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29 juin 2014

Le jardin enchanté.3

  Dans le désert lyrique du XVIII ème siècle , si riche par ailleurs ( théâtre, philosophie, musique, peinture, architecture ...), André Chénier brille d'un éclat solitaire. Hélas, il n'eut pas l'heur de plaire à la Révolution, qui dans sa fureur aveugle le guillotina. Ces beaux vers, parfois un peu bavards, sont pleins de sensibilité et d'harmonie classique :
:
 
                           La jeune Tarentine
Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,
Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez.
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine.
Un vaisseau la portait aux bords de Camarine.
Là l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement,
Devaient la reconduire au seuil de son amant.
Une clef vigilante a pour cette journée
Dans le cèdre enfermé sa robe d'hyménée
Et l'or dont au festin ses bras seraient parés
Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés.
Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,
Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles
L'enveloppe. Étonnée, et loin des matelots,
Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots.
Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine.
Son beau corps a roulé sous la vague marine.
Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d'un rocher
Aux monstres dévorants eut soin de la cacher.
Par ses ordres bientôt les belles Néréides
L'élèvent au-dessus des demeures humides,
Le portent au rivage, et dans ce monument
L'ont, au cap du Zéphir, déposé mollement.
Puis de loin à grands cris appelant leurs compagnes,
Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes,
Toutes frappant leur sein et traînant un long deuil,
Répétèrent : « hélas ! » autour de son cercueil.
Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée.
Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée.
L'or autour de tes bras n'a point serré de nœuds.
Les doux parfums n'ont point coulé sur tes cheveux.
 
 
 
 
 
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/

Lectures contemporaines : Patrick Beurard-Valdoye (1.36)

Je relis une dernière fois l'extrait donné par Poezibao : commentaires entre parenthèses

 
1
 
CENDANT allègres en avant arpentant portant pas lourd
    plaquant pente laissant (divers jeux sur les sonorités, (il y en a beaucoup d'autres que je vous laisse le plaisir de débusquer... -ant, mots en "a" en contrepoint de l'absence (?) du "a" dans le mot initial : "(as)cendant ? -Ensuite, un peu de "couleur locale" avec "la kirke") la kirke (l’église trad.) empruntant Moldeli
    etikett rang de jaune forsythia les cerisiers au point de fleurir
    grimpant rue Langmyr (Je n'ai pas trouvé "la Molde", que PBV semble traiter comme le nom d'une rivière. Mais "Molde" est le nom d'une ville norvégienne située au bord d'un fjord du même nom  au climat assez doux - d'où les noms de fleurs printanières) jusqu’au pont à main gauche bonbons ifa
    enfilant la lente sente en blancs bouleaux remontant
    la Molde virulente ("la Molde" serait un torrent impétueux ? Je n'ai pas trouvé d'indice d'une telle interprétation.Les mots en capitales - Moldeli ETIKETT, BONBONS IFA, etc... ) semblent des inscriptions -notamment publicitaires- lues par Schwitters au cours de sa promenade aux confins de la ville et de la campagne. "La longe crescente" mérite un arrêt. La longe est la corde qui sert à guider un cheval au manège - qui le force donc à rester dans une aire limitée. Or Schwitters est à peu près dans cette situation, en Norvège, par rapport à la menace nazie. Quant à "crescente", je ne vois que "cescendo". Schwitters se permettrait donc un élargissement de son aire de liberté...)
 
