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04 avril 2010

Avoir les idées claires...


L'Eglise est secouée par un énorme scandale. C'est le moment de ne pas se laisser manipuler par des pêcheurs en eaux troubles, d'avoir les idées claires et de ne pas faire une salade entre l'Eglise, le Pape, Dieu, la religion, la foi, la communauté des croyants , Jésus et les prêtres pédophiles. O.
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Société

Publié le 04/04/2010 à 10:32 - Modifié le 04/04/2010 à 12:28 Le Point.fr

RELIGION

L'Église catholique célèbre Pâques sur fond de polémique

AFP

L'Église catholique célèbre Pâques sur fond de polémique

Le pape doit faire face aux accusations portées contre l'Église catholique, notamment sur son attitude envers la pédophilie © AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI


Le dimanche de Pâques, marqué par la bénédiction "urbi et orbi" du pape Benoît XVI au Vatican, est assombri cette année par les scandales en cascade de pédophilie qui secouent l'Église catholique dans plusieurs pays européens et les États-Unis.

À cette crise s'est ajoutée vendredi une polémique avec le monde juif lorsque le prédicateur du Vatican a dressé indirectement un parallèle entre l'antisémitisme et les attaques visant l'Église et Benoît XVI. Le père Raniero Cantalamessa a présenté dimanche ses excuses après le tollé soulevé dans les communautés juives et parmi les victimes d'abus par son sermon. L'avalanche de révélations sur des abus pédophiles, commis par des religieux et prêtres et tolérés ou cachés par leur hiérarchie, avait déjà terni la joie des catholiques qui célèbrent à Pâques la résurrection du Christ.

Le chef de leur Église a lui-même été éclaboussé, accusé dans la presse d'Allemagne, son pays natal, et des États-Unis d'avoir couvert des prêtres pédophiles quand il était archevêque à Munich, puis lorsqu'il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi avant de devenir pape en 2005. "On ne peut nier la gravité de la tourmente que traverse l'Église", a reconnu début mars le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "C'est le moment le plus difficile depuis la publication de l'encyclique Humanae vitae (contre tout moyen de contraception) de Paul VI en 1968", a renchéri le vaticaniste Bruno Bartoloni.

lire la suite :
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-04/catho...
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20:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2010

Balkany a-t-il couché avec Brigitte Botul ?

Et BHL avec Jean-Baptiste Kant ?
Arrêtez, vous m'embrouillez là ! C'est sérieux ces affaires, l'avenir de nos enfants est en jeu !
Voici la fin d'un papier de Delfeil de Ton dans le Nouvel Obs. Si vous voulez lire le début, allez ici:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20100219.OBS7439/levy_botul_balkany.html

Et tâchez de ne pas faire pipi dans votre culotte en vous marrant, il s'agit de l'honneur et de la dignité d'un philosophe que le monde entier nous envie ! O.
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« Honneur et dignité. » Reste quelques lignes pour parler d’un autre montreur d’ours. Celui-ci, du nom de Balkany, va partout répétant, après l’avoir écrit dans un livre, qu’il a couché dans sa jeunesse avec Brigitte Bardot. Laquelle n’est pas encore morte et qui, gentiment, démentit. L’autre alors d’invoquer des témoins et de soutenir qu’il a couché avec elle. On a honte qu’un tel personnage existe et qu’il soit un intime du président de notre République. Brigitte Bardot, maintenant, lui promet des poursuites, s’il réitère, et le traite de « gros plouc », « goujat et d’une inélégance rare », elle est douée pour le portrait. Lévy lisait Botul. Botul couchait avec Marie Bonaparte. Balkany a dû coucher avec Brigitte Botul. Ce qui fait toujours BB, remarquez.
D. D. T.

12:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2009

Pour une poignée de dollars...

Une sérigraphie d'Andy Warhol de la série des "Dollar Bills" a été adjugée pour 43,76 millions de dollars (29,16 millions d'euros) mercredi lors d'une vente aux enchères chez Sotheby à New York. Lire la suite l'article

Le montant atteint par "200 One Dollar Bills" (1962), plus de quatre fois son estimation, est le deuxième prix le plus élevé jamais atteint pour une oeuvre du peintre new-yorkais.

