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15 novembre 2010

Sacré Michou !

 

 


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Il a raison : la pensée de Tintin et la biographie de Derrida, ça fait un mélange détonnant !
A propos, vous vous souvenez qu'il a commis ce printemps un crime de lèse-canapé : il a osé médire de Freud, à la grande indignation de la planète psy. Je l'ai entendu récemment à la téloche, eh bien il faut reconnaître qu''il a des arguments !Oui, sacré Michou, il n'a pas fini de nous étonner...O.
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Polémique

Pitié pour Derrida, par Michel Onfray

Par Michel Onfray (Philosophe)

Le biographe Benoît Peeters revendique une «lecture flottante» du grand philosophe Jacques Derrida, disparu en 2004. L'auteur du «Crépuscule d'une idole» s'insurge

Je tiens la biographie d'un philosophe pour une clé majeure de sa philosophie - thèse aux antipodes de l'académisme qui fait du professeur le philosophe emblématique. Jadis, le structuralisme a théorisé cette haine de l'auteur pour mieux célébrer le culte de la religion textuelle dans laquelle les mots font la loi - y compris pour juger de l'action du penseur...

Derrida_Benoit-Peeters.jpg

Jacques Derrida craignait les biographes et les biographies. Il avait bien raison. Le voilà à son tour aux mains d'un biographe, Benoît Peeters, exactement comme nous serons tous un jour à la merci d'un employé des pompes funèbres. Le biographe a tenu un journal de sa biographie, il paraît sous le titre «Trois Ans avec Derrida».

Voilà un homme connu pour une biographie d'Hergé, des collaborations dans des BD et pour être un spécialiste de Tintin - autant de titres de noblesse philosophique, bien sûr - qui cherche à écrire une bio, mais sans savoir de qui ! Il se tâte : peut-être Magritte, peut-être Jérôme Lindon, pourquoi pas «une autre personnalité»... Puis il se laisse tâter par une éditrice et accepte la commande d'un Derrida..

lire tout :
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05 novembre 2010

S'il ne l'a pas...

 

 

...ça ne sera pas faute d'une campagne médiatique de gros calibre ! O.

PS : pour la dernière ligne droite, il est presque beau sur la photo !
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LITTÉRATURE

Dernière sélection du Goncourt avant son attribution lundi

Source AFP

Dernière sélection du Goncourt avant son attribution lundi

Michel Houellebecq est un des favoris pour l'attribution du prix Goncourt © SIPA

L'Académie Goncourt a publié jeudi sa dernière sélection pour son prix 2010, qui sera décerné lundi 8 novembre et comprend des poids lourds de la rentrée littéraire comme Michel Houellebecq et Virginie Despentes.

Voici cette sélection par ordre alphabétique :

- Virginie Despentes pour Apocalypse bébé (Grasset)

- Mathias Énard pour Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (Actes Sud)

- Michel Houellebecq pour La carte et le territoire (Flammarion)

- Maylis de Kerangal pour Naissance d'un pont (Verticales)

Parmi ces quatre finalistes, Maylis de Kerangal a déjà obtenu mercredi le prix Médicis pour Naissance d'un pont dès le premier tour de scrutin. Quant à Michel Houellebecq, dont le roman figure dans les meilleures ventes depuis le 3 septembre, il reste le grand favori. Après s'être plié à une tournée médiatique sans précédent pour cet enfant terrible de la littérature française, qui s'est discrètement éclipsé à l'étranger. L'écrivain était passé à côté du Goncourt en 1998 avec Les particules élémentaires et sept ans plus tard avec La possibilité d'une île. Rendez-vous chez Drouant lundi prochain pour le verdict. Houellebecq figure également dans la dernière sélection du Renaudot, décerné le même jour, tout comme Virginie Despentes et son Apocalypse bébé.

 

http://www.lepoint.fr/livres/derniere-selection-du-goncou...

 
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11 octobre 2010

Portrait de l'artiste en retourneur de veste...

 

 

...Excellent article sur le récent prix Nobel de littérature...Bon, je n'ai lu qu'un bouquin de Vargas Llosa, la Fête au Bouc, ( on le trouve en poche) que j'ai beaucoup apprécié, mais c'est vrai que notre écrivain, après des débuts gauchistes (pour emmerder papa sans doute) a viré vent debout et s'est rangé côté bien pensants....Lisez le très bon article de David Caviglioli :
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Les vies de Mario Vargas Llosa

Par David Caviglioli

« Je ne crois pas qu'un écrivain doive parler du prix Nobel, ça n'est pas bon pour le style », affirmait récemment Mario Vargas Llosa à un confrère du « Figaro », alors qu'une exposition lui étant consacrée se tenait à la Maison de l'Amérique latine à Paris. Il y avait bien sûr quelque chose d'une coquetterie. Du fatalisme aussi, chez celui qui patiente dans l'antichambre du cénacle suédois depuis plus de vingt ans. On parlait déjà de lui à la fin des années 1970. L'auteur de « la Ville et les Chiens » a eu son Nobel à l'usure. A quoi doit-il son titre officiel de littérateur planétaire de l'année ?

