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23 septembre 2016

Le vertige infini...

  Comment disait notre Pascal ? Que le spectacle de ces choses infinies lui donnait un vertige...

  Les astronomes aujourd'hui, ou plutôt les astro-physiciens, ceux qui essaient d'avoir une vue d'ensemble, ne savent plus trop quelle est la dimension de l'Univers , matière noire comprise, s'il est fini ou infini, s'il y en a un seul ou plusieurs en parallèle ou emboîtés...Bref, on a le vertige, comme Pascal.

  Ce qui est vraiment étonnant, c'est le rapport des échelles : un être qui n'est qu'une infime poussière, ce qui ne l'empêche pas de se proclamer fils de Dieu, juché sur une planète qui elle-même  est moins qu'un grain de sable, en route vers un anéantissement certain, bien que très éloigné dans le temps (encore que, tout est relatif, comme disait Einstein), enfin cet être-atome prétend, à l'aide de sa brillante intelligence et de quelques instruments de sa fabrication, se faire une idée de... l'Univers !

23 mai 2011

Suspense insoutenable

   
     

 
 
Le pays des droits de l'homme,c 'est la France, bien entendu. Mais , et les droits de la femme? Si je suis une femme, et une femme de ménage, est-ce que ma personne est à la disposition d'un homme riche et puissant? Beaumarchais a brillamment traité le sujet dans "le Mariage de Figaro", où le comte Almaviva croit pouvoir profiter du droit de cuissage sur la personne de Suzanne, fiancée de Figaro, et il concluait non moins brillamment que les privilèges aristocratiques s'arrêtaient où commençait la dignité de la personne humaine, fût-elle une servante. Là dessus, la Révolution française est venue confirmer. Eh bien voici que nos baronnets , les Jack Lang, les Jean François Kahn,croient pouvoir revenir deux siècles en arrière ! La justice américaine va-t-elle leur montrer qu'ils ont eu tort?.O.
 
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17 avril 2011

La philo sur Arte...

Oui, mais tard... Ce soir samedi vers une heure du matin - donc dimanche matin- Raphael Enthoven recevait Mathieu Ricard  ( fils de J F Revel, scientifique distingué converti au bouddhisme, proche du Dalaï-Lama) sur le sujet de la compassion. Et là surprise, Enthoven cite Jean-Marie Le Pen : "J'aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines et mes cousines que le reste de l'humanité"... Le Pen philosophe ? Ben justement non, car l'intérêt dont parle Le Pen, en cercles concentriques d'affaiblissement progressif, n'est pas une pensée philosophique mais une attitude instinctive, purement animale. Le sentiment philosophique , que prône le bouddhisme, est une compassion généralisée, englobant toute l'humanité, et même tous les vivants !

02 janvier 2011

Heureusement qu'il est toujours là !

 

Diderot, avec Rousseau, Voltaire, Montesquieu et les autres ! ceux qu'on appelle les Lumières, et que des esprits tordus de notre époque thermidorienne veulent rendre responsables de tous les maux ! Oui, ils sont responsables de l'ouverture d'esprit, de la curiosité intellectuelle, de la chute des interdits et des autorités, qui va avec le développement de l'esprit critique , tout ce que la culture française a de meilleur; Magnifique portrait de Fragonnard, et bel article de Philippe Sollers, qui est presque notre Diderot contemporain, sauf qu'il est allé s'agenouiller devant le pape et qu'il n'a pas été embastillé ( à moins qu'on ne considère les plateaux télé comme des bastilles? ) Vive Diderot !O.

Diderot bouge encore

Les «Œuvres philosophiques de Diderot sortent en Pléiade. L'occasion de se plonger dans des textes connus, comme «le Rêve de d'Alembert», ou moins connus, tel l'«Essai sur les règnes de Claude et de Néron»

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Denis Diderot peint par Fragonard (© Gianni Dagli Orti/Picture Desk/ AFP Denis Diderot peint par Fragonard (© Gianni Dagli Orti/Picture Desk/ AFP

Le 7 juillet 1746, le Parlement de Paris condamne un livre à être «acéré et brûlé, comme scandaleux, contraire à la religion et aux bonnes mœurs». Le volume est faussement publié à La Haye, «aux dépens de la Compagnie», et il circule sous le manteau, sans nom d’auteur. Ce dernier a 33 ans, et fera beaucoup parler de lui par la suite. Il s’appelle Denis Diderot, son livre s’intitule «Pensées philosophiques», et il porte sur la page de titre cette inscription en latin: «Ce poisson n’est pas pour tout le monde.» En effet, et la censure l’a vite compris, comme elle le comprendra devant le plus dangereux des livres: l’«Encyclopédie».



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19 novembre 2010

Allez, un petit coup d'Epicure ...

