14 novembre 2009
Vous voulez voir un politicien zélé?
Regardez tout en bas !
Quel «devoir de réserve» pour Marie NDiaye?
Bernard Pivot répond à Eric Raoult: «Le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France»
C'est la dernière trouvaille d'Eric Raoult, on vous en touchait deux mots dès hier ; dans une question écrite à « M.le ministre de la culture et de la communication », le député UMP de Seine-Saint-Denis demande à Frédéric Mitterrand de rappeler à Marie NDiaye qu'elle doit, en tant que lauréate du prix Goncourt 2009, observer un « devoir de réserve » pour « respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays ». Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt, lui répond sur BibliObs.com
BibliObs.- Quelle a été votre première réaction en découvrant le texte de cette question écrite ?
Bernard Pivot.- Je ne vois pas très bien où Monsieur Eric Raoult est allé chercher ce « devoir de réserve » qu'il a inventé de toutes pièces. Il n'existe aucun précédent à ma connaissance dans l'histoire du Goncourt.
Il invoque quelque chose qui n'a jamais existé, n'existe pas et, grâce à Dieu, n'existera jamais. Pas plus pour les lauréats du Goncourt que pour ceux du Nobel, auxquels il est arrivé parfois de tenir des propos très engagés. Le discours de Camus, en 1957, avait par exemple fait couler beaucoup d'encre... Mais un lauréat dit ce qu'il veut, et n'engage en rien l'Académie qui l'a couronné.
BibliObs.- La façon dont il en appelle à l'autorité de Frédéric Mitterrand a-t-elle un rapport avec les statuts juridiques qui sont ceux de l'Académie Goncourt, laquelle a notamment la particularité d'avoir été reconnue « d'utilité publique » par le président de la République dès 1903, mais aussi d'être « soumise au contrôle de deux ministères, celui de la Culture et celui de l'Intérieur » ?
B. Pivot.- Cela n'a rien à voir. Tutelle étatique ou pas, il n'est nulle part inscrit dans les statuts de l'Académie Goncourt qu'elle aurait à choisir des auteurs n'affichant qu'une neutralité inodore et incolore. Le choix se fait en fonction de la qualité d'un roman, sans se soucier des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de son auteur.
En revanche, il est certain que le Goncourt lui offre une tribune : certains en profitent pour prendre des positions dans le débat public, d'autres pas. Chacun fait évidemment ce qu'il veut sur ce point. Là encore, c'est comme pour le Nobel. Cela doit être très clair : chaque lauréat a la pleine et entière liberté de s'exprimer comme il l'entend. Et j'imagine que les autres membres du jury auraient la même réaction que moi. Si on se mettait à choisir des écrivains pour telle ou telle opinion, le fantôme d'Edmond de Goncourt viendrait nous tirer les oreilles pendant notre sommeil...
BibliObs.- Pas question pour vous, donc, de dire ce que vous pensez des propos de Marie NDiaye ?
B. Pivot.- Je n'ai pas à les commenter, je sortirais de mon rôle. En tant qu'académicien Goncourt, je dois rester absolument neutre. Si un lauréat tenait des propos tombant sous le coup de la loi, ou contraires aux bonnes mœurs, la situation serait différente, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Marie NDiaye a tenu des propos politiques qui n'engagent qu'elle, et pas l'Académie, ni la France. Le Goncourt n'est pas la voix de la France.
BibliObs.- Il n'empêche que l'an passé, déjà, le lauréat du Goncourt avait pris position contre l'expulsion de réfugiés afghans... Peut-on parler de choix engagés de la part de votre jury ?
B. Pivot.- Non, je le répète, ce sont des choix littéraires. Il se trouve par hasard que le lauréat 2008 est un Afghan venu s'installer en France, et que la lauréate 2009 est une Française née en France, d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère bretonne je crois. Mais loin de nous l'idée de couronner des auteurs issus de l'immigration, ce serait absurde ! Le point commun, c'est qu'Atiq Rahimi faisait lui aussi le portrait d'une femme puissante dans « Syngué sabour ». Alors si vous voulez, oui, le Goncourt aime les femmes puissantes.
BibliObs.- Que devrait être selon vous la réaction de Frédéric Mitterrand, puisque c'est lui qu'interpelle Eric Raoult, en lui demandant « ce qu'il compte entreprendre en la matière » ?
B. Pivot.- Il va sans doute être difficile à Frédéric Mitterrand de traiter par le dédain la question de M. Eric Raoult, qui m'a l'air d'être un député influent. Mais je ne vois pas bien ce qu'il peut dire d'autre que ce que je viens de répondre. Il ne peut répondre que comme s'il était lui-même membre de l'Académie Goncourt [NdlR : d'ordinaire membre du jury Médicis, Frédéric Mitterrand n'a pas participé aux délibérations cette année, et s'en abstiendra tant qu'il exercera ses fonctions rue de Valois].
BibliObs.- Vous semblez presque amusé par cette affaire. Elle n'est donc pas inquiétante à vous yeux ?
B. Pivot.- Non, je prends cela à la rigolade plus qu'au tragique. Monsieur Eric Raoult n'a tout de même pas demandé qu'on aille arrêter Marie NDiaye à Berlin pour la mettre en prison. On voit surtout que cet homme ne connaît vraiment rien au milieu littéraire.
(On l'appelle "la Voix de son Maître".O.)
http://bibliobs.nouvelobs.com/20091110/15816/bernard-pivot-repond-a-eric-raoult-le-laureat-du-goncourt-nest-pas-la-voix-de-la-fran
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10 octobre 2009
Peut mieux faire...
