Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08 mai 2010

Lionnel Luca, champion de la bêtise (avec un grand C)



Voilà un monsieur qui foudroie une oeuvre cinématographique sans l'avoir vue ! ( Finkielkraut, l'inénarrable, nous avait déjà fait le coup !) Et sur quoi s"appuie-t-il? Sur une critique du service historique des armées ! Incroyable ! Les képis décrètent la vérité historique dans ce pays? O.
------------------------------------------------------------------------------


Culture

Publié le 07/05/2010 à 17:21 - Modifié le 07/05/2010 à 19:13 AFP
Polémique "Hors-la-loi": la SACD remet un "prix de la Bêtise" à Lionnel Luca

Polémique

.

La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a décerné vendredi le premier prix de la "Bêtise avec un grand C" au député UMP des Alpes Maritimes Lionnel Luca pour s'être "attaqué publiquement" à une oeuvre, le film de Rachid Bouchareb "Hors-la-loi", "sans l'avoir vue".

"Ce prix vise à honorer ceux qui, en toute méconnaissance de cause, prendront dorénavant l'initiative de tenter de limiter la liberté d'expression en s'attaquant publiquement à des oeuvres sans les avoir lues ou vues", indique l'organisation dans un communiqué.

Il a été décerné "à l'unanimité" par le conseil d'administration de la SACD à Lionnel Luca pour avoir, "dans un grand élan de respect et de tolérance", estimé que "Hors-la-loi", qui sera présenté le 21 mai en compétition au 63e Festival de Cannes et "qu'il "n'a pas vu, est +manichéen+ et qu'il s'agit +d'une falsification historique+".

"Les auteurs de la SACD félicitent chaleureusement Lionnel Luca pour ce prix amplement mérité" dont l'intitulé s'inspire d'une expression du poète Jacques Prévert, poursuit le communiqué.

"Pour accompagner ce prix, un livre ou un film de son choix sera à sa disposition le jour où il choisira d'en prendre connaissance avant d'émettre un avis à son sujet", conclut-il.

"Hors-la-loi" suit, de la fin des années 1930 à l'indépendance algérienne en 1962, le destin de trois frères à travers les tumultes de l'histoire franco-algérienne.

Taxé de "négationnisme" par M. Luca - ne l'ayant pas vu, il s'est basé sur un rapport du service historique du ministère de la Défense qui passait au crible un scénario provisoire -, le film s'est attiré les foudres de l'extrême droite, d'associations représentant des harkis, des anciens combattants et des pieds-noirs.

Une douzaine d'intellectuels ont réagi en dénonçant le "retour en force de la bonne conscience coloniale".


le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945




le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


21:39 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

30 mars 2010

Alice for ever...


Alice à Burtonland

Par François Forestier

« Alice au pays des merveilles » est un succès universel depuis sa parution en 1865. Sans cesse retraduite et trahie, l'oeuvre de Lewis Carroll est adaptée au cinéma par Tim Burton, qui est infidèle au texte, mais fidèle à sa poésie et à son humour.

Alice_1.jpg
Kobal/Picture Desk/AFP

Elle est agaçante, n'est-elle pas ? Mais aussi raisonneuse, coquette, brave et toute cette sorte de choses. Alice, depuis un siècle et demi, traverse le pays des merveilles, provoque l'admiration des Oulipiens et des sociétaires de la Société des Amis des Lapins blancs, et fait des incursions sur les écrans, grâce au cinématographe, en répétant sans cesse : « De plus en plus curieux ! »


lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100322/18348/alice-a-burt...

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


20:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mars 2010

Secrets qui tuent...


Affaire de moeurs ou affaire d'Etat ?

Qui a vraiment tué Pasolini?

