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09 avril 2010

Musique des mots...


Devant 2

par Christian Bernard

( Sitaudis)

 

pour Alain-Pierre Pillet




L’oreille pour commencer — et l’apnée
l’angle qu’elle avive déplace noie

puis la syncope et l’écho des lazzi
dans la grammaire vibrée de l’air
les jouets de la poupée les pièges du rat
les effets que l’on quitte sans y penser
[détachement féminin rouge grand écart
épaulé jeté] hésitant sur ces ecchymoses
qui nous font ce teint rose ces yeux noirs
au charbon du matin d’un bond traversé
quand les étoiles s’éloignent et que
les pantins pleurent sur leurs fils rompus —

l’oreille pour donner forme au fœtus ou l’inverse
pour devancer l’ombre la nuit la poussière.




De la musique avant toute chose...
Verlaine

C'est peut-être parce que je connaissais le jeu de mots de Duchamp, souvent repris par les Surréalistes , "ecchymoses, esquimaux, mots exquis...", que je n'ai pas pu laisser passer ce mot , ecchymoses, sans que mon oreille, mot qui ouvre et ferme le poème, comme vous l'avez  bien vu, se dresse. Doublement interpellée, puisque au vers suivant elle trouve un écho dans une sorte de rime intérieure : "ce teint rose".
A partir de ce grelot, facile de suivre le trot des sons ( "l'écho des lazzi"...) qui se répondent et rebondissent :

avive /lazzi
grammaire /air
jouets / poupée
hésitant / ecchymoses
charbon / bond
étoiles / s'éloignent
pantins / pleurent / rompus

Bonne journée ! O.

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08 avril 2010

On n'arrête pas son Char !


René Char , un poète qui nous a réunis dans une lecture fervente... Superbe photo, vous ne trouvez pas ? La naissance des Editions des Busclats, voilà une bonne nouvelle...O.
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Téléphone rouge

René Char, Descartes, Allia...

Par Nouvel Obs

Marie-Claude Char, veuve de René Char, et la romancière Michèle Gazier viennent de fonder les Editions des Busclats, du nom de la maison du poète à L'Isle-sur-la-Sorgue. Les premiers livres, en avril, seront signés Jean Rouaud et Pascal Ory. Suivront, en octobre, un texte d'Eduardo Manet et un volume de Correspondance de René Char avec le peintre Nicolas de Staël.

 

 

Rene-Char_Ozkok-Sipa_0.jpg
(c)Ozkok-Sipa
René Char (1907-1988)

 

 

♦ Le 27 mai 1641, Descartes écrivait à son ami Marin Mersenne une lettre où il parlait de la prochaine publication des « Méditations métaphysiques ». A la mort du philosophe, elle atterrit à l'Institut de France, où elle fut dérobée au XIXe siècle. Vendue à Londres à un amateur d'autographes, Charles Roberts, la lettre fut donnée par la veuve de ce dernier à l'université de Haverford, où un chercheur néerlandais l'a redécouverte. Elle va être restituée en juin à l'Institut de France.

 

♦ L'élégante petite collection à 3 euros des Editions Allia publie Grégoire Bouillier, Melville, Mirbeau, Swift ou Dashiell Hammett. Pour deux titres achetés, elle offre un cadeau de printemps : « l'Histoire de Lapin Tur », une amusante fable de l'artiste Niele Toroni, qui s'en prend à la peinture académique. Elle est suivie par un bref conte du sociologue Georg Simmel sur une couleur qui n'a pas de nom.

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100402/18625/rene-char-de...#
 

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04 avril 2010

Le poète prend un accent grave...


Césaire le poéte

Par Marianne Payot, publié le 01/03/2011 à 12:51

En pleine guerre froide, Césaire le communiste payait son écot de quelques poèmes de circonstance.

Ce sont les Mémoires de Dominique Desanti qui lui ont mis la puce à l'oreille. Elle y relatait un voyage à Varsovie en 1948 et un magnifique poème écrit par Césaire. Amusé, David Alliot, éditeur indépendant grand spécialiste du poète martiniquais, a enquêté. Et retrouvé le fameux poème ainsi que six autres du même tonneau, dispersés dans des revues communistes (Action, L'Humanité, Justice).

Composés entre 1948 (le fameux Varsovie, Pour un gréviste assassiné) et 1953 (La Voix de la Martinique, à l'occasion des funérailles de Staline), reniés implicitement par l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal, compagnon de route du PC jusqu'en 1956, ils sont aujourd'hui réunis dans un superbe coffret pour bibliophiles tiré à 94 exemplaires (94, comme l'âge d'Aimé Césaire à sa mort, le 17 avril 2008). Député maire communiste de Fort-de-France depuis 1945, Césaire quitta le PC en 1956 après avoir adressé une longue lettre de démission à Maurice Thorez. Mais, en avril 1950, comme beaucoup d'autres intellectuels du Parti (Eluard, Aragon, Gilbert Gratiant...), c'est avec fougue qu'il célèbre les 50 ans du secrétaire général, "le contrepoison aux poisons".

Plus réalistes que surréalistes, ces poèmes "au service du peuple" et anticolonialistes possèdent un souffle certain. De quoi nous faire patienter jusqu'à la dernière trouvaille de David Alliot : Tombeau du soleil, un long poème (sous la forme du Cahier) inédit, écrit entre 1943 et 1945, et propriété aujourd'hui d'un collectionneur privé martiniquais. Le temps de convaincre les enfants d'Aimé Césaire, et David Alliot se fera une joie de le publier. Et nous de le découvrir.

