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22 avril 2014

Lectures contemporaines : Philippe Beck (3.11)

Trois remarques sur le dernier paragraphe :

1- "une voie possible dans l'impossible régnant"
Philippe Beck parle ici du discours de Lacoue_Labarthe, mais il se trouve que cela va très bien à sa propre forme de discours dans "Prologue". On y arrive à identifier ce que j'ai appelé des hyperthèmes  (la musique, la navigation (autour du monde); l'écriture; la relation avec l'autre...) sans qu'aucun soit prédominant : ils formeraient plutôt un tout; l'être même de l'auteur, se détachant sur des impressions isolées, idées adventices; bruits parasites, images adjacentes qui viennent troubler le déroulement ordonné d'une pensée, ou d'un récit. Le possible face à l'impossible.

2-"un appel ferme et silencieux au lecteur, à chacun, qui doit tirer la conclusion des conclusions."
D'autres mots pour désigner la même réalité : la conclusion; le possible, l'idée que chacun est appelé à se former du "sens" du texte; ce qui doit rester face aux "conclusions", le paysage textuel avec ses bruits parasites .Et c'est au lecteur de faire ce travail.



3-" Chacun est renvoyé à ses décisions, et aux décisions communes, aux apories du sentiment de sa propre insuffisance dans l'inconscience des forces de l'histoire"
Où l'on retrouve la même opposition sous un autre habillage ( on a vu que le discours beckien fonctionne fréquemment sur le mode binaire);ses décisions face aux décisions communes ; ses insuffisances face à l'inconscience des forces de l'histoire. Le sens qu'il construit  face au bruit de la vie.

le blog de la Micronésie poétique
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