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23 novembre 2010

Au coeur des identités nationales...

 

 

Toutes les minorités, toutes les identités opprimées peuvent se reconnaître dans ce cheminement et dans ce combat.O.
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Culture - le 22 Novembre 2010

Origines contrôlées

Magyd Cherfi. « Je ne sais écrire que sur la douleur de l’exil »

Magyd Cherfi, écrivain et chanteur, est un des piliers du groupe Zebda et du festival toulousain Origines contrôlées. Alors qu’un nouvel album du groupe va sortir, il en précise les deux cheminements : les lettres françaises et les origines.

Vous proposez, 
à l’occasion du festival Origines contrôlées, une soirée Racontades. 
De quoi s’agit-il ?

Magyd Cherfi. J’y lirai une sélection de textes dont je suis l’auteur, où j’aborde la question de l’identité. Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Cela se présente sous la forme de petites fables qui nous interrogent en tant que gens de l’exil.

Poursuivez-vous là le travail littéraire initié dans Livret 
de famille et la Trempe ?

Magyd Cherfi. Oui, c’est dans la même veine. Au fond, je ne sais pas écrire si je n’écris pas la douleur de l’exil. Il y a bien sûr la douleur de nos parents, mais aussi cette sorte de virus qu’ils nous ont inoculé… Bien que nous soyons nés à Toulouse, le mal nous a été transmis : nous nous sentons si peu chez nous que nous nous prenons pour des exilés. Nos propres enfants, ceux de la troisième génération, se sentent eux aussi comme des exilés. Ce virus fait qu’on n’arrive jamais à se dire qu’on est chez soi.

Ce sentiment est-il plus exacerbé aujourd’hui ?

Magyd Cherfi. Pour les mômes issus des immigrations, c’est très difficile. Au début des années 1980, nous pensions qu’il existait un espoir, qu’il suffisait de réclamer des droits. Après tout, nous étions en République, la gauche était arrivée au pouvoir et nous pensions qu’une osmose était possible entre la gauche humaniste et notre aspiration à trouver notre place en France. Finalement, tout s’est désagrégé. Nous avons manifesté, tenté des coups culturels, certains ont intégré des mouvements politiques ou associatifs. Nous nous sommes inscrits dans toutes sortes de dynamiques. Mais au bout du compte, les mômes d’aujourd’hui se sentent encore plus paumés que nous. Au fond, ils ont reçu en héritage la déshérence de toutes ces années. Ils nous disent : « Vous vous êtes contentés de bla-bla. Votre République et vos principes universels, c’est une arnaque inventée pour nous tenir en laisse. »

 

lire tout :

http://www.humanite.fr/21_11_2010-magyd-cherfi-%C2%AB%E2%...


 
le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945

 

 

10:01 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

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