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/cesaire-le-poete_859...

 

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et je voudrais qu'on m'explique ce que veut dire " reniés implicitement par l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal," ? Césaire a pris ses distances par rapport au PC de l'époque, il s'en est expliqué dans sa lettre à Maurice Thorez. Mais il n'a rien renié. Est-ce qu'on peut faire parler les morts de cette façon, en leur faisant dire ce qu'on souhaite entendre? O.

 

 

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27 mars 2010

TXT, etx, Action writing,4

En ce moment, sur Poésie Libre Echange, lecture et discussion de textes contemporains ( on n'ose presque plus dire "de poésie  contemporaine"). TXT était une revue d'avant garde ( Christian Prigent) qui paraissait dans les années 70. "Action writing "est le titre (calqué sur "Action painting" de Jackson Pollock) d'un ouvrage de Sylvain Courtoux, dont nous lisons des extraits. Ci-dessous, le quatrième. Lecture rude et déconcertante, mais riche d'enseignements. Rendez-vous sur Poésie Libre Echange pour participer...O.

 

Quatrième extrait. Commentaire en bas de page.
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{justice is lost justice is raped justice is gone pulling your strings justice is done seeking no truth winning is all find it so grim so true so real (©Metallica)} la révolution à force d’être représentée a fini par devenir une espèce d’alibi esthétique généralisée dit-elle — la révolution ne désigne plus la révolution que pour mieux la dissimuler conséquence un signe de + un mot de + une absence de + d’abord occuper les corps à massacrer j’aimerais bien récupérer un godemiché Che guevara dit-elle le sexe est la machine de guerre du texte (et toujours le même problème d’expression) — maintenant il faut noircir tu dis pas que noircir la page mais noircir le tableau pour ainsi dire noircir comme il faut exorciser un peu planter le mal au coeur même de la langue "je me rappelle avoir sucé sa bite de me l’être mise tout au fond de la glotte sa toute petite bite je me rappelle l’avoir aussi croqué comme une petite saucisse dit-elle je me rappelle aussi avoir jouit du sperme se mélangeant avec le sang et la chair broyée et de n’avoir pensé qu’au sale qu’au saccage qu’à son dernier râle dit-elle [planter la merde au coeur même de la langue] — le je(u) jute souvent plus ju(s)te que le plus souvent juste + jusque dans l’ass’& j’peux l’enlacée la lacérée la pute maman juste sous la p(l)âte pâtée placé des mots secs anses séquences de phrases merdiques tout au plus à peine plus souvent que des platitudes du genre [te souv(i)ens-( tu) en-corps du sexe de maman?] quelle belle d(ep)’ans(e) cruelle! (elle en veut pour ainsi dire plus) elle en veut pour ainsi dire pour son argent (elle en veut pour ainsi dire toujours plus pour son argent) drop the bomb now "sur les jambes écartés la vulve entrouverte légèrement pralinée cyprineuse voire visqueuse (mais pas trop) à jamais marqué dans mon texte à jamais marqué dans mon sexe mon texte n’a jamais marqué dans son sexe (merci Gianni!) " sa jolie vulve (qui dérégl’)lé(gère)ment mon sens le tout gerbant pour moi c’est perfect écartant (déjà) cette vulve donnée ce joli sexe s’offrant comme volupté l’horri(ble)-fixité du monde (l’orifice fécond de l’immonde) in-femme même de cette réclusion (toujours-en tag-surfusion) à perpétuité à profusion à laquelle ce pouvoir sexuel & social généralisé nous a (trop) souvent forcément condamnés il doit certainement se passer quelque chose pour que les occidentaux n’arrivent plus à baiser ensemble

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Avec la mise en forme mais  l'original

-http://www.sitec. fr/users/ akenatondocks/ DOCKS-datas_ f/collect_ f/auteurs_ f/C_f/COURTOUX_ F/TEXTES_ f/Action- Writing.htm-

est sur fond noir. ce qui a un sens : désespoir, néant, vide...
Comme ont un sens les variations graphiques et les lignes biffées. On ne peut pas toujours en dire autant des jeux de mots parfois vaseux, comme
"placé des mots secs anses séquences de phrases merdiques"

mais  justement c'est le côté vaseux ( "merdique") qui appuis le trait, fait sens.

On notera l'auto-dévaluation. Ailleurs, dans un titre , Sylvain Courtoux se présente comme "poète de merde" - ce qui ne doit pas faire illusion, l'auto-dénigrement va souvent ( toujours?) avec l'hypertrophie narcissique.

Noter au début la citation de Metallica
( Metallica est un groupe de trash metal heavy metal américain fondé en 1981
-Wikipedia)
connotant jeune, branché, révolté. Sylvain Courtoux travaille, dit-il à un "opéra crotte-rock" O.

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    23 mars 2010

    Antoine Emaz


     

    Antoine Emaz , un poète vrai, frayant son chemin dans la simplicité des jours . Alain Freixe lui consacrait un billet  lors de la parution d'un de ses ouvrages , "Lichen, lichen" . Un extrait :

    "Lichen, j’aime le mot. Il dit ce qui pousse lentement. Sûrement. De manière ajustée au peu de la pierre et du ciel. Métaphore du poème, il dit son peu de reconnaissance sociale et sa ténacité pourtant à durer, à passer. Avec. Contre. Insensiblement. Irrésistiblement. Dans la patience. Hors de toute crainte urgente.

