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19 février 2011

Une phrase de Proust

 

Le style de Proust est connu pour ses longues phrases. Hier soir, j'ouvre au hasard "Du côté de chez Swann" et voici ce que je trouve :

  Et sous tous les souvenirs les plus doux de Swann, sous les paroles les plus simples que lui avait dites autrefois Odette, qu'il avait crues comme paroles d'évangile, sous les actions quotidiennes qu'elle lui avait racontées, sous les lieux les plus accoutumés, la maison de sa couturière, l'avenue du Bois,l'Hippodrome, il sentait (dissimulée à la faveur de cet excédent de temps qui dans les journées les plus détaillées laisse encore du jeu, de la place, et peut servir de cachette à certaines actions) il sentait s'insinuer la présence possible et souterraine de mensonges qui lui rendaient ignoble tout ce qui lui était resté le plus cher, ses meilleurs soirs, le rue La Pérouse elle-même, qu'Odette avait toujours dû quitter à d'autres heures que celles qu'elle lui avait dites, faisant circuler partout un peu de la ténébreuse horreur qu'il avait ressentie en entendant l'aveu relatif à la Maison Dorée,et, comme les bêtes immondes dans la Désolation de Ninive,ébranlant pierre à pierre tout son passé.

Du côté de chez Swann, GF Flammarion , août 2009, p 514

  Pas mal, vous ne trouvez pas ? J'avoue que pour saisir le sens général de la phrase, j'ai dû la lire plusieurs fois, par petits segments répétés...Si vous n'avez pas de familiarité avec les personnages et le milieu social dépeints par Proust, allez voir un peu sur le Net, cela aide...O.

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20 janvier 2011

Ce-n'est-qu'un début !

 

La lutte des classes continue !
Est-ce que la grosse colère du peuple tunisien fait serrer les fesses aux conseils d'administration?
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10:11 Réagir

[Entretien avec Gérard Mordillat] La lutte des classes continue

Avec «Rouge dans la brume», le romancier de «Vive la sociale !» met en scène une révolte ouvrière dans une usine du nord de la France. Sur fond de désespoir, de violence mais aussi d’humanité


Né en 1949 à Paris, Gérard Mordillat a tourné une vingtaine de films, dont «Vive la sociale!» et «En compagnie d’Antonin Artaud». Il est l’auteur, avec Jérôme Prieur, de «Corpus Christi» sur les origines du christianisme. Il a réalisé pour France 2 l’adaptation de son roman, «les Vivants et les Morts». © François Catonné Né en 1949 à Paris, Gérard Mordillat a tourné une vingtaine de films, dont «Vive la sociale!» et «En compagnie d’Antonin Artaud». Il est l’auteur, avec Jérôme Prieur, de «Corpus Christi» sur les origines du christianisme. Il a réalisé pour France 2 l’adaptation de son roman, «les Vivants et les Morts». © François Catonné

Une entreprise du nord de la France. Sur décision de ses actionnaires américains qui préfèrent implanter son activité en Slovaquie, les 400 salariés sont licenciés du jour au lendemain. Le site est bloqué, les cadres séquestrés. Alors que deux autres entreprises entrent elles aussi en conflit, les ouvriers font l’apprentissage de la révolte cependant que leurs propres existences personnelles sont elles aussi bouleversées. Avec «Rouge dans la brume», Gérard Mordillat poursuit sa grande fresque de cette France qui refuse de se laisser broyer par les monstres cyniques de la finance.

 

lire tout :

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20110112.OBS6101/entretien-avec-gerard-mordillat-la-lutte-des-classes-continue.html



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07 septembre 2010

La poésie est partout

 

 


 

Henri Nanot, le paysan-poète

On ne compte plus les sobriquets dont le résistant limousin Henri Nanot accable le maréchal Pétain : « vieil hitlérien », « hybride dégénéré », « scélérat de Vichy », « dictateur », « vieux monstre étoilé »...