Par Marcelle Padovani

Plus de trente ans après l'assassinat du cinéaste de «Salo», son meurtrier revient sur ses aveux, et donne des noms. Notre correspondante à Rome, Marcelle Padovani, l'a rencontré

Il arrive au rendez-vous de son pas dansant de «ragazzo di vita» vaguement démodé. Avec le sourire roublard des jeunes prolos romains. A 51 ans, Pino Pelosi, dit «Pino la Rana», Pino la Grenouille, à cause de son sourire, justement, est apparemment rangé : l'assassin de Pier Paolo Pasolini exerce le métier de jardinier à 820 euros par mois dans une coopérative de la capitale. Et arbore son uniforme de travail, pantalon orange et tee-shirt assorti.

pino pelosi leemage.JPG
DR
Pino Pelosi

Cela fait maintenant trente-quatre ans que Pino tient en haleine l'intelligentsia italienne avec ses révélations à épisodes. Qui se contredisent sans vraiment s'éliminer. Mais la dernière a tellement mis en émoi les Amis de Pasolini que, le 28 avril, l'avocat Stefano Maccioni a demandé au parquet de Rome la réouverture de l'enquête sur ce meurtre atroce qui remonte au 2 novembre 1975.

A l'époque, le procès s'était achevé avec une condamnation à neuf ans et sept mois de prison pour Pino Pelosi, alors âgé de 17 ans. Le mobile ? Un crime typiquement homo, une bagarre sanglante pour une histoire de prestation sexuelle.

Lire la suite :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20090717/13805/qui-a-vraime...

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


00:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

10 mars 2010

Il se bonifie en vieillissant !


Godard, la vraie nouvelle vague, le poète de l'écran ! J'adore...

------------------------------------------------------------------------------------

BIOGRAPHIE

Mais qui êtes-vous, monsieur Godard ?

Par François-Guillaume Lorrain

Mais qui êtes-vous, monsieur Godard ?

Jean-Luc Godard au Festival de Cannes en mai 2001. Hahn/Khayat/ABACA


Révélations. Génie ou imposteur ? Révolutionnaire ou cynique ? Antisioniste ou antisémite ? Une biographie décape le mythe. Extraits.

Le 16 mars 1960, il y a cinquante ans, À bout de souffle sortait dans quatre salles parisiennes. On découvrait un ton, un rythme, une audace. Godard violait le cinéma et s'imposait comme son enfant terrible. Pas évident de s'emparer d'un tel monstre sacré, énigmatique à force de provoquer. C'est chose faite avec le travail monumental d'Antoine de Baecque, déjà coauteur, ce n'est pas un hasard, du livre-référence sur Truffaut. Dans la vie de Godard, de Baecque décèle une ligne de force : la rupture. "Je pars toujours du négatif. Je suis un homme positif qui part du négatif", déclare Godard, qui a la critique dans le sang. Fils rebelle de la haute société protestante, il est, en 1967, un cinéaste adulé. Ses films radiographient la France gaullienne, ses étudiants, ses villes, ses femmes. Avec Pierrot le Fou , il fait du cinéma un art total. Rien de ce qui est moderne ne lui est étranger : Godard devient God-art !


ltout lire :
http://www.lepoint.fr/culture/2010-03-09/biographie-mais-qui-etes-vous-monsieur-godard/249/0/431619
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


13:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

25 février 2010

Un Ours et un K niche...

La tendance de Jérôme Garcin

Polanski et Blair : un Ours et un caniche

Par Jérôme Garcin

Troublante coïncidence : le 30 janvier dernier, on apprenait que Roman Polanski allait attendre un an avant d'être entendu par la justice américaine, qui le poursuit, trente-trois ans après les faits, pour « relations sexuelles illégales » avec une mineure ; et que Tony Blair, auditionné à Londres sur son engagement aux côtés des Etats-Unis lors de la guerre d'Irak, n'éprouvait ni regret ni remords.

Assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, le cinéaste se terre, s'oublie et se tait. Retraité charmeur et florissant, l'ancien locataire du 10 Downing Street se montre, se souvient et s'explique. Il est vrai que ce conférencier à 2.000 euros la minute est un beau parleur. Ce jour-là, les cris des parents des soldats tués – « Meurtrier !», « Menteur !» - et la colère des pacifistes réclamant son procès «pour crimes de guerre » l'ont laissé de marbre.

ghost-writer.jpg

Ces cris, on les entendra, le 3 mars, dans le nouveau film de Roman Polanski, « The Ghost Writer », pour lequel le cinéaste vient de recevoir l'Ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin. Il y est en effet question d'un ancien Premier ministre britannique (campé par Pierce Brosnan) qui ressemble fort à celui qu'on a appelé « le caniche de Bush». Poursuivi par le tribunal international de La Haye, il trouve refuge sur une île américaine, où un nègre (Ewan McGregor) est chargé d'achever ses Mémoires, dont aucune mauvaise conscience n'ébranle la vanité.

