03 janvier 2010
Les trois qu'on aime, et qui étaient quatre...
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01 janvier 2010
Des nouvelles de notre géniâââlll Kollabo...
Il serait temps de s’aviser qu’un écrivain est un bloc. Rien à jeter. Ses lettres font œuvre comme le reste. Céline n’y échappe pas. L’épistolier en lui n’est pas seulement abondant : il est nombreux, multiple. Il suffit d’observer les signatures au bas des milliers de mots reproduits dans le fort volume (2080 pages, 59 euros, Gallimard) de cette Pléiade timbrée : « Louis », « Destouches », « Louis Destouches », « L d T », « L. Destouches », « L.D. », « L. des Touches », « Louis Des Touches », « Louis F. Destouches (Céline), « Destouches-Céline »,« L.F. Céline », « Louis F.C. », « LFD », « Ferdinand », « Ton pote Ferd », « Dr Destouches », « Louis Ferdinand », « Dest ». Important, la signature. Elle ne fait qu’augmenter le mystère profond de ces hommes réunis en un. Le cas Céline, Henri Godard, minutieux éditeur avec Jean-Paul Louis de Lettres (2 080 pages, 59 euros), cette Pléiade épistolière, le résume remarquablement dès l’incipit de sa préface : « De quel désastre obscur faut-il que son œuvre nous parvienne, pour contenir, à côté de tant de pages qui répondent à l’idée que nous nous
faisons d’une littérature pour notre temps, tant d’autres qui sont la négation même du lien que la création littéraire cherche à établir entre les hommes ? » On ne saurait mieux dire le double mouvement dialectique d’attraction/répulsion que provoque son œuvre complète.
Lire la suite :
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/12/29/celine-de-quel-desastre-obscur/
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31 décembre 2009
On est bons, nous le bon peuple !
Par BibliObs.com
Parce qu'un bon réveillon se compose aussi de nourritures spirituelles, les 2000 «Nouvelles Brèves de comptoir» méthodiquement collectées par l'excellent Jean-Marie Gourio sont typiquement le genre de phrases que vous allez entendre ou prononcer vous-même pour réviser votre année 2009, et attaquer 2010 armé d'une logique à toute épreuve. Florilège
Calembours et observations de circonstances
«Chassez le naturel, il revient au goulot !»
«La FAIM justifie les moyens !»
«Le foie gras, pourquoi on le fait pas avec les poumons?»
«Presque aucun fruit de mer peut faire le signe de croix.»
Situation internationale...
«C'est dans les villes bombardées qu'on voit le mieux les papiers peints.»
«Israël, au pôle Nord, la Palestine, au pôle Sud, ça devrait les calmer.»
«Rien que si tu dis le mot "juif", ça fait antisémite.»
«Le milliard de Chinois, si c'était un milliard de Français, je sais pas si tu vois le bordel !»
«Michael Jackson, il est pas noir, Obama, il est pas noir, aux Etats-Unis, tous les Noirs qui réussissent, c'est des Blancs.»
... et pour les amis de la poésie :
"«Paul Eluard, pour moi, c'est des gymnases.»"
Lire tout : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091231/16767/une-annee-de-breves-de-comptoir
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945
19:08 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 décembre 2009
tout le monde veut célébrer sa grandeur ?
Non, pas moi. Pour moi Camus est un honnête homme, un maître du style, un artiste - comme il le dit lui-même. Mais il n'a pas bouleversé la pensée, ne nous a pas apporté des outils pour comprendre et surtout changer le monde. Ses bonnes pensées ont fait ronronner les classes de terminale,et pendant ce temps les conseils d'Administration et les cabinets ministériels à leur botte ont continué leurs conneries, et voilà où nous en sommes. En gros, je lui reprocherai ceci :
1. Il n'a rien compris à Oran, son petit peuple, sa gouaille hispanique.
2 Il s'est tenu sur la touche pendant la guerre d'Algérie, prudent et confortable.
3.Son propos ne fait pas trembler sur leurs bases les coffres forts.
O.
Camus est-il un philosophe ?
Par Roger-Pol Droit

Albert Camus était rejeté, détesté. Aujourd'hui, tout le monde veut célébrer sa grandeur © Sipa
Non, pas moi. Pour moi Camus est un honnête homme, un maître du style, un artiste - comme il le dit lui-même. Mais il n'a pas bouleversé la pensée, ne nous a pas apporté des outils pour comprendre et surtout changer le monde.
Le 4 janvier 2010, cela fera 50 ans qu'Albert Camus nous a quittés. Mise au point.
http://www.lepoint.fr/culture/2009-12-15/portrait-camus-est-il-un-philosophe/249/0/405062
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19 décembre 2009
Identité nationale : la Révolution française ou Pétain?