Vargas_Llosa_portrait.jpg
Sipa
Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas Llosa est l'un des grands romanciers et essayistes latino-américains. Il a obtenu le prix Prince des Asturies (1986) et le prix Cervantès (1994). Une grande exposition lui est consacrée (jusqu'au 6 novembre) à la Maison de l'Amérique latine à Paris, dont Gallimard publie le catalogue. Il vient de préfacer chez le même éditeur « les Bonnes Nouvelles de l'Amérique latine».

Sans doute à sa « cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec », si l'on en croit la formule ampoulée dont le comité a le secret. Sans doute, aussi, à son investissement dans l'actualité, vertu parfois recherchée par les huiles de Stockholm - qui manque par exemple cruellement à cet ermite de Philip Roth. Or l'écrivain péruvien ne dédaigne jamais s'exprimer dans les colonnes de la presse internationale. Les journaux de droite à travers le monde ont pris l'habitude de recevoir ses tribunes. En Floride, il fustige Fidel Castro qu'il a jadis soutenu. En Amérique latine, il vomit Chavez et ses amis bolivariens. En Europe, il dresse des portraits attendrissants de Berlusconi, faisant l'éloge de son « instinct politique », ou estimant qu'on le « sous-évalue ».

Comment ce gauchiste des Andes a-t-il viré droitier comme un vulgaire gringo ? Il faut se souvenir de « la Ville et les chiens », brillante composition littéraire publiée à 25 ans, en 1961, doublée d'un réquisitoire contre l'autoritarisme cruel d'une académie militaire sinistre fréquentée pendant sa jeunesse.

lire la suite:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20101007/21705/les-vies-de-...
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09 octobre 2010

littérature

 

 

 
 

Culture - le 7 Octobre 2010

Le Nobel de littérature attribué au Péruvien Vargas Llosa

 Le prix Nobel de littérature 2010 a été décerné jeudi au romancier et essayiste Mario Vargas Llosa, ancien candidat à la présidence péruvienne et chroniqueur des luttes de pouvoir.

Vargas Llosa est récompensé "pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses représentations incisives de la résistance, de la révolte et de la défaite de l'individu", dit un communiqué.

Né le 28 mars 1936 à Arequipa (Pérou), l'auteur de "La Ville et les chiens" et de "Conversation à 'La Cathédrale'" est le premier écrivain latino-américain couronné par le Nobel de littérature depuis son attribution au Mexicain Octavio Paz en 1990. Le Colombien Gabriel Garcia Marquez l'avait reçu en 1982.

Vargas Llosa, dont la renommée internationale remonte au milieu des années 1960, a beaucoup puisé dans son expérience du Pérou des deux décennies précédentes.

Pour "La Ville et les chiens", il s'est notamment inspiré de son passage dans une école militaire durant son adolescence. Sa critique des intolérances religieuses et militaires est illustrée par le roman "Pantaléon et les visiteuses".

DE LA GAUCHE A LA DROITE LIBÉRALE

Le romancier s'est aussi attelé à des thèmes transnationaux comme l'épopée socio-politique de Canudos, située dans le Brésil de la fin du XIXe siècle, dont il a tiré en 1982 "La Guerre de la fin du monde", ambitieux roman qui rencontra un large succès en Amérique latine et ailleurs.

Tenté par le communisme dans sa jeunesse mais déçu par la révolution cubaine, Vargas Llosa s'en détournera ensuite. Il ira poursuivre des études à Madrid avant de s'installer à Paris au début des années 1960.

En 1990, il est candidat de centre-droit à la présidence péruvienne et milite pour un programme néo-libéral. Il sera battu par Alberto Fujimori, lequel devra ultérieurement fuir le pays et sera jugé coupable d'une série de délits.

Figure du "boom" littéraire latino-américain des années 1960 et 1970, qui produisit ce qu'on a nommé le "réalisme magique", Vargas Llosa a enseigné ou donné des conférences dans des universités d'Amérique latine, des Etats-Unis et d'Europe.

Le comité note qu'il est aussi un essayiste et un journaliste réputé. On lui doit en particulier "L'Orgie perpétuelle (Flaubert et Madame Bovary)", "Le Langage de la passion. Chronique de la fin du siècle" et une autobiographie, "Le Poisson dans l'eau"
 
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07 octobre 2010

Il aimait le Rhône, le Jura...

Un écrivain populaire...

 

 


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Bernard-Clavel_2_Ulf-Andersen_Sipa.jpg
(c)Ulf-Andersen/Sipa
Né en 1923, Bernard Clavel est mort le 5 octobre 2010. Lauréat du prix Goncourt en 1968 pour "les Fruits de l'hiver", il avait été élu à cette académie trois ans plus tard, avant d'en démissionner en 1977.
 
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24 septembre 2010

Il comptait tout, j'adore ça...

 

 

Jean-Echenoz©Helene-Bamberger.jpg
©Helene Bamberger
Né en 1947, Jean Echenoz a reçu le prix Goncourt en 1999 pour «Je m'en vais». Il est l'auteur de douze romans.