Il écrit ça dans « Scènes de la vie du maquis » (Lucien Soumy, 18 euros), un roman sorti, dès 1945, de l'imprimerie du « Populaire du Centre » et devenu introuvable. C'est un très bon portrait de groupe, au quotidien, des « hommes des bois » de la Haute-Vienne, ces FTP de Georges Guingouin qui combattirent en même temps les boches, les poux, la faim, le froid, et participèrent, en septembre 1944, à la libération de Limoges. En creux, on y lit l'autoportrait colérique d'un paysan-poète dont je m'étonne qu'il n'ait jamais inspiré un film.

nanot_0.jpg

Né en 1921, Henri Nanot avait rencontré l'infirmier André Breton pendant son service militaire dans l'armée de l'air et était demeuré son ami. Après la guerre, il retrouva sa petite exploitation agricole, s'inventa des pseudonymes provocants, tels Basile de la Bave ou Fiou de la Pantoufle, dévora Zola, Mallarmé, Saint-John Perse, et créa une revue, « Peuple », qu'il vendait sur les marchés. Socialiste et puis communiste, il milita pour l'indépendance de l'Algérie jusqu'au jour de 1957 où une bombe artisanale endommagea la maison de Marcel Champeix, sénateur de Corrèze et secrétaire d'Etat aux Affaires algériennes. Aussitôt soupçonné, Nanot nia et en appela à Breton. En vain. Il fut interné à l'asile et dans plusieurs prisons. Libéré en 1962, il perdit la raison pour de bon et mourut à l'hôpital psychiatrique de Limoges. Il avait 41 ans. Que reste-t-il aujourd'hui d'Henri Nanot ? Un fils, Jean-Jacques, qui continue de travailler à la réhabilitation de son père. Un bel éloge de feu l'éditeur René Rougerie, paru en 1988. Et ces trépidantes « Scènes de la vie du maquis » : elles montrent le grand écrivain libertaire qu'il eût été, si la société ne l'avait pas suicidé.

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100812/20721/henri-nanot-...
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05 septembre 2010

Un marteau-pilon pour écraser une mouche...

 

 

On emploie le mot fort, plagiat, à tort et à travers. La technique du "collage" ( ou "cut up", en littérature) emploie couramment le copier-coller, ça n'a rien à voir avec le plagiat, qui est l'appropriation frauduleuse de l'oeuvre LITTERAIRE. Et la prose de Wikipédia n'a rien de littéraire, tas de rigolos ! O.
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Michel Houellebecq a-t-il "plagié" Wikipédia?

Par Joffrey Bollée, publié le 03/09/2010 à 17:30

 
Michel Houellebecq a-t-il "plagié" Wikipédia?

DR

Le dernier roman de Michel Houellebecq, La carte et le territoire (Flammarion) contiendrait des passages directement issus de l'encyclopédie en ligne Wikipédia.

 

On savait l'auteur de La Possibilité d'une île enclin à décrire Mercedes et autres berlines comme si nous lisions leur fiche technique. Or comme le révèle Vincent Glad sur Slate.fr, Michel Houellebecq, dans La carte et le territoire, aurait recopié des pans entiers d'articles de Wikipedia (dont il est vrai que la formulation et le style sont des plus banals), sans en préciser l'origine. Ainsi, de la même manière que Jed, le héros de son roman, intègre des cartes Michelin à son travail d'artiste, Michel Houellebecq semble avoir intégré ces notices à son ouvrage.  

 

Lire tout :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/michel-houellebecq-a...

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01 septembre 2010

Qu'on l'aime ou pas, il est toujours là !

 