Exclusif. Identité nationale, sarkozysme, Israël...
Finkielkraut-Badiou: le face-à-face
Réunis pour la première fois dans la presse, l'auteur d'«Eloge de l'amour» et celui d'«Un coeur intelligent», débattent de l'identité nationale, de la politique sarkozyste et d'Israël. Un affrontement idéologique d'une rare violence, qui a été arbitré au «Nouvel Observateur» par Aude Lancelin, et dont voici le verbatim intégral
Le Nouvel Observateur. - Un débat sur «l'identité nationale» a été imposé au pays pour des raisons largement électorales. Maintenant que de façon assez prévisible il dérape, comment y faire face ?
Lire le débat : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face
05:31 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 décembre 2009
le pouvoir, le cul, la poésie et le petit Prince
Publié le 14/12/2009 à 09:38 - Modifié le 14/12/2009 à 09:48 Le Point.fr
ENQUÊTE
Les derniers secrets de Saint-Ex
Par Thomas Mahler

Un être en quête d'affection féminine, un brin parano envers les gaullistes, et qui divise encore... © Albert Harlingue /Roger Viollet
Tout aussi complexe est son rapport au politique, à l'image de sa méfiance, à la limite de la paranoïa, envers les gaullistes, coupables à ses yeux de sectarisme. Enfin, Perrier révèle que celui qui a écrit que le plus beau métier consistait à "unir les hommes" aura beaucoup divisé après sa mort. Faute de testament, la succession a été houleuse entre l'épouse Consuelo et la famille. L'adaptation au cinéma du Petit Prince est aujourd'hui bloquée par la Paramount, qui affirme avoir acquis les droits en 1946 auprès de la veuve. Le blondinet à l'écharpe devra peut-être compter sur la justice terrestre pour se faire dessiner un mouton sur grand écran.
* Les mystères de Saint-Exupéry , de Jean-Claude Perrier (Stock, 211 p., 18 euros).
20:13 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 décembre 2009
C'est quand même mieux que Mein Kampf...
lire l'article : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091210/16388/de-quoi-les-fesses-sont-elles-le-nom
«Brève histoire des fesses», par Jean-Luc Hennig
De quoi les fesses sont-elles le nom?
C’est l’événement télé de la semaine pour les amateurs de cul. Entendons-nous bien : c’est un documentaire tout ce qu’il y a de plus digne, sur Arte à 22h10. Dans « la Face cachée des fesses », Caroline Pochon et Allan Rotschild se proposent de nous montrer l’envers du décor. Ils ne pouvaient pas s’asseoir sur l’expertise de Jean-Luc Hennig, présent dans le film, qui publia « Une brève histoire des fesses » en 1995. Comme ce fut un succès, les éditions Zulma le rééditent (pour Noël?). En voici un extrait, dans lequel on apprend que les fesses ont plus d’un petit nom
***
Noms vulgaires
Comment nommer le dos quand «il perd son nom avec tant de grâce», selon le mot de Georges Brassens? C'est simple. Il suffit de consulter les dictionnaires du second rayon, érotiques et argotiques. On s'aperçoit que la fesse possède ainsi mille petits noms imagés, qui tournent grosso modo autour de trois idées: le derrière (par sa situation), la lune (par sa forme ronde et rebondie), le pétard (par sa fonction musicale). Mais la fesse est d'abord et avant tout un visage, visage du bas ou visage inversé comme on voudra. Un visage d'ailleurs un peu incohérent et même inquiétant, à la configuration bousculée, anarchique, car il est entièrement rond, fendu en deux dans le sens de la hauteur, avec une bouche-œil assez minuscule et deux faces pleines de part et d'autre. À moins qu'on ne considère, comme Hans Bellmer, que cette figure ait le «sourire aveugle des deux immenses yeux qui sont les hémisphères de la croupe s'ouvrant sur l'anus». Bref, devant une si étrange créature, l'esprit reste songeur.
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11 décembre 2009
Encore un qu'est pas content...
Par Gérard Mordillat, finaliste du prix du roman d'entreprise Pourquoi je ne veux pas serrer la main de Xavier Darcos
On vous en touchait deux mots hier : Xavier Darcos remettra le 7 décembre prochain le premier «prix littéraire du roman d'entreprise». Parmi les trois finalistes de la sélection figure Gérard Mordillat, pour «Notre part des ténèbres» (Calmann-Levy). Aimerait-il être lauréat? Il répond pour BibliObs.com
«Je n'irai pas à la remise du prix, d'une parce que je suis dans les finitions de ma série «Les Vivants et les morts» (8x52' d'après mon roman pour France 2 et Arte) et de deux parce que je ne veux pas être dans l'obligation de serrer la main - même au titre de simple politesse - à un membre d'un gouvernement qui s'enorgueillit d'avoir un ministère du racisme et de la xénophobie, qui stigmatise les chômeurs comme des feignants et les salariés comme des privilégiés, qui taxe les indemnités des accidentés du travail etc, bref qui développe une philosophie facho-libérale que tout en moi réprouve, que tout en moi combat.
Quant au prix, je m'en passerai sans peine.
Je suis hors de prix, c'est bien connu !
Vive la Sociale !Mordillat.»
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06 décembre 2009
Ils sont hauts les gratte-ciels du Havre !
On croirait New york !O.
Lire l'article :http://www.lepoint.fr/culture/2009-12-05/roman-il-s-appelait-encore-france/249/0/401920
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Il s'appelait encore "France"
Par Sabrina Dufourmont