 

 

  • Livre: Les épicuriens
  • Auteur: Daniel Delattre et Jackie Pigeaud
  • Editeur: Gallimard

Lettre à Ménécée

C'est le texte d'Epicure le plus lu. En voici la traduction que propose La Pléiade, parmi les oeuvres réunies sous le titre Les épicuriens, qui vient de paraître. Transmise au livre X de Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce, cette lettre est précédée par une sorte de portrait du sage épicurien et suivie par une mise au point doxographique sur ce qui différencie la quête épicurienne du plaisir stable de celle des cyrénaïques, qui eux visent le plaisir en mouvement. La lettre est censée résumer les principes essentiels de la morale d'Epicure. Elle est adressée à Ménécée, un disciple dont on ne sait rien à part qu'il en est le destinataire. Son plan n'est pas sans rappeler le fameux "quadruple remède" dont la formule est condensée par Philodème de Gadara dans son Contre les sophistes : "Le Dieu n'est pas à redouter ; la mort ne crée pas de souci. Et alors que le bien est facile à obtenir, le mal est facile à supporter" et qu'on retrouve, plus développée, dans les quatre premières des Maximes capitales, citées en conclusion du livre X des Vies, et, d'après certains, dans le paragraphe 133 de la Lettre. On notera qu'il n'est rien dit de l'amitié dont on sait par ailleurs qu'elle est un des piliers de l'éthique épicurienne.

Lire la "Lettre à Ménécée" :
http://www.lexpress.fr/culture/livre/lettre-a-menecee-d-e...

 
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08 novembre 2010

Sollers met dans le mille, quand il veut...

 

 

Il fut traité de débauché, de mégalomane, de porc...

Scandaleux Epicure, par Philippe Sollers

Par Philippe Sollers

Nul ne fut plus insulté que ce philosophe grec qui glorifiait la vie et n'avait pas peur des dieux. Un volume rassemble les textes de ses disciples, de Diogène Laërce à Lucrèce. Prophétique ! 

Vous prononcez le mot « épicurien », et aussitôt un mur de clichés et de préjugés s'interpose. Par définition, un « épicurien » est un individu sensuel grossier, une sorte de notable bourgeois de province qui ne pense qu'à manger, boire et baiser. Ce matérialiste borné est incapable de voir plus loin que son propre corps. Il faut croire que la philosophie d'Epicure (IIIe siècle avant notre ère) a fait, et fait encore, l'effet d'une bombe atomique dont il faut à tout prix se protéger.

Un penseur profond dans un « Jardin » ? Quelqu'un qui vous dévoile, en toute sérénité, la nature des choses ? Qui accepte près de lui n'importe qui sans tenir compte de ses origines sociales ? Qui va même jusqu'à s'entourer de femmes ? Horreur. Lisez, et vous comprendrez pourquoi tous les systèmes de pensée tant vénérés, comme tous les pouvoirs, ont de sérieuses raisons de discréditer cette vision prophétique. Epicure, Lucrèce, deux noms qu'il vaut mieux éviter.

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DR

lire tout :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20101027/22082/scandaleux-e...
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30 juillet 2010

L'insolence n'est plus ce qu'elle était...

...


J'aime bien Aude Lancelin. C'est elle qui a piégé BHL dans l'affaire Botul. A propos de penseurs de gauche, BHL est-il de gauche? est-il un penseur?  (poser ces questions, c'est y répondre !). Mais bon sang de bonsoir, on est bien au pays des Lumières, non? Il est vrai que des gens aussi en vue que Julia Kristeva et son nounours, Philippe Sollers, se donnent beaucoup de mal pour dénigrer la pensée de la Révolution. Vive la Commune, cré nom ! O.


Le coup de coeur d'Aude Lancelin

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100728/20582/ou-sont-les-...

Où sont les penseurs de gauche?

Par Aude Lancelin

C'est un fait assez évident. Le « moment antitotalitaire » français pointé par Michael Christofferson est en passe de s'achever. La glaciation théorique des années 1980, qui vit la dépréciation brutale des pensées critiques au profit d'un paradigme libéral triomphant, est en train de craquer. N'en demeure pas moins une totale incertitude quant au paysage émergent.

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Comment s'orienter dans la pensée mondiale? Tel est le programme que s'est fixé Razmig Keucheyan dans «Hémisphère gauche» (Zones).

Réflexion sur le capitalisme tardif et les identités, postféminisme et néomarxisme : comment s'orienter dans la pensée mondiale, ses objets inédits, ses lieux de circulation ? Tel est le programme que s'est fixé Razmig Keucheyan dans « Hémisphère gauche ». Jeune maître de conférences à la Sorbonne, il fournit là un outil précieux pour sortir des lamentos sur les piètres penseurs et anticiper les séismes à venir.

Pessimistes à la Perry Anderson, nouveaux marxistes, comme le sociologue Mike Davis, novateurs à la façon de Zizek, « véritable machine à hybrider », résistants ou nouveaux experts, Keucheyan teste des typologies et des hypothèses passionnantes. Une chose est sûre, selon lui : la France ne jouera plus qu'un second rôle dans l'affaire. A force d'avoir ostracisé toute radicalité et coupé les vivres aux universités, c'est chez leurs homologues étatsuniennes, hier encore à la traîne de Paris, que bat désormais le coeur de la pensée critique.

A.L.

« Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques »,
par Razmig Keucheyan, Zones, 320 p., 21 euros le blog de la Micronésie poétique
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17 juin 2010

Paroles de l'oasis disparue...


