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29 janvier 2014

chaque jour

Parlons d’autre chose pour ne plus voir 
Sous un ciel gris mauve fendu d’un peu de pluie 
Un tout petit enfant s’appliquant à ranger des pétales de roses le long 
D’une ligne de cendres 
 
Parlons de l’averse de la couleur des marbres 
Des croix des concessions en maisons miniatures 
Tout cela sur quoi l’œil flotte sans parvenir à se poser 
Sans qu’on distingue les visages embués non plus qu’au bord des cils une poudre d’eau grise 
Ni les corolles des parapluies cachant la foule dont on n’aperçoit plus 
En dessous qu’un jardin de jambes dissemblables 
 
Parlons du métro dont l’enseigne clignote sur une place ronde 
En bas de la pente où chacun reconnaît 
Des commerces une boutique de fleurs en pots et deux ou trois cafés 
Prévus pour les familles le temps que met un corps à se consumer 
 
Parlons des terrasses criblées de feux vaguement bleus par les lueurs hauts perchées 
Des réchauds à gaz à destination des fumeurs 
Où si l’on disposait sans doute d’un œil d’aigle on verrait comme ici 
Dans des récipients publicitaires vantant tantôt des bières tantôt de célèbres sodas 
Au bout des braises là-bas tomber aussi des cendres 
 
 
Olivier Barbarant, Élégies étranglées, Champ Vallon, 2013, pp. 31 et 55

 
 
sur Poezibao

Pete Seeger

alt
Pete Seeger et Bruce Springsteen à Washington lors du concert donné pour la cérémonie d'inauguration de Barack Obama, le 18 janvier 2009
Culture - alt le 28 Janvier 2014

Mort de Pete Seeger, pionnier du folk américain

Considéré comme un des pionniers de la musique folk qui a influencé plusieurs générations de chanteurs comme Joan Baez, Bob Dylan ou Bruce Springsteen, est décédé à New York à l'âge de 94 ans.
Le chanteur Pete Seeger, légende du folk américain et auteur notamment de If I had a Hammer, est considéré comme un des pionniers de la musique folk, au même titre que Woody Guthrie. Ses chansons, notamment Where have all the flowers gone?, ont fait l'objet de nombreuses reprises et adaptations par des artistes étrangers.
 
sur  l'Humanité
aller lire l'article (avec trois vidéos)
 

http://www.humanite.fr/culture/mort-de-pete-seeger-pionnier-du-folk-americain-557922

chaque jour

Parlons d’autre chose pour ne plus voir 
Sous un ciel gris mauve fendu d’un peu de pluie 
Un tout petit enfant s’appliquant à ranger des pétales de roses le long 
D’une ligne de cendres 
 
Parlons de l’averse de la couleur des marbres 
Des croix des concessions en maisons miniatures 
Tout cela sur quoi l’œil flotte sans parvenir à se poser 
Sans qu’on distingue les visages embués non plus qu’au bord des cils une poudre d’eau grise 
Ni les corolles des parapluies cachant la foule dont on n’aperçoit plus 
En dessous qu’un jardin de jambes dissemblables 
 
Parlons du métro dont l’enseigne clignote sur une place ronde 
En bas de la pente où chacun reconnaît 
Des commerces une boutique de fleurs en pots et deux ou trois cafés 
Prévus pour les familles le temps que met un corps à se consumer 
 
Parlons des terrasses criblées de feux vaguement bleus par les lueurs hauts perchées 
Des réchauds à gaz à destination des fumeurs 
Où si l’on disposait sans doute d’un œil d’aigle on verrait comme ici 
Dans des récipients publicitaires vantant tantôt des bières tantôt de célèbres sodas 
Au bout des braises là-bas tomber aussi des cendres 
 
 
Olivier Barbarant, Élégies étranglées, Champ Vallon, 2013, pp. 31 et 55

 
 
sur Poezibao

le dicton du jour

Fais s'il te plaît, ô saint Gildas,
Qu'en toute occasion je sois un as !
O.

 

28 janvier 2014

Dicton du jour

Thomas d'Aquin, sage penseur,
Nous montre ke chemin
Que nous suivrons avec ardeur
Aujourd'hui ou demain.
O.

