24 novembre 2009

James Ensor, un génie de la comédie humaine

Artiste-peintre belge, James Ensor a adheré aux mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle. Il a laissé une œuvre expressionniste et originale. James Ensor, L'Intrigue, 1890, Huile sur toile, 90 x 150 cm.

Artiste-peintre belge, James Ensor a adheré aux mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle. Il a laissé une œuvre expressionniste et originale. James Ensor, L'Intrigue, 1890, Huile sur toile, 90 x 150 cm. Musée Royal des Beaux Arts, Anvers
Jusqu'au 4 février 2010, le musée d'Orsay propose une exposition de plus de 90 tableaux, dessins et gravures du Belge James Ensor (1860-1949), l'un des maîtres du modernisme en peinture.
Lire " Hanté par ses démons",un article de Véronique Prat :

14 novembre 2009

A Lyon, encore...

Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon...
Les modernes s’exposent au musée des Beaux-Arts

10 octobre 2009 - 15 février 2010


Présentation de l'exposition par Sylvie Ramond,
Directeur du musée et commissaire de l'exposition (vidéo 2'08'').


Le musée des Beaux-Arts conserve une très riche collection d’œuvres du XXe siècle. La collection est aujourd'hui présentée au public dans les salles d’expositions temporaires et complétée par des prêts extérieurs. Près de 200 œuvres témoignent des grands mouvements artistiques du XXsiècle. Certaines pièces, méconnues du public, longtemps conservées dans les réserves, sont aujourd'hui visibles.

 

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Francis Bacon, Etude pour une corrida, n°2 (c) / Photo RMN Ojéda-Le MageThe Estate of Francis Bacon / Adagp Paris 2009

La collection d'œuvres modernes du musée des Beaux-Arts de Lyon illustre la plupart des grands mouvements de l’art moderne :

- Le fauvisme (Dufy, Marinot, Marquet)

- Les avant-gardes russe et allemande (Gontcharova, Larionov, Jawlensky)

- Le cubisme (Gleizes, La Fresnaye, Hayden, Survage) réunis autour du Violon de Braque (1911). D’autres artistes sont particulièrement bien représentés tels que Suzanne Valadon, Utrillo, mais aussi Bonnard, Vuillard, Chagall ou Dufy.

- La figuration réaliste entre les deux guerres forme un autre centre d’intérêt de la collection : Picasso avec une série de natures mortes des années 40, dont Le Buffet du Catalan (1943), et Matisse avec Jeune Femme en blanc, fond rouge (1946) occupent une place de choix.

- L’abstraction française non géométrique des années 50 et 60 : Bazaine, Manessier, Le Moal, Bryen, Geer et Bram van Velde, ainsi que Maria Helena Vieira da Silva et de Staël. Premier tableau de l’artiste à avoir été acquis par un musée français, le Paysage Blond de Dubuffet (1952) fait écho aux compositions abstraites d’Atlan, Debré et Tàpies.

Le legs exceptionnel de l’actrice Jacqueline Delubac, en 1997, a fait entrer au musée un ensemble d’œuvres de Braque, Léger, Dufy, Fautrier, Hartung, Lam, Victor Brauner, Dubuffet, Bacon… qui constituent désormais le noyau phare de cette collection. Au sein de cette donation domine la Femme assise sur la plage (1937) de Picasso.

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Henri Matisse, Modèle allongé, robe blanche, 1946, musée des Beaux-Arts de Lyon (c) Succession Henri Matisse

Depuis, mentionnons le legs d’André Dubois, qui enrichit en 2005 la section du cubisme.

Cet accrochage de la collection d’art moderne du musée sera complété par :
- des prêts de fondations (Dubuffet, Hartung),
- de la collection de la Société Générale,
- de galeries (galerie Louis Carré, galerie Louise Leiris),
- de familles d’artistes (Bissière, Lardera et Germaine Richier)
- et de collectionneurs particuliers (Atlan, Rebeyrolle).


Durant l’exposition, des travaux de réaménagement sont programmés dans les espaces d’exposition permanente que les œuvres regagneront dès le printemps 2010.

Commissariat de l’exposition Sylvie Ramond, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, conservateur en chef du patrimoine et Laurence Berthon,

13 novembre 2009

L'art, l'amour, la mort...

"Ohne Titel", une oeuvre de Jörg Immendorff, une des pièces maîtresses de l'exposition Deadline

Par Suliane Favennec

http://www.lepoint.fr/guide-sorties/2009-10-26/exposition-deadline-ou-l-approche-de-la-mort/2017/0/389129

Cette exposition est consacrée à certaines oeuvres "tardives" de douze artistes internationaux : Absalon, Gilles Aillaud, James Lee Byars, Chen Zhen, Willem de Kooning, Felix Gonzalez Torres, Hans Hartung, Jörg Immendorff, Martin Kippenberger, Robert Mapplethorpe, Joan Mitchell, Hannah Villiger. Conscients de la mort imminente, en raison de la vieillesse ou de la maladie, ces artistes ont intégré dans leur travail l'urgence de l'oeuvre à achever et le dépassement de soi.