Comme la vie est forte ! avec des clins d’œil qui sont signe d’espoir et avec de l’humour souvent. Sur nos routes, il y a des êtres humains qui luttent, aiment, souffrent, font la fête…Nous sommes des êtres de relation, devenant nous-mêmes par la rencontre des autres.
Un professeur renommé du Collège de France, a donné pour titre à son dernier livre : « Le temps de l’altruisme ». Il considère l’altruisme « comme le devoir de regarder vers les autres puisque les autres nous aident à construire nos libertés. » Sortir de soi, pour regarder vers les autres.
Quand on regarde le visage de l’autre, ce n’est pas d’abord sa différence qu’il faut regarder, mais l’universel qu’il porte en lui.

Monseigneur Jacques Gaillot
"Carnet de route"
sur son site  "Partenia"

http://www.partenia.org/francais/partenia_fr.htm

"Sortir de soi, pour regarder vers les autres" - Une bonne devise pour de vrais poètes, non? O.

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15 juin 2010

Le pragmatisme...




Le pragmatisme, un courant philosophique dominant dans le monde anglo-saxon. : réaliste, positiviste, privilégiant le réel et l'expérience, refusant tout recours au surnaturel, au mysticisme , à la rêverie... Une famille de pensée qui semble bien éloignée de toute poésie, et pourtant William James, éminent philosophe états-unien, est contemporain des non moins éminents poètes  Walt Whitman et Emily Dickinson, ses compatriotes.


Les principes de William James


Par Valéry Rasplus (Sociologue)

Le mouvement intellectuel nord-américain connu sous le nom de pragmatisme est intimement associé à Charles Sanders Peirce, John Dewey et William James. C'est sur cette dernière figure que le neurophysiologiste Michel Meulders vient de consacrer plus de six ans de recherche pour nous restituer cette limpide et passionnante biographie d'un personnage avide de savoir, de doute et de curiosité, dont l'optimisme lui faisait croire en la bonté et l'amélioration de l'homme par la raison et la volonté. La méfiance envers les institutions et les problématiques liées aux repères moraux, l'accès à une citoyenneté responsable garantissant l'autonomie de l'homme, ont été au coeur de ses préoccupations existentielles.

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Contextualiser

Michel Meulders nous introduit à un ensemble de contextes qui auront une influence majeure sur la pensée de William James. Tout d'abord l'environnement familial, à la fois ouvert et rigide, ensuite l'atmosphère historique marquée par le traumatisme de la guerre de Sécession, enfin l'attraction intellectuelle, à la fois héritée (Emanuel Swedenborg, Charles Fourier, Ralph Aldo Emerson, Henri David Thoreau), livresque (Charles Darwin, Hermann von Helmholtz, Goethe, Charles Renouvier, etc.) et directe (par ses relations : Jeffries Wyman, Louis Agazzi, Charles Pierce, etc.). A Harvard, où il enseigne, il fréquente le Metaphysical Club, qui fut à l'origine du pragmatisme, en compagnie d'acteurs de premier plan comme le logicien Charles Pierce, le philosophe – positiviste - de l'incertitude et du changement Chauncey Wrigth, le théoricien du Common Law et négativiste agnostique Olivier Wendell Holmes, le juriste utilitariste Nicholas St John Green.


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Une intéressante biographie. Lire la suite de l'article :

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/le-voyageur-social/201...



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08 avril 2010

Mais qu'est-ce qu'ils ont, ces cabots ? A la niche !


 La bataille idéologique ( forme distinguée de la lutte des classes) fait toujours rage dans le microcosme culturel.  Alain Badiou, fort d'un succès médiatique mérité, est une cible de choix pour les plumitifs bien en cour. Le Nouvel Obs nous offre un substantiel dossier sur notre philosophe, dans lequel vous pourrez lire l'intéressant affrontement Finkielkraut-Badiou. Mais aussi un regrettable papier, tout imbibé de fiel, intitulé "Une riposte de la bande à Badiou". O.
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Marie-Claire Boons-Grafé nous écrit

Un autre portrait d'Alain Badiou

Par Marie-Claire Boons-Grafé

La psychanalyste Marie-Claire Boons-Grafé, qui a autrefois milité au côté d'Alain Badiou à l'UCFml, n'a guère apprécié d'être citée comme témoin à charge dans un article peu amène récemment consacré par l'hebdomadaire « Marianne » à l'auteur de « l'Hypothèse communiste », « Logiques des mondes » et « De quoi Sarkozy est-il le nom ? ». La lettre qu'elle avait adressée à nos confrères est restée sans réponse. La voici

 

 

 

Au début du mois de mars, le journal « Marianne » a octroyé à Eric Conan pas moins de huit pages pour dresser un prétendu « portrait » d'Alain Badiou.  En vérité il s'agit d'une tentative symbolique d'assassinat : le penseur radical de notre époque en devenir, encensé depuis quelques mois par les médias, devient soudain l'homme à abattre. Contre lui et sa pensée, il faut à tout prix provoquer la haine, en empêchant surtout  le lecteur de penser.

