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18 mai 2011

Robespierre


   
     

 
 
Leader politique, théoricien de la Révolution,homme de droit et humaniste, Robespierre , loin d'être responsable de la Terreur, n'a cessé de lutter pour en empêcher les cruautés, et c'est très injustement que sa mémoire a été salie par les nostalgiques de l'ancien Régime et par les ennemis de la démocratie.Rappelons que lors de la célébration du bicentenaire, en 1989, son nom n'a même pas été cité ! .O.
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Des manuscrits inconnus de Robespierre iront à l'Etat français

- Publié le 18/05/2011 à 15:53

 
Des manuscrits inconnus de Robespierre iront à l'Etat français

Des manuscrits inédits de Robespierre sont mis en vente aux enchères mercredi à Paris, un événement très attendu qui suscite convoitises et craintes de les voir partir à l'étranger, ce qui priverait la France d'un précieux patrimoine.

L'Etat français a exercé mercredi son droit de préemption à la vente aux enchères chez Sotheby's à Paris de manuscrits inédits de Robespierre, adjugés plus de 900.000 euros et qui devraient ainsi rester dans le patrimoine national, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'ensemble des documents, écrits par le chef des révolutionnaires français au plus fort de la Terreur, entre 1792 et 1794, était évalué entre 200.000 et 300.000 euros. Ils devraient être acquis pour un montant total de 979.400 euros par l'Etat français au nom des archives nationales.

 

lire tout l'article sur le point.fr


 
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23:36 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

12 janvier 2011

NON

 

La chanteuse du ghetto était-elle «une pute allemande»?

Accompagnée par «le pianiste» à qui Roman Polanski a consacré un film, Wiera Gran, la chanteuse du ghetto de Varsovie, fut soupçonnée d’avoir collaboré. A tort?


Née en 1957, Agata Tuszynska a publié une biographie d’Isaac Bashevis Singer ainsi qu’un essai personnel sur l’histoire des juifs de Pologne, « Une histoire familiale de la peur ».  (© DR) Née en 1957, Agata Tuszynska a publié une biographie d’Isaac Bashevis Singer ainsi qu’un essai personnel sur l’histoire des juifs de Pologne, « Une histoire familiale de la peur ». (© DR)

Varsovie, 1941. Dans le ghetto, une voix qui chante. C’est au Café Sztuka, l’endroit à la mode, où l’on aime à se rassembler pour se souvenir d’un passé plus heureux et rêver d’un avenir moins sombre. En vedette, la chanteuse Wiera Gran (de son vrai nom Grynberg, elle était probablement née en Russie en 1916). Wladyslaw Szpilman (il deviendra plus tard le héros du « Pianiste », de Roman Polanski) l’accompagne au clavier, composant pour elle ses mélodies les plus belles, à commencer par « Son premier bal », le tube du ghetto dont le titre sonne aujourd’hui si atrocement à nos oreilles. Wiera et Szpilman vont survivre. Mais, au lendemain de la guerre, il l’efface purement et simplement du récit qu’il donnera de sa vie. Et on cherchera en vain sa silhouette dans le film de Polanski.

 

Lire tout :

http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20110104.OBS5655/la-chanteuse-du-ghetto-etait-elle-une-pute-allemande.html


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07 novembre 2010

Tristesse, fragilité...

 

 


 

...que reste-t-il, enfin, des choses humaines?.
La terre même, un jour qui n'est lointain que pour les microbes que nous sommes, oui, la terre elle-même tombera dans le Soleil !O.
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Effondrement de la Maison des gladiateurs de Pompéi

Lire la suite l'article

En venant ouvrir le site, les gardiens ont découvert un éboulis de pierres à la place de l'édifice deux fois millénaire.

On pense que c'est dans cette "Schola Armaturarum Juventus Pompeiani" que les gladiateurs se réunissaient et s'entraînaient avant d'aller combattre dans l'amphithéâtre voisin.

La bâtisse, dont les murs étaient décorés de fresques guerrières, n'était pas ouverte au public, qui ne pouvait l'admirer que de l'extérieur.

On pense que l'effondrement est à la fois dû au mauvais entretien de l'édifice et aux pluies torrentielles qui se sont abattues dans la région ces derniers jours.

Classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, Pompéi a été détruite par une éruption du Vésuve en l'an 79 après Jésus Christ.



 
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04 octobre 2010

Le poison à portée de tous?

 

Cet ouvrage n'est pas une oeuvre littéraire : c'est indigeste, incohérent,et une haine bestiale lui tient lieu d'idéologie. Cela n'a donc pas de sens de le mettre à la portée de tous. Il ne devrait être que ce qu'il est, un document pour les historiens.O.

 

 


 

 
Il va être réédité en Allemagne. Enquête

Faut-il encore avoir peur de «Mein Kampf»?

Par Odile Benyahia-Kouider (Journaliste)

Le pavé nationaliste et antisémite d'Adolf Hitler, qui n'avait jamais été republié en Allemagne, tombera dans le domaine public en 2015. Sa prochaine réédition suscite un vaste débat outre-Rhin. Odile Benyahia-Kouider a enquêté

De notre envoyée spéciale à Berlin

mein_kampf_couv.jpg
L'idée donnera peut-être la chair de poule. A partir de 2015, les Allemands pourront acheter en toute liberté une nouvelle édition de « Mein Kampf » en allemand. Il ne sera plus nécessaire de se procurer la bible du national-socialisme rédigée par Adolf Hitler sur les marchés aux puces ou chez un bouquiniste, ni de la télécharger dans sa version anglaise. Il suffira d'aller sur Unter den Linden, les Champs-Elysées berlinois, qui aboutissent à la porte de Brandebourg, d'entrer dans l'un de ses immenses magasins de souvenirs où l'on trouve aussi bien des livres de recettes made in DDR, à côté d'une Trabant grandeur nature, que de grandes tables surmontées du panneau « IIIeme Reich ». Et là, entre le journal du philologue allemand Victor Klemperer, les souvenirs de Sebastian Haffner, la biographie de Hitler par Ian Kershaw, on pourra trouver des piles entières de « Mein Kampf ». Théoriquement.