La vente, consacrée à l'art contemporain, a atteint au total 134,4 millions de dollars, commissions comprises. Des records ont été atteints pour plusieurs artistes comme Jean Dubuffet.

Tobias Meyer, responsable de l'art contemporain chez Sotheby, a estimé que ce résultat montrait qu'"après une année sans (...), les collectionneurs se remettent à acheter".

Christopher Michaud, version française Jean-Stéphane Brosse

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et "le Dormeur du Val" a été adjugé pour 100 millions de dollars. Info ou intox ?.O.

10:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Elle est bien, cette petite...

Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, a souhaité mercredi que le ministre de la Culture mette un terme à la polémique liée à ses propos sur Nicolas Sarkozy. Lire la suite l'article

 

 

L'écrivain récompensé le 2 novembre par le plus prestigieux prix littéraire français vit à Berlin depuis deux ans et a dit que son départ de France tenait "en grande partie" à l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Le député UMP Eric Raoult a fustigé mardi ces propos et interpellé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand dans une "question écrite", invoquant un devoir de réserve des lauréats du Goncourt.

Le devoir de réserve n'existe pas pour les lauréats du prix Goncourt selon Bernard Pivot, membre du jury.

Marie Ndiaye a confirmé mercredi ses propos.

"Je ne regrette pas une seconde" de les avoir tenus, a-t-elle dit sur France Info. "Je les maintiens absolument."

Quant à Frédéric Mitterrand, "il serait bien qu'il nous donne son avis sur le droit de réserve que devraient avoir les écrivains et qu'il mette un point final à cette affaire qui est quand même assez sotte", a-t-elle ajouté.

Dans l'entretien en question, publié l'été dernier par les Inrockuptibles, l'auteur de "Trois femmes puissantes" déclarait être partie "juste après les élections en grande partie à cause de Sarkozy".

"Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité...", avait-elle ajouté.

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20091111/tts-france-ndiaye-pol...
 

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09 novembre 2009

Un philosophe est né...

Un philosophe est né...
...
Lun 9 Novembre 2009, 5 h 43 min 49 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : PROSES@yahoogroupes.fr

Lu dans le «Canard enchaîné»

David Douillet n'aime pas les «tapettes»

Par Sylvie Prioul

Merci au « Canard enchaîné » d'avoir lu pour nous les ouvrages publiés par le judoka et aujourd'hui député UMP des Yvelines, David Douillet. Sous le titre « David pas Douillet pour les "tapettes" », cet article permet de bien saisir la pensée de cet ami de Bernadette Chirac avec laquelle il récolte chaque année les pièces jaunes.

ame-conquerant.jpg

Son œuvre comprend deux textes fondamentaux : une autobiographie, simplement intitulée « L'Ame du conquérant », et un essai au titre beigbederien, « 110% », dans lequel il donne 18 clés pour devenir un champion de la vie.

Les citations que notre confrère a sorties des deux ouvrages s'organisent autour de deux grands thèmes. Tout d'abord la place des femmes dans la société. David Douillet aimerait bien les voir retourner à leurs foyers et à leurs fourneaux, qu'elles n'auraient jamais dû quitter :

« J'ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs ». Il faut dire que pour lui « c'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d'élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas hasard ».

Quant à ses consœurs judokettes, elle feraient bien selon lui de quitter les tatamis : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. »

110-douillet.jpg

Après ces fortes déclarations, il se croit obligé de préciser : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. » Ça c'est viril ! Il a tenté de se rattraper - après tout les homos votent aussi - en expliquant que les « tapettes » étaient dans son esprit « les hommes qui ne s'assumaient pas »...

Second thème de réflexion, le travail, et là, tenez-vous bien : ce n'est pas jusqu'à 65, pas jusqu'à 70, pas jusqu'à 75 ans qu'il va falloir travailler... mais jusqu'au bout, comme autrefois : « On travaillait plus dur et surtout plus longtemps, du plus jeune au grand âge, et du lever au coucher du soleil, hormis le jour du Seigneur. » C'est le travailler plus et tout le temps! Mais est-il bien cohérent avec lui-même? Lors de son élection en octobre, il déclarait sur i-Télé : « Les électeurs ont compris qu'ils avaient affaire à quelqu'un qui veut s'investir à 100% et qui va être en permanence sur le terrain ». Seulement 100% ? 110%, ce serait mieux.