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12:41 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 septembre 2009
Patrimoine, mon cul...ture
Frédéric Mitterrand ironise sur les Journées du Patrimoine
En marge d'une manifestation syndicale, le ministre de la Culture a ouvert les Journées Européennes du Patrimoine en ironisant sur un "monument du patrimoine français: les gens qui râlent".

Frédéric Mitterrand (Reuters)
1.000 suppressions d'emplois
Une cinquantaine de manifestants, à l'appel de la CGT, ont manifesté derrière les grilles du Palais Royal pendant le discours du ministre, criant des slogans comme "Vacataires en colère, on veut être titulaires", et dénonçant "l'envers du décor" du patrimoine, avec "1.000 emplois annoncés en moins pour le ministère et ses établissements", selon la CGT. Malgré les remous, le ministre a improvisé un rapide discours traduit en langue des signes, et a indiqué que l'accessibilité au patrimoine, thème de ces journées, était une "priorité de l'action gouvernementale".Accessibilité pour les handicapés mais aussi "pour ceux qui n'osent pas venir car ils sont intimidés socialement", a ajouté le ministre qui entend "réduire autant que possible cette intimidation sociale".
La 26e édition des Journées du Patrimoine
Quelque 15.000 églises, châteaux, thermes, parcs, sites archéologiques et même cette année le cabaret le Moulin Rouge ouvrent leurs portes samedi et dimanche en France pour la 26e édition des très populaires Journées du Patrimoine. Le ministre de la Culture accueillera samedi matin les premiers visiteurs à son ministère, où sera exceptionnellement exposé pendant le week-end le buste en marbre de Jules César découvert en 2007 dans le Rhône et abrité d'ordinaire par le musée d'Arles.
(Nouvelobs.com avec AFP)
09:56 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 août 2009
La culture ? Pour quoi faire ?
Marseille : -15% sur les subventions des associations culturelles : beaucoup d'humour chez les élus.
Signez la pétition : http://www.cipmarseille.com/evenement_fiche.php?id=713
Plus un art est complexe dans ses approches et ses pratiques, plus il est en danger. Les élus voudront voir disparaître toutes les structures exigeantes.
Marseille vous invite à vous habiller en bleu pour fêter la ville : simple, voyant, démagogique, bruyant, inutile... coûteux.La liste des adjectifs qualificatifs est longue mais le dernier est là pour nous rappeler la réalité : le tape à l'oeil est coûteux mais... il est visible.
01:16 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juillet 2009
Suisse, terre d'asile...
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10:45 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 juillet 2009
Le fascisme ne passera pas !
Le FN n'aura pas Hénin-Beaumont ! Le Nord est beau, vive le Nord !
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090705.OBS3083/lsreactions00e5.html?l=0
20:00 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 juillet 2009
L'écriture parle politique
Un écrivain isrélien réagit au discours du 14 juin Grossman s'en prend à Netanyahu
David Grossman est l'un des écrivains les plus reconnus d'Israël. Proche du camp de la paix, il a été déçu par le discours prononcé dimanche par Benjamin Netanyahu, qu'il critique violemment dans le quotidien «Haaretz».
«A part la reconnaissance du principe de deux Etats que Netanyahu a fini par concéder sous la pression et à contrecœur, ce discours ne comprend aucun pas concret» écrit-il :
«Une fois de plus la plupart des Israéliens peuvent se reposer sur ce qui apparaît comme une offre audacieuse et généreuse, mais qui n'est en fait, comme d'habitude, qu'un compromis entre les angoisses, l'autojustification et la faiblesse du centre droit et du centre gauche.»
Le reproche central adressé par Grossman à Netanyahu, c'est de ne pas avoir parlé «avec honnêteté et courage» aux colons, qui constituent l'un des principaux obstacles à la paix. «Il n'a pas regardé les colons droit dans les yeux pour leur dire ce qu'il sait pertinemment : que la carte des colonies contredit la carte de la paix. Que la plupart d'entre eux vont devoir quitter leurs maisons.»
Selon l'écrivain, avoir le courage de dire ces vérités, ne l'aurait pas desservi lors des futures négociations avec les Palestiniens, «au contraire, il aurait ainsi permis à ces négociations de commencer».
Mais les Palestiniens eux aussi ont déçu Grossman. En rejetant catégoriquement le discours du Premier ministre israélien, ils se sont montrés «prisonniers comme nous autres [Israéliens] de leurs réflexes automatiques».
B.T.
(avec AFP)
=> L'actualité du Proche-Orient sur Nouvelobs.com
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11 juin 2009
mensonge, oubli, mémoire...
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10:35 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01 juin 2009
POLITIQUE !!!
Je suppose que plus d'un d'une va sauter au plafond en lisant cette phrase. Et
pourtant je persiste et signe, comme on dit. La discussion est ouverte.Et en
conséquence la rubrique "Politique" est ouverte ici même et maintenant.
car je vais y ouvrir une rubrique "Politique", où la politique sera envisagée
sous l'angle artistique, les personnages historiques, De Gaulle, Churchill,
Hitler, Staline, et plus près de nous Bush pàre et fils, Mitterrand, THatcher,
Sarkozy et bien d'autres seront considérés comme des grands créateurs de visions
et sculpteurs de foules. On commencera par cette discussion sur le réseau
Voltaire ( j'ai soulevé là une pierre sans soupçonner ce qui allait s'en
échapper !)A bientôt, si tu veux bien.O.
11:19 Publié dans Art politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