Car les autorités allemandes veulent tout faire pour empêcher que le manifeste antisémite ne devienne un best-seller, comme cela fut le cas lors de sa réédition en Turquie (2005) et en Indonésie (2007). Cela risquerait de ruiner trois quarts de siècle d'efforts considérables pour travailler ce passé aussi douloureux que honni.


Lire tout ( et voir une amusante video):

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091211/16392/faut-il-enco...


 
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07 août 2010

Au temps des barbares...

 


...la peur, la faim et la honte planaient sur notre pays. Allons-nous connaître à nouveau ces temps d'horreur?O.
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La tendance de Jérôme Garcin

Sur la route de Poitiers

Par Jérôme Garcin

Cet été, si vous allez à Poitiers en TGV depuis Paris, comptez une heure trente. Le temps de lire, à tête reposée, dans ce confort ouaté que le silence donne à la vitesse, l'incroyable récit d'une femme jetée, il y a soixante-dix ans, sur la longue route de l'exode. Partie à pied de Paris, le 12 juin 1940, elle arrive à Poitiers le 29 juin.

 

Marguerite_Bloch-Sur_les_routes-Couverture-140.jpg

Elle est accompagnée de sa fille enceinte, d'une amie allemande, d'un peintre flamand et de son épouse. Elle décrit, jour après jour, la lente progression de leur petite troupe vers la Loire par les routes secondaires. La traversée des villages aux volets clos et aux commerces fermés. Les nuits blanches dans les granges, les presbytères, à la belle étoile. Les pieds cloqués qu'on soigne à la pommade de Reclus. La faim, la soif, le désarroi. Et, soudain, l'annonce de la signature de l'armistice qui couronne, en pleine campagne, une chorégraphie de l'absurde dont ils sont les témoins accablés : derrière eux, les troupes allemandes aguerries descendent vers le sud ; devant eux, les soldats français en loques remontent vers le nord ; au milieu, la cohorte sans fin des civils apeurés dont « l'étrange silence [lui] paraît un hurlement ».


lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100730/20639/sur-la-route...

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08 juillet 2010

Oublier Haïti ?


Entretien exclusif

Réinventer Haïti, par René Depestre

Par René Depestre (Écrivain)

C'est dans la tragédie même du séisme que le poète haïtien veut croire, grâce à la mobilisation mondiale, à une renaissance de son pays

Le 12 janvier, la nouvelle du séisme m'a consterné : Haïti n'est absolument pas équipé pour résister tant soit peu à un fort cyclone, à un volcan ou à un tremblement de terre de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter. La violence tellurique de la géographie a rejoint la terreur familière de son aventure historique. De la plantation coloniale à ce temps du XXIe siècle, Haïti n'aura connu que des tribulations collectives et individuelles. Toutefois, une intuition confie à mes tripes que l'actuelle terreur, d'origine sismique, va être la dernière de notre tragédie sans fin. Un espoir jamais vu pointe à tous les horizons. Dans la plupart des pays, l'opinion publique alimente chaudement les premières manifestations d'une civilité démocratique mondiale. Alors que l'entreprise humanitaire avoue ses limites (dues à l'influence encore décisive des grands Etats-nations), une société civile internationale, avec l'aide qu'elle fait affluer vers les côtes désolées d'Haïti, avance le droit de prendre le relais de l'humanitarisme du siècle dernier. La solidarité qui est tous azimuts manifestée sur la planète révèle même une sorte de tendresse du monde aux côtés des sinistrés d'Haïti. On entrevoit clairement une vérité qui n'a jamais été affirmée jusqu'ici à une telle hauteur ; il n'y a pas de malédiction sur Port-au-Prince, Jacmel, Leogane, Petit-Goâve et les autres localités dévastées. On est en Haïti, devant une histoire de la civilisation humaine sui generis ; pourquoi pas un événement historique, ontologique, politique ? L'occasion unique d'un petit Etat, issu des iniquités de l'esclavage, et qui aurait regimbé devant le modèle national que l'Europe postnapoléonienne du Congrès de Vienne (1815) posa sous ses yeux dans un « ordre mondial » à prendre ou à laisser...

depestre.jpg
ASLAN/SIPA
Né en 1926 à Jacmel en Haïti, René Depestre est poète et écrivain. Il a publié de nombreux livres dont « Hadriana dans tous mes rêves » (prix Renaudot 1988).

Haïti aurait-il alors préféré le surplace existentiel, dans la tragédie permanente, plutôt que la longue marche qu'exige la mise sur pied de l'Etat-nation ? A Vienne, en 1815, aucune monarchie « blanche » ne voulait entendre parler de révolution haïtienne, de négritude-debout, moins encore de première république noire des temps modernes. Un cordon sanitaire « racial » devait entourer ces concepts d'un droit jugé irrecevable. Ainsi l'idéologie fondée sur l'épiderme, invention carnavalesque de l'imaginaire colonial, allait-elle prendre un poids excessif, voire pathologique, dans la stratégie politique des premiers dirigeants d'Haïti. Donnant aveuglément dans le panneau mythique de la « race », ils négligèrent les concepts fondateurs de droit, nation, civisme, souveraineté populaire, autonomie de l'individu-citoyen (tout l'héritage de 1789 et des Lumières) pour consacrer leur énergie « à la défense et à la réhabilitation de la race noire ». Cette « négritude du droit » ne pouvait être un moteur de développement et de démocratie. Dans cette optique de rachat et de rédemption, plutôt que de formation, à marche forcée, d'une société civile à l'haïtienne, le président haïtien Boyer, en 1825, accepta l'offre du roi Charles X d'indemniser les anciens colons et propriétaires d'esclaves. Dès lors, pour « régler la dette de l'indépendance », Haïti tombait sous le protectorat, la dépendance, la tutelle des places financières et boursières de l'Occident chrétien.

Le séisme dévastateur du 12 janvier vient brutalement rappeler à la faible société civile haïtienne encore debout qu'elle a désormais besoin, toutes affaires cessantes, d'adopter une vision intégrée pour la prise en charge de toute la tendresse du monde rassemblée à ses côtés. Les Haïtiens n'ont pas à attendre les bras croisés que les ONG, les Nations unies, le G20, le FMI pensent et agissent à leur place. Dans le choix qui s'impose d'un nouveau statut constitutionnel, juridique, il y a lieu d'examiner les scénarios suivants de sortie de crise et de catastrophe.