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07 novembre 2009

La blague, un genre littéraire...

cid:E1189F1CB0F8461BB13AD2950FD79374@PCdekatpat

Maxime du  retraité

Ma femme me demande avec sarcasme :
"Que  penses-tu faire aujourd'hui  ?"
"Rien."
Elle me répond:
"C'est  déjà ce que tu as fait hier!"
"Oui  mais j'ai pas  fini."

05:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

01 octobre 2009

Salauds de pauvres !

[Arts_Poesie_Mouvement] Notre monde
Jeudi, 1 Octobre 2009, 0h32mn 43s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
Afficher les détails de ce contact
À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

 

 

Partenariat «Books». Entretien avec Tzvetan Todorov

Des murs pour arrêter les pauvres

Par Books

Il y a mur et mur. Le mur israélien n'est pas le mur de Berlin. Et la barrière dressée à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis relève encore d'un autre processus : établir une césure entre riches et pauvres.  Le point commun est la mise en place d'une solution bancale destinée à conjurer la peur de l'autre. Mais parmi toutes les catégories, une seule barrière est vraiment nouvelle : le mur anti-immigré. C'est ce qu'explique Tzvetan Todorov dans le nouveau numéro de «Books», qui sera en kiosque ce jeudi 24 septembre 2009

 

 

 

Books.- Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, de nombreux murs destinés à séparer  des populations ont été construits ou sont en construction dans le monde. Ces murs ne témoignent-ils pas tous, d'une manière ou d'une autre, de cette «peur des barbares» qui fait le titre de votre dernier livre ?

 

Tzvetan Todorov.- A vrai dire, je ne suis pas sûr que nous ayons intérêt à unifier toutes les questions posées par les différents murs qui, ici ou là, séparent les populations entre elles. L'identité matérielle de l'objet recouvre des fonctions très variées. Le mur de Berlin, pour commencer par lui, appartient à une catégorie rare. Alors que la plupart des murs ont pour objectif d'empêcher que les étrangers pénètrent dans le pays, il visait au contraire à empêcher les habitants du pays d'aller à l'étranger. Ce mur était la partie matérialisée, palpable, du rideau de fer, une enceinte de prison érigée par les gouvernements communistes pour que leurs peuples ne puissent s'enfuir. Il ne servait pas à protéger les habitants mais à les enfermer. Une autre catégorie de murs, bien représentée, est celle des murs-frontières entre des pays qui ont été en guerre. C'est le cas, de nos jours, des clôtures qui séparent les deux Corée, l'Inde et le Pakistan au Cachemire, ou les parties grecque et turque de Chypre. Les batailles ont cessé, mais la paix n'a pas pu être établie, chacun s'abrite donc derrière une barrière infranchissable.

 

lire la suite : http://bibliobs. nouvelobs. com/20090923/ 14773/des- murs-pour- arreter-les- pauvres
 

Tzvetan-Todorov_Ibo-Sipa.jpg
©Ibo/Sipa
Tzvetan Todorov est historien et essayiste, directeur de recherche honoraire au CNRS. Il est l'auteur, récemment, de "La peur des barbares" (Robert Laffont, 2008) et de "La signature humaine" (Seuil, 2009). Il est membre du Comité éditorial de "Books".
Chantars no pot gaïre valer
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Bernard de Ventadour

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00:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

09 septembre 2009

c'est quoi, le sexe?

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Intimité lundi7 septembre 2009

«Le sexe est plus que culturel»

Isabelle Hanne

Publicité pour un bar érotique à Tokyo. (Ian Teh, Agence VU)

Publicité pour un bar érotique à Tokyo. (Ian Teh, Agence VU)

Le chercheur français Michel Bozon publie une nouvelle mouture de son livre «Sociologie de la sexualité». Histoire de raconter, gestes et comparaisons sexuelles à l’appui, que le sexe est enraciné dans l’histoire sociale

Tout est parti d’une histoire de Sénégalaises qui mettent des doigts dans l’oreille pendant l’amour. Mais aussi d’une anecdote d’un ami d’ami qui aurait subi les effets d’un dévastateur «Prends-moi le pétou!» en pleins ébats avec une Québécoise – avec l’accent. Sont venus ensuite les habituels clichés – «au lit, les Asiatiques sont comme ci», «les Africaines elles font ça», «les Argentins, wouahou». Typiquement le genre d’histoires qu’on se raconte au retour de vacances. Pourtant, le sexe, c’est pareil pour tout le monde?
Eh bien non, répond Michel Bozon, sociologue et chercheur à l’INED français (Institut national d’études démographiques), qui publie, la ­semaine prochaine chez Armand Colin, une nouvelle mouture de sa Sociologie de la sexualité 1 .