Sur l'Amérique d'avant Obama, sur ses vassaux serviles, sur la CIA qui a la détente facile, sur les tortures de Guantanamo, le film anglo-saxon de Polanski est sans appel : il ne devrait guère aider à sa réhabilitation outre-Atlantique. On peut voir aussi dans « The Ghost Writer » une réflexion amère sur les prisons dorées où sont enfermés des hommes que le passé finit toujours par rattraper. A ceux enfin qui se demandent ce qu'est devenu le cinéaste du « Pianiste », on répondra que jamais il n'a été plus souverain dans la réalisation, la direction d'acteurs et le sous-entendu. Jamais plus libre, en somme.

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100222/17884/polanski-et-blair-un-ours-et-un-caniche

 

 

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945

01:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

26 janvier 2010

Objet con sensuel marchandisé

Objet con sensuel marchandisé
Mar 26 Janvier 2010, 11 h 13 min 34 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
Voir le contact
À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

Gainsbourg, exactement

Par François-Guillaume Lorrain

Gainsbourg, exactement

 

Éric Elmosnino connaissait très mal Gainsbourg. Il n'aimait pas non plus. Bref, quand

Joann Sfar lui a proposé le rôle, il n'a pas essayé de tricher, il n'était pas Gainsbourg.

 Et pourtant, sur l'écran, il est Gainsbourg. Au physique, exactement - sa soeur lui

avait déjà dit il y a vingt ans qu'il lui ressemblait -, mais aussi dans le geste flottant,

sinueux, et dans le rythme pulsé, inattendu. 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-19/cinema-gainsbour...

 

-------------------------------------------------------------------------------

 

- C'est fou skil lui ressemble...

- Ah oui ? et après ? ...

 J'aime bien l'homme à la tête de chou, mais là je sens venir la nausée. J'ai dû manger

trop de chocolat pendant les fêtes. Non, sans blagues, écoutez les chansons de Gainsbourg,

 regardez sa tronche sur les documents d'archives, et paix à ses cendres...O.

 

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945

11:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

20 janvier 2010

Si on arrêtait ce cinoche ?

Avatar, la polémique

Par François Guillaume Lorrain et Christophe Ono-Dit-Biot

Avatar, la polémique

Le réalisateur James Cameron et son dernier chef-d'oeuvre "Avatar" créent la polémique aux États-Unis : raciste, nocif, malhonnête ?©20th Century Fox


Raciste, nocif, malhonnête ? Aux États-Unis, rançon du succès, Cameron devient une cible.

"L'envie est une passion timide et honteuse que l'on n'ose jamais avouer", disait La Rochefoucauld. À Hollywood, on pratique un tout autre genre de maximes : James Cameron est en train d'en faire cruellement l'expérience. Avatar n'est plus un succès, c'est un phénomène : avec 1,14 milliard de dollars récoltés au box-office en seulement trois semaines d'exploitation, il est aujourd'hui le deuxième film le plus rentable de l'histoire du cinéma. Faut-il rappeler que le film le plus rentable, Titanic (1,8 milliard de dollars), a lui aussi été réalisé par Cameron ? Trop pour un seul homme.

Aux États-Unis, les attaques pleuvent, presque aussi rudement que sur l'arbre sacré des Na'vis. Le feu est parti des ligues antitabac, qui ont décerné le label "poumon noir" à ce film bleu et vert. La liane Sigourney Weaver y fume comme un pompier et, pire, dans des lieux non-fumeurs. "C'est comme si l'on déversait du plutonium dans un réservoir d'eau potable", ont-elles déclaré au New York Times. Risible ? On est aux États-Unis, et on ne plaisante vraiment pas avec la nicotine.

lire la suite :http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-18/cinema-avatar-la-polemique/249/0/414601

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


18:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

17 janvier 2010

Fra-ter-ni-té !!!