Pouvant compter sur une sorte de « coalition des humanités » autour de ses malheurs, Haïti peut passer en revue diverses options.

1) Une Fédération avec la République dominicaine se révèle impossible, tant le contentieux entre les deux voisins de l'île est encore lourd à éponger.

2) De même est utopique une Fédération avec les anciennes colonies anglophones de la Caraïbe (Jamaïque, Barbade, Trinité-et-Tobago).

3) La même impossibilité joue quant à l'intégration aux DOM-TOM des Antilles de langue française (Martinique, Guadeloupe, Guyane).

4) Un énième Etat américain sur le modèle de Porto Rico ? Outre l'hostilité des deux partis américains, Haïti, contre vents et marées, reste attaché à « l'Indépendance nationale » du 1er janvier 1804.

Aujourd'hui, Haïti peut faire l'objet d'une expérience pilote, un laboratoire, que la nouvelle donne de la Maison-Blanche peut permettre au président Barack Obama d'alimenter en civisme international, comme c'est le cas des ONG et des sociétés civiles de la planète.

R. D.

Source : « Le Nouvel Observateur » du 18 février 2010

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31 mai 2010

Une longue histoire...

Lu

Culture

Publié le 30/05/2010 à 15:24 AFP

Egypte: découverte de la tombe d'un haut dignitaire de l'ère pharaonique

Egypte: découverte de la tombe d'un haut dignitaire de l'ère pharaonique


Des archéologues égyptiens ont découvert près du Caire une vaste tombe appartenant à un haut dignitaire de l'ère pharaonique vieille de plus de 3.000 ans, a annoncé dimanche le service des antiquités.

La tombe de Betah Mes, qui fut chef militaire, scribe royal, responsable du trésor et régisseur des greniers royaux, remonte à la 19ème dynastie, qui régna sur l'Egypte de 1320 à 1200 av. JC, avec notamment le légendaire Ramsès II, selon un communiqué.

La tombe de 70 mètres de long, divisée par des passages et des salles de prière, a été découverte sur le site de la nécropole de Saqqara, au sud du Caire.

Les archéologues ont découvert des bas-reliefs représentant des offrandes aux divinités ainsi que le défunt et sa famille priant le dieu Amon, son épouse Mout et leur fils Khonsou.

La tombe contient aussi des bas-reliefs montrant Mes et sa famille chassant et pêchant sur le Nil, et des statuettes dont les anciens Egyptiens pensaient qu'elles pouvaient les aider dans l'au-delà.

La tombe a toutefois été endommagée avec la prise de ses piliers pour construire des églises à l'époque chrétienne (entre la domination romaine et l'islamisation de l'Egypte), puis elle a été pillée au XIXème siècle sous le règne de Mohamed Ali Pacha, a déclaré la porte-parole de l'équipe de fouilles, Heba Moustapha.

Les recherches se poursuivent dans la chambre principale de la tombe, où les scientifiques espèrent retrouver la momie de Mes et peut-être celle de sa femme.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-05-30/egypte-decouvert...
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28 mai 2010

Quel est le mot favori de Li Matou?

Ven 28 mai 2010, 1h 56min 36s
Quel est le mot favori de Li Matou?
...
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

- "A bon chat bon rat"

Les Jésuites, éclaireurs de la civilisation marchande occidentale. Quatre siècles plus tard, la Chine "s'éveille", comme disait Peyrefitte.O.
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Culture

Publié le 25/05/2010 à 12:38 Le Point.fr

SINOLOGIE

Li Matou, père fondateur

Par Marie-Françoise Leclère

Li Matou, père fondateur

Li Matou, jésuite italien (1552-1610) ©AGF/LEEMAGE


En cette année où il n'est bruit que des relations avec la Chine, on célèbre le 400e anniversaire de la mort d'un pionnier de ces relations, le père Matteo Ricci, appelé là-bas Li Matou. Ce jésuite italien (1552-1610) apporta à la Chine ses connaissances scientifiques , à l'Europe, la première traduction de Confucius et le premier dictionnaire bilingue chinois et portugais(1). Sa méthode ? "L'accommodation culturelle" . Ami des lettrés, il parvint au palais impérial de Pékin. Et l'on voit en lui le fondateur de la sinologie. D'où les manifestations organisées pour cet anniversaire(2). Et le lancement, à Shanghai, de la version numérique du "Grand Ricci"(3), un extraordinaire dictionnaire sino-français réalisé par des jésuites.

1. Matteo Ricci, un jésuite en Chine , collectif (Ed. Facultés jésuites de Paris).

2.Colloque international à l'Unesco, les 27 et 28 mai.

3.Editions du Cerf (120E).


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19 février 2010

Roosevelt était-il en pleine digestion...


... au moment ou Karski plaidait devant lui la cause des juifs de Pologne?
C'est ce que dit Haenel dans son roman. Or, Roosevelt était un président populaire et son honnêteté ne semble pas pouvoir être mise en doute : les historiens contemporains considèrent comme invraisemblable qu'il ait pu laisser exterminer les juifs par indifférence ou par calcul. Mais... des documents de première main vont permettre de trancher : le documentaire de Lanzmann, à paraître en mars, sur le témoignage de Karski, et surtout, le livre de Karski lui-même. -pour suivre toute l'histoire :

CONTROVERSE

Haenel : " Mon livre porte la parole de Jan Karski"

Par Yannick Haenel

Haenel :

Depuis quelques semaines, la polémique autour de Karsi (à gauche) et l'écrivain Haenel (à droite) s'enflamme. ©Hirshfeld/Redux-Rea, AFP


Polémique, suite. Le 23 janvier, Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah , accusait le romancier de falsifier l'histoire dans son roman Jan Karski en mettant en scène un Roosevelt indifférent au sort des juifs sur lequel le résistant polonais venait l'alerter en 1943. À la suite de Lanzmann, la semaine dernière, l'ancien sénateur de Pologne et président de l'Association des amis de Jan Karski, Kazimierz Pawelek, s'insurgeait dans nos colonnes (voir Le Point n° 1951) contre le roman de Haenel, accusé d'"insouciance" et d'"ignorance". Voici la réponse du romancier.