– Le sexe n’est-il pas la plus universelle des pratiques?

Michel Bozon: Dans l’étude de la sexualité, il y a longtemps eu une domination des disciplines cliniques (psychiatrie et sexologie) qui ont accrédité l’idée a priori humaniste, mais au fond biologisante, que le sexe était une expérience universelle. Mais dès que l’on envisage les comportements sous l’angle de l’anthropologie et de la sociologie, on voit combien des sociétés différentes peuvent construire et vivre différemment la sexualité.

– Mais pas dans l’acte lui-même?

– Il y a effectivement peu de différences sur les pratiques physiques elles-mêmes, les combinaisons ne sont pas infinies! Mais l’on peut citer une position traditionnelle que l’on ne trouve que dans le Pacifique: l’homme est accroupi sur la femme, avec seuls les sexes en contact. On trouve aussi dans certaines populations qui valorisent la virginité des jeunes filles au moment du mariage la pratique de l’éjaculation entre les cuisses sans pénétration préalable. C’est le cas de certains pays du Maghreb aujourd’hui et cela existait sans doute aux Etats-Unis dans les années 50. Mais ce qui diffère vraiment d’un pays à l’autre, ce sont les scénarios qu’on compose, les significations qu’on donne aux actes, ainsi que le contexte social de la sexualité et ce qu’il autorise. Le sexe est plus que culturel: il s’enracine dans l’histoire sociale d’une population, celle des rapports entre les sexes… Ainsi, en Amérique latine comme en Europe du Sud, où les politiques sociales et l’égalité au travail sont faibles, le groupe des hommes est d’un côté, et celui des femmes de l’autre. Cela a forcément des conséquences fortes sur les comportements sexuels.

– Et sur l’âge du premier rapport sexuel?

– En Europe du Nord, l’âge du premier rapport est depuis longtemps identique pour les garçons et les filles. Mais dans le sud de l’Europe et en Amérique latine, où le contrôle des femmes est plus fort, les garçons ont un premier rapport beaucoup plus tôt que les filles. Même si cette tendance s’atténue. Les garçons sont d’ailleurs encouragés à avoir des rapports précoces, éventuellement avec des prostituées. On a peur qu’ils «tournent mal», c’est-à-dire qu’ils deviennent homos.

– Mais, de façon plus légère, ­quelles sont les différences d’un pays à l’autre?

– Cela apparaît dans le mode d’approche, l’imaginaire, le vocabulaire qu’on emploie pour décrire les actes, pour nommer les parties sexuelles. J’ai beaucoup travaillé sur le Brésil 2. Dans ce pays, on peut se toucher avant même de se connaître. En revanche, se parler, évoquer ses sentiments est un moment beaucoup plus tardif dans une relation. Ailleurs, en France par exemple, prendre la main d’une femme indique à l’inverse un certain degré d’intimité et fait suite à une approche verbale. Les gestes n’ont ainsi pas le même sens selon les cultures.

– Le sexe évolue-t-il?

– Avec le tourisme mondialisé, les relations sexuelles entre le Nord et le Sud sont plus courantes. Fondées sur des rapports inégaux, elles s’inscrivent inévitablement dans des jeux de représentations stéréotypés, qui s’enracinent dans la colonisation ou la domination économique. Dès qu’on parle de relations entre personnes de continents différents, des rapports de force s’installent. Et tout ça se retrouve, bien sûr, dans les rapports sexuels: représentation qu’on a du partenaire local, façon de parler de ce partenaire, d’érotiser son exotisme… Mais les choses ne sont pas stables. Les partenaires locaux rêvent également de ces étrangers et les mythifient. La mondialisation fait circuler de nouvelles normes. On observe des aspirations universelles des femmes à de nouveaux rapports avec les hommes et une affirmation d’autonomie plus grande de la jeunesse.