la longe crescente début ultimes maisons sur la butte pakett
    de sigarette prince rain primes violette sous émondes ( les "émondes" sont le résultat d'un émondage, donc les branches tombées à terre. "Rain", la pluie? "Primes", qui évoque "primevères", est ici tout simplement "premières". Deux lignes plus bas, "bronde" est donné comme une contraction de "brune' et 'blonde" en haute coiffure, ici cela semble une bière entre brune et blonde, mais est-ce que le néologisme existait au moment où PBV écrit? )
    avant-bois abords tout droits avant que s’effiloche le milieu du temps
    noisetiers à gauche du sentier halte pour une bronde fraîche
    un bon bâton de marche pointu – année de noisettes
    année de fillettes – c’est parti voilà l’autre monde plume de
    geai (stries du geai noir blanc bleu ourlé de blanc) l’ombre
    respirée sous bouleaux et sapins l’eau en contrepoint
    entendue bien entendu au fond à main droite anémones
    en fleurs massifs à brimbelles de part et d’autre en avant
en avant un chablis barre le chemin ensuite un caus brisé rachié (Cascade de mots étranges, brimbelles, chablis, caus, rachié...Le premier est un nom de l'airelle ou myrtille. Le second un arbre arraché, racines en l'air, comme on en voit après le passage d'une tornade. "Caus" semble désigner aussi quelque chose comme un arbre, mais je n'ai rien trouvé dans ce sens. Quant à "rachié" ( rachis? rachitique? une sonorité qui évoque aussi "arraché" ) je donne ma langue au chat.)
    « une cathédrale » dans la cathédrale tout un arbre momie une
    âme d’arbre « une cathédrale » – non disdon une domkirke –
    blanc de bouleau croisée de grapillons les chemins se
    bifurquent sous Damefallet (la cascad des dames trad.) (la cascade)
    forêt réitérée le raidillon se dilate graniteux racineux
    d’ossements de monts arrêt cœur battant qui bat qui bat en
    arrière rien encore à venir là-devant Høyer-Finn ressemblant
    au héron – Héron-Fin – imitant la scie Schwitters si taillant
    sa baguette de noisetier la cernant ziuu ennze ziuu ennze
    (prouesse) plus haut le flanc dégarni reprise des deux jøtuls
    de plus belle Schwitters chancelant sa proue de semelle
    gauche décollée sous cuir rouge cette fois pas de liant à collage
    (eau + farine huile sucre café ne se conservent pas l’hiver)
les bruyères (Erika, trad.) substituées aux brimbelles les bouleaux
    au fur ( je ne connais qu'un autre emploi de "au fur", c'est de Perec dans 'la Disparition", s'interdisant l'emploi du "e" et ne povant écrire "et à mesure") plus malingres – brohons – blocs de pierre
    heurtant les pieds les écoules obligeant aux écarts le cœur
    qui va qui va vitesse grand V doublevant essoufflement
    émouvement – c’est quoi un paysage émouvant ? – les
    dégoulines assoiffent la montagne transpire blouse de boue
    bleue du gris granite filets layons d’eau chuinteuse qui
    sourdent de trous d e vie renouveau vigueur du printemps  ( quand on s'est promené en montagne au moment de la fonte, dans un printemps ruisselant d'eaux courantes, on reconnaît la justesse du tableau.  Ensuite, le jeu de mots "humilité /humus, ou plus bas tour:contour est un peu facile et gratuit !) )humilité
    issue de l’humus eau touchant terre et touchant air à son tour
    sans contour la Molde oubliée revient en force bien entendue
    (à la rigueur) le chemin s’en rapproche grave
    traversée pierre par pierre elle rhée ( langue au chat. Il y a bien "Rhéa", déesse-mère primitive de la mythologie grecque, mais c'est difficile à intégrer...) avec fermeté le flanc
    s’est dénudé le ru (ruisseau, dans un registre  un peu archaïque ou dialectal) roule en spirale les r de roches (accent hanovrien)
    e relief reparaît asséché Schwitters en arrêt
    etourné tout retourné contemplant son île –/ i /reflet du je
    au Romsdal – le galbe à son aile droite d’un iota cachée
    par l’arête au premier plan
[…]

 
Patrick Beurard-Valdoye, Le Narré des îles Schwitters, Al Dante, 2007, p. 39

  Je ne nierai pas un certain plaisir dans la lecture de cette prose poétique, mais sans aller jusqu'à l'enthousiasme poezibaien ou sitaudisien.  Un texte qu'on doit lire le dictionnaire à la main ne peut pas être autre chose qu'un divertissement élitiste.
  A bientôt pour de nouvelles lectures contemporaines.
 
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28 juin 2014

Le jardin enchanté .2

Un poème très connu, et il le mérite, chef d'oeuvre qu'il est. Eh oui ! Le plus grand poète français ? Victor Hugo, hélas ! , disait Gide ( qui rime avec perfide ...) Bon, je connais bien des vieux briscards à qui ces vers tirent des larmes ...
 


Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
 
 
 
 
 

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21 juin 2014

Le jardin enchanté

Une nouvelle rubrique pour notre Poésie Libre Echange ... Et puisque au mois de juillet nous ferons une balade poétique en Chartreuse avec Jaccottet, donnons-lui la parole :
 
Je l'ai vue droite et parée de dentelles,
comme un cierge espagnol.
Elle est déjà comme son propre cierge, éteint.
 