Après Ravel et Zatopek...

L'illuminé d'Echenoz

Après s'être intéressé à Ravel et Zatopek, Jean Echenoz signe «Des éclairs» : c'est le coup de foudre d'un grand romancier pour Nikola Tesla, l'inventeur du courant alternatif  

Cet écrivain a inventé un genre littéraire, mais il ne lui a pas donné de nom. Dommage, ça mériterait. Il est vrai que nommer sa trouvaille lui conférerait un statut que l'auteur n'a jamais songé qu'à fuir, son propos, original dans son ambiguïté, l'installant à mi-chemin du roman et de la biographie. En apparence, Echenoz est occupé depuis quelques années à retoucher des figures célèbres. Il a fait ainsi passer d'illustres existences par son petit atelier de révision : le musicien Ravel, le coureur Zatopek, aujourd'hui l'ingénieur Tesla. Du nanan, à lire.

 

" Il est maniaque (il compte tout, les marches qu'il gravit, ses coups de fourchette à table, les pigeons dans la rue) et donc antipathique" - on est antipathique quand on est maniaque?

Lire tout :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20100923/21456/lillumine-de...
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22 septembre 2010

Il faut voir...

 

 

Un chef-d'œuvre refait surface

Les incroyables jardins de Jacques Abeille

Il faut se méfier des gens courtois. Ils cachent quelque chose. Le narrateur des «Jardins statuaires », arrivant dans une province où les hommes se vouvoient avec gravité, n'en imagine pas les turpitudes.

abeille.jpg
DR
Jacques Abeille

«Je me ferais un plaisir de vous guider », lui dit un homme aux yeux pâles. Il découvre le pays des «jardiniers », qui cultivent d'augustes statues de pierre. Ce travail, où les exigences de l'art rencontrent celles de la botanique, est la clé de voûte de cette communauté silencieuse dont Jacques Abeille se fait l'impossible ethnologue. Comme tous les explorateurs, son personnage comprendra qu'on ne connaît jamais une civilisation avant de découvrir le mal qui la ronge.

Dire que «les Jardins statuaires» est un roman culte serait un euphémisme. Premier tome du prodigieux «Cycle des contrées», qui en compte six, il fut écrit à la fin des années 1970. Abeille, né en 1942, eut l'idée de ce pays où les statues sortent de terre en voyant un paysan gratter son champ. Il entama un conte de quelques pages. Sa minutie accoucha de ce roman-monde dont la richesse dépasse de loin «la fade transparence d'une allégorie». «Je crus avoir écrit l'œuvre d'un fou», dira-t-il. Il n'avait pas tort : Buzzati y rencontre Tolkien, dans une langue mélodieuse comme du Julien Gracq.

 

lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100922/21349/les-incroyab...
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15 septembre 2010

un ruminant philosophique foncièrement allemand

 

 

 
 
 C'est ce que dit Thomas Bernhard, et j'aime bien cette impertinence dans la distance prise avec l'engouement philosophique des années quatre vingts. Oh la grosse vache philosophique pleine de vent nauséabond !


Heidegger (Martin)

« Un homme tout à fait dépourvu d'esprit, dénué de toute imagination, dénué de toute sensibilité, un ruminant philosophique foncièrement allemand, une vache philosophique continuellement pleine qui paissait sur la philosophie allemande et qui, pendant des décennies, a lâché sur elle ses bouses coquettes dans la Forêt-Noire.»

Thomas Bernhard

 

Cette citation est extraite d'un livre à paraître :
«La petite fiente, il m'interloque ! Ah, le damné pourri croupion ! [...] Satanée petite saloperie gavée de merde, tu me sors de l'entre-fesse pour me salir au-dehors !» (Céline à propos de Sartre)
L-art-de-l-insulte.jpg

Le texte intégral figure dans une brève anthologie de «l'Art de l'insulte» (Ed. Inculte, 206 p., 12 euros). Il n'aurait guère détonné dans le «Dictionnaire des injures littéraires» dont voici quelques extraits. C'est une imposante boîte à gifles de 700 pages, à ouvrir avec précaution. Car dans ce festival de vannes rassemblées par Pierre Chalmin, on ne croise pas que des gens sympathiques : un bon mot peut révéler courage et lucidité, mais aussi des idées à vomir, où l'homophobie et la misogynie le disputent à l'antisémitisme. Pourtant, même si les blagues racistes sur les Auvergnats ne vous font plus rire, du moins les pires phrases de la littérature sont-elles ici tournées avec style. De mauvaise foi ou pas, c'est toujours plus inventif que les mots doux d'Anelka à son sélectionneur.

G.L.

«Ta gueule, Bukowski ! Dictionnaire des injures littéraires»,
par Pierre Chalmin, l'Editeur, 700 p., 29 euros
(en librairie le 23 septembre).

 

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13 septembre 2010

Intellos mon cul, dirait Zazie

 

 

De Zola à BHL

Intellos: Ground Zero?