Michel Houellebecq a pris du coffre

L'intrigue, en quelques mots : Jed Martin, ancien étudiant des Beaux-Arts, après avoir photographié des séries d'objets du quotidien entreprend de réaliser des clichés bidouillés de cartes Michelin (objet emblématique que l'on retrouve dans plusieurs livres de Houellebecq). Cette première exploration - qui lui vaudra d'être soutenu par le fabricant de pneumatiques clermontois - n'aura qu'un temps, l'artiste délaissant la chambre photographique pour devenir peintre. Après une série de toiles dédiées aux « petits métiers », il passe à la vitesse supérieure en décidant de représenter les grands de ce monde avec des tableaux comme « Bill Gates et Steve Jobs s'entretenant du futur de l'informatique » ou « l'Introduction en Bourse de l'action Beate Uhse » (Uhse est la reine du porno-shop ; on appréciera le titre... NDLR). Cette veine bien plus commerciale l'incite à contacter Michel Houellebecq en personne pour lui demander de rédiger la préface d'un catalogue de son exposition dédiée aux portraits des grands de ce monde. Sachant que cette rencontre se fait par l'intermédiaire d'un Frédéric Beigbeder en chair et en os, l'irruption du romancier dans son propre récit paraît tout à fait naturelle. Moins naturel paraît son destin, puisqu'un beau jour le cadavre des « Particules » est retrouvé atrocement mutilé, ses lambeaux de chair dessinant sur le sol une toile à la Pollock. Un autre roman commence alors, policier celui-là, mené sur un mode que n'aurait pas désavoué Agatha Christie, si souvent citée dans les précédents récits de l'auteur de « Plateforme ».

houellebecq-chien.jpg
LYDIE/SIPA
Houellebecq et son chien

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27 août 2010

Vous ne trouvez pas qu'Amélie...

 

... nous la joue "Nuit des Morts Vivants" de plus en plus grave? Allez, je l'aime bien notre Amélie.O.

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Publié le 24/08/2010 à 10:48 - Modifié le 24/08/2010 à 11:04 Le Point.fr 2

 

Rentrée littéraire

Par Christophe Ono-dit-Biot

Rentrée littéraire : les coups de coeur du Point

Cette année, 700 romans pour le rentrée, dont 200 étrangers. © montage Le Point.fr

Cette année, 700 romans en librairie pour la rentrée, dont 200 étrangers. Beaucoup de tendances, aussi, entre exploration du mal, du chaos du monde ou du passé le plus intime. Sept cents romans, c'est-à-dire autant de visions du monde, de la plus apaisée à la plus parano. Grandes fresques ou fables métaphysiques, de Nothomb (lire notre article) à Will Self (lire notre article), de Houellebecq à Coetzee (lire notre article), voici, complétés au fil des semaines, les choix du Point dans ce magma de mots aussi bouillonnant que stimulant.

 

Retrouvez en images :

La rentrée littéraire (1) : par monts et par mots

La rentrée littéraire (2) : le monde est un roman


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04 août 2010

Poe aurait aimé...

 


...

... il nous aurait fait une de ses "Histoires extraordinaires" avec cette histoire vraie...O.
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Le doyen de Tokyo retrouvé mort... depuis 30 ans

La police japonaise ne s'attendait certainement pas à ça. Chargée par l'administration d'effectuer un recensement des plus vieux habitants de Tokyo en vue de l'organisation d'une journée de respect aux anciens, elle a découvert que le doyen présumé de la ville gisait dans son lit depuis plus de trente ans, réduit à l'état de momie. Lire la suite l'article


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10:28 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

03 août 2010

C'est vrai que cette pièce montée est d'anthologie !

 

...

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Un dictionnaire de ses citations

Dans Flaubert, tout est bon

Par Jacques Drillon

Où il est question de pièce montée, de carottes de tabac, de perroquet, de positivisme, de Byron, et surtout de style. A faire enrager le lecteur...

Ce gros dictionnaire n'est pas un recueil de dissertations. Il est plutôt une immense série d'entrées, souvent brèves, presque toujours inattendues, composées en grande partie de citations : Flaubert, bien sûr (oeuvres et correspondance), mais aussi Du Camp, les Goncourt, et autres contemporains. C'est en quelque sorte le Monde selon Flaubert. Tant il est vrai qu'à l'instar de Balzac ou de Proust il n'est guère de sujet sur lequel il n'ait eu son idée, ou plutôt sa phrase, « ficelée comme des andouilles et des carottes de tabac », et qui ne lui est venue qu'après avoir « masturbé le vieil art jusque dans le plus profond de ses jointures », non sans quelque regret « qu'aussitôt née, l'idée n'eût pas sa forme toute faite ».

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(c)Goldner - Sipa
Gustave Flaubert (1821-1880).