1. «Sociologie de la sexualité»,Michel Bozon, nouvelle édition, Armand Colin,
septembre 2009.

2. «Les Caresses et les mots. Initiations amoureuses à Rio de Janeiro et à Paris», avec Maria Luiza Heilborn, 1996, revue «Terrain».

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4ddb695e-9b25-11de-bafb-4535a1820de3/Le_sexe_est_plus_que_culturel

06:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juillet 2009

Madeleine Vionnet, puriste de la mode, une expo et un livre.


Couture mercredi29 juillet 2009

Madeleine Vionnet, une bio en biais

(Les Arts décoratifs)

(Les Arts décoratifs)

Paris expose les robes de celle qui fut l’une des pionnières de la mode. Voiles, drapés et crêpes purs

Gabrielle n’était pas encore Coco Chanel. Mais Paul Poiret, le fastueux et si décoratif Paul Poiret pâlissait déjà. Les corps n’étaient pas encore dénudés. Mais les corsets finissaient de brûler. Les couturiers ne se prenaient pas encore pour des artistes. Mais des ponts étaient tendus entre le monde des faiseurs de robe et celui d’un Le Corbusier ou d’un Picasso. La mode n’était pas la machine gouvernée par le marketing qu’elle est aujourd’hui. Mais les couturiers – les couturières surtout – apprenaient à se sculpter une image.

Puriste de la mode

C’est dans ce moment charnière, dans ce pli du grand tissu de la mode qu’a œuvré, créé et innové Madeleine Vionnet. A Paris, Les Arts décoratifs lui consacrent une exposition intitulée Madeleine Vionnet, puriste de la mode. La visite est assez belle, notamment parce que la scénographie d’Andrée Putman a su équilibrer le faste de certaines tenues hélas immobilisées et leur valeur documentaire.

Aujourd’hui, la crème de la mode, d’Alaïa à Galliano, de Yamamoto à Chalayan ou Andrée Putman, se réclame de Madeleine Vionnet. Pour savoir pourquoi, arrêtons-nous devant une petite robe grège née en 1920.

On dirait une paire de mouchoirs géants retenus par deux fois rien. Presque une étude abstraite. Un vêtement géométrique à la limite du concept, dans une époque où l’on ne sortait qu’en broderies et chamarrures. L’idée d’une robe, quoi! Et, par là, une vision du corps censé l’habiter. «Pour moi, dira la couturière, une robe est d’abord mentale. Je la conçois, je l’achève en rêvant, enfin, à force de la chercher, j’arrive à l’avoir dans la main.»

En 1888, nous n’en sommes pas encore là. En 1888, Madeleine Vionnet n’a que 12 ans. Et elle pleure – «comme une madeleine», c’est elle qui le dit. Jurassienne, brillante écolière, elle veut faire des études. Mais son père la place en apprentissage de couture. La jeune fille apprend vite et bien. De ces débuts, la grande Vionnet gardera sa méthode du travail à même ce tissu qu’elle malaxe, façonne et sculpte, jusqu’à la fin, sur une petite poupée de bois de 80 cm de haut, sans passer par le dessin.

En 1896, Madeleine part pour Londres. Elle travaille dans un établissement pilote – plus tard, peut-être s’en souviendra-t-elle quand elle construira son propre atelier pour ses 1200 couturières rue Montaigne, quand elle y veillera aux notions d’hygiène et de formation continue, installant le téléphone, une crèche, des cours du soir, des tables ergonomiques et même un dentiste. L’Angleterre, c’est aussi une clientèle plus riche et plus instruite.

De retour à Paris, se sentant limitée par la maison Doucet qui lui a pourtant fait un pont d’or, Madeleine V. se lance. Au lendemain de la Première Guerre, son succès sera fulgurant. Proche des théories artistiques qui cherchent la formule du beau dans l’Antiquité, elle développe notamment la technique du biais (lire ci-dessus). Soit une manière de rendre flou, fluide et flexible le corps féminin, de ressusciter sa liberté – de même, Madeleine, aura constitué un modèle d’entrepreneur au féminin et d’indépendance, jusqu’à la fermeture de sa maison, en 1939.