Jörg Immendorff, artiste néo-expressionniste allemand, mouvement appelé aussi les "nouveaux fauves", était atteint de la maladie de Charcot au moment de sa création "Ohne Titel" (Sans titre) en 2006. Il s'agit d'une huile sur toile de 150 x 180 cm.

Regardez "Ohne Titel", analysé par la commissaire de l'exposition Odile Burluraux.





Deadline jusqu'au 10 janvier, musée d'Art moderne. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Nocturne le jeudi jusqu'à 22 h. Informations : 01 53 67 40 00. Site Internet : www.mam.paris.fr

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


11 novembre 2009

Dessine-moi un village...

Katerina SEDA

 

Née en 1979 à Brno, République Tchèque.
Vit et travaille à Prague.

Les interventions de Katerina Seda sont autant d’expériences de vie. Intéressée par les modes de communication qui légifèrent les relations entre membres d’une même communauté, elle met en oeuvre des protocoles d’échange qui rendent les relations humaines qu’elles suscitent d’autant plus poignantes.

 

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Une artiste dont l'oeuvre est particulièrement intéressante. Présente à la Biennale de Lyon. Présentation et commentaire sur ArtPoésieMouvement  http://fr.groups.yahoo.com/group/Arts_Poesie_Mouvement/?y...

18 octobre 2009

Ascenseur pour l'échafaud

De Juliette Gréco à «We Want Miles»

Le Paris de Miles Davis

Par Bernard Loupias

En 1949, Miles Davis découvre la France. Coup de foudre, prolongé aujourd'hui par une expo, des livres et un coffret monstre, précisément l'année du cinquantenaire de « Kind of Blue »

 

 

 

Ce 8 mai 1949, le Festival international de Jazz de Paris propose une affiche en or massif, avec Charlie Parker, Sidney Bechet et le quintet codirigé par le pianiste Tadd Dameron et Miles Davis, le trompettiste dont tout le monde parle. Il faut dire qu'à 23 ans ce brillant jeune homme, beau comme un astre, a déjà joué avec Parker, le dieu du be-bop, et vient d'inventer le jazz cool. « C'était mon premier voyage à l'étranger, et il a changé à jamais ma vision des choses, écrira Miles Davis dans son autobiographie. J'adorais être à Paris, j'adorais la façon dont on me traitait. [...] C'est là que j'ai rencontré Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso et Juliette Gréco. Je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie. »

 

En quelques jours, ce jeune Noir américain découvre un sentiment de liberté inédit et tombe éperdument amoureux d'une jeune «existentialiste», Juliette Gréco, qui le lui rend bien : « Elle m'a appris ce que c'était d'aimer quelqu'un d'autre que la musique. Juliette a probablement été la première femme que j'aie aimée comme un être humain, sur un pied d'égalité. » Miles adore Paris, mais il a besoin de New York. De cette ville sous haute tension et de l'incroyable concentration de talents qu'elle abrite. Rester en France ? Fors l'amour qu'il porte à Juliette Gréco, autant demander à un cantaor de flamenco de quitter l'Andalousie pour le Groenland.

 

Il reviendra à Paris sept ans plus tard, en 1956, pour une tournée européenne où il sera accompagné par le trio de René Urtreger, un tout jeune pianiste parisien de 22 ans. Miles tombe encore amoureux, cette fois de Jeanne de Mirbeck, la soeur d'Urtreger, qui, un an plus tard, traînera son amant à une projection d'un film encore en chantier. Il en improvisera la musique d'une traite dans la nuit du 4 au 5 décembre : la légende d'« Ascenseur pour l'échafaud », de Louis Malle, vient de naître.

We-want-Miles.jpg

 

Un géant de la musique. Et dire que je l'ai vu sur scène ! yen a qu'ont dla veine, tout dmême !

lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/

10 octobre 2009

Dans le simple appareil / D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil

 

  Le corps humain est depuis toujours une source d'inspiration majeure pour l'art.  A la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, en 2007, il en était pourtant fait un usage contestable : une trentaine de personnes,tous nus comme des vers, sur un bruitage quelconque, exécutaient une espèce de gymnastique . Embarras et agacement d'être , en tant que visiteur, embarqué à "l'insu de mon plein gré" dans une situation de voyeur-vu, de sujet et peut-être objet, puisque la scène, les spectateurs + le groupe de nus, pouvait être filmée et devenir à son tour spectacle.Détestable !