Ouvrons le livre page 554 : on y trouve « Port », « Portrait », « Portrait de Lord Byron », « Poses plastiques » (un scénario de conte), « Positif », « Position », « Positivisme », « Postérité », « Potage », « Pou », « Pouchet » (celui qui défendait la génération spontanée) et « Pouchet », fils du précédent, qui a renseigné notre auteur sur les maladies du perroquet. On voit à ce bref listage que tout est dans ce livre, puisque tout est dans Flaubert.

Ainsi, faisant face à l'entrée « Phrase », on trouve une notice consacrée à l'expression « Pièce montée », qui reprend une seule phrase, justement, extraite de « Madame Bovary », laquelle décrit, de bas en haut, un incroyable gâteau de mariage. Une phrase comme nul ne sait plus en faire, une phrase parfaite, large à sa base, allant s'étrécissant d'étage en étage vers les « deux boutons de rose naturels, en guise de boule, au sommet ». Cet « au sommet » conclusif, et qui achève l'édifice en trois syllabes fragiles, quoique savamment posées, vous donne envie de relire tout le livre.

 

Lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100723/20586/dans-flauber... le blog de la Micronésie poétique
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21 juillet 2010

Marcheur infatigable...

...


Jacques Lacarrière, amoureux de la Grèce, de ses sentiers, de son histoire... Un "marcheur infatigable"... que  Antonio Machado aurait accompagné...O.

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«L'Été grec» de Jacques Lacarrière

Par Sylvie Prioul

En 1976, Jacques Lacarrière racontait comment il avait arpenté la Grèce pendant vingt ans. Depuis, le pays a bien changé, mais son livre est resté

« Ce bloc de 45 francs de signes imprimés dégage des odeurs insistantes et des parfums tenaces.» C'est ainsi que Claude Roy présentait « l'Eté grec » dans « le Nouvel Observateur » du 15 mars 1976.

 

L-ete-grec-Jacques-Lacarriere.jpg

Trente-quatre ans plus tard, il en coûte 7,80 euros pour plonger à nouveau dans ce monde de senteurs mêlées, « résine, térébinthe, myrrhe, thym, origan, sauge et menthe sauvage. Et la terre elle-même, son goût de poussière sèche, de cendre ambrée ».

Cette terre grecque, Jacques Lacarrière l'a arpentée vingt années, la découvrant pour la première fois en 1947 avec la troupe du Théâtre antique de la Sorbonne :

« L'essentiel de ce que j'appris au cours de mon premier voyage, c'est que la Grèce existait toujours. Il y avait bien ici ou là des ruines, mais il y avait aussi et surtout une terre qui s'appelait encore la Grèce et qui était peuplée de Grecs.»

Cette Grèce est alors en pleine guerre civile et, tandis qu'il se rend à Delphes, dans la zone tenue par les partisans communistes, il se sent délivré à jamais « du mirage des pierres ». Iakobos - Jacques - reviendra dans ce pays tous les étés, jusqu'à la prise du pouvoir par les colonels en 1967, avec son vieux sac de couchage bleu.

Grece_Daniel-Thierry_Photononstop_AFP.jpg
(c)Daniel Thierry-Photononstop-AFP
Marcheur infatigable, il nous entraîne dans la Grèce byzantine, à Athos, de monastère « à vin » en monastère « à raki », évitant les trop pressantes avances de certains moines, guérissant à Prodromos d'une forte fièvre par une friction d'huile de foetus de rat, et interrogeant Nikône, l'ermite russe de Karoulia.

Lire la suite :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20100713/20453/lete-grec-de...
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23 juin 2010

fille et père...

Mer 23 juin 2010, 0h 51min 25s

...


Un cri

Par Jérôme Garcin

Géographe d'exception, il enseigna à la Sorbonne et dans le monde entier. Spécialiste de l'URSS, il adhéra au Parti communiste. Membre de l'Institut, il mourut en 2006, à 97 ans, chargé de gloire et de titres, dans une maison délabrée et sans électricité. Ceux qui l'ont admiré le reconnaîtront. Les autres s'accommoderont du pseudonyme que, par pudeur, Nicole Lombard lui donne dans son récit autobiographique : Didier Charles.

