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11 février 2015

Philippe Jaffeux : ALPHABET (5)

Troisième extrait
 
L'intervention de la glossolalie au sein d'une confrérie de fautes surnaturelles légitime la mystique  d'un écrivain si l'écoute d'un analphabète spontané exorcise le jargon d'un nombre
(ce dernier mot est barré, ainsi que les lettres employées pour la pagination)
 
Chapitre L

  Glossolalie : mot familier au lecteur d'Artaud, lequel insère dans ses textes des "poèmes" en glossolalie. Le mot est également connu de ceux qui s'intéressent au chamanisme, au spiritisme  et à l'histoire des religions, notamment le Christianisme. Saint Paul en parle dans l'Epitre aux Corinthiens. Il s'agit d'un langage étrange ou étranger, soit parce que sa syntaxe bouleversée rend les phrases incompréhensibles, soit parce que les mots eux-mêmes sont des suites de sons inconnues de toute langue naturelle. On pensait que ces formes d'expression avaient un rapport avec un monde surnaturel, aujourd'hui la glossolalie est considérée comme une affection langagière proche de l'aphasie.
  confrérie...surnaturelles...mystique...exorcise... On devine qu'on est aux limites du réel, que la souffrance, pour être cachée, n'en est pas moins poignante et met sur le chemin des pratiques magiques 
  L'écrivain et l'analphabète. Le second doit apprendre le langage (glossolalie) du premier, c'est le prix à payer pour être un lettré.
  Le jargon d'un nombre. L'autre versant du message.Encore un langage secret (jargon). Indispensable pour la reconstruction du discours.
 
à suivre

 

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