 

Disons pour commencer que cet article procède d'une traîtrise tant sur la personne du journaliste que sur le véritable enjeu de son projet. C'est Michel Collon qui vient me voir et je découvre un article signé Conan. Collon déclare qu'il s'agit d'établir une biographie politique de Badiou et je me retrouve utilisée à servir de prétexte à une tentative d'exécution par voie de journal, de celui qu'on présente comme un criminel dangereux.

 

En voulant  mettre un coup d'arrêt au succès médiatique dont Badiou fait l'objet, il s'agit d'abord  de vider de son contenu toute possibilité d'une politique d'émancipation réelle à laquelle nous sommes toujours attachés. C'est bien cela qui agite Conan et qu'il voudrait détruire.

 

 

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D.R.
Né en 1937 à Rabat, Alain Badiou, philosophe et professeur à l'ENS de la rue d'Ulm, est l'auteur de «l'Etre et l'Evénement» (Seuil) et «Eloge de l'amour» (Flammarion). Il avait accepté de débattre, en décembre dernier pour «le Nouvel Observateur», avec Alain Finkielkraut.

 

 

Les bas moyens employés ici sont archi-connus, utilisés sans vergogne, tout spécialement par l'hebdomadaire en question : le texte, sans la moindre analyse, est entièrement monté à coups de citations, toutes phrases prélevées, ici ou là, et isolées de leur contexte. Là-dessus, Conan grave en grosses lettres rouges et noires des mots choisis pour frapper l'imaginaire du lecteur  (« maître pervers », « vieux perdant », « violence acceptée » etc..). Dans la foulée, il colle en vrac quelque photos censées fournir des points de repère, (Mao applaudissant, surplombe Pol Pot armé d'un bâton, qui lui-même surplombe la fac de Vincennes, tandis que sur la page de droite, sous la photo d'ouvriers en bleus, un Staline complice et l'air satisfait, contemple Badiou en train de défendre son livre sur Sarkozy), le tout agrémenté de petits commentaires - parlés ou écrits - de Badiou lui-même, triés, découpés soigneusement par Conan . Ce procédé perfide, digne des vieilles méthodes d'un Crapouillot,  se répète à la page suivante avec cette fois Deleuze, Debord et BHL... Là aussi, les encarts bavent dans la grossièreté : loin de toute lecture de l'admirable disputatio entre Deleuze et Badiou, ces deux grands philosophes qui se sont reconnus et salués dans leur différence très argumentée, ici on continue de vomir Badiou.

 

Lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100407/18732/un-autre-por...#

 
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10 mars 2010

A quoi sert la littérature?

En voilà une bonne question ! Mon papa avait un prof qui disait que la France pouvait bien se passer de Ronsard si elle avait quelques puits de pétrole en échange. Et il n'y a pas si longtemps, Sarkoléon a déclaré que "la Princesse de Clèves", le fameux roman de Mme de le Fayette, ne servait à rien. Bon, n'hésitez pas à y mettre votre grain de sel, si ça vous chante ! O.
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Aliette Armel.Le discours que vous avez prononcé lors de la réception du prix Nobel de littérature en 2000 s'intitulait « La raison d'être de la littérature ». Vous êtes toujours convaincu par cette raison d'être ?

Gao Xingjian. – Nous sommes face à une crise de la pensée et ce dont nous avons besoin, c'est de la fraîcheur d'une nouvelle pensée. Elle ne peut venir de la science, fondée sur l'expérience et la répétition, sur un raisonnement logique et démonstratif. La raison est l'outil qui permet de connaître les mécanismes de l'univers, physiques, biologiques, chimiques. Mais la raison ne peut résoudre les problèmes posés par la nature humaine qui n'obéit à aucune loi scientifiquement démontrable. Ce monde n'est pas du tout raisonnable ! Il est absurde et chaotique. La science parvient maintenant à donner la vie, mais elle échoue toujours à expliquer le comportement des êtres humains. Une part d'inconnu demeure. C'est la place qu'occupe la religion, la place de Dieu. Chaque fois que la science conquiert un nouveau territoire, la religion recule. Mais la science ne couvrira jamais tous les domaines. Dans ces régions qui demeurent obscures, la littérature peut remplacer la science, au-delà même de la philosophie qui n'apporte pas non plus toutes les réponses.

A. Armel.La raison d'être essentielle de la littérature, c'est donc d'investir un territoire laissé vide par la science ?

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Rachel Li/EyePress /NEWSCOM/SIPA
Gao Xingjian

Gao. X. – Cette nature humaine est si capricieuse, inattendue, incontrôlable que la science ni même la philosophie n'arrivent à expliquer. La littérature peut en rendre compte, par le témoignage. Ce que les sociologues et philosophes n'arrivent pas à expliquer, les écrivains le montrent. Y compris les mécanismes du psychisme humain. C'est une autre forme de connaissance, ni scientifique ni philosophique. Une connaissance par les sensations, la perception mais aussi l'imagination. La vraie littérature, celle que j'appelle la littérature froide, de témoignage, n'est pas un produit culturel du marché, mais une tentative pour vraiment connaître les humains en montrant l'invisible, en touchant le réel au plus profond des êtres.