CINÉMA

"Invictus", une ode à la fraternité

Par Florence Colombani

Morgan Freeman © Warner Bros. France


Il est logique que Clint Eastwood - passionné de westerns et donc obsédé par le thème de la vengeance - en vienne aujourd'hui à raconter cette histoire de pardon. Dans cette adaptation d'un livre de John Carlin, Déjouer l'ennemi , il est question, en apparence, de la Coupe du monde de rugby de 1995 qui se déroule en Afrique du Sud et permet au président nouvellement élu d'orchestrer - sous les yeux du monde entier - la réconciliation des Noirs et des Blancs.

Mais ce que raconte vraiment Eastwood, avec une admiration sincère et le souffle épique qu'on lui connaît, c'est la personnalité de Mandela (Morgan Freeman), sa grandeur d'âme et sa ruse, sa capacité à pardonner et son sens de la mise en scène. D'où la réussite d'un film ample, qui est avant tout un portrait, mais aussi une ode à la fraternité et le récit minutieux d'un spectacle trompeur, sans doute (où en est la réconciliation dans l'Afrique du Sud d'aujourd'hui ?), mais si beau, si porteur d'espoir qu'on voudrait qu'il ne finisse jamais.

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/cinema-a-voir-da...
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/cinema-a-voir-dans-les-salles-cette-semaine/249/2/1466/0/

22:42 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

13 janvier 2010

Moi, j'l'aimais bien , le grand Momo...

DISPARITION

Éric Rohmer, un cinéaste à part

Par François-Guillaume Lorrain

Éric Rohmer, un cinéaste à part

Le cinéaste Éric Rohmer est mort lundi © AFP


Il était le Marivaux du septième art français. Son goût pour les tours et détours amoureux, ses qualités d'écrivain classique, les joutes orales de ses personnages, ses doutes et obsessions de moraliste, son ironie incessante auront fait de ce conteur un cinéaste unique, qui avait le don de nous faire sentir intelligent sans nous ennuyer. Éric Rohmer est décédé lundi à l'âge de 89 ans.

Dès le début, il est à part. Professeur de lettres, germaniste, il est le frère aîné de la Nouvelle Vague, - il a dix ans de plus que Chabrol et Godard, douze ans de plus que Truffaut - et l'intellectuel de la bande des Cahiers du Cinéma qu'il dirige de 1957 à 1963, mais dont il incarne l'autorité morale dès le début des années 50. Quand le jeune Truffaut ruait dans les brancards et tirait à boulets rouges sur le cinéma de papa, Rohmer tentait de calmer le jeu du haut de sa calvitie naissante. Son surnom n'était-il pas le "grand Momo", en référence à son véritable nom, Maurice Schérer ?

 

Lire  la suite : http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/disparition-eric-rohmer-un-cineaste-a-part/249/0/412512

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


13:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

08 janvier 2010

Attention ! chef d'oeuvre !


 Hier soir, sur Arte, "le Faucon maltais", diamant noir du cinéma. Dommage, je l'ai pris  en route ( à son début heureusement) et n'ai pas eu le loisir de vous alerter ! quant à moi, je l'ai vu plusieurs fois et suis prêt à continuer ! O.
 
 
 
PRÉCÉDENTE
SUIVANTE
 
 

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945

11:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

07 décembre 2009

Si on se faisait une toile ?