    Lichen, lichen. J’aime cette répétition. Elle dit l’obstination et l’intensité, celles de qui travaille la langue à partir du point d’impact de la réalité sur lui."


    ... et la conclusion de l'article :

    "C’est la vie qui entre dans ce livre d’Antoine Emaz, la vie dans toute sa diversité : impressions de nature, ébauches de poèmes, pensées quotidiennes, notations critiques, propos décalés à propos du monde comme il va. Nous sommes dans les forêts profondes du poèmes. Un homme avance. Il a les bras chargés de petit bois. Indispensable pour allumer les plus grands feux ! Lichen, lichen est ce ramas-là."

    Lire tout :
    http://www.humanite .fr/2004- 02-05_Cultures_ Lichen-lichen- l-essentiel- pour-la-poesie- est-de-durer

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      22 mars 2010

      Printemps des poètes

      Printemps des poètes - La chronique de Jean-Claude Pirotte

      actes de présence

      Par Jean-Claude Pirotte (Lire), publié le 19/03/2010 à 11:16 - mis à jour le 19/03/2010 à 13:45

      Lorsque le pauvre Lélian fredonnait "Le ciel est, par-dessus le toit,/Si bleu, si calme !", il s'évadait de la cellule de la prison de Mons où l'avaient conduit ses mésaventures rimbaldiennes. La condition carcérale n'a jamais réussi à étouffer le souffle des poètes, et la privation de liberté semble de nature à donner un sens plus pur aux mots de la cité. Le poème proféré dans la plus noire et la plus brutale des solitudes acquiert soudain la vertu paradoxale d'une levée d'écrou.

      En créant sous le règne néfaste d'Hassan II la revue Souffles peut-être Abdellatif Laâbi pressentait-il qu'il aurait un jour, muselé dans la geôle de Kénitra, le sinistre privilège d'intituler une part de son oeuvre Sous le bâillon le poème, rejoignant ainsi, dans le ciel étoilé de la littérature indémodable, la pléiade de poètes incarcérés, torturés, écrasés mais victorieux. C'est au coeur même de l'exil et de l'absence que l'acte poétique découvre et impose sa plus radicale expression. Jamais absents n'auront acquis une telle autorité, une telle force de présence :

      Bonjour soleil de mon pays

      qu'il fait bon vivre aujourd'hui

      que de lumière

      que de lumière autour de moi

      Bonjour terrain vague de ma promenade

      tu m'es devenu familier

      je t'arpente vivement

      et tu me vas comme un soulier élégant

      Le cinglant démenti que la pratique obstinée de la poésie oppose aux tortionnaires de tout poil, aux suppôts du pouvoir absolu, aux élucubrateurs de la censure et de l'identique (le contraire de la libre, multiple, souveraine et imprescriptible identité), ce démenti, nous nous devons de le nourrir en nous comme le seul garant de l'avenir de l'espèce :

      Nous voulons simplement

      vivre sans maîtres

      entre hommes égaux quoique dissemblables

      fédérer nos mains

      pour de justes récoltes

      récompensant de justes peines

      Utopie ? Certes. Mais nous agonisons, privés des fondements de l'utopie. Et nous mourons de cette insidieuse maladie qu'Armand Robin dénonçait en traquant la fausse parole, celle des nabots qui jouent aux maîtres du monde en confisquant les mots afin d'en dénaturer le sens et d'asseoir leurs ambitions pathologiques et leurs obscures rancunes sur le camouflage, l'hyperbole et la corruption. Et - cela va de soi - sur le fétide et systémique appareil de la répression, de la censure et du mépris de l'Autre. Sournoise et déclarée, à l'Orient comme à l'Occident, la guerre est là, d'autant plus meurtrière qu'elle est absurde, sauf peut-être selon la logique perverse de ceux qui l'entretiennent. Rien n'a changé depuis la bataille de Pharsale, que relate l'épopée de Lucain, dont nous pouvons lire, dans la dernière livraison de la revue Po&sie et grâce à la belle traduction de Jean-Paul Gillet, des pages fulgurantes :

      Nous chantons des guerres plus que civiles dans

      les plaines d'Emathie,

      Le crime prenant force de loi, un peuple puissant

      Tournant ses bras victorieux contre ses propres

      entrailles,

      Des armées liées par le sang, le pacte de l'empire violé,

      Toutes les forces de l'univers ébranlé luttant

      Pour un crime commun...

      Les "guerres plus que civiles", elles se déroulent aujourd'hui comme jamais, et jamais leur cruauté, leur sadisme ne se sont déployés avec une démesure telle qu'aucun poète épique n'aurait osé l'imaginer. Et nous, mortels abandonnés des dieux, nous poursuivons nos rêves interdits, cherchant dans les livres menacés les voix fraternelles des poètes qui, comme Bernard Noël, ont subi la censure, la tête haute et le regard clair. Souvenons-nous, il n'y a pas si longtemps que des magistrats français condamnaient l'auteur du chef-d'oeuvre qu'est Le château de Cène.

      L'oeuvre de Bernard Noël nous accompagne, et nous la redécouvrons comme neuve grâce au premier volume de ses écrits complets, textes dits "érotiques" bien qu'ils ne le soient pas au sens commun du terme, mais d'un point de vue tout spirituel, idéal en quelque sorte. "Eros n'est pas le dieu que l'on croit, observe Bernard Noël. Eros est le dieu de la fiction."