  En revanche, le travail de ce photographe américain mérite respect et considération. Il était aussi à la Biennale en 2005 et avait photographié des centaines de nus sur le quai du port fluvial, entre les containers multicolores , et aussi sur une passerelle au-dessus de la Saône. Allez le voir :

http://www.spencertunick.com/

  Le reportage "Biennale de Lyon 2009" continue sur Arts,Poésie,Mouvement

 

02 octobre 2009

Mazette ! j'peux vous inviter à dîner?

 

Publié le 17/09/2009 - Modifié le 18/09/2009 N°1930 Le Point

Au Louvre, le choc des titans

Titien, Tintoret, Véronèse : trois génies, trois rivaux pour conquérir Venise. La concurrence à son meilleur.

Jean Pierrard

Au Louvre, le choc des titans

Titien - Danae Prado

Une anecdote suffit à résumer le propos de la prochaine exposition du Louvre. Milieu du XVIe siècle, place Saint-Marc à Venise : la polémique enfle sous les auvents destinés à protéger les Vénitiens de la pluie et du soleil. Qui sera chargé de décorer le plafond de la bibliothèque Marciana que Jacopo Sansovino vient d’achever derrière le campanile ? Tintoret, le jeune lion qui a bousculé la scène vénitienne en faisant exploser l’espace de ses tableaux ? A la surprise générale, c’est un autre jeune qu’on sort finalement du chapeau. Un dénommé Paolo Caliari, originaire, dit-on, de Vérone.

Chargés de désigner un vainqueur, Titien et Sansovino ont froidement éliminé Tintoret. Cela fait plus de quatre décennies que Titien règne sur la lagune, il n’allait tout de même pas se laisser dépasser par un rapin n’ayant fait qu’un passage éclair dans son atelier. Titien se venge donc en choisissant Véronèse. Apparemment, Tintoret n’en tiendra pas rigueur à Titien. Lorsque, quelques années plus tard, à l’occasion d’un nouveau cycle décoratif, il revint à la Marciana, il y exécuta un « Diogène » dont les coups de pinceau fort titianesques peuvent se voir comme un hommage à l’endroit de son prestigieux aîné.
 

 

Lire la suite :

http://www.lepoint.fr/actualites-exposition/2009-09-17/ti...

 

 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

30 septembre 2009

Art Contemporain à Lyon : Salut les gones !

Jusqu'au 3 janvier 2010, la Biennale d'Art Contemporain de Lyon ouvre ses portes au public ! Notre MicPo y dépêche deux envoyés spéciaux, Orlando et Escandille , qui  enverront des aperçus et impressions régulièrement, sur ArtsPoésieMouvement. En attendant, si vous voulez vous faire une idée par vous-même, c'est ici :
 
Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

27 septembre 2009

Lève l'ancre pour une exotique nature ! (Mallarmé)

Les matins sont des voiliers prêts à appareiller, cap sur de nouveaux mondes ! Voici une artiste dont j'apprécie les oeuvres , dont j'ai déjà parlé ici :
 

S.Boudet
Peintures originales sur toile - Provence

ENTREZ dans le site http://sylvieboudet.free.fr

http://sylvieboudet.free.fr
SYLVIE BOUDET Peinture en Provence - France
-
Création originale de tableaux,
art contemporain

A la frontière de l'art figuratif et de la peinture abstraite, le peintre trouve son chemin dans l'agencement recherché des vibrations de couleurs. Entre elles les couleurs vibrent, s'effacent ou s'opposent pour trouver leur place.Dans l'espace d'un rêve, c'est la découverte, le cheminement vers la recherche de l'équilibre et de l'harmonie. Le tableau se révèle dans une ambiance de lumière de provence. Laisser une fenêtre ouverte à l'instant privilégié de l'imaginaire, dont le langage ne s'exprime pas avec des mots.

 

Expositions de peintures dans le Sud de la France PROVENCE :
Uzès, Castillon-du-Gard, Avignon et autres villages de vaucluse, Saint-Remy-de-Provence, Marseille, Lyon, Paris, Valence, Cluny
Expositions à l'étranger Belgique, Grand duché, Suisse


Paintings from Provence SYLVIE BOUDET / original paintings, contemporary art on www.sylvieboudet.com - the south of france color

In the space of a dream my painting is standing between representative and abstract art, trying to find the balance between shapes and colours, in the space of the movement. The main subject, of colours and textures is made with oil painting technology combined with intense and various elements of pigments. Mixed media on paper or cardboard. Palet knives, brushes, different implements to model and transform the original matter, between engraved elements or sweetness areas of breathing. The Time of painting, successively, layer by layer, the canavas is emerging, little by little, creation is emerging, painting's living. What kind of alchemy is leading us throw the life ?