Qu'elle me semble dure tout à coup !
 
Dure comme une pierre,
un coin de pierre fiché dans le jour,
une hache fendant  l'aubier de l'air.
Et ces oiseaux aveugles,
qui traversent encore le jardin,qui chantent
malgré tout dans la lumière.
 
Elle est déjà comme sa propre pierre,
avec dessus ses pieuses et vaines fleurs éparses
et pas de nom : oh pierre mal aimée
profond dans l'aubier du coeur.
 
(A la lumière d'hiver, Poésie/Gallimard  2004, p 37)
 

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Dialogue 6

 
Dialogue 6
 
Chantal
"doublevant, essouffement, émouvement"...marche haletante, saturée. Tissage, métissage, c'est vrai qui correspond à une recherche contemporaine. je suis allée voir sur Poezibao ce qu'en dit F. Trocmé, très admirative.
 
Orlando

C'est vrai qu'il y a ici une virtuosité dans le jeu avec la langue...Mais, on peut se demander s'il n'y a pas quelque chose de gratuit dans ce jeu, de la virtuosité pour la virtuosité, le serpent qui se mord la queue... Je vais aller voir ça de plus près.  En attendant, nous avons des lectrices-teurs qui sont un peu las de ces acrobaties verbales où elles-ils ne voient qu'hermétisme et vanité... Aussi allons-nous ouvrir l'éventail, en continuant la recherche en contemporain pur et dur, le hard poèmik, et parallèlement redonner vie  au jardin des poèmes enchantés, ceux de Baudelaire, Villon, Ronsard, Rimbaud, Nerval, Lamartine, Valéry, Aragon,Mallarmé, Eluard , Apollinaire et tutti quanti !

04 juin 2014

Lectures contemporaines : Patrick Beurard-Valdoye (1.35)


Réflexion faite, il faut laisser à chaque texte le domaine qu'il s'est choisi. "Lyre dure" , c'est vraiment, comme dit le jargon informaticien, du hardware, du travail technique de poétique pure et dure, alors que l'extrait que nous venons de lire du "Narré des îles Schwitters", c'est plutôt un métissage, et un tissage, de romanesque, de poétique, de biographique. Un genre hybride que les contemporains adorent... Mais attendons l'extrait suivant, trouvé sur Poezibao, nous pourrions avoir des surprises ! Le voici :




1
 
CENDANT allègres en avant arpentant portant pas lourd
    plaquant pente laissant la kirke (l’église trad.) empruntant Moldeli
    etikett rang de jaune forsythia les cerisiers au point de fleurir
    grimpant rue Langmyr jusqu’au pont à main gauche bonbons ifa
    enfilant la lente sente en blancs bouleaux remontant
    la Molde virulente
 
la longe crescente début ultimes maisons sur la butte pakett
    de sigarette prince rain primes violette sous émondes
    avant-bois abords tout droits avant que s’effiloche le milieu du temps
    noisetiers à gauche du sentier halte pour une bronde fraîche
    un bon bâton de marche pointu – année de noisettes
    année de fillettes – c’est parti voilà l’autre monde plume de
    geai (stries du geai noir blanc bleu ourlé de blanc) l’ombre
    respirée sous bouleaux et sapins l’eau en contrepoint
    entendue bien entendu au fond à main droite anémones
    en fleurs massifs à brimbelles de part et d’autre en avant
en avant un chablis barre le chemin ensuite un caus brisé rachié
    « une cathédrale » dans la cathédrale tout un arbre momie une
    âme d’arbre « une cathédrale » – non disdon une domkirke –
    blanc de bouleau croisée de grapillons les chemins se
    bifurquent sous Damefallet (la cascad des dames trad.)
    forêt réitérée le raidillon se dilate graniteux racineux
    d’ossements de monts arrêt cœur battant qui bat qui bat en
    arrière rien encore à venir là-devant Høyer-Finn ressemblant
    au héron – Héron-Fin – imitant la scie Schwitters si taillant
    sa baguette de noisetier la cernant ziuu ennze ziuu ennze
    (prouesse) plus haut le flanc dégarni reprise des deux jøtuls
    de plus belle Schwitters chancelant sa proue de semelle
    gauche décollée sous cuir rouge cette fois pas de liant à collage
    (eau + farine huile sucre café ne se conservent pas l’hiver)
les bruyères (Erika, trad.) substituées aux brimbelles les bouleaux
    au fur plus malingres – brohons – blocs de pierre
    heurtant les pieds les écoules obligeant aux écarts le cœur
    qui va qui va vitesse grand V doublevant essoufflement
    émouvement – c’est quoi un paysage émouvant ? – les
    dégoulines assoiffent la montagne transpire blouse de boue
    bleue du gris granite filets layons d’eau chuinteuse qui
    sourdent de trous d e vie renouveau vigueur du printemps humilité
    issue de l’humus eau touchant terre et touchant air à son tour
    sans contour la Molde oubliée revient en force bien entendue
    (à la rigueur) le chemin s’en rapproche grave
    traversée pierre par pierre elle rhée avec fermeté le flanc
    s’est dénudé le ru roule en spirale les r de roches (accent hanovrien)
    e relief reparaît asséché Schwitters en arrêt
    etourné tout retourné contemplant son île –/ i /reflet du je
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02 juin 2014