      Ou du mythe incarné. Ce qui, troublant paradoxe encore, nous restitue les voies et moyens de la vie et de l'usage des jours :

      tu disais jette tes paysages

      mais je n'étais qu'un arbre

      au seuil de ton hiver

      tu disais

      jette ma peau blanche

      et l'invisible

      soudain crevait les yeux

      les feuilles meurent

      les arbres s'en souviennent

      17 mars 2010

      C'est parti ? Qu'il revienne !...


       


      Le Printemps des poètes, c'est parti!

      C'est parti! Le 12e Printemps des poètes commence aujourd'hui, avec pour thématique pour cette «Couleur femme». La manifestation se déroulera du 8 au 21 mars. Elle débute ce soir à 20 h à l'Opéra comique (entrée libre dans la limite des places disponibles) avec Dominique Blanc, Carolyn Carlson, Brigitte Fontaine et trente poètes femmes...

      poetes.jpg

      C'est souple, fin et léger, ça se glisse dans une poche, un sac, ça tient chaud, et ce trésor ne coûte que trois euros. C'est un livre évidemment, un recueil de poèmes plus précisément. Il est intitulé «Au cœur du cœur» et signé Andrée Chedid (Librio) . Pour en donner la saveur et l'appétit, on y prélèvera cette phrase, par exemple :

      «Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui - sans parole aucune - se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre, ou le cœur attentif à un ami.

      Lire la suite :
      http://bibliobs. nouvelobs. com/20100308/ 17670/le- printemps- des-poetes- cest-parti
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        12 mars 2010

        Quiz en poésie...


         

        Vous voulez faire un petit quiz ? L'Automne, ce n'est plus de saison, mais... Amusant. J'ai eu 9 sur 10, et honte à moi, je n'ai pas reconnu un extrait de Rimbaud !
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        Quiz

        L'automne en poésie



        Faire le quiz :
        http://www.lexpress .fr/quiz/ culture/livre/ l-automne- en-poesie_ 792347.html


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          22 février 2010

          Calligramme

          Demarcq est très présent sur Sitaudis. Voici sa fiche, avec les liens pour la liste des textes de lui qu'on trouve sur le site :

          http://www.sitaudis.fr/Auteurs/jacques-demarcq.php

          Un poème de Jacques Demarcq (un calligramme)

          Le brisset par Jacques Demarcq

           

          Le commentaire de sitaudis.fr

          Le dernier zozio de Jacques Demarcq




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          18 février 2010

          Explorer la modernité poétique...

          Actuellement sur Poésie Libre Echange


          http://fr.groups.yahoo.com/group/PoesieLibreE4/


          début d'une recherche-lecture :

          LES AVANT-GARDES POETIQUES

          15 février 2010

          Le président Chirac aime la poésie...

          Une interview où il est question de poésie, pour une fois :

          http://bibliobs.nouvelobs.com/20100212/17650/la-poesie-est-une-diva

          Extrait :

          N. O. - Vous considérez que la poésie, en France, est « enfermée dans une boîte à bibelots ». Est-ce vraiment différent ailleurs ?

          Ch. Dantzig. - C'est d'autant plus frappant que la France a été un pays de poètes populaires comme Paul Fort, Maurice Carême, Verlaine... On élisait autrefois « le prince des poètes » ; c'était un peu idiot, mais on a élu des gens très bien comme Mallarmé ou Cocteau, qui fut le dernier. Une fois dans l'année, ça donnait l'impression à des gens qui n'en lisent pas que la poésie était dans la vie. Tout cela a disparu. J'ai pensé que c'était à cause de la concurrence de la chanson. Ca n'est pas vrai : elle a enlevé la part la plus facile de la poésie, mais lui laisse ce qu'elle a de plus compliqué, donc de plus attirant pour l'esprit. Et puis la chanson existe dans tous les pays. Or, chez les Anglo-Saxons par exemple, la poésie est plus naturelle. En Irlande, le prix Nobel Seamus Heaney se vend très bien. En Angleterre, elle est présente partout ; peut-être parce qu'on y a gardé l'institution du « poète lauréat » ? Il doit écrire des poèmes ennuyeux sur la naissance des princes et les voyages de la reine, mais il a une importance sociale en tant que poète. En France, on a fait disparaître la poésie socialement.

          N. O.- Il existe pourtant des manifestations, comme le Printemps des Poètes...

          Ch. Dantzig. - Leur invention me semble surtout le signe que la poésie n'est plus dans la société. L'idéal serait que Sarkozy écrive des vers, comme François Ier !

          N. O. - Ou qu'il crée une charge de poète lauréat... Seriez-vous candidat ?

          Ch. Dantzig. - Non, ce serait plutôt pour les gens excessivement modernes qu'il a convoqués le soir de son élection, comme Enrico Macias ou Mireille Mathieu. Mais rendez- vous compte, un poète lauréat aurait à trouver des rimes à des mots affreux comme Hadopi.

          N. O.- L'époque vous semble-t-elle particulièrement hostile à la poésie ?

          Ch. Dantzig. - Notre période de zapping pourrait lui être favorable. Comme le dit cette parole immortelle du président Chirac : « J'adore la poésie parce que c'est facile à lire et c'est bien en avion.»

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          09 février 2010

          Marcel Shwob, un talent discret...