 

lire tout :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100308/17913/rencontre-avec-gao-xingjian
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Freud est-il un charlatan?

C'est ce que semble vouloir dire Michel Onfray ( c'est très tendance de renverser les idoles en ce moment...).
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Extrait en avant-première

Le crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne

Par Michel Onfray, publié le 09/03/2010 à 08:00 - mis à jour le 09/03/2010 à 10:29

Michel Onfray

Grasset

Michel Onfray

Après Dieu, Michel Onfray déboulonne Freud, le freudisme et les freudiens. Les griefs qu'il récapitule en tête de sa conclusion (voir l'extrait ci-dessous) sont de trois ordres. Le premier est biographique : Freud aurait eu un comportement malhonnête. En deuxième lieu, sa thérapie n'a pas fait ses preuves. Progressiste ou révolutionnaire, Freud ? En aucun cas, objecte Michel Onfray, qui tient à le mettre également en cause sous l'angle politique. C'était un fieffé conservateur, gardien des bonnes moeurs et partisan de régimes autoritaires.

Au terme de cette analyse, une question s'impose : si Freud fut bien cet affabulateur accablé par un lourd dossier ; s'il a bien été un philosophe qui a détesté la philosophie pour mieux déployer sa pensée dans le seul cadre philosophique ; s'il a très tôt détesté les biographes parce qu'il savait que cette engeance ferait un jour l'histoire de ce qu'il s'est évertué, lui et ses amis, à présenter sous le signe de la légende ; si son odyssée fut celle d'un "aventurier", selon sa propre confidence, prêt à tout pour obtenir ce qu'il revendique obsessionnellement comme un droit : la célébrité et la richesse, la gloire et la réputation planétaire ; si sa revendication d'être un scientifique légitimé par la clinique cache la proposition subjective, personnelle et autobiographique d'une psychologie littéraire ; si sa grande passion fut l'inceste et qu'il a étendu son fantasme à l'univers entier pour en supporter plus facilement l'augure ; s'il a effacé les preuves du capharnaüm théorique et clinique de son trajet pour présenter sa découverte sous forme d'un continuum scientifique linéaire procédant de son seul génie ; si ses entreprises d'écritures autobiographiques, notamment l'Autoprésentation et Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, fabriquent cette version féerique d'un homme génial découvrant tout seul le continent vierge de l'inconscient ; si la clinique freudienne fut une cour des miracles pendant des années, y compris celles du divan ; si le psychanalyste a sciemment falsifié les résultats cliniques afin de dissimuler les échecs de son dispositif analytique ; si le divan soigne dans la stricte mesure de l'effet placebo ; si l'épistémologie de Freud procède de la seule affirmation performative ; s'il a recyclé le vieux dualisme de la philosophie occidentale en opposant le corps et l'âme sous forme de plasma germinal physiologique et d'inconscient psychique, et ce afin de négliger le premier pour mieux célébrer le second ; si Freud a magnifié la causalité magique, notamment par un usage des facilités symboliques, au détriment de toute raison raisonnable et raisonnante ; si l'aventure viennoise se contente d'incarner, dans son temps, et selon les tropismes du moment, la vieille logique chamanique des sorciers, des mages, des guérisseurs et des exorcistes ; si le pessimisme de Freud lui fait tourner le dos à la philosophie des Lumières et l'installe du côté de ce qu'au XVIIIe siècle on appelait les Antiphilosophes ; si, de ce fait, on retrouve Freud soutenant le césarisme autoritaire de Dollfuss ou de Mussolini ; si l'on découvre dans son oeuvre matière ontologique à une phallocratie misogyne et homophobe et non à une pensée de la libération sexuelle - alors : comment expliquer le succès de Freud, du freudisme et de la psychanalyse pendant un siècle ?

 

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13 février 2010

Inné, acquis...Nature, culture...Instinct, éducation...

Un débat intéressant. E. Badinter, comme d'habitude, est dans l'extrémisme... L'attitude nuancée de l'américaine me paraît beaucoup plus juste : la plupart des spécialistes aujourd'nui s'accordent pour dire que les comportements humains ont deux composantes, innée et acquise, indissolublement emmêlés, bien malin qui pourrait les séparer : les séparer , ce serait faire disparaître l'humain ! O.
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«Le comportement maternel a une base biologique»

Une chercheuse américaine répond à Elisabeth Badinter

Par Anne Crignon

Aux Etats-Unis, Sarah Blaffer Hrdy,  anthropologue et primatologue, membre de l'Académie des Sciences, s'est penchée sur les thèses d'Elisabeth Badinter. Pour la chercheuse américaine, réfuter l'existence d'un instinct maternel ne tient pas la route scientifiquement. Interview

Il y a dix ans paraissait sous la plume de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue, membre de l'Académie des sciences américaine - et féministe elle-même- 600 pages intitulées « les Instincts maternels » (Payot). Parce qu'on doit à la France, à travers les thèses de Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter, l'hypothèse de la « mère socialement construite », la chercheuse démolit cette doctrine, en répliquant que chez tous les primates, l'investissement maternel émerge à la suite d'une sorte de réaction en chaine, « interactions complexes entre gènes, tissus, glandes, expériences passées et signes de l'environnement. Les comportements complexes comme le maternage ne sont jamais totalement prédéterminés génétiquement ni produits par le seul environnement.» Les travaux de Sarah Hrdy n'opposent pas inné et acquis, nature et culture. Ils montrent que l'instinct maternel n'est pas une pulsion sommaire indestructible, mais qu'il se met en place si l'environnement n'est pas défavorable.