Chaque jour

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Michel Garneau

muzain des hormones

 
 
de bons savants qui savent faire ce genre de choses
ont calculé bien finement l’exact poids
de ce fin fondement de tous nos petits moi
et celles-là que je m’imagine roses
 
les hormones toutes les hormones du monde
toutes ensemble pèseraient onze tonnes
et tiendraient toutes en de modestes bondes
sur un grand fardier que la lumière inonde
pour que jusques aux fondements ça nous étonne
 
sur Lyrikline
 
Michel Garneau est un poète canadien (Montréal)
Le muzain est une forme fixe ancienne sur laquelle je vais chercher de l'information.
 
Poèmik

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/

Lettres d'Aragon à André Breton


La guerre se termine.C'est également la fin des lettres passionnées, pleines de jeux d'esprit, de citations poétiques et qui se terminaient presque toutes par ces mots : écris-moi. La fin des effusions amoureuses, où on voyait à chaque ligne un jeune auteur fou de poésie, de femmes, d'André André et...de lui-même Période de fécondité aussi, où les poèmes fusent , où il écrit les quatre premiers chapitres d'"Anicet ou le panorama" dans les tranchées, avec un bout de crayon. Après deux ans d'occupation en Sarre,le jeune Aragon renonce à terminer ses études de médecine, mais il connait une période de vaches maigres après sa démobilisation: ses lettres clament la famine et le manque d'argent. Heureusement, "André André " lui trouve un emploi : le couturier Doucet ,riche collectionneur d'art,a besoin d'un secrétaire et conseiller artistique, Aragon fait l'affaire, et le voilà parti écumer galeries et salles de ventes des capitales... Maintenant que Breton est marié, les lettres se font plus distantes, plus impersonnelles, mais on devine que l'attachement reste fort. On y trouve des descriptions d'objets  (la mode est à l'art nègre) , avec dessins...Aragon rencontre Nancy Cunard, riche héritière américaine, et vit une aventure exaltante et tumultueuse, parcourant l'Europe dans la voiture de la belle... Elle admire le poète, mais la situation est humiliante, il dépend trop d'elle, et puis elle est volage, très volage. C'est elle, tout de même; qui sauve d'un feu de rage un manuscrit  important, "défense de l'Infini". Et puis, elle écrit très bien, le livre offre une seule de ses lettres, à André Breton, mais c'est un joli poème en prose que je vais vous faire lire, plus tard...

Lettres d'Aragon à André Breton

À PROSES@yahoogroupes.fr
 
Aujourd’hui à 7h59 AM

La guerre se termine.C'est également la fin des lettres passionnées, pleines de jeux d'esprit, de citations poétiques et qui se terminaient presque toutes par ces mots : écris-moi. La fin des effusions amoureuses, où on voyait à chaque ligne un jeune auteur fou de poésie, de femmes, d'André André et...de lui-même Période de fécondité aussi, où les poèmes fusent , où il écrit les quatre premiers chapitres d'"Anicet ou le panorama" dans les tranchées, avec un bout de crayon. Après deux ans d'occupation en Sarre,e jeune Aragon renonce à terminer ses études de médecine, mais il connait une périude de vaches maigres après sa démobilisation: ses lettres clament la famine et le manque d'argent. Heureusement, "André André " lui trouve un emploi : le couturier Doucet ,riche collectionneur d'art,a besoin d'un secrétaire et conseiller artistique, Aragon fait l'affaire, et le voilà parti écumer galeries et salles de ventes des capitales... Mainte,a,t que Breton est matié, les lettres se font plus distantes, plus impersonnelles, mais o, d"evine que l'attachement reste fort. On y trouve des descriptions d'objets  (la mode est à l'art nègre) , avec dessins...Aragon rencontre Nacy Cunard, riche héritière américaine, et vit une aventure exaltante et tumultueuse, parcourant l'Europe dans la voiture de la belle... Elle admire le poète, mais la situation est humiliante, tl dépend trop d'elle, et puis elle est volage, très volage. C'est elle, tout de même; qui sauve d'un feu de rage un manuscrit  important, "défense de l'Infini". Et puis, elle écrit très bien, le livre offre une seule de ses lettres, à André Breton, mais c'est un joli poème en prose que je vais vous faire lire, plus tard...