M. Kazimierz Pawelek a connu, dit-il, Jan Karski et ne le reconnaît pas dans le livre que je lui consacre. Il affirme que je "nui[s] à l'image de Jan Karski", et va jusqu'à "mettre en garde" les lecteurs contre la nocivité de mon livre. Ne devrait-il pas carrément en appeler à son interdiction en Pologne ? Car c'est bien cela, n'est-ce pas, qui irrite M. Pawelek : la parution prochaine, aux éditions Wydawnictwo Literackie, de la traduction polonaise de "Jan Karski".

En quoi donc mon livre porterait-il atteinte à la mémoire du "héros national" qu'est Karski ? Il est clair que M. Pawelek ne s'élève pas contre mon livre par goût de la vérité, comme il essaie de le faire croire, mais par intérêt. Son indignation est calculée : il a besoin de faire croire, concernant la question de l'extermination des juifs d'Europe, que l'attitude des Alliés (les Anglais, les Américains, mais aussi Staline, que Roosevelt appelait "Uncle Joe") a été irréprochable. Les raisons d'une telle croyance - et d'une volonté de continuer, en 2010, à le faire croire - ne me regardent pas. Mais M. Pawelek s'est persuadé que Jan Karski le croit aussi. Mon livre dit le contraire. Il faut donc éliminer mon livre. Une mise au point s'impose.
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17 février 2010

La bataille des Lettres, suite ( sans fin)...

Une intéressante interview. Où l'on fait un parallèle entre les XVIII ème siècle et notre époque, entre les libellistes et nos blogueurs, entre l'underground littéraire d'hier et d'aujourd'hui... Où l'on s'interroge aussi sur ce qu'il advient de la notion d'auteur, de propriété littéraire, à l'ère de la communication électronique planétaire, et sur les rapports entre les bibliothèques nationales et l'appétit d'ogre  de Google...A lire et méditer !

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Un essai de Robert Darnton

Le vieil air de la calomnie

Par Laurent Lemire

A l'heure où le monde littéraire se déchire autour d'histoires de plagiat, où Marie Darrieussecq répond à Camille Laurens et où Claude Lanzmann s'en prend à Yannick Haenel, l'historien américain Robert Darnton étudie les libellistes d'hier qui préfigurent, selon lui, les blogueurs d'aujourd'hui

Le rôle des Rousseau, Voltaire, Diderot et autres philosophes des Lumières n'est pas discutable dans l'évolution des idées qui conduisit à la Révolution française. Robert Darnton, grand spécialiste de l'« Encyclopédie », s'est intéressé aux écrivains de second ordre, ces scribouillards calomniateurs qui constituaient la bohème littéraire d'alors et que l'on nommait les libellistes. Entretien.

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Le Nouvel Observateur. - Comment avez-vous eu l'idée d'explorer ce deuxième rayon, celui des ratés de la littérature ?

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C. Hélie/Gallimard
Robert Darnton

Robert Darnton. - J'ai rencontré Morande en 1975. J'avais alors 36 ans et je travaillais sur la littérature underground de l'Ancien Régime au XVIIIe siècle français. Charles Théveneau de Morande était le libelliste par excellence, le scribouillard de la littérature clandestine. Puis, en suivant les traces des pamphlets de Brissot, je suis tombé sur celles du marquis de Pelleport, ses libelles diffamatoires, ses opuscules orduriers et son « Diable dans un bénitier», dans lequel il dénonce l'Etat policier français et vante la liberté de la presse en Angleterre.

 

lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100211/17644/le-vieil-air-de-la-calomnie

09:49 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2010

C'est là qu'est née la civilisation...

...et c'est là que des mangeurs de hot-dogs sont venus étaler leur barbarie.O.
( remarque : le photographe aurait dû éviter de laisser traîner ce hot-dog volant dans son champ.)

Irak: l'excavation de l'antique cité d'Ur pourrait en faire l'égal des pyramides

Par Mehdi LEBOUACHERA

Irak: l'excavation de l'antique cité d'Ur pourrait en faire l'égal des pyramides

 


La cité sumérienne d'Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.

A peine 20% de la cité, située près de Nassiriya, dans le sud l'Irak, ont été découverts lors de fouilles réalisées aux 19e et 20e siècles par des archéologues britanniques et américains.

"Quand les fouilles reprendront, des tonnes d'antiquités seront mis au jour et rempliront les salles de musée. Ce site deviendra peut-être plus important que le site de Gizeh" où se trouvent les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos ainsi que le Sphinx, s'enthousiasme Dhaif Mouhssin, responsable de la protection du site.

 

Lire la suite : http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-09/irak-l-excavation-de-l-antique-cite-d-ur-pourrait-en-faire-l-egal/249/0/422205

 

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03 février 2010

Mettons les points sur les i...

 

Il y a un malaise. J'ai lu le livre de Haenel, qui m'a impressionné par sa qualité littéraire, et qui m'a gêné aussi par les libertés qu'il prend avec la réalité historique et avec les oeuvres d'autrui ( en particulier le film "Shoah" et le livre du même Jan Karski. )L'article ci-dessous est très bien fait, établissant un parallèle entre les "Bienveillantes" dont j'ai parlé il y a peu et qui m'a vraiment impressionné, et le livre de Haenel. Le traitement de l'Histoire par Jonathan Littell est plus clair et plus acceptable que celui de Haenel. D'autre part, j'ai l'impression qu'il y a un contentieux entre Lanzmann  et certains polonais qui n'ont pas été irréprochables par rapport à la Shoah. Cela dit, le film "Shoah" est un chef d'oeuvre comme document  et comme oeuvre artistique.En résumé, je ne vois pas ce que le "roman" de Haenel peut m'apporter une fois que j'ai revu "Shoah".O.