***

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(c)Anne Hammersky
Sarah Blaffer Hrdy

BibliObs.- Trente après avoir remis en cause l'existence de l'instinct maternel, Elisabeth Badinter récidive. Elle explique par ailleurs que, de nos jours, des pressions s'exercent pour que l'enfant soit remis au centre de la vie féminine et présente l'allaitement comme une aliénation, voire une régression. Elle parle aussi d'une «offensive naturaliste»...

Sarah Blaffer Hrdy.- J'ailu le premier ouvrage d'Elisabeth Badinter sur la maternité avec un grand intérêt et non sans une certaine admiration. Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec sa théorie selon laquelle il n'y aurait aucun fondement naturel et biologique pour expliquer le comportement maternel. Bien sur qu'il y en a!

Lire la suite :
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19 janvier 2010

Aimer, toujours aimer...

La chronique PHILO de Cynthia Fleury

Aimer

Avec la nouvelle année s’amoncellent les bonnes résolutions et les espoirs existentiels : avoir la santé 
et la richesse, mieux la fortuna – comme dit Machiavel –, et bien sûr l’amour. Tomber amoureux ou le rester, rencontrer l’être aimé ou garder assez d’inspiration 
et de courage pour continuer de l’aimer. L’amour 
qui vient et l’amour qui dure. La durée de l’amour, tel est un des objets du dernier entretien d’Alain Badiou avec Nicolas Truong (1). « Dans l’amour, la fidélité désigne cette longue victoire  : le hasard de la rencontre vaincu jour après jour dans l’invention d’une durée, dans la naissance d’un monde. » L’amour ou la fixation du hasard, la découverte 
de l’éternité. « Oui, le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut accueillir l’éternité. » L’énigme 
de la pensée de l’amour, « c’est la question 
de cette durée qui l’accomplit ».

Il faudrait alors simplement se souhaiter, à la nouvelle année, un peu de « deux ». Non pas des choses pour soi mais le « deux » qui vient. La « scène du deux » comme accès au réel et à la grâce. La scène du deux, comme le lieu où se construit une certaine expérience de la vérité. « Une procédure de vérité », toute amoureuse en somme. Car l’amour est cette alchimie qui transforme le hasard en vérité et point d’appui fondamental. Et voilà que 
le « je t’aime » est 
le véritable fiat lux.

Véritable commencement des choses si l’amour n’est pas réduit à la vision sécuritaire que l’on peut
 en avoir. Or la modernité aime à être tranquillisée. L’amour oui, mais au prix du non-risque. L’amour sans
la souffrance et ses péripéties. L’amour sans l’autre 
en somme. L’amour comme le nom plus acceptable 
de la jouissance du moi.

Certains penseront cet échange bien loin 
des considérations politiques de Badiou. Et pourtant 
il existe un lien subtil entre la politique, procédure 
de vérité portant sur le collectif, et l’amour, procédure 
de vérité issue du deux. De quoi le collectif est-il capable  ? De même que la reproduction de l’espèce n’est pas le but de l’amour, de même le pouvoir n’est pas le but du collectif. La création de l’égalité est ainsi 
le geste amoureux du collectif. Il y a dans la politique 
ou dans l’amour un surcroît. À la recherche 
de ce surcroît, la nouvelle année peut être dédiée.

L’amour serait en ce sens communiste. Mais l’amour crée-t-il plus du singulier, de l’exceptionnel, de l’unique que de l’égal  ? Dans l’amour, s’agit-il de don ou de réciprocité  ? Par ailleurs, de nouveau Badiou confirme la nécessité de « l’hypothèse communiste », comme ce qui détient « les formes à venir de la politique d’émancipation ». On perçoit tous ce à quoi il aspire. Seulement comment appeler hypothèse ce qui a été 
si dramatiquement contre validé par l’histoire  ?

L’intérêt de l’éthique de Badiou, c’est de donner tort 
aux moralistes sceptiques. Le pessimisme est finalement un geste théorique court. L’amour n’est pas une ruse, la politique, pas une duperie. Non pas qu’il n’y ait pas d’épreuves ou d’ennemis. Sans cesse, il faudra vaincre à l’intérieur de moi-même, ou à l’extérieur, ce qui préfère l’identité à la différence. Car l’amour et le politique 
sont cette confiance faite à la différence et au hasard. 
Pas de place ni pour le soupçon ni pour la nostalgie. 
De même qu’il faudra sans cesse re-déclarer l’amour, 
il faudra sans cesse refaire le pacte. Allez, « dis-moi encore que tu m’aimes », comme un serment du Jeu de paume.

(1) Éloge de l’amour, Flammarion, 2009.

 

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14 janvier 2010

Un philosophe est mort...