Par Aude Lancelin

Tandis qu'Alain Minc se penche sur l'histoire des intellos, Yves Charles Zarka analyse leur discrédit dans «Destitution des intellectuels» 

«L'intellectuel n'existe plus», proclamait dans les années 1980 le philosophe Jean- François Lyotard. Vingt ans plus tard, c'est Régis Debray que l'on vit se pencher sur la litière de l'«intellectuel terminal» à la française, dans « i.f. suite et fin ». Dix ans de plus ont passé et le grand malade n'a toujours pas quitté la chambre. L'essai sur son éclat dreyfusard passé et sa déchéance présente est même devenu un genre en soi, un rituel lugubre, dans lequel deux auteurs que tout éloigne viennent à nouveau s'illustrer en cette rentrée.

minc.jpg
AFP
Né en 1949, Alain Minc est conseiller politique et financier.

L'un d'entre eux, Alain Minc, ne manquera pas de susciter les cris d'orfraie de la corporation au moins jusqu'à Noël. Dès le 28 août dernier, l'hebdomadaire « Marianne » saisissait l'occasion pour ausculter sur douze pleines pages son encéphale honni. Nul ne peut plus l'ignorer : le coach attitré du CAC 40 nous revient avec « Une histoire politique des intellectuels», deux saisons à peine après avoir compressé toute la moelle du passé national dans « Une histoire de France », qui, elle aussi, dépassait les 400 pages. A ce stade, l'exercice ne relève même plus de l'usinage éditorial mais de la charcuterie industrielle.

 

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07 août 2010

Mais...ousqu'il est notre Guy Goffette?

 


...Ben ! dans le Transsibérien, voyons !
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De notre envoyé spécial en Sibérie

Un train nommé « Cendrars »

Par David Caviglioli

De Moscou à Vladivostok une quinzaine d'écrivains, dont Jean Echenoz et Danièle Sallenave, ont roulé à travers la steppe et réveillé à chaque escale une francophilie oubliée. Reportage

Où sommes-nous ? Quelle heure est-il ? Une vingtaine de Français posent le pied sur le quai d'une gare sibérienne, hantés par ces questions. Bien habillés et mal réveillés, ils sont cueillis par une fanfare folklorique trop colorée. On reconnaît quelques figures du milieu littéraire - Jean Echenoz, Olivier Rolin, Mathias Enard ou Dominique Fernandez, pour ne citer que les plus fameux. Des rumeurs courent : nous serions à Ekaterinbourg, Kazan, Novossibirsk ou à Irkoutsk. Peut-être même plus loin, dans cet « autre côté du monde » qu'exaltait Cendrars en 1913 dans « la Prose du Transsibérien ». Il paraît que nous sommes attendus. Mais par qui ? Que faisons-nous ici, sur cette steppe qui se moque aussi bien des hommes que des fuseaux horaires ?

groupe©Ferrante Ferranti.jpg
Ferrante Ferranti
Jean Echenoz, Patrick Deville, Kris, Guy Goffette, Maylis de Kerangal, Wilfried N'Sondé, Paul de Sinéty, Olivier Rolin, Dominique Fernandez et Danièle Sallenave.

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01 août 2010

Le tombeur de ces dames...

 



Casanova, trésor national

Par Jean Paul Enthoven

Casanova, trésor national

Le séducteur-philosophe, Casanova, a inspiré les cinéastes. Parmi eux, l'Italien Luigi Comencini avec "Casanova, un adolescent à Venise" en 1969 (photo) ©The Kobal Collection / AFP

Le manuscrit des Mémoires du Vénitien est désormais en France. L'occasion de revisiter un monument de grâce et de drôlerie et d'y prendre, par ces temps obscurs, une leçon de légèreté.

 

Lire l'article :

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07 juillet 2010

Sylvia Plath, Ted Hugues...



Ah ! Ces grands fauves qui écrivent des poèmes…

Par GODFARD Dominique Marie

Leur histoire nous est racontée avec beaucoup de tendresse par Claude Pujade-Renaud dans son ouvrage « les Femmes du braconnier », où l'instinct de survie le dispute à l'énergie créative : on copule beaucoup car la mort rôde pas bien loin, et on écrit avec frénésie.

La première femme est la poétesse Sylvia Plath. Jeune écrivain américaine, elle fait la connaissance de Ted Hughes en 1956, à Cambridge, dans une petite fête pour le lancement d'une revue de poésie ; et son premier geste - tout naturel ? -  le mordre à la joue gauche. Leur rencontre ne pouvait, en effet, que se placer sous le signe du sang, celui du chasseur prédateur - alias le « braconnier »  - blessé par la sale bête ; celui que la femme redoute sous la forme de ses menstrues.