Un-pere-que-j-avais_Nicole-Lombard.jpg

Nicole Lombard est sa fille, née d'un premier mariage, ou plutôt d'un premier divorce. Une fille non grata que le grand homme souhaitait biffer de sa vie, oublier. Il préférait se flatter d'avoir, d'une autre femme, plus jeune, deux fils (dont l'un est le brillant auteur d'« A la rencontre des disparus »). Jamais il ne s'inquiéta du sort de sa fille, jamais non plus il ne déboursa un centime pour sa subsistance ou son éducation. La première fois que, à sa demande, Nicole, alors étudiante, rencontra son père, ce fut sur un pont de Lyon, en coup de vent. Ils se revirent parfois, comme des étrangers qui ne parlent pas la même langue.

Nicole Lombard, qui campe aujourd'hui sur l'Aubrac où elle recueille des animaux abandonnés, veut comprendre pourquoi elle a été effacée à la manière dont les Soviétiques faisaient disparaître sur les photos des personnages compromettants. Elle a beau écrire avec une exquise délicatesse, son livre est un cri. D'enfant.

J.G.

« Un père que j'avais », par Nicole Lombard,
Editions du Bon Albert, 178 p., 15 euros

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100604/19841/un-cri
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01 avril 2010

Florence Aubenas, les yeux ouverts...


Publié le 26/03/2010 à 07:44 - Modifié le 26/03/2010 à 13:34 Le Point.fr

COLÈRE

Malhonnête, Florence Aubenas ?

Par Christophe Ono-Dit-Biot

Malhonnête, Florence Aubenas ?

Florence Aubenas, auteur du "Quai de Ouistreham" (L'Olivier) ©Patrice

 

 

On entend, ici où là, des voix s'élever contre Florence Aubenas, coupable d'avoir écrit un très bon livre qui se vend. Un très bon livre qui ne se vend pas, hélas, ne suscite pas la jalousie. Hélas, parce que c'est le talent qui devrait susciter la jalousie, pas ses conséquences. On a entendu, ainsi, version rabat-joie-je-peux-faire-la-même-chose : "Facile d'aller chez les pauvres pendant six mois quand on sait qu'on peut retourner ensuite chez les privilégiés." Version avide : "L'argent qu'elle va se faire sur le dos de ces pauvres gens... "Version perverse, enfin : "Quand on pense qu'elle a pris le travail de quelqu'un qui en avait vraiment besoin." Tout juste si ces cancaneurs ne rêvent pas qu'on vienne inculper l'ex-otage pour arnaque à Pôle emploi. De qui se moque t-on ? Pourquoi ne pas se réjouir ? Se réjouir d'avoir ce livre entre les mains ? Se réjouir que ça existe encore, de se tenir à cette idée toute simple qui veut que, quand on écrit sur un sujet, on s'y immerge, on touche, on voit, on sent, on... frotte. Grâce à Florence Aubenas, la France entière frotte. La France entière a l'impression de "faire les sani", en "perdant deux heures pour en gagner une". "À l'impression", parce que ça reste quand même un livre.

lire la suite :
http://www.lepoint.fr/culture/2010-03-26/colere-malhonnet...
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29 mars 2010

Le Mozart du roman ?



Charles-Antoine, 11 ans, trois livres publiés et plein de projets

Charles-Antoine, 11 ans, trois livres publiés et plein de projets

A 11 ans, Charles-Antoine Cros a déjà trois livres publiés à son actif, un quatrième en cours et plein de projets dans sa petite tête brune.


A 11 ans, Charles-Antoine Cros a déjà trois livres publiés à son actif, un quatrième en cours et plein de projets dans sa petite tête brune.

"J'en suis à mon troisième Salon du livre à Paris et à mon troisième livre", explique à l'AFP, avec simplicité et tout sourire, ce petit prodige coiffé pour l'occasion d'un chapeau de pirate.

Sur le stand des Editions du Lys Noir, qu'il a lui-même largement décoré, le jeune collégien, déjà en classe de 5e, confie être en train de préparer un quatrième livre "sur les rapports père-fils", lui qui a deux grandes soeurs, l'une comptable, l'autre qui rêve d'être styliste. Leur mère, Anna Cros, écrit elle aussi, des contes et des romans policiers pour enfants et adolescents et a fondé les éditions du Lys Noir.