          POÉSIE

          Schwob, versant saphique

          Par Élodie Marillier

          Schwob, versant saphique

          On n'avait pas tout lu de Marcel Schwob. Son biographe, Sylvain Goudemare a trouvé le texte "Maua". ©René Dazy/Rue des archives


          "Et parce que la douceur de l'amour est dans la caresse des yeux mi-ouverts et la pression tendre de la main et l'arôme de la chair embaumée parmi l'ivresse de la mort, je mêlai tout mon corps au sien depuis la pourpre de sa bouche jusqu'aux ténèbres chaudes d'entre ses jambes ouvertes et croisées sur mes reins." On n'avait pas tout lu de Marcel Schwob.

          L'auteur du Livre de Monelle et des Vies imaginaires avait confié aux pages d'un cahier d'écolier un bref roman (travail soigneux, appréciable ici grâce au fac-similé du manuscrit). C'est là que Sylvain Goudemare, biographe et grand connaisseur de l'oeuvre de l'écrivain, l'y a trouvé. Il en fait aujourd'hui la présentation, plus d'un siècle après la mort de celui qui sut tant faire vivre les lettres de sa curiosité et de son érudition. Les amours saphiques au coeur de Maua , texte tout en fulgurations, sont à l'image de son iconoclastie. De la poésie pour public averti

          * Maua de Marcel Schwob (La Table ronde, 62 p., 22 euros)

           

          http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-07/poesie-schwob-versant-saphique/249/0/421536

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          10 janvier 2010

          un Académicien français...chinois.

          François Cheng, poète, Académicien, un bon guide pour la Chine !
           

          SPÉCIAL CHINE

          François Cheng, le maître-passeur

          Par Marie-Françoise Leclère

          François Cheng, le maître-passeur

          L'oeuvre de François Cheng s'inscrit dans une quête incessante du "vrai et du beau" © Carlos Freire

           

          Écrivain, poète, calligraphe, l'académicien s'inscrit dans une quête incessante "du vrai et du beau".

          S'il est en France un écrivain qui peut nous révéler la Chine, c'est bien François Cheng, dont l'oeuvre entière est placée sous le signe du dialogue et du partage. Un monde s'y découvre qui perdure, quoi qu'on en dise. Mieux, cette lecture est une leçon de vie, tant l'itinéraire de ce "maître-passeur" (Claude Roy dixit), ce "cheminement vers la vie ouverte ", selon la juste expression de Madeleine Bertaud, témoigne d'une possible symbiose entre des pensées différentes et incite, via ce que cet auteur exceptionnel appelle l'"échange-change", à un retour sur soi ou, à tout le moins, sur sa culture d'origine. 

           

          Lire la suite :

          http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-08/sagesse-francois...
           

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          19 décembre 2009

          Jaccottet

          La chronique poésie d’Alain Freixe

          journal l'Humanité

          La réalité ? On croit savoir. On en souffre. Voyez un peu ces derniers temps - je ne ferai l’injure à personne d’énumérer les malheurs des temps qui nous sont donnés à vivre ! La réalité ? Un poète l’exige. Encore et toujours. C’est même sa belle querelle. C’est elle qui se trouve au coeur de ces livres, Cahier de verdure (1990 )et Après beaucoup d’années (1994 ), réédités aujourd’hui dans la collection Poésie chez Gallimard.

          La réalité, qu’est-ce sinon dans ce temps qui nous porte, ce qui du monde nous étonne encore ? Et qu’à côté de l’enfer - car c’est bien l’enfer, ce côté-ci du monde ? - il y ait toujours, après beaucoup d’années, cette leçon du Cahier de verdure, incroyable, intempestive, terriblement inactuelle, qu’il y ait de la beauté. Rendons grâce à Philippe Jaccottet de risquer ce mot aujourd’hui - mot si usé que plus personne n’ose l’utiliser ! - et d’en faire la leçon des fleurs des chemins, des arbres des vergers. Le poète de Grignan continue dans les basses à affirmer qu’il n’y a pas au monde que du malheur, que, devant nous, persiste toujours, indubitable, dans le cours même du monde, cette lumière " bien qu’invisible dans le bleu du ciel/ Aussi sûre que chose au monde que l’on touche ", lumière " qu’il faut à tout prix maintenir " et " transmettre (…) comme une étincelle ou une chaleur ". Philippe Jaccottet est le poète qui sait que, du côté des apparences, la poésie a peu de chances. Et certes toutes les apparences sont contre nous qui aimons la poésie. Mais c’est dans ce peu, ce rien, cette défection qu’il entend puiser l’espoir de les prendre en défaut. Il suffira alors d’un rien, du plus infime écart pour que pénètre en nous ce quelque chose qui échappe à notre pouvoir de nomination, ni " neige ", écrit Philippe Jaccottet, " Ni bannière blanche ou bleue/ Ni rien qu’on puisse vraiment déployer ". Et c’est merveille que de voir dans ses poèmes cette lumière inconnue comme traduite du silence passer vive et fraîche.

          À quoi reconnaît-on les livres qui importent ? Aux " beaux chemins " qu’ils ouvrent en nous, chemins de vie où rayonne toute une " joie d’être ". S’ils ne consolent pas, s’ils ne guérissent rien de nos malheurs, ni de ceux effroyables de notre monde, au moins mènent-ils " un pas/ Au-delà des dernières larmes ".

          A. F.

          Philippe Jaccottet, Cahier de verdure, suivi de Après beaucoup d’années, NRF Poésie, Gallimard, 2003.

          Nuages

          Éditions Fata Morgana, 2002.

           

          -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

          La parution n'est pas de toute dernière fraîcheur, mais comme il s'agit de Jaccottet, un poète qu'on aime...O.