 

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QUERELLE

Le torchon brûle autour de Jan Karski

Par Jacques-Pierre Amette

Le torchon brûle autour de Jan Karski

Yannick Haenel et Claude Lanzmann s'affrontent autour de la mémoire de Jan Karski. "J'ai honte d'être resté si longtemps silencieux" (Lanzmann). "Lanzmann veut ma mort" (Haenel) © Bamberger/Opale- Padilla/MAXPP.


Le cinéaste de Shoah accuse le romancier Yannick Haenel de "falsification" . Mise au point.

Le romancier a-t-il tous les droits ? Peut-on faire littérature de tout ? Peut-on s'emparer d'une personne réelle ayant joué un rôle capital dans la Seconde Guerre mondiale et lui faire dire ce qu'on veut en ayant recours à son imagination ? Voilà les questions qui se posent, brutalement, ces jours-ci. L'homme par qui le scandale arrive n'est pas n'importe qui : Claude Lanzmann, le réalisateur du film-fleuve Shoah . Il se dresse, telle la statue du Commandeur, pour foudroyer le romancier Yannick Haenel, 42 ans, qui a publié en septembre un roman, Jan Karski , dans la collection " L'Infini", dirigée par Philippe Sollers chez Gallimard. L'attaque est venue dans un long article de Lanzmann publié dans l'hebdomadaire Marianne du 23 janvier. Titre : "Un faux roman". Mais que proposait donc ce roman (qui obtint le prix Interallié), dont j'ai rendu compte dans Le Point ( lire la critique ) en septembre dernier avec une nuance de perplexité, pour s'attirer les foudres de Lanzmann ?

Le vrai problème : les 72 pages où Haenel se met dans la tête et invente les pensées de Karski

Le romancier Haenel avait eu la bonne idée de faire revivre le héros polonais Jan Karski, auquel une mission des plus périlleuses avait été confiée par la Résistance polonaise. Employé au ministère des Affaires étrangères en janvier 1939, fait prisonnier par les Soviétiques, livré aux Allemands, Karski s'évade en novembre 1939 pour rejoindre la résistance polonaise. Au cours de l'été 1942, alors âgé de 28 ans, il pénètre clandestinement dans le ghetto de Varsovie grâce à des dirigeants juifs. Il voit la situation tragique d'une population affamée et promise à la mort. On lui donne pour mission de témoigner auprès des Alliés. En octobre 1942, il gagne Londres pour rencontrer les membres du gouvernement polonais en exil, et aussi des intellectuels, notamment Arthur Koestler. Son témoignage est si suffocant que le gouvernement polonais en exil décide de lui faire rencontrer les plus hauts responsables du gouvernement à Washington. Il est reçu par le président Roosevelt le 28 juillet 1943 et relate le martyre des juifs d'Europe et leur élimination programmée.

Un an plus tard, Karski publie Histoire d'un Etat clandestin , où il raconte sa mission en ne cachant pas le sentiment d'échec qu'il a éprouvé devant l'incrédulité de certains membres du gouvernement américain. En 1978, Claude Lanzmann retrouve la trace de ce témoin capital, devenu professeur d'université sur un campus américain, et le convainc de témoigner dans le film Shoah . La longue séquence de Karski est visionnée récemment par le jeune Haenel. Il est bouleversé par les paroles de ce courrier de la Résistance polonaise. Il décide alors d'écrire sur le drame intime de cet homme,de son vrai nom Jan Kozielewski. Il se documente, lit la confession de Karski, et aussi un ouvrage, Karski : How One Man Tried to Stop the Holocaust , de E. Thomas Wood et Stanislaw M. Jankowski. Puis il construit son "roman" en trois parties. La première est la relation objective de l'entretien filmé par Lanzmann. Dans la deuxième, il retrace sobrement le parcours du jeune résistant polonais, ses visites dans le ghetto. Le vrai problème, ce sont les 72 pages de la partie où Haenel se met dans la tête et invente les pensées de Karski, sur un banc.

Ces pages de prosopopée mettent mal à l'aise. De quel droit "inventer" un Karski intérieur ? Cette confession monologue est psychologiquement invraisemblable, moralement incertaine, et stylistiquement faible. On comprend la colère de Lanzmann devant cette liberté romanesque. Là, pour certains, la fiction ressemble à un mensonge. Lanzmann : "Yannick Haenel se glisse dans la peau, et, croit-il, l'âme de Karski, changeant d'emblée celui-ci en un pleurnichard et véhément procureur, qui met le monde entier en accusation pour n'avoir pas sauvé les juifs, personnage si absolument éloigné du Karski réel que l'indignation chez moi se combine maintenant à la honte d'être resté si longtemps silencieux. " Il révèle à cette occasion qu'il a gardé des heures de film dans des boîtes. Car, le deuxième jour de tournage, Karski se révèle, devant la caméra, un personnage complexe. "Il devenait mondain, satisfait, théâtral, parfois cabotin. " Lanzmann précise : "Son Karski est tristement linéaire, emphatique donc, et finalement faux de part en part."

La Shoah est un trou noir et une boîte à fantasmes

Tout n'est pas infondé dans cet acte d'accusation. La mise en scène de la rencontre Roosevelt-Karski à la Maison-Blanche, notamment, est fausse historiquement (lire notre article). Malgré un concert de louanges dans la presse, pas mal de lecteurs du roman sont embarrassés par ce "roman" et son caractère hybride, cabotant entre faits historiques et mise en scène mentale. Les 72 pages de monologue sentimental et chaotique, pure invention, passent mal. Elles expriment la thèse personnelle du romancier qui insiste sur la "passivité" du gouvernement américain. Mais la question centrale est : Roosevelt a-t-il abandonné les juifs d'Europe ? Quelles options militaires pouvaient-elles être envisagées ? Si l'on examine un récent et brillant roman, par exemple celui que Jonathan Littell - même génération que Haenel - a réussi avec Les bienveillantes (prix Goncourt), il ne comporte pas d'ambiguïtés. Un personnage fictif dit "je". Un anti-héros. Max Aue emprunte parfois des traits et des textes à l'écrivain Ernst Jünger, mais le roman se fonde sur une documentation historique parfaite. Ce qui n'est pas le cas de Haenel.