On pourrait aller voir un chef d'oeuvre : le Ruban blanc, de Michael Haneke, palme d'or au festival de Cannes. En voilà un qui ne l'a pas volée...Une remontée à la source du crime : pourquoi dans les années trente tout un peuple a-t-il emboîté le pas à un petit caporal inculte et brutal, qui l'a entraîné dans une tragédie mondiale, nous faisant frôler l'apocalypse ? Tentative de réponse dans l'examen  social, psychologique, humain de ce petit village allemand à la veille de la première guerre mondiale. Une série de crimes et d'attentats s'y commettent, sans qu'on sache jamais qui en est responsable... Le spectateur dispose de quelques indices, qui lui permettent d'avoir son idée... Mais on sait qui, historiquement, sera rendu responsable de tous les malheurs, et envoyé pour sa punition dans les camps d'extermination. Regard rétrospectif qui peut nous amener à un questionnement actuel : qui est responsable des troubles aujourd'hui ? La burqa et les minarets, c'est clair !
Haneke filme avec force, mais aussi avec une retenue, une pudeur extrêmes : la violence est indiquée, mais la caméra ne s'y vautre pas.Le spectateur est bouleversé, mais reste lucide et distant : il sait qu'il n'est pas impliqué dans ce tourbillon infernal, et en même temps qu'il n'est pas à l'abri, que les forces du mal peuvent à nouveau se déchaîner et l'atteindre, lui et ceux qu'il aime... C'est ce qu'on appelle la distanciation, un concept esthétique formulé par le grand Brecht. On est loin du bouleversement émotionnel et compassionnel que provoque constamment le mélodrame contemporain, pour lequel des foules qui pleurent ne réfléchissent pas, et ne contestent pas le pouvoir . Un film à voir absolument .O.


Une scène du film autrichien de Michael Haneke, "Le Ruban blanc" ("Das Weisse Band"), présenté en compétition au 62e Festival de Cannes.
LES FILMS DU LOSANGE
Une scène du film autrichien de Michael Haneke, "Le Ruban blanc" ("Das Weisse Band"), présenté en compétition au 62e Festival de Cannes.

Un village de l'Allemagne du Nord protestante, à la veille de la première guerre mondiale. D'étranges événements y surviennent, à propos desquels "bien des questions restent sans réponse", nous dit le narrateur, un ex-instituteur devenu vieux. Il ne faut pas compter sur le cinéaste (et auteur du scénario original) pour dissiper ces énigmes. Les épilogues en décryptage pédagogique à la Hercule Poirot n'ont pas droit de cité dans les films de Michael Haneke, qui tient à ce que le spectateur fasse sa propre lecture, qu'aucune interprétation ne lui soit dictée.

 

Lire la suite :http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2009/05/...


le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


07:17 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

20 novembre 2009

Agnès Varda

Oscars : le documentaire d'Agnès Varda candidat aux nominations

AFP

Oscars : le documentaire d'Agnès Varda candidat aux nominations

Le documentaire "Les Plages d'Agnès" d'Agnès Varda, récompensé par un César en février dernier, est l'un des quinze films candidats aux nominations à l'Oscar du meilleur documentaire. C'est ce qu'a annoncé mercredi l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma.

L'autoportrait de la réalisatrice de "Sans toit ni loi" est l'un des rares films non américains de la pré-liste sélectionnée par l'Académie parmi les 89 films qui lui avaient été soumis. "Burma VJ", un documentaire danois sur la répression des grandes manifestations de 2007 en Birmanie, et le film britannique "Mugabe et l'Africain blanc", qui retrace le procès intenté par un fermier blanc au président du Zimbabwe, font également partie des candidats à la prestigieuse statuette.

Pour le reste, les Etats-Unis dominent largement la sélection, avec notamment "The Cove, la baie de la honte", un film-choc encensé par la critique sur un massacre annuel de dauphins dans une ville côtière japonaise. "Valentino, the last emperor", consacré au grand couturier italien, ou "Food, Inc", portrait au vitriol de l'industrie agroalimentaire américaine, sont également parmi les candidats. Les nominations seront annoncées le 2 février prochain et la cérémonie des Oscars aura lieu le 7 mars, au théâtre Kodak à Hollywood.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-19/cinema-oscars-le-documentaire-d-agnes-varda-candidat-aux-nominations/249/0/396595

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

A propos, Agnès Varda présente une oeuvre intéressante à la Biennale, et Escandille l'a beaucoup aimée. Tu nous fais un petit compte rendu, Escandille? O.




le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


18:11 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

14 octobre 2009

ça va sortir

Publié le 13/10/2009 à 17:55 - Modifié le 13/10/2009 à 17:58 AFP

http://www.lepoint.fr/culture/2009-10-13/rose-et-noir-un-film-entre-ombre-et-lumiere-de-gerard-jugnot/249/0/385326

"Rose et noir", un film entre ombre et lumière de Gérard Jugnot

Par André LEHMANN

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

En l'an 1577, en pleine période obscure de l'Inquisition, le grand couturier Pic Saint-Loup (Gérard Jugnot) se voit confier par le roi Henri III (Arthur Jugnot) la tâche de réaliser une prestigieuse robe de cérémonie pour le mariage d'un de ses neveux avec la fille d'un grand d'Espagne.