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          25 novembre 2009

          Jacques Dupin, poète de la fracture

          Jacques Dupin
          Descriptif

          "DUPIN Jacques (né en 1927). Cofondateur en 1966 de la revue L’Ephémère avec Yves Bonnefoy, Paul Celan, Louis-René des Forêts, André du Bouchet, Michel Leiris et Gaëtan Picon, Jacques Dupin occupe une place majeure dans la poésie contemporaine dont son œuvre reflète depuis un demi-siècle les questionnements et les métamorphoses. Son écriture, d’une intensité souvent éprouvante et déconcertante, apparaît dominée par toutes les déclinaisons de la rupture."

          Valéry Hugotte, extrait de l’article du "Dictionnaire des écrivains de langue française" (Larousse, 2001)


          tableau : Francis Bacon, "Portrait of Jacques Dupin", 1990



          Articles

          après la parution de Coudrier, un entretien avec Jacques Dupin dans l’Humanité

          Le poème en version bilingue, traduit en anglais par Paul Auster.

          Les balises de Dupin sont clignotantes. Elles sont erratiques, s’éteignent pour s’allumer plus loin, changent de têtes. Elles ne se maîtrisent pas. Elles naissent pour se déplacer. Emmanuel Laugier

          La lumière s’adresse, se fraie un accès au monde par la parole lorsque cette parole fonde, immense mobile, immense exclamation, le seul royaume possible, fût-il immensément vide...

           

          http://remue.net/spip.php?rubrique90

          un entretien entre Valéry Hugotte et Jacques Dupin pour la revue "Prétexte".

           

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          22 novembre 2009

          Chez nos amis belges...

          Scène SLAM
          http://www.mplf.be/agenda/evenement.php?id=581






          Scène slam animée par enV.I.E.S., un collectif créé en 2008 par des habitués des scènes slam : 8 poètes montois d’âges et d’horizons divers, soucieux de pérenniser le slam dans la cité du Doudou. Une saison plus tard, le succès est au rendez-vous, au vu du nombre sans cesse croissant de participants (sur scène et dans la salle) et de l’ambiance chaleureuse et familiale qui se dégage des rencontres poétiques mensuelles. La recette : enV.I.E.S. ! Envie d’écrire, d’accueillir, d’écouter, de partager, avec pour maître mot la convivialité.





          © GG-collectif enV.I.E.S.


          Les scènes sont organisées sous forme de « tournoi », des notes étant attribuées à chaque poète par 5 membres du public. 3 minutes par poète, pas de déguisement, pas d’accessoire, pas de musique : les règles sont simples. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le but n’est pas de gagner (la devise du slam n’est-elle pas "le meilleur slameur ne gagne jamais" ?), juste de proposer un spectacle vivant, dynamique et de qualité, auquel chacun participe. C’est ainsi que le public est invité à essayer d’influencer (gentiment) les juges…

          Outre l’animation des scènes slam proprement dites, le collectif a une philosophie basée sur la convergence des disciplines artistiques : enV.I.E.S., c’est avoir envie, rester en vie, mais aussi la rencontre de la Voix, de l’Image et du Son. Aux côtés des poètes Fleur, RachelmaRachel, Revolution Hair, Effel, Alain de l’ombre et Professeur V, on trouve en effet parmi ses membres un photographe (GG) et un musicien (Whisperz). De quoi ouvrir bien d’autres horizons. L’aventure continue !


          ---------------------



          Le Centre Culturel Régional de Dinant organise prochainement 1 atelier Slam comprenant 16H00 d'ateliers étalées sur 2 WE en décembre et janvier avec une restitution tout public le 13 février.
          Atelier uniquement sur inscription : 082/21.39.39 - dominique.theys@ccrd.be
          de 15 à 25 ans - 13 places disponibles
          Cette formation est entièrement gratuite.
          Plus d'infos...

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          18 novembre 2009

          Après l'amour, toujours, venait la peine...

          Sous le pont Mirabeau, coulent des nouvelles...

          Par Fabrice Gaignault, publié le 17/11/2009 à 15:02 - mis à jour le 17/11/2009 à 18:12
           

          Apollinaire, Salinger, Annie Saumont. Un poète et deux nouvellistes qui paraissent en poche.

          Il s'était donné pour devise "J'émerveille" et passa sa trop courte vie à habiller d'or et de rêves les mots qui couraient sous sa plume. Juste retour des choses, Guillaume Apollinaire, le plus grand poète français du XXe siècle avec Aragon, a aujourd'hui droit à un merveilleux Découvertes Gallimard signé Laurence Campa. Cet homme blessé à la guerre de 14 et qui mourut de la grippe espagnole, traversa son existence à la manière d'un somnambule qui aurait avancé hors des contingences de son temps. Il aima la peinture et en parla comme personne, la poésie dont il brisa les règles vieillottes, et les femmes dont il s'éprenait au premier regard sans être la plupart du temps payé en retour. Mais cette assiduité aux rôles d'amoureux malheureux lui donna des ailes pour faire jaillir toute la beauté du monde. La chanson du mal-aimé est en ce sens une splendeur indépassable. Ce petit ouvrage nous rend le poète dans sa singularité, avec sa tête ample et son regard triste, au milieu de ses amis de bohème et d'ailleurs, parmi ses dessins, ses calligrammes, ses photos, et ses mots comme ceux-ci : "Adieu Adieu il faut que tout meure"...