Un philosophe est mort...
...
Jeu 14 Janvier 2010, 22 h 20 min 01 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
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Un entretien avec le philosophe sur «le malaise Sarkozy»

La mort de Daniel Bensaïd

Par Daniel Bensaïd (Philosophe)

Le philosophe et fondateur de la LCR Daniel Bensaïd est mort ce mardi 12 janvier, à l'âge de 63 ans. Il avait publié début 2008 un «Eloge de la politique profane» (Albin Michel), qui analysait l’activisme présidentiel au temps du despotisme économique et de la crise du politique. A cette occasion, l'auteur de «Marx l'intempestif» avait accordé un grand entretien au «Nouvel Observateur». Le voici

DanielBensaid2© Emanuel Bovet.JPG
(c)Emmanuel Bovet
Professeur de philosophie à l’université de Paris-VIII, Daniel Bensaïd a publié de nombreux ouvrages dont «Marx l’intempestif», «le Pari mélancolique» et «les Dépossédés». Il vient de publier chez Albin Michel «Eloge de la politique profane».

Le Nouvel Observateur.Dans votre nouveau livre, vous faites l’éloge de la lenteur face à «la fièvre du zapping» et «l’inconstance kaléidoscopique des appartenances». Avec Sarkozy, cet effet de sidération médiatique atteint-il un point de non-retour?

Daniel Bensaïd. – Cette hystérisation de l’époque, dont participe la frénésie présidentielle, pose un sérieux problème de démocratie. Le temps de l’information, de la délibération contradictoire, de la décision mûrie est lent. Or la politique, soumise à une exigence de réponse réflexe, en appelle de plus en plus à l’émotion instantanée au détriment de la raison et de la réflexion. Après que la nouvelle doctrine du Pentagone a officialisé la «guerre préventive», on discute ainsi officiellement aux Etats-Unis de légitimer la torture préventive, et en France d’instaurer, avec le projet de loi Dati, une détention préventive illimitée. Cet emballement de surface est déterminé en sous-main par la ronde endiablée des marchandises et par la rotation accélérée du capital. Dans la lutte asymétrique contre son despotisme économique, une certaine lenteur est nécessaire à la démocratie politique.


Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/20100113/2767/la-mort-de-da...

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06 novembre 2009

Claude Levi-Strauss

Claude Levi-Strauss
Ven 6 Novembre 2009, 12 h 52 min 52 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
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04 novembre 2009

Claude Levi Strauss

Claude Levi Strauss
Mer 4 Novembre 2009, 14 h 49 min 32 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
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L'anthropologue Claude Lévi-Strauss.
 
L'ethnologue Claude Levi Strauss , âgé de 100 ans,nous a quittés. Une des oeuvres majeures du XXème siècle. Quand j'étais étudiant, il fallait avoir lu et médité l'Anthropologie structurale, Tristes Tropiques, le Cru et le Cuit...Ce que j'en ai retenu ? Deux choses, qui me paraissent essentielles :
- l'introduction de la méthode structurale en anthropologie, empruntée à la linguistique. A l'instar de Lacan, qui nous apprend que "l'inconscient est structuré comme un langage", Levi Strauss montre que toute société humaine est structurée comme un langage : vêtement, parure, manières de table, système de parenté, architecture,artisanat et art,et les mythes fondateurs, tout est chargé de sens.
- d'où il suit que tout groupe humain, y compris le plus isolé et le plus démuni, mérite estime et considération. Levi Strauss nous a appris à comprendre et aimer nos frères de la jungle, du désert, de la toundra... On mesure la régression où veulent nous entraîner les fumeux théoriciens de l' "identité nationale".
 
  L'oeuvre de Levi Strauss est l'honneur de notre culture, c'est ça notre identité nationale, et non les charters d'expulsés vers l'Afghanistan.  Ce grand savant et écrivain était membre de l'Académie Française, ce qui n'enlève rien à son mérite. On sort grandi de la lecture et de la méditation de ses livres.
 
Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

17 octobre 2009

Je pense, donc je suis

 
 

 


La chronique de Cynthia Fleury

De la contemporanéité philosophique
Invité dans l’agora médiatique, Paul Virilio s’émouvait récemment du retour en force des « grands penseurs », Darwin, Marx en tête. Pensons contemporain(s) diantre !, semblait-il nous dire, car il est vrai que le paradigme de cognition ouverte dans lequel nous sommes correspond en peu de points à celui des siècles précédents. Ce réquisit de la pensée présente n’est en rien bien sûr antinomique du retour de nos aînés ou de nos cadets du siècle dernier. Une revisite de ses « moments philosophiques » s’avère donc régulièrement nécessaire. D’où le dernier ouvrage de Frédéric Worms (1) qui réinvente le genre de l’histoire philosophique, à mi-chemin entre l’essai, le manuel et le recueil.