"Il n'y a que deux auteurs dans le catalogue pour l'instant, moi et ma mère", plaisante Charles-Antoine qui a commencé à écrire son premier petit livre "La fiancée du pirate" à 5 ans.

 

Lire la suite :

http://www.lepoint.fr/culture/2010-03-28/charles-antoine-...

 

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27 mars 2010

Allez, un ptit poème en prose...


Tendresse et arrachement

Tu tiens ce galet dans ta main. Sa forme harmonieuse, son grain doux et fin invitent à la caresse, ses veines rêveuses au voyage...Ce voyage ! depuis la pierre tourmentée, aux arêtes tranchantes, brutalisée par le torrent de l'Alpe , jusqu'à l'objet simple et pur qu'un courant majestueux a déposé sur cette plage,combien de chocs, de frottements et d'éclats, luttes et sacrifices, concessions et victoires avec d'autres pierres, avec et contre , dos à dos, épaule contre épaule.Et maintenant ces millions de galets de la rive, scandant avec un bel ensemble : Liberté ! Egalité ! Fraternité !

O.270310

Et n'hésitez pas à envoyer vos textes !


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19 mars 2010

Une grande dame...


Oui, décidément, j'aime les femmes ! O.

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Simone Veil, une femme d'exception Elle est la sixième femme à faire son entrée à l'Académie française . Elle est devenue immortelle. Une consécration pour cette femme au parcours exceptionnel. Retour sur cette femme au caractère bien trempé et aux multiples combats. P
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20 novembre 2009

On n'arrête pas de l'embaumer...

Sarkozy: Albert Camus au Panthéon, un

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Bruxelles que "ce serait un symbole extraordinaire" de "faire entrer Albert Camus au Panthéon", un demi-siècle après la mort accidentelle du prix Nobel de littérature.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-19/sarkozy-albert-c...

 

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Culture ou cuisine pré-électorale ? Quand les sondages sont au plus bas, on cherche quoi se mettre comme coussin sous le derrière .... Un écrivain politiquement correct, ça ne mange pas de pain...O.


 
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17 novembre 2009

Lautréamont bouge encore !

Lautréamont best-seller !

publié le 16/112009 à 14:41 - mis à jour le 17/112009 à 09:44

 

Réunissant ses oeuvres complètes, le recueil posthume est un succès commercial.

Sorti il y a un mois et demi, le volume de la Pléiade consacré à l'auteur des Chants de Maldoror a fait un tabac : 7 000 exemplaires imprimés, 5 000 vendus. Un score inhabituel pour de la poésie, surtout si l'on songe que Lautréamont n'avait pas vendu un seul livre de son vivant.

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  Et si on rappelle que la Bien-Pensance patentée et décorée l'a réduit au silence pendant un demi-siècle ( ce sont les surréalistes qui l'ont ramené au jour...) il y a de quoi doublement fêter ça...

  A propos, qu'en pense aujourd'hui la Bien-Pensance? Et qui sont les Lautréamont d'aujourd'hui ? ( ne demandez pas la réponse à Philippe Sollers, ce papiste ...) O.


 

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20 mai 2009

Maldoror

La lecture des "Chants de Maldoror", une planète encore peu explorée, continue sur PROSES. Quelques morceaux choisis du chant cinquième, cinquième strophe :

 

1. "O pédérastes incompréhensibles, ce n´est pas moi qui lancerai des injures à
votre grande dégradation ; ce n´est pas moi qui viendrai jeter le mépris sur
votre anus infundibuliforme."

Maldoror invoque les "pédérastes" , ce qui était à l'époque ( et encore dans les
romans de JP Sartre) l'appellation générique des homosexuels et des pédophiles.
Il se proclame tolérant, refusant de les accabler de son mépris, mais tout le
texte reflète la réprobation sociale. "Infundibuliforme" : qui a la forme d'un
entonnoir. Sacré Isidore !