Commence alors un périple qui va se transformer en cauchemar pour Pic Saint-Loup, personnage maniéré, pomponné et tout vêtu de rose qui va le conduire directement chez le grand inquisiteur de Séville.

Attisant encore plus la suspicion des inquisiteurs espagnols adeptes de la "question", l'excentrique couturier s'est entouré d'un secrétaire protestant (Bernard Le Coq) bien décidé à venger les morts de la Saint-Barthélemy, un assistant musulman grimé en Normand (Assaad Bouab), un parfumeur juif (Stéphane Debac) et un coiffeur homosexuel (Patrick Haudecoeur).

Pour Gérard Jugnot, qui est également le réalisateur de la comédie, "ce film (...) fait référence à tout ce qui peut nous préoccuper dans le monde au sujet de l'intolérance religieuse, sexuelle et sociale".

"J'aurais pu faire un truc contemporain, où je raconte l'histoire d'un grand couturier un peu inconscient, un Lagerfeld qui est envoyé par Sarkozy faire une robe chez les talibans", disait-il dans un entretien à l'AFP lors du festival du film de Zurich où le film a été présenté en avant-première, fin septembre.

De fait, "raconter le passé pour parler du présent" s'est avéré un choix judicieux devant des spectateurs zurichois conquis par la comédie.

Habituellement, "la comédie a du mal à passer les frontières", admet Gérard Jugnot. Pourtant, "le film a vraiment fonctionné formidablement, je suis très ému et très heureux".

"L'intolérance ou l'homophobie sont des choses condamnables, ce ne sont pas des idées nouvelles. Mais il se trouve que c'est bon de les mettre dans des grandes comédies populaires. Après, on peut me traiter de moraliste...", commente-t-il.

Agé de 58 ans, l'un des acteurs fétiches du cinéma français, qui a réalisé une dizaine de films, a mêlé des éléments de sa personnalité à cette comédie.

"Le côté un peu plus personnel, qui est ce rose qui est le masque du clown, est toute ma vie depuis 30 ans", confie Gérard Jugnot, qui essaye "de mettre un peu de rose, de rire, de comédie sur des choses qui m'inquiètent pour transformer ça en plaisir, pour les supporter".

Aujourd'hui, l'acteur veut renouer avec le théâtre et jouer en janvier une pièce de l'écrivain et réalisateur Philippe Claudel.

"La comédie c'est du drame qui s'arrête à temps, et peut-être qu'avec l'âge je n'arrive pas à freiner, que je déborde un peu dans le drame", constate-t-il.

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

06:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

04 octobre 2009

On s'fait une toile ?

sur le site , excellent du journal le Point :

Culture : En images

CINÉMA - A voir dans les salles cette semaine

Image 1 sur 10
precedent
suivant

Mary et Max, d'Adam Elliot Génial. Divertissant de bout en bout. Pour la première fois, un film d'animation ne nous a pas ennuyé un instant. Même le meilleur Pixar a ses tunnels, ses moments faiblards. Là, pas un baillement, pas une fois où l'on a regardé sa montre. Ce n'est pourtant que de la pâte à modeler. Lire la suite...

Avec Toni Collette, Philip Seymour Hoffman...

lepoint.fr © Gaumont Distribution

10 photos : 1 •  2 •  3 •  4 •  5 •  6 •  7Suivante

07:59 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

03 octobre 2009

On t'aime, Jeanne !

Culture : En images

Studio Harcourt : 75 ans de glamour

Image 1 sur 8
precedent
suivant

Studio Harcourt

Il fête ses 75 ans. Pour l'occasion, le Centre d'art et d'essais du Mercedes-Benz Center expose cent photographies de personnalités (ici, Jeanne Moreau).