Les-femmes-du-braconnier_Claude-Pujade-Renaud.jpg

En dehors de ses grossesses, de l'enfantement et de la nutrition du bébé, elle affirme : « Porter, accoupler, allaiter m'avaient rendue à la fois animale et immortelle. J'étais retombée dans l'espèce humaine, bêtement.», tandis que Ted s'écrie à la vue de l'un de ses enfants, nouveau-né : « ... ce petit d'homme me [le] relie au monde animal.» Un monde à la dignité sauvage, un monde fantasmé vers lequel on tend, alors qu'il faut se contenter de libérer sa 'part animale' à travers les écrits - « J'avais bien sûr flairé l'intensité de la vie animale dans les écrits de son mari », dit Al Alvarez venu interviewer Ted, l'époux de Sylvia- ; ou par des rencontres avec les animaux : ceux du zoo de Regent's Park, un cerf en pleine forêt ou un ours brun, les abeilles nourricières d'Otto Plath, une chatte nommée Sappho... Bref, un bestiaire qui donne à ce livre de chatoyantes couleurs aussi vives qu'émouvantes :

« Et je songeais à ce tableau (...), La mort de Procis : ce chien qui veille la jeune défunte, ce chien en deuil, tellement humain. Comme seul un animal peut incarner la détresse muette face à l'irréparable.»

Dernière manière d'établir la jonction avec le monde animal, et non des moindres : le sexe. Qu'est-ce qu'on baise, soir et matin ! Et pas n'importe comment : Assia Wevill, la deuxième femme du braconnier, parle d'une « violence rare, comme s'il [Ted] lui fallait exsuder, évacuer cette détresse ou cette fureur », et Sylvia Path fait allusion à « l'érotisme animal de son époux, à sa brutalité...» Quand on sait que l'intéressé est un immense bonhomme, pas particulièrement soigné, à la dégaine de bûcheron, on imagine l'affrontement entre grands fauves, l'odeur, les feulements, et, incidemment, de se demander ce qui subjuguait les magnifiques panthères séduites par Ted Hughes. La réponse se trouve peut-être en ces quelques mots :

« Encore poisseux de sueur, de sperme, de plaisir, nous reprenions notre labeur. Nous étions en écriture comme en prière.»

 

Car les relations du braconnier avec ses femmes relèvent d'une fusion totale.

La fusion ou le meilleur moyen de tuer l'autre lorsque les forces sont inégales ; même si on n'en a pas l'intention, le moins du monde. Triste destinée donc que celle des femmes du braconnier mais en même temps, destin élu, choisi entre tous.  Il n'y a pas lieu, dans ce bref billet, de déflorer (tiens ! on parle de fleur maintenant) les tumultueuses amours du braconnier. On les lira avec un plaisir sans cesse renouvelé car C. Pujade-Renaud les décortique, les observe avec autant de minutie que de délicatesse, telle une éthologiste chevronnée. Mais pas seulement, car il sera beaucoup question d'écriture, la force vitale du couple : «... si je ne parvenais pas écrire, ce serait l'effondrement », confie l'héroïne. On s'attardera également sur les relations de Sylvia avec ses parents. Le « Daddy » aux abeilles, considéré comme un lâcheur de première et la maman guère mieux lotie : l'écriture est aussi règlement de comptes...

Il y a de la cruauté dans ce livre, une bonne vieille saine cruauté, celle à laquelle personne n'échappe, mais aussi les effroyables héritages familiaux, ceux dont les stigmates constituent le terreau de bien des fléaux, parmi lesquels le suicide. Tant de thèmes abordés qu'il serait vain d'en dresser la liste ! La trame narrative de ce beau livre, l'un des meilleurs de ceux que j'ai lus ces derniers mois avec «Bonjour, Anne » de Pierrette Fleutiaux, repose sur une polyphonie à laquelle participent les voix des deux principales héroïnes, des parents, voisins, amis, médecins, etc. qui s'expriment tous à la première personne. Seul l'écrasant personnage de Ted est plutôt vu de l'extérieur ; C'est normal, il est immense, occupe tout l'espace et on ne voit que lui. Voici ce qu'il écrit :

Il l'aimait et elle l'aimait (...)
Elle le voulait tout entier en elle (...)
Il avait des caresses qui étaient les derniers efforts du naufragé qui s'accroche.

Hâtez-vous de faire la connaissance des «femmes du braconnier » avec l'espoir que l'ouvrage de Claude Pujade-Renaud nous donne l'envie de lire Sylvia Plath et Ted Hughes. Moi, j'y cours !

M.-D. G

 

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05 juin 2010

Michel Noir, qui ose des haïkus, « entend une fourmi ».



Nos députés sont des poètes

Par Jérôme Garcin

C'est bien connu, le député s'ennuie au Palais-Bourbon. Il y trouve le temps long, les nuits blanches et les sièges inconfortables. Le plus souvent, il somnole. Comme les enfants, il sort de sa torpeur le mercredi après-midi, pour les questions au gouvernement. On le voit alors chahuter, crier, s'agiter, taper du pied, battre des mains, guignoliser. C'est que les caméras tournent. Dès qu'elles s'éteignent, il reprend sa sieste, dans une touchante position foetale. Ou bien rédige des poèmes, sur du papier à en-tête de l'Assemblée nationale.