2. "Et vous, jeunes adolescents ou plutôt jeunes filles, expliquez-moi comment
et pourquoi (mais, tenez-vous à une convenable distance, car, moi non plus, je
ne sais pas résister à mes passions) la vengeance a germé dans vos coeurs"

Naturellement, les proies du pédophile nourrissent un fort ressentiment. Ce
qu'a dû éprouver le jeune Ducasse à l'égard du professeur Hinstin - mais ses
sentiments étaient confus et contradictoires. Rappelons que les "Chants" sont
dédiés, entre autres (notamment des condisciples) au professeur Hinstin, qui
avait certainement une position de notable et un prestige d'érudit.

3. "Vous la faites rougir de ses fils par votre conduite (que, moi, je vénère !)
"
L'ambivalence des sentiments de Maldoror

4. "Il a fallu que j´entr'ouvrisse vos jambes pour vous connaître et que ma
bouche se suspendît aux insignes de votre pudeur."
Qu'en termes poétiques cela est dit ! On est en droit de penser que les jeunes
élèves d'Hinstin pratiquaient cette action, sur ses directives sans doute.

5." Oh ! si au lieu d´être un enfer, l´univers n´avait été qu´un céleste anus
immense, regardez le geste que je fais du côté de mon bas-ventre : oui, j´aurais
enfoncé ma verge, à travers son sphyncter sanglant, fracassant, par mes
mouvements impétueux, les propres parois de son bassin ! "

Image surréaliste : Maldoror sodomisant l'univers ! L'acte de vengeance semble
incontestable.

6." En attendant, que celui qui brûle de l´ardeur de partager mon lit vienne me
trouver ; mais, je mets une condition rigoureuse à mon hospitalité : il faut
qu´il n´ait pas plus de quinze ans."

Subrepticement, Maldoror est devenu le "pédéraste"

7." l´opacité, remarquable à plus d´un titre, de cette feuille de papier, est un
empêchement des plus considérables à l´opération de notre complète jonction.
Moi, j´ai toujours éprouvé un caprice infâme pour la pâle jeunesse des colléges,
et les enfants étiolés des manufactures !"

Encore une image capable de combler d'aise les surréalistes : la rencontre , et
l'opposition, du monde réel ( les corps) et du monde de la fiction ( la feuille
de papier). Le jugement moral revient au galop ( un caprice "infâme")

8. "Malheureusement que de siècles ne faudra-t-il pas encore, avant que la race
humaine périsse entièrement par mon piége perfide !"

Et toujours la pulsion de destruction de l'humanité !

09:20 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

04 février 2005

Ecrire...

Je viens de lire sur le Blog à Léah ce passage de Barthes... Je me demandais si ça ne serait pas amusant d'en trouver d'autres, d'auteurs reconnus ou bien nos propres réflexions sur l'acte d'écrire ? Dans le forum, j'avais déjà cité Emaz, mais d'autres ont écrit dans ce sens ! Je pense à Reverdy à Simeon entre autres...

Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure.

Roland Barthes, Sur Racine Seuil 1963

(posté par Cécile)

23:10 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (1)

22 janvier 2005

Petite bibliographie

Sur Bagarres Littéraires, les membres nous donnent leur petite bibliographie pour apprendre ou relire la poésie.

Vous trouverez les listes de chevet dans les fichiers du groupe.

Pour commencer voici celle D'Orlando. Il viendra la compléter au fil de ses lectures.

Débuter, comme c'est charmant!Une page toute neuve sur laquelle va
s'écrire une histoire poétique personnelle...Voici une petite
bibliographie très succincte, pour commencer:

J'ai sur mon bureau, en permanence ,un excellent
petit "Dictionnaire de Poétique",de Michèle Aquien, Le Livre de
poche,1993,n°30/8073/6 -j'espère pour vous qu'il ne sera pas
épuisé. Tout sur les mots techniques de la poésie.

Puis, un petit "dictionnaire de la poésie française contemporaine",
de Jean Rousselot ,Larousse,1968 (âïe aïe aïe c'est pas tout jeune!!!
est-ce qu'il aura été réédité?On doit trouver en librairie des
équivalents. En tout cas ça vous montre depuis combien de temps je
rame sur cette galère!)

Ensuite, plusieurs anthologies. Mon anthologie de référence
perpétuelle, l'excellent "Livre d'Or de la Poésie Française " de
Pierre Seghers, Marabout Université n° 61/41,sans date, mais ça doit
tourner aussi autour de 1968.