Jusqu'au 29 novembre à Rueil-Malmaison.

lepoint.fr ©

 

8 photos :  1 •  2 •  3 •  4 •  5 •  6 •  7 Suivante


 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

13:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

07 septembre 2009

Quentin Tarantino

cinéma mercredi19 août 2009

Il était une fois en France occupée

Le lieutenant américain Aldo Raine (Brad Pitt) et ses «bâtards», groupe de soldats juifs infiltrés perpétrant des actions punitives contre les nazis. (Universal Studios)

Le lieutenant américain Aldo Raine (Brad Pitt) et ses «bâtards», groupe de soldats juifs infiltrés perpétrant des actions punitives contre les nazis. (Universal Studios)

Après avoir pris Cannes d’assaut, «Inglourious Basterds» de Quentin Tarantino débarque sur nos écrans. A-t-on encore le droit de s’avouer mitigé?

Au sortir de son navrant Grindhouse: Death Proof, on pouvait se demander si Quentin Tarantino n’était pas un cinéaste fini. Au sens où, réfugié dans sa chère vidéothèque de séries Z, il ne serait plus jamais en mesure d’offrir autre chose que des films déconnectés du réel, ressassant sa guerre des sexes de manière de plus en plus fétichiste, bavarde et sadique. Alors oui, il y a encore de ça dans Inglourious Basterds, mais heureusement pas que ça. Car le «sale gosse» (de 46 ans) possède aussi un sacré talent, que nul ne saurait lui nier. Pas étonnant qu’en frottant pour la première fois ses obsessions à la grande Histoire, le résultat produise des étincelles!

On a déjà tout entendu sur l’objet en question, à la fois film de guerre (la Seconde) et hommage au western spaghetti, festival de dialogues multilingue, jeu de massacre et uchronie (en inventant une issue alternative). Le tout en deux heures et demie, à peine retouchées depuis Cannes malgré les rumeurs. D’un simple délire irresponsable et complaisant à une sorte de méta-film postmoderne pour en finir avec la guerre, toutes les interprétations ont circulé. Les aficionados n’y verront que du feu, ou plutôt que du «fun». C’est voulu. Les spectateurs plus sophistiqués s’amuseront à se triturer les méninges. C’est aussi voulu.

Au départ était donc l’inspiration d’une obscure série B italienne, Une poignée de salopards/Quel maledetto treno blindato/The Inglorious Bastards d’Enzo G. Castellari (1978), mais jamais l’idée d’un simple remake, d’où le titre à l’orthographe fautive délibérée. Dans le même ordre d’idées, on trouvera quantité de clins d’œils codés dans les noms des personnages. Sauf que Tarantino a parfaitement conscience que son cinéma vaut cent fois mieux que ces obscures références . Dès lors, autant se mesurer au grand relecteur du cinéma de genres lui-même: Sergio Leone. De même que Leone s’était inventé une Amérique mythique à partir de sa cinéphilie avant d’aller tourner aux Etats-Unis Il était une fois dans l’Ouest, Tarantino s’inventerait donc son Europe à lui avant d’aller tourner son film en Allemagne. Un film réflexif en diable, nourri de toute l’histoire du genre.

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ad2e9700-8c34-11de-bd75-8df0e25a85d9/Il_%C3%A9tait_une_fois_en_France_occup%C3%A9e

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour


06:34 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mai 2009

Festival

 Article paru
le 13 mai 2009


 

 