L-Assemblee-litteraire.jpg

Car le député français est poète. A Paris, il a la nostalgie de sa campagne. Il pleure ses coteaux, ses perdrix et ses chiens d'arrêt. Il versifie sa mélancolie. « Je chasse, je pêche, je vais / Tout le jour parmi la verdure, / Par les champs, les bois, le marais, / Libre ! des villes n'ayant cure », se lamente le député de Dordogne Alcide Dusolier. « Viens dans les bois ! », supplie le député de l'Hérault Paul Devès dans une ode érotico-forestière. Armand Fallières, qui représenta le Lot-et-Garonne avant d'entrer à l'Elysée, a le vin guilleret :

« Le breuvage le plus vermeil, 
Le plus cordial, le plus digne,
Est celui que le gai soleil 
Nous prépare au fruit de la Vigne.»

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03 juin 2010

Des sous !



 

C'est le dernier mot, dans notre monde de boutiquiers, pour les souvenirs, les amours et la poésie.O.
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VENTE

Des souvenirs du poète Jacques Prévert aux enchères à Paris

Reuters

Des souvenirs du poète Jacques Prévert aux enchères à Paris

Composition d'objets, dont une enveloppe dessinée aux crayons de couleur par Picasso à l'attention de "Monsieur Prévert/au premier rang sur les remparts/ à Antibes". Estimation : 15.000/20.000 euros.


Les souvenirs se ramassent à la pelle cette semaine à Paris, où l'univers du poète Jacques Prévert et de ses amis artistes est mis en vente pour la première fois par sa petite-fille et unique héritière. Visibles à partir de mardi dans les locaux de l'étude Ader, rue Favard, les objets - livres dédicacés, courriers, tableaux, dessins, manuscrits - seront dispersés le 9 juin à Drouot.

Musée Prévert

Pièces maîtresses de ces enchères : le scénario manuscrit de Quai des brumes , classique du cinéma français réalisé par Marcel Carné, avec Jean Gabin et Michèle Morgan (estimé entre 200.000 et 300.000 euros), le manuscrit de la chanson Les Feuilles mortes , notamment interprétée par Yves Montand (30.000-40.000 euros) et un petit tableau de Pablo Picasso, Les Baigneurs (120.000-150. 000 euros).

 

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http://www.lepoint. fr/culture/ 2010-06-01/ paris-des- souvenirs- de-prevert- aux-encheres/ 249/0/461537
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    31 mai 2010

    Le grand Charles, c'est une plume...

    Lun 31 mai 2010, 11h 14min 55s

    ... Mais..."le dernier grand écrivain", faut tout de même pas exagérer. Il y a quand même BHL... et Sollers.Vive Philou.O.

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    "De Gaulle est le dernier grand écrivain de la France"

    Par Jérôme Dupuis, publié le 27/05/2010 à 07:00

     

    Le Général a toujours entretenu des rapports étroits avec la littérature et ses meilleurs auteurs. Editeur de Charles de Gaulle en Pléiade, Jean-Luc Barré décrypte son inclination pour les lettres.

    L'entrée des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle au programme de français des classes terminales a suscité une polémique. Le Général est-il un écrivain ?

    Ce statut lui était déjà reconnu de son vivant par Mauriac, Camus ou Claudel. Un mémorialiste, je pense entre autres au cardinal de Retz ou même à Churchill, peut aussi être un écrivain. Charles de Gaulle est sans doute le dernier grand écrivain de la France, dans la tradition de Barrès ou Péguy. Peut-être est-ce cela, justement, qui gêne aujourd'hui... J'ai eu l'occasion d'étudier de très près ses manuscrits : pour chaque chapitre, il existe six ou sept versions, sans cesse retravaillées, mot à mot, jusqu'aux épreuves, qui faisaient encore l'objet de corrections. A mon sens, l'entrée du Général dans la collection de la Pléiade, en 2000, l'a définitivement consacré comme écrivain.

    On l'ignore souvent, mais Charles de Gaulle, dans sa jeunesse, a écrit des poésies et des nouvelles...

    Oui, à 15 ans, il a composé une saynète en vers influencée par Rostand et intitulée Une mauvaise rencontre, qui sera éditée à 50 exemplaires. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme transparent de Charles de Lugale, il écrit Zalaïna, une étrange nouvelle racontant les amours coloniales d'un officier et d'une esclave mélanésienne. Il y a parfois un "ange du bizarre" qui plane au-dessus de lui, peut-être hérité de l'un de ses ancêtres, qui était barde breton. De Gaulle s'est inventé à travers les mots. Lorsqu'il comprend, après 1918, qu'il ne pourra pas devenir un grand chef militaire comme il l'a rêvé, il se réinvente par le verbe, en écrivant notamment Le Fil de l'épée [1932]. Et puis, ne faut-il pas avoir un certain sens de la fiction pour imaginer ce qui pourrait advenir de la France après la débâcle de mai 1940 ? A cette époque, il n'est rien et c'est par le verbe, avec l'appel du 18 Juin, qu'il va exister.

    Quelles étaient ses lectures ?

