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08 mai 2014

Lectures contemporaines : Philippe Beck .(7.20)

Petit intermède critique, théorique, historique et néanmoins poétique :

Je vous parle de la revue Europe, le numéro 892-893 d'août-septembre 2003 consacré à Ingeborg Bachmann, poétesse autrichienne de la deuxième moitié du XXème siècle, une des plus importantes voix poétiques de langue allemande de l'après-guerre. Parmi les articles à elle consacrés, un des meilleurs, celui de Meschonnic, poète, traducteur de la Bible, critique, et certainement philosophe de la poésie et de la  littérature. D'où j'extrais ce passage :



"...le contemporain, où rien n"a changé depuis qu'Ingeborg Bachmann proposait ses remises en cause des réponses qui cachent les questions, tout cela doit affronter cette réflexion " Ce n'est qu'au moment où disparaissent les phrases d'une époque  que nous trouvons le langage pour cette époque et qu'il devient possible  de se la représenter." (p 11) . Oui, le contemporain, un mauvais moment à passer."

Meschonnic  met en accusation le microcosme poétique d'aujourd'hui, qui ne fait pas la différence entre le contemporain, si souvent médiocre et hypocrite, et la véritable modernité, qui n'est pas forcément contemporains mais qui est toujours bouleversante ! Et la citation de Bachmann, , avec ses "phrases d'une époque" qui disparaissent, évoque irrésistiblement le langage... bouleversant, bouleversé, de Philippe Beck 

 
 

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