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11 octobre 2010

Portrait de l'artiste en retourneur de veste...

 

 

...Excellent article sur le récent prix Nobel de littérature...Bon, je n'ai lu qu'un bouquin de Vargas Llosa, la Fête au Bouc, ( on le trouve en poche) que j'ai beaucoup apprécié, mais c'est vrai que notre écrivain, après des débuts gauchistes (pour emmerder papa sans doute) a viré vent debout et s'est rangé côté bien pensants....Lisez le très bon article de David Caviglioli :
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Les vies de Mario Vargas Llosa

Par David Caviglioli

« Je ne crois pas qu'un écrivain doive parler du prix Nobel, ça n'est pas bon pour le style », affirmait récemment Mario Vargas Llosa à un confrère du « Figaro », alors qu'une exposition lui étant consacrée se tenait à la Maison de l'Amérique latine à Paris. Il y avait bien sûr quelque chose d'une coquetterie. Du fatalisme aussi, chez celui qui patiente dans l'antichambre du cénacle suédois depuis plus de vingt ans. On parlait déjà de lui à la fin des années 1970. L'auteur de « la Ville et les Chiens » a eu son Nobel à l'usure. A quoi doit-il son titre officiel de littérateur planétaire de l'année ?

Vargas_Llosa_portrait.jpg
Sipa
Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas Llosa est l'un des grands romanciers et essayistes latino-américains. Il a obtenu le prix Prince des Asturies (1986) et le prix Cervantès (1994). Une grande exposition lui est consacrée (jusqu'au 6 novembre) à la Maison de l'Amérique latine à Paris, dont Gallimard publie le catalogue. Il vient de préfacer chez le même éditeur « les Bonnes Nouvelles de l'Amérique latine».

Sans doute à sa « cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec », si l'on en croit la formule ampoulée dont le comité a le secret. Sans doute, aussi, à son investissement dans l'actualité, vertu parfois recherchée par les huiles de Stockholm - qui manque par exemple cruellement à cet ermite de Philip Roth. Or l'écrivain péruvien ne dédaigne jamais s'exprimer dans les colonnes de la presse internationale. Les journaux de droite à travers le monde ont pris l'habitude de recevoir ses tribunes. En Floride, il fustige Fidel Castro qu'il a jadis soutenu. En Amérique latine, il vomit Chavez et ses amis bolivariens. En Europe, il dresse des portraits attendrissants de Berlusconi, faisant l'éloge de son « instinct politique », ou estimant qu'on le « sous-évalue ».

Comment ce gauchiste des Andes a-t-il viré droitier comme un vulgaire gringo ? Il faut se souvenir de « la Ville et les chiens », brillante composition littéraire publiée à 25 ans, en 1961, doublée d'un réquisitoire contre l'autoritarisme cruel d'une académie militaire sinistre fréquentée pendant sa jeunesse.

lire la suite:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20101007/21705/les-vies-de-...
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