    Selon son fils, le Général lisait encore trois livres par semaine lorsqu'il était à l'Elysée. "Le plus beau métier du monde, c'est d'être bibliothécaire... Une bibliothèque municipale dans une petite ville de Bretagne, à Pontivy... Quel bonheur !" a-t-il confié un jour à son aide de camp, François Coulet, dans les rues de Londres.ach.








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    http://www.lexpress.fr/culture/livre/de-gaulle-est-le-der...


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    Un poète à sa façon...



    Visite à l'auteur de «Vendredi»

    Michel Tournier, le duc de Choisel

    Par Didier Jacob

    A 85 ans, Michel Tournier publie ses écrits de voyage. Didier Jacob l'a rencontré dans le presbytère de Choisel, où il habite depuis un demi-siècle...

    Ecrivain, lauréat et juré Goncourt (le septième couvert lui est réservé chez Drouant), Michel Tournier habite depuis 1962 dans le presbytère d'un village dans la vallée de Chevreuse. Sur le perron, une cagette est posée, pour le courrier. Coiffé de son bonnet légendaire, l'auteur de « Vendredi » s'assied sur un canapé entouré de livres jetés à même le sol, qu'il attrape au hasard et rejette aussitôt, piochant de même, au gré du souvenir, dans les grands moments de son existence.

    Michel-Tournier_Selders-Sipa-2.jpg
    (c)Selders/Sipa
    Michel Tournier dans le jardin de sa maison, en vallée de Chevreuse.

    Le Nouvel Observateur. - Dans quelles circonstances vous êtes-vous installé dans ce presbytère ?

    Michel Tournier. - C'était en 1954. J'habitais sur la Seine, en face de Notre-Dame, dans l'île Saint-Louis. Dans l'immeuble, j'avais des amis qui, dès le mois d'avril, m'emmenaient camper ici. Nous n'avions pas de voiture ; on venait par la ligne de Sceaux, qui n'était pas encore le RER jusqu'à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Un jour, j'aperçois au café du village un copain avec qui je travaillais à la radio, Claude Dufresne. Il venait d'acheter le presbytère. Il m'emmène dans cette maison, qui était très fruste. Le curé avait toujours habité là. Quelques mois plus tard, je croise Dufresne à la radio et je lui demande : « Alors, Choisel ?» Il me répond : « C'est une imbécillité que j'ai commise. Je n'y mets jamais les pieds.» Je lui ai racheté le presbytère. J'ai écrit tous mes livres dans cette maison, assis à cette table.

     

     

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    26 mai 2010

    Bonne nouvelle : la poésie , héroïne de roman !


    Un polar poétique

    Bonne nouvelle : la poésie , héroïne de roman !

    Le syndrome Gutmann

    Nervalienne devant l'Eternel,  Caroline Gutmann a déjà écrit un feuilleton radiophonique sur les derniers jours du poète. Sa passion pour le doux Gérard prend ici la forme d'un thriller. Dans cette moderne version de Faust, le jeune Marcel Cohen, auteur d'une thèse sur la folie en littérature, rencontre un certain Guy Joseph, gourou médiatique érigé en pape de la révolution médicale.

    gutman.jpg
    J.-C. Berline
    Caroline Gutmann

    Ce géant au sourire sardonique recherche un assistant pour effectuer un travail sur Nerval et organiser un colloque sur le poète dont la fin tragique le fascine. Malgré ses réticences, Marcel se voue corps et âme aux diktats du colosse, qui tire sa fortune de sa Clinique de l'Etoile, établissement huppé peuplé de détraqués fortunés. Louise, la pensionnaire de la chambre 7, attire l'attention de Marcel. Tout porte à croire que la vieille dame fantasque est prisonnière des lieux...

    Dans ce troisième roman trépidant peuplé de personnages hauts en couleur, Caroline Gutmann mène le lecteur dans un incroyable dédale. Autour de son monstrueux mandarin, les meurtres se succèdent. A chaque fois, une carte de tarot est retrouvée à portée du cadavre. Qui est réellement Guy Joseph ? Bien décidé à ne pas se laisser berner par ce terrible patron, Marcel enquête sur son entourage, découvre un mystérieux Club des Treize et un précieux journal écrit par le compagnon d'internement de Nerval. Polar érudit, le récit regorge de références à l'auteur des « Chimères ». Car c'est surtout le fantôme d'El Desdichado que le héros poursuit. Au point d'adopter sa philosophie de la vie, une forme de mélancolie allègre, de morbidité joyeuse. Il existait déjà un syndrome Stendhal ou maladie du voyageur. Caroline Gutmann crée une nouvelle catégorie psychologique : le syndrome Nerval.

    C. J.

    « Le Syndrome Nerval », par Caroline Gutmann,
    Lattès, 280 p., 19 euros.

    Le rayon polar de BibliObs


    http://bibliobs.nouvelobs.com/20100525/19610/le-syndrome-gutmann


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    21 mai 2010

    Allez, ouste !


