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23 mai 2014

Lectures contemporaines : Patrick Beurard-Valdoye (1.33)

 " C'était un vaste royaume, divisé en trois principautés : poésie épique, poésie lyrique, et poésie dramatique. Molière, Racine Corneille étaient des poètes dramatiques ( tragiques ou comiques)."

  Petite correction : chez Aristote - et chez Boileau itou - la poésie lyrique n'était qu'une modeste baronnie. Il n'y a qu'à regarder au XVII ème siècle la place qui lui est accordée : un strapontin, alors que la poésie dramatique se pavane en fauteuil pullman .

  Ironie de l'histoire (littéraire) ,après un passage au purgatoire ( le XVIII ème siècle ) où elle paye d'un long oubli le dédain où l'ont tenue les classiques, elle triomphe au XIXème avec les Romantiques, les Symbolistes et toutes les petites écoles qui foisonnent en fin de siècle. De dernière, elle devient première ! Le XX ème voit bouillonner l'invention, avec de nouveaux langages poétiques et le brassage de la prose et du vers. Le sonnet de papa, c'est bien fini , malgré les louables efforts d'une poignée de nostalgiques !

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