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09 août 2010

Vive le françouais !

 


... et en plus , Claude Hagège est mon linguiste chouchou...O.
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DÉBAT

Langue française, la polémique

Le Point.fr

Langue française, la polémique

Frédéric Martel, François Taillandier et Claude Hagège © montage Le Point.fr

Frédéric Martel appelait les Français à "parler english" dans Le Point du 8 juillet. "Faut-il s'excuser d'employer des mots anglais ? Faut-il battre sa coulpe ? Non. Il faut, au contraire, les assumer et rejeter cette francophonie poussiéreuse et ringarde qu'on veut nous imposer", affirme-t-il. L'auteur de Mainstream (Flammarion), une enquête sur la culture mondialisée, s'insurge contre une "francophonie arrogante et ringarde". Il prône l'anglais comme langue de libération. Le linguiste Claude Hagège et l'écrivain François Taillandier ne partagent guère ce point de vue.

Lire tout :
http://www.lepoint.fr/societe/langue-francaise-la-polemiq...

31 mai 2009

Gaston MIRON

 

 

  Gaston Miron, le grand poète québécois, mort en 1996, auquel son pays a fait des funérailles nationales. Le grand ouvrage de sa vie poétique : « l’Homme rapaillé »

 

Gaston Miron


l’homme aux labours de poésie

 

« pays
toi qui apparais
par tous les chemins défoncés de ton histoire
aux hommes debout dans l'horizon de la justice
qui te saluent
salut à toi territoire de ma poésie
salut les hommes et les femmes
des pères et mères de l'aventure »

Ainsi vient à nous la parole du « grand carillonneur des mots », le rapailleur de nos meurtrissures, le rempailleur de la langue française, la légende d’un peuple. Il est de la lignée des montreurs de mondes à faire.
Sa voix de torrent éclatant nous était parvenue souvent par bribes, par vagues brisées, car le Québec demeure à la fois si loin et si proche et sa littérature est toujours recouverte sous la suffisance littéraire de la France.
Des amis québécois entretenaient le feu de ses aurores boréales contre l’éblouissant et terrible oubli, derniers résistants de "cette petite enclave américaine francophone".
Parler de Gaston Miron revenait à parler du sacré d’une nation. Des Felix Leclerc, des Gilles Vigneault soit et encore, ce ne sont que des chansonniers. Mais un poète à la hauteur des plus grands poètes français et qui prend la parole alors que l'on ne lui demande pas, cela revenait à confondre meeting et alexandrins. Car en plus Miron il est engagé, il est politique ! Cela ne se fait plus. Halte là en France, laissons - le sur sa banquise ! Gaston Miron devait alors être enfoui dans le tiroir des « paroliers patriotiques ». Aussi Gaston Miron est encore exilé dans nos mémoires en France.
D’ailleurs il n’est pas sans signification que cela soit un autre exilé de la langue, Edouard Glissant le créole, qui soit le préfacier de ses poèmes en France. Et Glissant, qui l’a connu, nomme Miron le tonitruant, la folle tornade, la gueulante, et célèbre ce beau déferlement.
Le déferlement Miron "hurle dans ses harnais" et nous submerge, lui qui nous crie le non-poème en pleine face.
Gaston Miron disait de lui qu’il avançait dans la poésie comme un cheval de trait. Profonds sont ses sillons ! Belle est sa récolte.

Homme aux labours des brûlés de l'exil
selon ton amour aux mains pleines de rudes conquêtes
selon ton regard arc-en-ciel bouté dans les vents
en vue de villes et d'une terre qui te soient natales

je n'ai jamais voyagé
vers autre pays que toi mon pays

un jour j'aurai dit oui à ma naissance
j'aurai du froment dans les yeux
je m'avancerai sur ton sol, ému, ébloui
par la pureté de bête que soulève la neige

un homme reviendra
d'en dehors du monde

POUR MON RAPATRIEMENT (La vie agonique)

Il est le maître du tonnerre et des éclairs dans ses paroles et il glisse entre le vent des mots et les nuages des images pour nous dire qu’un jour il fera « clair et magnifiquement beau".

