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03 janvier 2011

Poète, cinéaste, romancier...

 

Si vous êtes,comme moi, fan de Pasolini, vous apprécierez cette page, avec un extrait de "l'Evangile selon saint Matthieu".
 

Pasolini: après la persécution

A 35 ans de distance, l'Italie semble enfin décidée à tirer des leçons de l'assassinat de Pierpaolo Pasolini. Elle a commémoré pour une fois avec un certain faste la disparition, dans  la nuit du 1er au 2 novembre 1975, d'un de ses plus grands intellectuels, un «intellectuel corsaire», dérangeant et iconoclaste. Et elle l'a fait, bien sûr, en publiant livres sur livres et en organisant colloques sur colloques. Quoi de plus normal pour célébrer un écrivain, poète et cinéaste qui continue de fasciner les créateurs? Même si, comme le relève le journaliste Valerio Magrelli, elle a détourné cette commémoration en transformant Pasolini en un fétiche, une marque, un «brand» comme disent les Anglo-saxons: l'équivalent, disons, de la marque Che Guevara. Comme si ce pays avait besoin d'une icône à laquelle se raccrocher dans le vide créatif actuel.

La-derniere-interview-de-Pasolini.jpgDe son vivant, Pierpaolo Pasolini avait dérangé la droite comme la gauche. Il a continué après sa mort. La droite, lorsqu'il dénonçait l'éternel fascisme italien sous le masque débonnaire et mystificateur de la Démocratie Chrétienne, et de ses bien pensants. La gauche, lorsqu'il refusait de s'excuser de son homosexualité, de sa foi catholique et lorsqu'il se rangeait en 1968 du côté des flics («des fils de prolétaires») contre les étudiants (des «petits bourgeois»), ou se prononçait contre l'avortement libre.

Le poète des «Cendres de Gramsci», le metteur en scène d'«Accattone» et de «l'Evangile selon Saint Matthieu», le romancier de «Ragazzi di vita», le théoricien de «Petrole», l'éditorialiste du «Corriere della sera», n'avait donc jamais cessé de poser des problèmes à l'univers culturel péninsulaire. Culturel et politique. 2010 aura marqué un moment de prise de conscience, si ce n'est un vrai tournant.

Pasolini-in-salsa-piccante.jpgTrois livres se détachent du lot des publications pasoliniennes. D'abord, «la Dernière interview de Pasolini» par Furio Colombo et Giancarlo Ferretti, qui présente le dernier entretien du poète, à quelques heures de sa mort, le samedi 1er novembre 1975, avec le journaliste Furio Colombo. Ce dernier lui demanda: «Quel titre puis-je mettre à notre conversation?» Et Pasolini répondit, prophétique: «Pourquoi nous somme tous en danger».

 

Lire tout et voir la vidéo :

http://marcelle-padovani.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/01/03/pasolini-apres-la-persecution.html

le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
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