    Une vidéo intéressante ! et en même temps, vous pourrez admirer le frais minois d'Aude Lancelin, la journaliste qui a levé un méga lièvre : l'a ffaire Botul !O.
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    «L'Actualité littéraire», sur CanalObs.tv

    En vidéo... Sébastien Lapaque, du Figaro: Sarkozy doit partir

    Par ObsVideo.com

    Cette semaine, ça déménage ! Aude Lancelin et Grégoire Leménager reçoivent Sébastien Lapaque, auteur du pamphlet «Il faut qu'il parte!». L'auteur, qui n'est pourtant pas membre de la LCR, y va fort, très fort. Critique au «Figaro littéraire», Sébastien Lapaque a publié des essais et des romans («Les Idées heureuses», prix François Mauriac de l'Académie française).

    Cette fois, il signe un réquisitoire contre Nicolas Sarkozy, estimant que le chef de l'état n'est pas à sa place à Elysée. « C'est un livre sur la France, sur une personne qui encombre la France », dit-il. Et sur un homme qui incarne « la plus mauvaise part de nous-mêmes à la tête de l'Etat, une bourgeoisie française bête et borgne ».

     

    http://bibliobs.nouvelobs.com/20080523/5193/en-video-seba...

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    15 mai 2010

    Beat generation , toujours sur la route

    Sam 15 mai 2010, 0h 47min 38s
    Beat generation , toujours fraîche
    ...
    De :
    Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
    ...
    Voir le contact
    À : PROSES@yahoogroupes.fr

    La version complète, enfin !

    Kerouac reprend la route

    Par Didier Jacob

    On croyait connaître « Sur la route ». Jack Kerouac avait écrit ce roman phare de la Beat generation au début des années 1950. Une nouvelle édition, conforme à l'original, montre qu'on n'avait encore rien lu.

    Nous sommes en 1951. L'Amérique s'emmerde comme jamais. Le sénateur McCarthy vient d'être nommé président de la commission d'enquête sur les activités antiaméricaines. L'espionnite règne, on surveille son voisin, sa femme, ses amis. On peut être quelqu'un de bien en début de semaine, et puis non, cette crapule communiste, cette vermine rouge, c'est vous, là, avec votre air de père peinard, de gentil con d'Américain. Stars de l'époque ? Les époux Rosenberg. Ils sont condamnés à la peine capitale (seront exécutés en 1953). Un type inconnu, quasiment sorti de nulle part, un petit gars qui aime le jazz et les filles, la glande et la défonce, se met à sa machine et, dans un état second, shooté à la benzédrine et à l'inspiration, pond un roman en une vingtaine de jours. Ca s'appelle « Sur la route ». C'est un pétard, dans tous les sens du terme. C'est le chef-d'oeuvre qui va changer pour toujours le visage de l'Amérique.

    kerouac_0.jpg
    Sipa
    Jack Kerouac

    Une belle histoire, donc. Mais fausse. Embellie à l'eau de rose de la légende. Kerouac, saint patron du « Guide du routard » ? Peut-être, mais c'était d'abord un bosseur-né. Et son livre, ce grand roman exaltant les valeurs de la jeunesse et de la liberté, qui a déformé, dans son édition portative, tant de jeans délavés (la poche arrière), mettez-vous bien ceci dans le crâne : vous l'avez peut-être lu, mais dans une version expurgée, censurée, étouffée. Allen Ginsberg, poète beat et l'un des héros de cette Bible, le déplore : le livre publié (en 1957) est à Kerouac ce que l'aspartame est au sucre. Et d'ajouter qu'un jour, «quand tout le monde sera mort », « Sur la route » sera enfin rendu à sa «folie » originale. Nous y voilà.


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    Sacré Gonzzig, réussit à faire parler de lui !

    Sam 15 mai 2010, 0h 44min 50s


    Voilà presque quarante ans qu'il sécrète la nullité et que ça se voit ( à la télé), mais il est toujours là . Sacré Gouzzi Gouzzou ! O.
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    En baisse

    Jackson selon Saint Bris

    Par Grégoire Leménager

    Enfin des révélations sur Bambi : Gonzague Saint Bris nous invite «Au paradis avec Michael Jackson » (Presses de la Cité, 19 euros). Dans un « document » dédié « à toi Michael et à tes enfants », ce biographe de François Ier raconte avoir accompagné, en 1992, le roi de la pop en Afrique.

     

    st-bris-baltel-sipa.jpg
    Baltel/Sipa
    Gonzague Saint-Bris

    Là, il eut la présence d'esprit de lui poser des questions usuelles, comme « quand souhaitez-vous disparaître ?» (et de s'entendre répondre « à 50 ans »). Surtout, entourés de Pygmées, ils ont longuement disserté sur Pergolèse, Michel- Ange et plein de sujets qui obsédaient la superstar. « «A ton avis », m 'avait demandé Michael dans la forêt équatoriale, «quel était le rôle exact de Charles Perrault auprès de Louis XIV ?» » On dirait des « Antimémoires » écrits par Jean-Baptiste Botul après une indigestion de champignons mexicains. A la fin, l'auteur remercie Ali Bongo.

    G.L.

    Source : le Nouvel Observateur du 13 mai 2010

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