La chronique cinéma d’émile Breton

À chacun son festival
Sans doute pour ne pas faire trop d’ombre à son homologue cannois, le Festival d’Anères débutera le 27 mai. La cérémonie d’ouverture, précise le communiqué l’annonçant, aura lieu à 19 heures au café du village, on se retrouvera pour les projections pendant cinq jours à la salle des fêtes et le bal de clôture sous le chapiteau dressé sur la place sera animé par le Bringuebal, orchestre bien connu dans la région. Anères, (Hautes-Pyrénées, 148 habitants) qui se tasse en rond sur la rive gauche de la Neste, à peine assagie après sa descente tumultueuse du mont Perdu propose en effet depuis onze ans un festival de « cinéma muet et piano parlant ». Au programme cette année, quatorze cinéastes et non des moindres, de Chaplin à Marcel L’Herbier et Ozu en passant par les moins connus Segundo de Chomon ou Charlie Bowers, et, comme au bon vieux temps, projection tous les jours à midi de trois épisodes d’un quart d’heure d’un « serial » de 1920, la Femme en gris, de James Vincent. Aucun des cinéastes à l’affiche ne sera, et pour cause, présent, mais on pourra, toujours au café du village, partager un repas avec l’accordéoniste Marc Perrone, qui donne un concert à l’église, André Minvielle, improvisateur gascon, Paco el Lobo et sa guitare flamenco, ou le « slameur » Dgiz. Ici, tout se passe en famille. Alors, si vous passez par les Pyrénées…

Et si les Pyrénées sont trop loin, vous pouvez organiser votre festival à domicile. Avec, par exemple, la Vallée close, de Jean-Claude Rousseau, DVD des éditions Capricci, accompagné d’un livre comprenant un long entretien avec le cinéaste et ses carnets de travail, les textes du film et de nombreux photogrammes. Deux heures de film, quelques heures de lecture et un retour sur les images, soit une bonne après-midi d’enchantement. Pendant plusieurs années, Rousseau a séjourné dans la vallée menant à la Fontaine-de-Vaucluse, où la Sorgue sort en grondant d’un gouffre, mystère jamais percé malgré toutes les plongées, d’une eau que vomit la montagne. Il y a la rivière, une route, des chemins forestiers, un village, des touristes aux robes légères se penchant vers la bouche d’ombre d’où jaillit la fraîcheur au plus chaud de l’été, une usine abandonnée, murs lépreux de la vie décroûtée. Et des mots sur ces longs plans contemplatifs, la plupart durant deux minutes trente, le temps d’une bobine de caméra Super 8 sur pied dont le cinéaste ne se séparait jamais dans ses expéditions au long de cette vallée ne menant nulle part, sinon à l’inconnu de ce qu’on croyait jadis être une des bouches de l’enfer. Ces mots ne sont pas des commentaires, ou des explications. Ce sont quelques-unes des leçons que Jean Brunhes, grand géographe des débuts du vingtième siècle, qui ne négligeait pas de « vulgariser » sa science, rédigea pour un cours élémentaire d’école primaire. Ces textes sont très simples et très beaux et disent à mots de tous les jours la marche du monde. Ils sont à l’image des lieux qu’ils accompagnent et qu’on a le temps de contempler : évidents. Et ils prennent sens des réflexions d’Épicure sur « l’éternel mouvement des atomes » auxquels ils se tissent. On entendra aussi une conversation téléphonique dont ne reste que la voix de l’interlocuteur présent, contrepoint de ce qui est montré. Et le lien, qui n’est pas forcément perçu d’entrée, se fera après coup : au moment où apparaissent les ruines de l’usine, vient la première de ces conversations, marquée d’une certaine inquiétude et elles se termineront sur les adieux de l’interlocuteur à l’autre bout du fil. Un trou noir, comme celui de la Sorgue. Et devant la plaque marquant ici le souvenir de Pétrarque, à jamais lié à cette vallée, il y aura ses poèmes pour Laure, l’absente. Le livre joint dira quelle richesse, quelle culture sous-tendent la simplicité de ce chant profond.

À l’autre pôle de la cinématographie, un DVD des éditions Carlotta : L’Héritière (1949), de William Wyler. Le temps est loin où l’on tenait Wyler pour le plus grand cinéaste américain. Mais Hollywood était alors à son apogée. Lumières, cadrages, science du noir et blanc, tout est parfait. Et l’académisme même du réalisateur sert la violence de l’histoire d’Henry James dont le film est tiré, donnant à cet apprentissage de la vie par une jeune femme trop protégée, comme un côté glacé, d’autant plus inquiétant . Et les acteurs sont exceptionnels, Olivia de Havilland découvrant la dureté, et son prétendant Montmomery Clift, tout d’ambiguïté. Bon festival.
Source :http://www.humanite.fr/2009-05-13_Cultures_A-chacun-son-festival

09:41 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)