Pour autant, Lanzmann a-t-il raison de s 'acharner sur ce travail ? En un sens, non. Ce livre est emblématique d'une nouvelle génération qui s'interroge librement, à sa manière, sur une époque dont tous les témoins disparaissent. La Shoah est un trou noir et une boîte à fantasmes. Que Haenel le fasse avec des illusions rétrospectives, Lanzmann a raison de le noter. Mais, à côté de l'immense chantier toujours ouvert d'historiens qui épluchent les archives avec prudence et recoupements, n'y a-t-il pas une légitimité pour la passion d'une génération à interroger individuellement ce passé, comme un Balzac ou un Hugo ont revisité la guerre des chouans ? Fantasmer et créer est-il interdit ?

Evidemment, Haenel répond dans Le Monde daté du 26 janvier. Il s'abrite sous l'ample manteau de la sacro-sainte liberté du romancier. "Le recours à la fiction n'est pas seulement un droit, il est nécessaire." Il martèle : " Redonner vie à Karski implique donc une approche intuitive, cela s'appelle la fiction." Il avance que les historiens ne sont pas propriétaires de l'Histoire. Ce n'est pas le Tolstoï de Guerre et paix qui le contredira. En bon polémiste, le romancier accuse en retour le cinéaste de la Shoah d'avoir coupé une longue partie de ses entretiens avec Karski et ajoute : "On mesure le respect que Lanzmann accorde aux êtres." Entre les historiens professionnels et les pirouettes imaginaires des romanciers, le débat est sans fin, la défiance réciproque.

Ce qui est évident, c'est que Franklin D. Roosevelt ne fut ni un vieillard lubrique, ni un paresseux, ni un inattentif, comme le présente Haenel, léger sur cette affaire. Une historienne, Annette Wieviorka, qui a étudié l'époque, formule un jugement intéressant et mesuré. Dans la revue L'Histoire , rendant compte du travail du romancier, elle pointe ses fautes, qui sont, entre autres, d'insister sur la complicité des Alliés dans la Shoah. Elle ne cache pas non plus sa déception en déclarant : "L'auteur s'est borné à plaquer sur le passé des idées qui sont dans l'air du temps." Cette polémique aura au moins pour bénéfice de faire sortir de l'oubli les écrits de Karski. Et aussi d'en savoir davantage sur ce "messager de l' horreur", car bientôt on pourra voir sur Arte son interview intégrale. Et le lire enfin, lui, Jan Karski, puisque son puissant témoignage est republié chez Robert Laffont le 26 février.

http://www.lepoint. fr/culture/ 2010-02-01/ querelle- le-torchon- brule-autour- de-jan-karski/ 249/0/419224
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20:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

29 janvier 2010

Et v'là que ça rebondit...

  Lanzmann s'acharne sur ce pauvre Haenel ; avant la diffusion du deuxième volet de Shoah sur Arte, mercredi soir, il prend la parole et nous annonce que Haenel a écrit un "roman" ( pas un vrai roman, un collage de pièces rapportées...) qui est plein de n'importe quoi, et que lui Lanzmann va réaliser un film sur Jan Karski , qui rétablira la vérité.

  Nous, on compte les points...O.

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Autour de «Jan Karski», la polémique du jour

Haenel répond à Lanzmann

Par Grégoire Leménager

Pour mettre un peu d'ambiance dans l'atonie de l'hiver, on peut faire confiance à Claude Lanzmann. Il a fallu plus de six mois à l'auteur du « Lièvre de Patagonie » pour lire les 188 pages du « Jan Karski » de Yannick Haenel, qu'il avait reçu en juin dernier, mais elles lui en ont inspiré six, que le magazine « Marianne » s'est empressé de publier la semaine passée, et dans lesquelles il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

 

 

Claude-Lanzmann_C.Helie-Gallimard.jpg
©C.Helie_Gallimard
Né en 1925, Claude Lanzmann dirige «les Temps modernes» depuis la mort de Simone de Beauvoir en 1986. Il est l'auteur de plusieurs films dont «Pourquoi Israël», «Tsahal», «Sobibor» et «Shoah» (le film et son texte intégral sont disponibles chez Gallimard). Il a publié ses Mémoires au début de l'année 2009: «le Lièvre de Patagonie», chez Gallimard.

 

 

Parce que Haenel y recueille pieusement, dans une première partie, les paroles formulées par le résistant polonais dans « Shoah », le cinéaste l'accuse de « parasitage », en considérant que « le mot plagiat conviendrait aussi bien ». Parce que cet écrivain « trop jeune » résume, dans un deuxième temps, une autobiographie de Karski jusqu'alors difficile à trouver en France(*), il utilise ce mot honteux que l'on n'aimait guère trouver dans la marge de nos dissertations d'étudiant : « paraphrase ». Enfin, crime suprême, parce que l'auteur de « Jan Karski » prétend ouvertement faire du roman dans la dernière partie de son livre, en prêtant à son héros des « scènes », des « phrases » et des « pensées » qui « relèvent de l'invention », il parle de « truquage », d'une « falsification de l'histoire et de ses protagonistes », et d'« élucubrations » aboutissant à un récit « faux de part en part ».

Lire la suite ; http://bibliobs.nouvelobs.com/20100125/17258/haenel-repon...#

03:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

26 janvier 2010

Réalité, fiction...frrrictions !!!

Le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film "Shoah", s'en prend vivement à l'écrivain Yannick Haenel qu'il accuse dans l'hebdomadaire Marianne d'avoir falsifié l'histoire pour écrire son livre sur le résistant polonais "Jan Karski".

Le romancier invoque pour sa part dans Le Monde daté de mardi son droit à recourir à la fiction pour parler de Karski, qui tenta dès 1943, au péril de sa vie, d'avertir les occidentaux sur l'extermination des juifs d'Europe de l'est.

Cinq mois après la parution du livre, couronné en novembre par le Prix Interallié, Claude Lanzmann dénonce cette semaine dans Marianne un récit "faux de part en part" et les "élucubrations" d'Haenel sur ce héros de la résistance polonaise qu'il a lui même rencontré pour le tournage de "Shoah".