Puis , du même Pierre Seghers, chez Marabout Université
également, Le Livre d'Or de la Poésie française contemporaine, en deux
volumes,1977,n° 0099/27 et 0099/28.Excellent aussi.

Toute récente, l'Anthologie de la poésie française du XXème
siècle, deux volumes, le premier de Michel Décaudin, préface de Claude
Roy;le deuxième de Jean-Baptiste Para, préface de Jorge
Semprun, Poésie/Gallimard, février 2000.

Enfin, un ouvrage d'histoire de la poésie dressant un tableau de
la naissance de la poésie moderne:"De Rimbaud au Surréalisme",de
Georges -Emmanuel Clancier, Seghers éditeur,1974.

Et puis quand on débute ya pas de honte à retourner à
l'école, alors je vous signale une excellente collection scolaire
dans laquelle je ne dédaigne pas d'aller puiser, Folio Junior
Poésie, avec deux séries, la série thématique et la série "un
poète".Extrait (bref) du catalogue:La Liberté en poésie, La mer
en ",le rire en ",l'arbre en ",l'amour et l'amitié en ",etc...Arthur
Rimbaud un poète, Jacques Prévert un ",Claude Roy un ",Jean Tardieu
un ",Raymond Queneau un "...etc...

Pour terminer, si vous avez la chance d'avoir une librairie
universitaire non loin de chez vous ,courez-y ,vous trouverez
certainement de bons petits ouvrages d'initiation sur la
technique. J'ai beaucoup utilisé "les Vers français" de Frédéric
Deloffre, un petit bouquin très bien fait mais dont j'ai oublié
l'éditeur.

Je rajoute(03.01.03) La Versification, de Pierre Guiraud, collection Que Sais-je ? – signalé par Christiane

Allez, bonnes lectures, et n'oubliez pas que la poésie marche sur
deux papattes:lecture et écriture .Sinon, ça boîte. Amitiés à
tous. Orlando.



22 décembre 2004

Le vers est dans le fruit

Une bagarre avait commencée... Orlando continue sa présentation avec le vers libre...

Ainsi, on peut sans trop de risque faire le pari suivant : si on présente en prose n’importe quel poème voulu par son auteur en vers libres, tout lecteur non averti (ne connaissant pas l’original) n’y verra que du feu.

Est-ce à dire que les poèmes en vers libres ne sont que de la prose découpée ? Non, non, la plupart du temps non.

Le lecteur est fondé à penser que le poète vers libriste, arrivant au n.ième mot de sa ligne, à la n.ième syllabe, ressent l’impérieuse nécessité d’aller à la ligne. Il faut espérer qu’il ne prend pas cette décision au hasard, ou seulement pour que son texte ne ressemble pas à de la prose. Le retour ( appelons entrée le début d’un vers libre, et retour le fait d’aller à la ligne pour une raison autre que la fin d’un paragraphe –pour cause de vers libre, et non de prose) , le retour doit avoir une valeur poétique. Soit que le vers ainsi délimité par une entrée et un retour ait précisément le rythme voulu, soit que le dernier mot du vers ou le premier du suivant est affecté d’une valeur expressive , ou mieux encore pour les deux raisons, rythmique et expressive. Si aucune de ces deux valeurs n’est reconnaissable, le retour peut encore représenter un trait stylistique : le style c’est l’homme, n’est-ce pas, et une prédominance d’un certain type de vers, ou une certaine façon de les mêler, peut être caractéristique de certain auteur.

Si le lecteur ne trouve ni rythme ni expressivité dans un ensemble de vers libres, il peut encore espérer y rencontrer un style. Mais si de surcroît le style est lâche, indéfini, alors il ne reste plus qu’à classer ce vers dans le dossier « Prose découpée », ne visant à avoir l’air d’un vers que pour que le texte ait l’air d’un poème. D’où se déduit l’impératif catégorique du vers libriste :

Ton vers doit être l’image de ta personnalité. Et il doit aussi souvent que possible être expressif par son rythme, et par la position stratégique de mots ou expressions choisis.



…à suivre…

22:29 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)