Le 3 février 1962, le France quitte le port du Havre en direction des États-Unis. Un événement national !
17:31 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 décembre 2009
Le Roman Nouveau est arrivé...
Sept propositions sur Alain Robbe-Grillet
1953 : « Paraissait un étrange roman, Les Gommes, d’un auteur inconnu, Alain Robbe-Grillet, dont on disait qu’il était ingénieur agronome, ce qui étonnait. Deux ans plus tard, Le Voyeur allait déclencher un beau scandale. Paulhan, qui entretenait avec la maison d’édition issue de la Résistance, les Editions de Minuit, d’excellents rapports, l’avait soutenu pour le Prix des Critiques. Démissions dans le jury, articles qui prédisaient à l’auteur qui une chambre à Sainte-Anne, qui un procès en correctionnelle. De toute façon c’était un roman illisible ! »
Magazine littéraire n°402 Octobre 2001
Illisible, provocateur, des qualificatifs que l’on appliquera aussi à Philippe Sollers, celui de la « période expérimentale. » La fronde littéraire, la remise en cause des « acquis » : récit linéaire, psychologie et sentiments des personnages abondamment mis en avant jusqu’alors, Nathalie sarraute et Alain Robbe-Grillet avaient ouvert la voie.
1960 : Philippe Sollers qui a fait son entrée en littérature en 1958 vient de créer sa revue littéraire Tel Quel. Dès le numéro 2, il consacre un article en forme d’essai sur cette nouvelle forme d’écriture. Robbe-Grillet ne l’a pas encore théorisée dans son recueil Pour un Nouveau Roman, qui ne paraîtra qu’en 1963 et « agita longtemps le landerneau littéraire » ajoute Le magazine littéraire. Cet essai établit définitivement, pour la postérité, son rôle de chef de file du Nouveau roman, avec son centre de gravité aux Editions de Minuit et des écrivains tels que Nathalie Sarraute, Claude Simon et plus tard, Michel Butor.

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Un article de Sollers dans "Tel Quel".Lire tout l'article :http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=600
Photo historique : presque tout le "nouveau roman" est ici... Mais personne ne sait dire ce qu'est le nouveau roman. On peut décrire le roman selon Sarraute, selon Robbe-Grillet, selon Butor... Mais pas le "nouveau roman".O.
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