Reproduction et utilisation des images interdites, tous droits réservés.


 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

21 septembre 2009

Willy Ronis nous regarde de là-haut...

Nouvelobs.com > Arts & Spectacles > Je me souviens de Willy Ronis

La mort d'un grand photographe

Je me souviens de Willy Ronis

 

Génie de la photographie humaniste, il avait reçu Bernard Géniès chez lui, l'hiver dernier, pour parler de ses premières photos, du regard émerveillé d'un enfant, de ses engagements

 

Sur le palier du sixième étage, la porte de Fappartement était entre- bâillée. Lors d'une précédente rencontre, deux ans auparavant, Willy Ronis était venu m'ouvrir. Mais en ce jour de Fhiver dernier, j'avais dû entrer seul dans Fappartement et, guidé par le tic-tac d'une vieille horloge, me dinger vers la pièce de droite où je savais qu'il se tenait. Assis derrière un bureau encombré de livres et de dossiers, il m'avait salué, s'excusant de ne pouvoir se déplacer. Pas un mot sur la maladie ni les séances de dialyse qui l'epui- saient. J'étais venu Finter- viewer à Foccasion de la publication d'un livre de ses photos de nus préfacé par Philippe Sollers. Comment un vieil homme de 98 ans al- lait-il pouvoir parler de ces images de belles femmes ? II s'était exprimé comme à son habitude, avec des mots simples, précisant que le nu n'avait pas été son métier, et qu'il ne Favait pratiqué que de temps à autre, au hasard des rencontres, des occasions. Des rencontres ? C'etait celle d'Isabelle, employée de Fambassade de France qui, lors du vernissage d'une exposition à New York, lui avait demandé de la photographier nue. Le hasard ? C'était celui qui Favait conduit à prendre ce «Nu provengal» qui allait faire le tour du monde : un matin de soleil dans la maison familiale de Gordes, Ronis voit sa femme en train de faire sa toilette. «Je suis allé chercher mon RoEeiflex qui était sur le buffet. f'ai pris, quatre photos. Pas une de plus.» Willy Ronis aimait raconter ses photographies. Cha- cune était liee à une mstoire, un épisode, vision d'un couple d'amoureux, d'un enfant au regard illuminé ou de piétons de Paris. Fils d'immigrés juifs (son père était origi- naire d'Odessa, sa mère de Lituanie), né à Paris le 14 août 1910, il rêvait de devenir compositeur. La mort prématurée de son père Favait contraint à prendre la suite de son affaire, un studio de photographie. Malicieux, il m'avait glissé : «Qa ne m'intéressait pas de rester dans une boutique.» Alors il avait raconté ses premiers enthousiasmes, les défilés du Front popu, Fengagement politique à gauche, ses longues marches dans les quartiers de Paris - «sauf le 16e, je m'ennuie dans les quartiers chics !»
Quand je lui avais demandé si l'expression de «photographie humaniste» caractérisait son travail, il m'avait répondu oui parce que «j'ai toujours voulu photographier des êtres humains». En 2002 , il avait renoncé à la photographie : son dernier cliché, nous avait-il dit, était un nu féminin. En éprouvait-il des regrets ? Non : «Après bossé pendant soixante-quinze ans et fait des milliers de photos, je peux m'arrêter !» Membre de l'agence Rapho, il avait fait don de ses photos à l'Etat frangais en 1983. Ces dernières années, il avait exposé à la Bibliothèque nationale de France, à la Mairie de Paris, au Jeu de Paume et, cet été, aux Rencontres d'Arles. Modeste, toujours prêt à répondre aux nombreuses sollicitations dont il était désormais l'objet, Willy Ronis, grand visi- teur du Louvre dans sa jeunesse, appréciait la peinture : «Une photo réussie, c'est une photo qui ressemble à un tableau.» II m'avait dit avoir pleuré devant un tableau de Bruegel, «tellement il était beau, avec son lac gelé et ses patineurs». Son regard s'était tourné vers la fenêtre. Dehors, on apercevait des arbres et ran- gée d'immeubles. «fe regrette de ne plus pouvoir marcher dans les rues. fe me console à ma façon. La vue depuis ma fenetre est superbe, j'ai beaucoup d'air et de lumière. Quand le soleil éclaire les façades des immeubles en face, c'est magni- fique», avait-il murmuré. Là, peut-être, était le secret du photographe Willy Ronis : il aimait s'emerveiller de la vie.


Bernard Géniès

Le Nouvel Observateur - 2341 - 17/09/2009

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