           

          Apollinaire. La poésie perpétuelle par Laurence Campa, 128 p., Découvertes/Gallimard, 13.90 euros.

           

          Lire la suite  :

           

          http://www.lexpress.fr/culture/livre/apollinaire-la-poesi...

           

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          20 octobre 2009

          Chez nos amis belges...

          Actualités poétiques... Cette semaine !
          ...
          Mar 20 Octobre 2009, 10 h 18 min 02 s
          De :
          MPLF <info@maisondelapoesie.be>
          ...
          Ajouter dans les contacts
          À : jotapil@yahoo.fr


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          À NAMUR

          " Rétrospective de l’œuvre du poète
          et académicien belge Jacques Crickillon "


          Mercredi 21 octobre dès 19h
          Vernissage de l'exposition de ses peintures suivi du spectacle
          "La Ballade de Lorne Lorna Lherne"

          Jeudi 22 octobre dès 19h
          Table ronde critique autour de son œuvre suivie de la projection
          du docufiction "Les 9 Cercles"


          Plus d'infos...

          ***

          " Ulysse, errant dans l'ébloui "

          Vendredi 23 octobre à 20h


          Monique Dorsel
          donnera une lecture intégrale
          de l'oeuvre récente du poète Éric BROGNIET
          Plus d'infos...

          ***

          Les " Musiques " de Ritsos
          Samedi 24 octobre à 11h
          En prélude à la remise des prix du 4e Concours de Poésie par SMS
          ainsi qu'en parallèle à l'inauguration du Na-Mur
          Sur invitation

          *******************************

          À PARIS

          " Poésie is not dead "
          L'association Poètes dans la Ville invite 21 poètes internationaux
          pour 3 soirées de lecture-performance
          Plus d'infos...

          ***

          " KobaLt #4 "
          HENOKIA présente 8 performances autour de FISSION
          anthologie poétique en chaîne. Poésie, corps, danse, video, musique improvisée...
          Plus d'infos...

          *******************************


          +++ Découvrez en images nos derniers évènements...
          http://www.mplf.be/galerie/index.php


          +++ Sources : Nouvelle chronique en ligne

          Anne-Marie Derèse, Des pendus de brume ; par Roland Ladrière.
          http://www.mplf.be/chronique/chronique.php?id=272

          Maison de la poésie et de la langue française Wallonie -Bruxelles  http://www.maisondelapoesie.be
          Le site de la maison de la poésie est hébergé et a été créé par Cyber-web.be


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          10 octobre 2009

          Le printemps, ça se prépare en automne !

          Une info que nous devons à Ailen, sur Poésie Libre Echange
          Actualité Printemps des Poètes : octobre 2009

          12e Printemps des Poètes du 8 au 21 mars 2010 sur le thème

          Couleur femme


          Premières pistes et listes bibliographique

          La Rentrée des Maisons de Poésie

          Du 29 septembre au 14 novembre:
          La Maison de la Poésie de Paris
          propose plusieurs rencontres sous la direction de Jacques Darras, autour du thème "Les poètes inventent l'Europe"

          A partir du jeudi 8 octobre:
          La Maison de la Poésie de Saint-quentin-en-Yvelines entame
          sa nouvelle saison dans l’humour avec un spectacle "Dédé n'a pas dit
          son dernier mot", une exposition"l'itinérance en chapeaux végétaux" et
          un atelier photographique…
          Du 6 au 11 octobre 2009:
          La Maison de la poésie de Nantes organisela 9ème édition du festival Midi Minuit Poésie: des lectures-concerts, des performances artistiques, des Brigades d'intervention poétique...

          Du 23 septembre au 15 novembre :

          La Maison de la Poésie de Rennes invite Magali Thuillier en résidence. Elle ira à la rencontre de publics divers et commencera l'écriture d'un texte de commande.


          Du 20 au 24 octobre:
          L'Espace Pandora organise à Lyon et Vénissieux, le festival Parole ambulante. A l'occasion du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture, il prend pour thème "[Culture] pour tous, partout, tout temps.


          A partir du 2 octobre:
          Le Cipm de Marseille propose une exposition consacrée au travail de Pierre Albert-Birot.
          Le vernissage aura lieu le 2 octobre à 18h30, il sera suivi d'interventions-lectures et de la présentation d'inédits sonores et visuels


          Festival Les Ailleurs poétiques
          Le Festival des Ailleurs poétiques se déroule du 16 au 25 octobre, à Charleville-Mézières. Cette année, les poètes étrangers, notamment de Belgique, sont privilégiés. A cette occasion, la Maison de la Poésie de Namur, a carte blanche pour la soirée du 20 octobre.

          Rue des Poètes

          Dans le cadre du Printemps des Poètes et après les rues Paul Eluard et René Char, la commune de Saint-Brice-en-Coglès en Ille-et-Vilaine a baptisé la rue Julien Gracq.
           

          Actualité du Livre
          Le 71ème Prix Guillaume Apollinaire sera remis le lundi 12 octobre à Jacques Ancet pour son recueil L'identité obscure, aux éditions Lettres vives.

          Le 19e Salon de la Revue se déroulera les 16, 17 et 18 octobre, à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux à Paris.

           
          Evénements poétiques : octobre - décembre
          - Ailleurs, à Charleville-Mézières
          -
          Festival International de poésie : Enfance, proposé par la Maison De La Poésie Rhône Alpes

          Actualité des poètes
          Andrée Chedid - Claude Ber - Jean-Pierre Verheggen - Michel Thion - Christian Poslaniec - Éric Brogniet - Laurence Vielle - Béatrice Machet - Julien Blaine - René Daumal - Dominique Maurizi...

