Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23 janvier 2005

La poésie de la résistance amazighe au Maroc central

Izlan collectés et traduits par Ali Iken

Voici quelques "izlan" genre "Tamawayt" de la poésie de la résistance contre l'occupation française. le premier rend hommage à un combattant du nom Moha Azeggagh du village Ayt Wazag dans la vallée des Ayt Aïssa (Figuig) ;qui a participé à des dizaines de batailles, Boudnib (Errachidia),de Ain Arma (meknes),de Tazegzawt (Khenifra),de Baddou Goulmima, Errachidia) et de Bougafer (Tinghir, Warzazat).Il est mort en 1949 à Sidi Ifni (Tiznit) après le long périple des guerriers amazighs à travers les monts et déserts du Sahara sous occupation espagnole. C'est un poème qui nous rappelle comment Moha Azeggagh en participant au soulèvement de Talsint en 1925 a été recherché par l'armée française qui a encerclé un jour son village dés l'aube;mais il a pu déjouer le piège en se déguisant en "Khemmas"(paysan pauvre travaillant la terre pour les autres pour 1/5 des récoltes) alors il regagnait le maquis et se cacha dans une grotte, on l' y retrouva mais avec habilité et intelligence il a pu échapper en tuant un lieutenant et quatre de ses soldats:

Memmis n Ouzeggagh
ay as igan leâmart
i wassif n Ayt Âissa
ibubb snah ikchm ifri
ur irouh allig ingh lhakm.

C'est fils d Azeggagh
qui a redonné vie
au vallon d'Ayt Âissa
armes aux mains du fond d'une grotte
en tuant le chef savamment s'évade.

Lire la suite

(poste par Ali sur le forum

22 décembre 2004

Existe-t-il une ou des littératures berbères ?

Dans le forum, Ali nous présente la poésie Amazighe (berbère).

Existe-t-il une ou des littératures berbères ?

De par la diversité (ou plutôt la pluralité) des langues et parlers, il serait scientifiquement plus justifié de parler de « littératures berbères », dans leur ensemble, nous ont été connues grâce à un travail opiniâtre de différents collecteurs, qu’ils fussent des amateurs éclairés et souvent passionnés ou bien de bons spécialistes souvent rigoureux dans leur domaine de prédilections (universitaires, folkloristes au sens anglo-saxon du terme). Les recueils et les études d’essence académique, comme l’a montré A. Bounfour (Introduction à la littérature berbère, Louvain-Paris, 1999, p. 1), qui ont eu pour objet les littératures berbères ont traité de ces dernières « comme un champ documentaire souvent sommé de révéler la mentalité des Berbères, leur mode de vie, leurs mythes et leurs croyances ». Mais il ne s’agissait pas que de cela ; des spécialistes à l’instar de P. Galand-Pernet (Littératures berbères. Des voix, des lettres, Paris, 1998) ont sensibilisé toute une génération de chercheurs à des études d’esthétique et autres fonctions des poèmes et des chants berbères.

Par Ouahmi Ouldbraham.

Source : www.berberemultimedia.fr

Et pour entrer dans le vif du sujet, Ali nous présente Si Mohen

Ceci est mon poème;
Plaise à Dieu qu'il soit beau
Et se répande partout.

Qui l'entendra l'écrira,
Ne le lâchera plus
Et le sage m'approuvera :

Que Dieu leur inspire pitié;
Lui seul peut nous en préserver :
Qu'elles nous oublient, nous n'avons plus rien !