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27 novembre 2011

11 ème Biennale d'Art Contemporain de Lyon

 

 
 
http://www.biennaledelyon.com/biennale/edition/lieux-biennales/sucriere,1.html

allez y voir, une quarantaine de photos vous donneront une idée des oeuvres exposées à la Sucrière


L'homme nu

L'une des premières oeuvres que vous découvrez , située dans une immense salle qu'elle occupe presque à elle seule, est remarquable parce qu'elle comporte un sujet vivant, un homme entièrement nu, à l'exception d'un harnais d'où partent un certain nombre (six? douze?) de longues cordes noires qui le rattachent aux énormes piliers de béton de la salle. L'homme se balance de tout son poids, avec une régularité de métronome, comme s'il voulait déplacer les piliers (les arracher?) - naturellement, il n'y arrive pas. Heureusement pour nous, on ne tient pas à voir s'écrouler le bâtiment. Vous pouvez revenir dans une heure, ce soir, demain, il continue à tirer sur ses cordes.

On pense à Sisyphe, remontant obstinément son rocher sur la montagne, ou à Samson, écartant les piliers du temple. Pour moi, il s'agit ici de la condition humaine, l'homme attaché à une tâche harassante et toujours à recommencer.La nudité de cet homme a aussi quelque chose de révoltant : nous, qui sommes vêtus, regardons un homme nu, qui semble ainsi ravalé à un rang d'esclave, ou de bête de somme. Finalement, il a sans doute accepté sa condition, accepté de s'exhiber dnas une situation humiliante, parce qu'il est payé ! Sa position n'est pas plus, ni moins , dégradante que celle d'un sujet se laissant photographier pour une pub imbécile, ou d'une "star" du porno. Ou d'un ouvrier travaillant à la chaîne. Ou du poinçonneur des Lilas !

A suivre.
 
 
 

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