à suivre

25 janvier 2014

Aragon

Voici le début de  la page wikipedia ( que je vous recommande, elle est très bien faite) consacrée à Aragon. On y trouve la réponse à une qyestion que je me posais depuis longtemps (l'origine du nom Aragon) , mais surtout l'embrouillamini de sa naissance et de ses liens familiaux, très important pour comprendre la personnalité très riche mais souvent contradictoire d'Aragon, ses affections et ses rejets, ses emportements et ses fidélités.O.

 


Fils naturel et adultérin de Louis Andrieux, ex-préfet de police de la ville de Paris devenu député de Forcalquier, franc-maçon issu de la haute bourgeoisie protestante, et de Marguerite Toucas2, jeune fille de la moyenne bourgeoisie catholique qui tient une pension de famille avenue Carnot à Paris, le lieu de naissance de Louis Aragon est incertain  : Paris (sa mère accouchant place des Invalides comme il le raconte dans Je n'ai jamais appris à écrire, ou, Les incipit), Neuilly-sur-Seine3 ou Toulon (lieu où s'est retirée sa mère enceinte pour « cacher ce malheur, moi »4). Il est élevé entouré de femmes5. Le nom « Aragon » a été choisi par Louis Andrieux lors de la déclaration de la naissance de l'enfant à l'état civil en souvenir d'un poste d'ambassadeur en Espagne, en Aragon. Afin de préserver l'honneur de la famille maternelle, issue des Massillon, et celui du préfet, l'enfant est présenté comme étant à la fois le fils adoptif de sa grand-mère maternelle Claire Toucas, le frère de sa mère et le filleul de son père. L'œuvre de Louis Aragon portera en filigrane la secrète blessure de n'avoir pas été reconnu par son père, de trente-trois ans plus âgé que sa mère. Il évoquera ce qui fut le drame de sa vie, secret partagé avec sa mère qui lui rendit peut-être la paternité et la transmission d'un nom difficile à envisager6, dans un ensemble de trois poèmes intitulé Domaine Privé7

 
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/

24 janvier 2014

Lettres d'Aragon à André Breton

Depuis décembre 2013, je publie sur PEOSES (yahoo groupe littéraire) quelques notes sur ma lecture du moment, ces lettres d'Aragon. Si j'étais cinéaste, j'en ferais un film tant ces textes sont vivants et riches, pleins d'aperçus nouveaux sur le début du siècle et l'histoire littéraire.. Voici les notes parues sur PROSES.

 

À PROSES@yahoogroupes.fr


 
14 déc. 2013
Vient de paraître (enfin, presque : octobre 2011) chez Gallimard, ces Lettres à André Breton, d'Aragon, éditées avec préface et notes par Lionel Follet. Si vous êtes comme moi admirateur -trice de cette époque, le Surréalisme, et des jeunes poètes, peintres, journalistes, musiciens qui en forment les troupes turbulentes et fécondes, ce livre vous est absolument nécessaire. C'est un important document sur :
-la naissance du Surréalisme , le dernier mouvement littéraire et artistique et le plus important du XX ème  siècle
-la première guerre mondiale. Aragon, jeune médecin militaire, est volontaire pour le front. Il écrit, d'abondance, sur ses genoux, avec un bout de crayon, entre une pluie d'obus et une alerte aux gaz.
-la personnalité de Breton ( qu'on devine en filigrane, on n'a pas ses lettres) et celle d'Aragon surtout, fou de littérature et d'amour. Il est amoureux d'une jeune et riche américaine ( pas encore Nancy Cunard, une autre), mais surtout, on découvre qu'il est amoureux de Breton - bien que le mot ne soit jamais dit.
-ce qu'est un homme de lettres - et Aragon est homme de lettres jusqu'au bout des ongles. Talentueux, habité par la poésie jour et nuit, envieux, dominateur,dominé,colérique, chaleureux, spirituel et bien d'autres choses...

à suivre


Autres guest stars,,les compagnons de route, les parents, grands parents et aïeux littéraires qui apparaissent épisodiquement
-Valéry, en grand père distant et  légèrement dédaigneux devant ces blancs becs. Il leur suggère,ironiquement, le titre "Littérature" pour leur revue et Breton, par défi, l'adopte
-Claudel, qui les méprise lourdement
-Reverdy, qu'Aragon n'apprécie pas vraiment. Il trouve "grise" sa poésie
-Cocteau; trop mondain
-et surtout Apollinaire, dont on se moque mais qu'on admire; auquel on se réfère sans cesse. Rappelons qu'il est l'inventeur du mot "surréalisme", appliqué à sa pièce "les mamelles de Tirésias"