S’il ne fallait garder qu’une image de robe, on tenterait de fixer, une seconde, celle d’un crêpe de Chine soufflé plutôt que drapé sur un corps frais – le corps sportif, le corps sec et énergique, ce sera plus tard, avec Chanel.

S’il fallait ne garder qu’une poignée de qualités, ce serait son obstination. La singularité d’un talent entre confection et création, réalisme et laboratoire formel. La légèreté de ses habits, le sérieux d’une cheffe d’entreprise.

Et s’il fallait ne garder que quelques phrases, en voici, coupé-collé à la diable: «Je suis plus sculpteur que peintre. Je m’attache avant tout à la pureté des teintes unies. Le noir, le blanc et puis de beaux tons francs, sincères. Des bleus et des verts qui parent les yeux. Des rouges qui rappellent les lèvres.»

Madeleine Vionnet, puriste de la mode, une expo et un livre. L’expo: Paris, Les Arts décoratifs, jusqu’au 31 janvier. Le livre: Sous la dir. de Pamela Golbin, 308 p.

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/081d7eac-7bb3-11de-94ab-a...

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07:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juillet 2009

le Géant de la Route

CYCLISME lundi27 juillet 2009

Alberto Contador, seul contre tous

Alberto Contador a sans doute davantage souffert dans la tête que dans son corps. (AFP)

Alberto Contador a sans doute davantage souffert dans la tête que dans son corps. (AFP)

L’Espagnol remporte à 26 ans son deuxième Tour de France, malgré la pression et les habituels soupçons

Le Tour de France est un conte de fées, Alberto Contador son prince charmant. Un bel hidalgo aux proportions idoines (1,75 m pour 62 kilos), un destin à faire sangloter sec ou bien rigoler beaucoup dans les chaumières, une cylindrée hors norme pour une épreuve qui ne l’est pas moins. L’Espagnol a remporté hier sur les Champs-Elysées – où l’inévitable fusée Mark Cavendish a claqué le sprint ultime – son deuxième Tour après celui de 2007.

A 26 ans seulement, il fait partie avec Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx et Bernard Hinault, du cercle restreint des cyclistes qui ont inscrit leur nom au palmarès des trois grands Tours – il s’est adjugé le Giro et la Vuelta l’année dernière. Tout indique que l’avenir lui appartient.

Celui-ci ne se dessinera ni aux côtés de Lance Armstrong, qui reviendra «plus fort» en 2010 au sein d’une nouvelle structure, ni sous le maillot d’Astana, qui s’apprête à fêter le retour de suspension d’Alexandre Vinokourov. «Il me reste un an de contrat avec l’équipe kazakhe», rappelait le maillot jaune, samedi, lors de sa conférence de presse finale à Vaison-la-Romaine. «Mais l’expérience de cette année me fait dire qu’il faudra que j’évolue au sein d’une formation qui me soit dévouée.»

Soumis aux pressions domestiques de son encombrant coéquipier texan, pas franchement soutenu par son directeur sportif Johan Bruyneel, Alberto Contador a gagné le Tour tout seul, comme un grand. C’est le premier à réaliser un tel exploit depuis l’Américain Greg LeMond en 1989. «Ce Tour a été vraiment très dur, mais j’étais préparé à cette éventualité. Je savais que les trois semaines allaient être éprouvantes, tant sur le plan physique que psychologique.» Notre petit doigt nous dit que la tête du Madrilène a plus souffert que ses jambes.

Ces dernières, phénoménales en montagne et pour le moins efficaces dans les chronos, sont inégalables à l’heure actuelle. A tel point que chercheurs de France et de Navarre se massent les tempes, à genou sur leurs règles à calcul. L’ascension d’Alberto Contador vers Verbier par exemple, en termes de développement de puissance, c’est encore mieux que les exploits les plus stupéfiants de Lance Armstrong ou Marco Pantani par le passé. «Il défie les lois physiologiques», grince Frédéric Grappe, spécialiste en biomécanique et entraîneur de la Française des Jeux. «Monstrueux», juge de façon plus péremptoire Antoine Vayer, ancien soigneur de l’équipe Festina, désormais membre d’une cellule de recherche sur la performance.
 

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Bernard de Ventadour

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