appelle d'ailleurs poétiquement "rayon poésie", la poésie n'a pas l'air d'être au coin...) mais c'est mieux que rien. . Car, vous l'avez sans doute remarqué, la poésie jouit d'un immense prestige... et d'une place inversement proportionnelle dans nos grands médias !  Alors, ne boudons pas notre joie ! alleluiah !http://bibliobs.nouvelobs.com/poesie

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    Et la poésie dans tout ça?

    L'autre Musso

    Par Jean-Louis Ezine

    Et la poésie dans tout ça ? On en est où avec la poésie ? Il se pourrait bien qu'elle soit là, sur le devant du monde, mais qu'on ne l'y voie pas vraiment - à la façon de ce que les peintres appellent le repoussoir : ces objets qu'on installe au premier plan du tableau et sur lesquels le regard s'appuie sans les voir, ils ne sont là que pour donner la profondeur du champ, le recul, la distance.

    Frederic-Musso_DR.jpg
    (c)D.R.
    Frédéric Musso est notamment l'auteur de "Albert Camus ou la fatalité des natures" (Gallimard) et "Un pékin en Chine" (la Table Ronde).

    « Quand un poète parle de la neige, on espère qu'il a marché dedans », écrit Frédéric Musso en guise d'entrée en matière, donc de repoussoir. Cocteau disait que marcher dans la neige fait un bruit de cheval qui mange du sucre. Musso lui aussi a marché dedans tout petit. Dans la poésie. C'était au collège Notre-Dame d'Afrique, chez les jésuites d'Alger. Il avait 9 ans, avait entendu deux vers de Victor Hugo gravés sur un 78-tours : « Il neigeait, l'Empereur revenait lentement/ Laissant derrière lui brûler Moscou fumant...»

     

    Lire tout :

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