Le livre sorti en septembre est divisé en trois parties, dont la dernière relève selon son auteur "de l'invention".

"Les scènes qu'il imagine, les paroles et pensées qu'il prête à des personnages historiques réels et à Karski lui-même sont si éloignées de toute vérité - il suffit de comparer le récit de Karski à ses élucubrations - qu'on reste stupéfait devant un tel culot idéologique, une telle désinvolture, une telle faiblesse d'intelligence", écrit Claude Lanzmann.

Dans sa réponse, Yannick Haenel estime que l'idée que Lanzmann se fait "de l'acte littéraire relève de l'archaïsme et de la mauvaise foi". "Le recours à la fiction n'est pas seulement un droit; il est nécessaire parce qu'on ne sait quasiment rien de la vie de Karski après 1945, sinon qu'il se tait pendant 35 ans", écrit-il.

Pour l'écrivain, "si Claude Lanzmann s'avise que ce livre est soudainement si scandaleux, c'est parce que son agenda l'exige", son attaque coïncidant en effet "avec une rediffusion de Shoah sur Arte" et avant la diffusion en mars sur la même chaîne d'un documentaire sur Jan Karski fait à partir d'images tournées par Lanzmann.

Il souligne en outre que les "amis" de Jan Karski l'ont accueilli "avec enthousiasme" lorsqu'il a présenté son livre en Pologne.

Salué en France pour ses qualités formelles, "Jan Karski" a suscité dès l'automne un débat en France sur les conditions dans lesquelles un auteur peut mêler la réalité et la fiction.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-25/polemique-claude-lanzmann-yannick-haenel-autour-du-livre-sur-jan/249/0/417048

19:58 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

Réalité, fiction, ...friction !!!

03:28 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

14 janvier 2010

La dictature infecte tout...

...C'est Orlando (pas moi ) qui nous l'explique.

Un trvail remarquable.O.

 

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Historien britannique, Orlando Figes est l'auteur de plusieurs livres fondamentaux sur l'histoire de la Russie. Son dernier opus, Les Chuchoteurs (Denoël), qui paraît ces jours-ci en France, est inoubliable. Entretien.

D'autres chroniqueurs de la vie en Union soviétique sous Staline ont mêlé, avant lui, le récit des grands événements et les trajectoires personnelles de quelques contemporains, célèbres ou anonymes. Mais personne n'avait décrit avec autant de finesse comment le système a tenté d'abolir la vie privée -la famille, les croyances, les relations d'amitié...

Orlando Figes. Dans Les Chuchoteurs, il dévoile les effets du système sur la vie intime des Soviétiques.

Photos: Kalpesh Lathigra pour l'Express

Orlando Figes. Dans Les Chuchoteurs, il dévoile les effets du système sur la vie intime des Soviétiques.

Les Chuchoteursest un livre d'histoire orale, composé à partir de plusieurs centaines d'interviews. C'est un monument littéraire, précis et bouleversant, qui rend hommage aux millions de victimes du stalinisme, souvent morts sans sépulture. Et qui place, en son coeur, les survivants la Russie elle-même.

Il existe de nombreux livres d'histoire sur la période stalinienne en Union soviétique. En quoi votre projet est-il différent?

J'ai cherché à comprendre comment le régime stalinien avait affecté chaque individu dans sa sphère intime, en particulier les relations entre mari et femme, entre parents et enfants. Pouvait-on avoir une vie privée dans un appartement communautaire, où la moindre conversation était épiée? Quels non-dits, quels mensonges, quels compromis moraux façonnaient le quotidien? Et quelles traces subsistent, aujourd'hui encore, de cette expérience? Il était impératif de recueillir des témoignages et de les sauver de l'oubli, car les générations qui ont connu le règne de Staline sont en voie de disparition. Avec des membres de l'association historique Memorial, nous avons dressé une liste de plus de 1000 volontaires pour être interviewés, puis nous en avons retenu environ 450. Il y avait urgence. Depuis lors, beaucoup sont décédés.

Comment est née cette idée?

Dans les années 1980, étudiant sans le sou à Moscou, je cherchais des témoins de la guerre civile russe, entre 1917 et 1923, sur laquelle portait mon doctorat. Ayant fait connaissance de six ou sept familles, j'ai été frappé par l'extraordinaire chaleur et l'hospitalité dont faisaient preuve mes interlocuteurs. La sphère privée des Russes ne ressemble en rien à la grisaille et à l'austérité de leur espace public.

 

lire la suite : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-fantome-de-staline-hante-toujours-les-russes_791812.html

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07 janvier 2010

Churchill, do you remember?

L'écrivain Winston Churchill redécouvert par les Français

L'écrivain Winston Churchill redécouvert par les Français

 

 

Cinquante-cinq ans après sa mort, Winston Churchill, le "Vieux Lion", qui lança le 4 juin 1940 aux Communes "We shall never surrender" ("Nous ne nous rendrons jamais"), suscite un regain d'intérêt inattendu chez les Français.

Une nouvelle version de sa biographie "Winston Churchill, le pouvoir de l'imagination", de l'historien François Kersaudy, et une nouvelle traduction du premier tome de ses "Mémoires de guerre 1919-1941", due également à François Kersaudy, ont fait l'objet d'un tirage global de 50.000 exemplaires en neuf mois, selon l'éditeur Tallandier.

La biographie (avril 2009), tirée à 20.000 exemplaires, a reçu en novembre le grand prix de la biographie politique. Les 30.000 exemplaires du premier tome des "Mémoires de guerre", mis en vente le 3 décembre 2009, sont en passe d'être vendus un mois plus tard. Le second tome sortira en avril.

François Kersaudy ne s'étonne pas de ce nouveau succès pour Churchill, prix Nobel de littérature en 1953, qu'il classe "parmi les quatre plus grands écrivains de langue anglaise du XXe siècle". "C'est un gigantesque écrivain, à la langue classique, très imagée avec des allitérations, qui coule merveilleusement. Chaque phrase est harmonieuse", assure cet universitaire qui enseigne l'histoire à la Sorbonne après l'avoir fait à Oxford.

 

Lire la suite : http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-06/l-ecrivain-winst...