          Nouveautés "livres de poésie"
          - Ballast de Jacques Dupin (Gallimard)
          -
          La Belle mendiante de Gabrielle Althen (L'oreille du Loup)
          -
          La famille (Gallimard jeunesse)

          Actualité du label "Sélection Printemps des Poètes"
          - Boîtes de Lecture, passage entre la peinture et l'écriture
          -
          "Boxes" de Marie-NoëlleAgniau, mise en scène Laurent Bourdelas



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          04 octobre 2009

          Jacques Ancet

          Un poète que nous avons lu sur Poésie Libre Echange

           

          Un poète discret et exigeant, et le traducteur  d'Angel Valente, Antonio Gamoneda, Saint Jean de la Croix...

          Cultures - Article paru
          le 28 avril 2005

          La chronique poétique d’Alain Freixe

          http://www.humanite.fr/2005-04-28_Cultures_Jacques-Ancet-ou-la-memoire-de-l-oubli

          Jacques Ancet ou la mémoire de l’oubli

          « Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier (…). »

          Rainer Marie Rilke

          On croit que le récit est le lieu par excellence de la mémoire. On raconte, on conserve, ça paraît d’une rare exactitude. Tout y est organisé : lieux, espaces, personnages, destinées. Pures fictions,

          bonnes à donner du rêve à consommer

          aux anesthésiés que nous sommes.

          Le poème éveille et tient éveillé.

          Jamais, je ne l’ai autant éprouvé ces derniers temps qu’à la lecture de ces deux livres

          de Jacques Ancet. L’auteur, on le sait, est auteur d’essais - on lui doit un Bernard Noël ou l’éclaircie (Opales, 2002) - et surtout l’incomparable traducteur des oeuvres de Jose Angel Valente et d’Antonio Gamoneda - on trouve ces auteurs au catalogue des Éditions Unes, Corti, Dana et Lettres vives - on connaît peut-être moins le poète rare qu’il est.

          Deux livres, donc. Deux compositions au sens où on utilise ce mot pour parler des créations des musiciens. Aussi est-ce sur le timbre que

          je voudrais attirer l’attention du lecteur, tant à lire ces deux livres de Jacques Ancet prennent corps les mots de Marina Tvetaeva : « Il y a quelque chose dans la poésie qui est plus important que le sens : la résonance. »

          Un morceau de lumière a toutes les qualités des livres des Éditions Voix d’encre.

          Alain Blanc, leur directeur, sait marier texte

          et réplique plastique - ici, des dessins d’Alexandre Hollan, des vibrations de traits aussi bien. C’est un livre d’encre et de chair dont on tourne les pages. Entre elles, une lumière filtre et passe vibrante pour aller rayonner plus loin.

          C’est cette lumière, celle qui d’être entre, fait tenir l’ensemble, que l’on rencontre dans

          la Dernière Phrase. Ici, point d’image mais une étonnante architecture. Nous sommes dans ce livre sous la loi du nombre car « compter rassure », permet de souffler.

          C’est de cette savante composition que naîtra la lumière. 27 poèmes de 9 vers dont le mètre est l’impair verlainien, l’ennéade de 9 syllabes pour le premier texte alors que le deuxième texte se compose de 9 parties de 9 neuvains chacune. Tout cela pour aider à « la recherche de quelqu’un », à la recherche de « la dernière phrase », celle que nous cherchons tous, celle en qui se résumerait « la perfection du fini ». Celle qui manque. Celle qui nous faut. Toujours.

          Toutefois, si le 9 dit la fin d’un cycle -

          et ce sont là, pour l’anecdote, des poèmes

          de deuil - il est ici travaillé par le 3, ce nombre novateur, véritable commencement

          de la numération. Ainsi la course, claudicante certes car toujours l’impair boite,

          ne s’achève que dans le suspens d’un vide

          déjà prêt à s’ouvrir, où l’on va pouvoir continuer à « chercher quelqu’un »,

          un corps, « son passage insouciant, le sourire le geste », et c’est « un morceau de lumière »

          et son vide qui nous restent. Dans cet abîme résonnent non les souvenirs, ces constructions qui toujours font écran, mais l’oubli,

          cette faille où les vérités se terrent.

          L’écriture de Jacques Ancet nous éveille à cette vérité que les poèmes prennent en charge pour devenir « la mémoire de l’oubli ».

          C’est cela que l’on entend et moins

          dans les mots qu’entre eux, dans ce timbre qu’ils ne disent pas mais transportent avec eux du fait de l’écriture même de Jacques Ancet, ses coulées, ses inflexions, ses ruptures de rythme - ah ! la césure de l’impair -

          ses silences.

          C’est cela qui résonant, dans cette demeure de l’oubli que sont les poèmes de Jacques Ancet, rayonne comme un fil de jour s’obstine à accompagner « ce qui s’en va », cette vie qui passe sans se retourner, » comme un passage d’oiseaux » éclaire le ciel, « comme le jour commence ».

          Jacques Ancet, la Dernière Phrase, frontispice de Paul Hickin, collection « Terre de poésie, Lettres vives », 14 euros.

          Jacques Ancet, Un morceau de lumière, dessins d’Alexandre Hollan, Voix d’encre.

           

          Chantars no pot gaïre valer
          Si d'ins del cor no mov lo chans
          Bernard de Ventadour