 

Lire la suite ici :

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/miron/miron.html

  Un dossier très riche, avec photos et poèmes

24 mai 2009

Francophonie

Canoë
Marché de la poésie de Montréal - La révolte poétique
Maison de la poésie de Montréal

MARCHÉ DE LA POÉSIE DE MONTRÉAL

La révolte poétique

23-05-2009 | 19h02

Pour célébrer ses 10 ans, le Marché de la poésie investit les territoires de l’imaginaire et de la subversion en se plaçant sous le thème Héritages du surréalisme.

La poésie s’offrira avec générosité sous le chapiteau érigé sur la place Gérald-Godin, au métro Mont-Royal, du 28 au 31 mai.

«Le Marché constituera cette année encore une occasion unique de prendre le pouls de la création poétique de langue française à travers un foisonnement d’activités qui se dérouleront sur la scène du chapiteau et dans différents lieux du Plateau-Mont-Royal» souligne Isabelle Courteau, directrice générale et artistique de la Maison de la poésie. Quelque 80 poètes y prendront part aux côtés de l’une des figures emblématiques du mouvement surréaliste au Québec, Paul-Marie Lapointe, l’invité d’honneur de cette 10e édition.

 

La vitalité de la poésie actuelle

Les éditeurs de poésie et revuistes du Québec, du Canada, de France et de Wallonie-Bruxelles présenteront leurs plus récentes publications, une chance unique pour le public de se procurer des titres difficilement accessibles habituellement. Au gré des rencontres impromptues et des affinités électives, le Marché de la poésie permettra aussi de découvrir plus intimement des œuvres contemporaines à travers des lectures sur la scène du chapiteau, des tables rondes et des spectacles inédits.

 

Les héritages du surréalisme à l'honneur

Une trentaine d'activités seront proposées:
- Le spectacle L’espace de vivre—Voyage et autres poèmes, en hommage à l’œuvre de Paul-Marie Lapointe. Une performance portée par les textes imprégnés de sensualité et de révolte du poète surréaliste. Avec Marcel Pomerlo, également metteur en scène, les comédiens Sylvie Drapeau et Luc Bourgeois, le jeune poète Olivier Bourque et des artistes de la scène musicale actuelle. Le mardi 26 mai à 19 h 30, au cabaret Le Lion d’Or.

- Le Cabaret surréaliste avec les Éditions Rodrigol, animé par Pascal Fioramore, le samedi 30 mai à 21 h, sur la scène du chapiteau. Des voix singulières détourneront les sens, sans interdits.

- Une carte blanche au poète et critique de cinéma André Roy avec des films de fiction surréalistes belges où se télescopent l’image et l’imaginaire. Le jeudi 28 mai à 18h30, vendredi 29 mai à 20 h 45, samedi 30 mai à 17 h et le dimanche 31 mai à 17 h.

La Maison de la culture Plateau-Mont-Royal fera également écho au thème du Marché avec l’exposition Les enfants du surréalisme, née des rencontres fécondes de cinq poètes et d’autant d’artistes en arts visuels de la relève. Du 14 mai au 14 juin.

 

Pour s’approprier la poésie

De multiples autres activités permettront au grand public d’apprécier ce genre littéraire sous toutes ses formes:
- Les 40 ans des éditions Les Herbes rouges sur la scène du chapiteau. Le jeudi 28 mai à 21 h.

- La chambre de l’oubli, lecture par le comédien Paul Savoie d’extraits de la trilogie de romans graphiques de l’illustrateur et auteur Lino. Le vendredi 29 mai à 20 h, à la maison de la culture Plateau-Mont-Royal.

- Des interventions ludiques dans l’espace public, place Gérald-Godin et parc Denise-Morelle (situé sur la rue Rivard, au sud de Mont-Royal) par les productions Areuh.