 

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Churchill, de Gaulle, c'était quand même autre chose que Sarkozy ! Eh oui, la politique, quand elle prend de la patine, devient de l'histoire.O.
 

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02:33 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

02 janvier 2010

Finkielkraut va le traiter d'antisémite...

Le Père Noël n'a pas pensé à le mettre dans mes petits souliers, snif ! Bon, allez, je cours à la librairie du coin pour voir si je le trouve ! O.

 

 

Le livre qui enflamme Israël

Alexandre Spack

 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-01/dix-livres-qui-derangent/249/2/1449/4/#newdiapo

Le livre qui enflamme Israël

Shlomo Sand © Baltel/Sipa


Dans son très offensif essai « Comment le peuple juif fut inventé », Shlomo Sand (photo) montre que les penseurs sionistes ont, à la fin du XIXe siècle, façonné l’idée d’une nation juive en vue du retour dans « l’antique patrie ». Or, selon cet historien qui vit à Tel-Aviv, le peuple juif unique est un mythe. Sand réfute l’exil de 70 après la destruction du second Temple. Comment alors expliquer la dispersion du judaïsme autour de la Méditerranée, mais aussi au Caucase ou au Yémen ? Plutôt qu’une diaspora, Sand voit dans cet essor le résultat d’un efficace prosélytisme, avant que le premier des monothéismes ne se fasse supplanter par le christianisme et ne se replie sur lui-même. Critiqué par les historiens du judaïsme, qu’il ne ménage pas, Sand a aussi été qualifié de « Faurisson israélien », c e qui n’a pas empêché son essai d’être un best-seller. En France, il vient de recevoir le prestigieux prix Aujourd’hui. Car les conclusions de ce postsioniste s’inscrivent dans une actualité brûlante, appelant à une refonte de la politique identitaire de son pays. « Il était logique, en 1948, de définir Israël comme un Etat juif. Mais, en 2009, c’est complètement catastrophique. J’accepte l’hégémonie de la culture juive, mais pas son exclusivité. »

« Comment le peuple juif fut inventé », de Shlomo Sand. Traduit de l’hébreu par Sivan Cohen-Wiesenfeld et Levana Frenk (Fayard, 446 p., 23 E).

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18:52 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

12 décembre 2009

%ein kampf ? Pas besoin, on a notre identité nationale...

Il va être réédité en Allemagne. Enquête

Faut-il encore avoir peur de «Mein Kampf»?

Par Odile Benyahia-Kouider (Journaliste)

Le pavé nationaliste et antisémite d'Adolf Hitler, qui n'avait jamais été republié en Allemagne, tombera dans le domaine public en 2015. Sa prochaine réédition suscite un vaste débat outre-Rhin. Odile Benyahia-Kouider a enquêté

De notre envoyée spéciale à Berlin

mein_kampf_couv.jpg
L'idée donnera peut-être la chair de poule. A partir de 2015, les Allemands pourront acheter en toute liberté une nouvelle édition de « Mein Kampf » en allemand. Il ne sera plus nécessaire de se procurer la bible du national-socialisme rédigée par Adolf Hitler sur les marchés aux puces ou chez un bouquiniste, ni de la télécharger dans sa version anglaise. Il suffira d'aller sur Unter den Linden, les Champs-Elysées berlinois, qui aboutissent à la porte de Brandebourg, d'entrer dans l'un de ses immenses magasins de souvenirs où l'on trouve aussi bien des livres de recettes made in DDR, à côté d'une Trabant grandeur nature, que de grandes tables surmontées du panneau « IIIeme Reich ». Et là, entre le journal du philologue allemand Victor Klemperer, les souvenirs de Sebastian Haffner, la biographie de Hitler par Ian Kershaw, on pourra trouver des piles entières de « Mein Kampf ». Théoriquement.

Car les autorités allemandes veulent tout faire pour empêcher que le manifeste antisémite ne devienne un best-seller, comme cela fut le cas lors de sa réédition en Turquie (2005) et en Indonésie (2007). Cela risquerait de ruiner trois quarts de siècle d'efforts considérables pour travailler ce passé aussi douloureux que honni.

 

Lire la suite  : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091211/16392/faut-il-encore-avoir-peur-de-mein-kampf#

05:51 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2009

Elle est Sainte,mais il faut qu'on Nitouche...

 

 


Beaucoup aujourd'hui rejettent sans la moindre discussion tout ce qui a un rapport à la religion. C'est une attitude qui doit être revue et affinée ; en effet, notre civilisation est bâtie à partir d'une pensée religieuse, et on ne peut pas mettre au rebut Saint Augustin, Michel-Ange, Bach, Dante, Pascal et la Sainte Chapelle ! C'est dans cette perspective que je suis en train de lire Sainte Thérèse d'Avila, un des plus grands écrivains de la littérature espagnole et certainement une figure marquante du patrimoine mondial. Lecture critique, il va sans dire. C'est-à-dire lecture scientifique : il convient de replacer ce discours dans son contexte historique, et on peut alors le voir briller de tous ses feux !
Thérèse écrit - et agit- à la fin du XVIème siècle, dans une chrétienté tempétueusement agitée par la Réforme ; Protestantisme d'un côté, Humanisme de l'autre font trembler l'Eglise sur ses bases. Ce qui conduit Thérèse, et son disciple et ami Jean de la Croix, à une pensée refondatrice : il faut donner une nouvelle jeunesse à l'Eglise en la purgeant de tous ses abus, ses débauches, ses déviances et ses excès.Thérèse fonde une trentaine de couvents, suivant une règle épurée et particulièrement sévère. Elle trouve des alliés enthousiastes, mais aussi des opposants résolus, plus ou moins hypocrites ou féroces, au sein même de la hiérarchie et du peuple des fidèles. Elle tient bon et poursuit son oeuvre, tout en confiant à l'écriture le compte de ses espoirs et de ses doutes, de ses projets et de sa foi, ce qui en fait l'écrivain majeur que j'ai dit. Je vous donnerai à lire un paragraphe que nous commenterons et qui permettra à la fois de situer cette pensée et de l'apprécier.O.

 

Sur PROSES

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