à suivre


  Quand j'étais un petit garçon, je lisais "Les Lettres Françaises", hebdo culturel auquel mon papa, en bon petit intello communiste  était abonné. En effet, le directeur en était Aragon, et Aragon était un fervent communiste. Je vous dis ça, pour vous parler du style. Quand je lisais un article d'Aragon, il m'arrivait de relire cinq ou six fois la même phrase. C'était le style d'Aragon dans les années cinquante. Eh bien, entre 1918 et 1931 c'est déjà le même style, en moins travaillé, plus vif et haché, puisque ce sont des lettres au fil de la plume, alors que pour ses articles Aragon devait élaborer davantage son expression. Un style qui m'éblouissait déjà : plein de paillettes, de fusées, jaillissant en feu continu, mais souvent hermétique pour un écolier .Je le retrouve avec joie dans cette correspondance. Quel bonhomme ! On le sent plein d'enthousiasme, rapide parfois même impatient, la sensibilité à fleur de peau, peut-être cyclothymique, allusif, parfois laissant une phrase en suspens ou la réduisant à un seul mot... Souvent, il faut deviner. On comprend que le poète veut forcer le lecteur à comprendre à demi mot, il a certainement des pudeurs, des retenues, d'autres fois il se laisse aller à un mot fort, une injure, car il s'emporte facilement, il a de fréquentes colères.
  La guerre , la première guerre mondiale, est terminée, Aragon reste quelque temps sous les drapeaux  en Allemagne occupée puis il est démobilisé. Son dévouement et sa bravoure lui ont valu d'être décoré. Sa relation avec André Breton a des hauts et des basIl lui écrit presque chaque jour, parfois deux lettres par jour, et on le sent poussé par un sentiment brûlant pour son correspondant. Presque chaque lettre se termine par la supplication ; écris-moi. Ou par le reproche : pas de nouvelles de toi. Fréquentes sont les phrases du genre "tu es la seule personne qui compte pour moi". Arrive un paroxysme, une lettre qui est  à mots à peine voilés une déclaration d'amour.
  On devine que Breton s'est amusé de cette relation, avec ses jalousies ( tout écrivain ou artiste que Breton dit admirer déclenche des propos ironiques ou désobligeants, Reverdy, parfois Picabia... ), ses manèges de séduction ( littéraire) ses taquineries... Breton déclare seule bonne la poésie d'avant-garde en vers libres, Aragon lui envoie un rondeau qui pourrait venir du quinzième siècle. Breton n'aime pas le genre romanesque, Aragon commence à écrire  "Anicet ou le panorama, roman", dans les tranchées, et envoie des comptes rendus réguliers de sa progression...Bref, on devine qu'Aragon s'impatiente, provoque, Breton ne répondant sans doute pas à ses attentes, puis vient une brouille... Elle ne dure pas longtemps, mais à la sortie Breton est marié, Mme Breton se prénomme Simone,  et maintenant, les lettres , plus littéraires et moins affectives, se terminent par d'affectueuses pensées pour Simone. Mais Aragon a aussi des aventures féminines, dont une avec 
Eyre de Lanux, qu'il chipe à son ami Drieu la Rochelle
 
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945

23 janvier 2014

On change et on repart...

  Poèmik est le blog des micronésiens poétiques, ces fous de poésie qui ne se prennent quand même pas pour Baudelaire...A l'origine , il y avait plusieurs groupes yahoo depuis plus de dix ans... Mais voilà, les enthousiasmes s'endorment, les voix se taisent et yahoo, croyant peut-être bien faire, nous afflige aujourd'hui d'une présentation bébête et d'un usage très malcommode. Résultat, on le plante là, yahoo, et on se replie sur Poèmik, qui va prendre en charge les diverses activités des groupes : lectures classiques et contemporaines, ateliers et jeux divers, infos et discussions théoriques, voix de tous les horizons, et la culture au sens large, des arts majeurs ou mineurs ( ça existe?) jusqu'à la politique, vue comme un art, eh oui (proche de la comédie, parfois de la tragédie et le plus souvent de la bouffonnerie...qu'est-ce qu'on rigole !)

  Alors, à bientôt sur Poèmik qui va trouver une nouvelle jeunesse, grâce à vos contributions enthousiastes, amis micronésiens !

 

  Orlando