Le territoire est restreint à la France mais tout territoire philosophique est universel et dans l’excès de ses limites. D’autant que l’histoire philosophique française s’organise comme « rien d’autre que (des) relations, ouvertes, tendues, entre des oeuvres singulières. On ne peut donc, on ne doit comprendre ces relations que d’une manière elle-même ouverte. » Moments constitués d’oeuvres qui dialoguent… et de figures majeures parfois occultant l’héritage de leur pensée : « On parle du structuralisme, écrit Frédéric Worms, de l’existentialisme, du spiritualisme, mais on se souvient de Bergson, de Sartre, de Deleuze. Ces derniers sont-ils des exceptions, des météores ? Il semble qu’en France, plus qu’ailleurs, la netteté des figures qui marquent chacun de ces moments, qui les incarnent dans leur singularité, ait masqué leur fécondité et leur diversité mêmes. » Cette histoire de la philosophie sera donc « relationnelle ». Paul Virilio décrypte l’histoire philosophique contemporaine comme celle de la cinétique et de l’énergétique. Une entéléchie quelque peu dévoyée tout de même. Il a, lui aussi, ses propres figures, le charbon, le pétrole, l’atome. 3 axes, 3 temps où l’énergie a déstructuré l’espace-temps et de facto la métaphysique.

De son côté, Frédéric Worms recense également trois moments principaux : le « moment 1900 », des environs de 1890 à ceux de 1930, avec en topique majeure le problème de l’esprit ; le moment de la « Seconde Guerre mondiale », des années 1930 aux années 1960, avec en exergue la question de l’existence ; enfin, le « moment des années 1960 jusqu’au tournant des années 1980 », avec la notion de structure. D’où le fait, par exemple, que le « moment 1900 ne consiste pas en France dans un spiritualisme vague et aussitôt périmé » car autour du problème de l’esprit « se rattachent et se distinguent profondément des oeuvres comme celle de Bergson, philosophe de la vie, de la conscience, de l’intuition, et celle de Brunschvicg, philosophe de la science, de l’intelligence et du concept, source chacune d’une des lignes principales qui traverseront le siècle ». On dira la même chose, poursuit Frédéric Worms, de l’existentialisme, « traversé non seulement de tensions internes (par exemple entre Sartre et Merleau-Ponty) mais aussi de problèmes qui le relient à des doctrines apparemment sans rapport avec lui (la philosophie des mathématiques de Cavaillès, du vivant de Canguilhem, de la nécessité chez Simone Weil, parmi d’autres) ».

Passons le moment bergsonien - on se rappelle l’excellent Choc Bergson, la première édition critique écrite par Frédéric Worms -, moment qui fut quasi instantanément normatif, inaugural, repéré comme « classique » avant même d’avoir réellement existé. Bergson venait d’être à peine publié que déjà s’extasiait Péguy (« C’est notre Descartes, notre Kant »), et que la ronde des commentateurs fameux commençait, Le Roy, Thibaudet, Chevalier, Jankélévitch… -, et venons-en au moment conclusif, plus humaniste que français où l’auteur s’interroge sur la dialectique juste à formuler entre l’homme, l’héros et le philosophe, comment venant elle-même clore le moment de la Seconde Guerre mondiale. La philosophie serait-elle la problématisation de la distance qui les distingue ? Le philosophe a-t-il besoin du héros ? Le héros du philosophe ? Car la question du héros « est à chaque moment de l’histoire une sorte de question limite, qui révèle les dimensions métaphysiques et moèrales singulières dudit moment ». Et quid de l’homme ? Frédéric Worms répond : « Si le vrai héros se passe du philosophe et dépasse le philosophe, l’homme qui pense a besoin d’une réflexion philosophique sur l’héroïsme. » Philosophes et héros de nos temps, à vos pensées, à vos actes !

(1) La philosophie en France au XXe siècle. Moments. Gallimard, Folio Essais, 2009.

site du quotidien "l'Humanité"

12 octobre 2009

Vieux bébé ou moine patelin?

Sollers vous parle de la Résurrection ! Aller voir, et écouter :

http://video.google.fr/videosearch?q=Sollers&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&um=1&ie=UTF-8&ei=v97SSqbHA5Os4QbWwqyBAw&sa=X&oi=video_result_group&ct=title&resnum=4&ved=0CCMQqwQwAw#

J'aime beaucoup Sollers, il est souvent brillant et toujours amusant, mais là franchement il est désopilant , à vouloir ressusciter le vieux mythe de la Résurrection , que Voltaire a réduit en bouillie dans son "Dictionnaire philosophique". Tiens, pour m'amuser, je pose à M. Sollers la question dans l'esprit voltairien : au moment du Jugement Dernier, quel est le corps de Sollers qui va ressusciter, celui du fringant jeune écrivain des années "Tel Quel", qui tombait les mignonnes par charrettes entières, ou celui du vieux moine patelard, qui vient tchatcher sur Dailymotion  ?

09 mai 2009

Une nouvelle "affaire" Heidegger ?

Heidegger agite le petit monde philosophique depuis quelques dizaines d'années. Pour la plupart, c'est un des philosophes les plus importants du XXème siècle, pour d'autre son adhésion - jamais reniée- au nazisme est une faute et une tache indélébile de sa pensée. Sollers est un fervent admirateur, voici sur son site des échos d'une récente polémique - on tiendra compte du fait que celui qui rappaorte les propos - Sollers - y est directement engagé !

http://www.pileface.com/