Dialogue 5.2

Escandille
Voici la version dans laquelle j'ai enlevé des mots qui n'avaient pas la bonne signification: "otear", guetter , scruter, observer
Saquear: mettre à sac, saccager
Dicha: bonheur, desdicha le contraire
Aguantar: supporter
Estorbar: gêner, embarrasser

Orlando
Le professeur n'est pas satisfait de mon travail. M'a mis 8/20, "avec indulgence" a-t-elle ajouté. Voici la version sur laquelle nous nous sommes à peu près mis d'accord :
 
C'est vrai
Chaque jour davantage
J'approche de mon squelette
il se montre avec raison
Je lui en ai fait voir des vertes et des pas mûres sans jamais rien lui demander
 lui toujours en train de me questionner sans voir
comment était le bonheur ou le malheur
sans se plaindre, sans
distances éphémères de moi.
Maintenant qu'il contrôle  presque
l'air tout autour,
que pensera la clavicule cassée,
bijou splendide, genoux
que j'ai déchirés sur des pierres
entre de faux pardons, etcetera.
Squelette saccagé, rapidement
aucune velléité ne gênera ta vue.
Tu endureras nu l'univers .
 
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Chaque jour

 

 

Linda Maria Baros

 

 

Cat in the Bag

 

 

 

Tu dis ville et la ville se voit pousser d’énormes oreilles
par-dessus les HLM.
Des crocs en béton lui poussent,
des canaux au museau de fauve se jettent sur toi
et lacèrent tes chevilles.

Tu dis ville une deuxième fois et la ville te fouette
avec ses infinies cordes de néon.
Ses griffes acérées lacèrent ton visage, ta chemise,
t’enfoncent dans un sac à chats.
Les rues mettent en marche leurs moteurs,
leurs machines à hacher,
dévoilent la texture de mazout de la nuit,
les rotules, les moisissures, les frères Gracques !
Tu dis ville une troisième fois, la ville aux boulevards hérissés,
aux fourrures translucides des klaxons,
aux vitrines tirées au cordeau des trottoirs,
comme des chouettes
qui tournent leurs clients à l’envers dès le premier trille,
aux gangs où poussent les ténèbres et les fabriques de keuros.
C’est alors que la ville ressemblera, pour un instant,
à une énorme tête de pierre, écroulée sur la nuque,
le regard fixé sur le ciel…
C’est alors que la ville, comme une noix, dans tes griffes, éclatera.

Mais tu n’as pas le temps de dire ville, que le ciel s’obscurcit
comme tous les jours dans la grande ville, comme si
une vache mettait bas au-dessus de ta tête.
La nuit se jette sur toi, te ligote, tire le couteau.
Et la pluie se met à tomber. Tu trembles.
Ton tympan a éclaté ; couvert de plaies, ton dos.
De ta gorge, par vagues, jaillit le sang,
bleuâtre et noir, sur les cordes de ta chemise,
comme les troupes SWAT qui descendent des nuages
au long des tubes vitreux de la pluie.
Quand tu ouvres les yeux, tout est blanc à l’entour.
Ne dis pas ville à travers tes drains !
 
(sur Lyrikline)
 

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