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30 juillet 2010

L'insolence n'est plus ce qu'elle était...

...


J'aime bien Aude Lancelin. C'est elle qui a piégé BHL dans l'affaire Botul. A propos de penseurs de gauche, BHL est-il de gauche? est-il un penseur?  (poser ces questions, c'est y répondre !). Mais bon sang de bonsoir, on est bien au pays des Lumières, non? Il est vrai que des gens aussi en vue que Julia Kristeva et son nounours, Philippe Sollers, se donnent beaucoup de mal pour dénigrer la pensée de la Révolution. Vive la Commune, cré nom ! O.


Le coup de coeur d'Aude Lancelin

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100728/20582/ou-sont-les-...

Où sont les penseurs de gauche?

Par Aude Lancelin

C'est un fait assez évident. Le « moment antitotalitaire » français pointé par Michael Christofferson est en passe de s'achever. La glaciation théorique des années 1980, qui vit la dépréciation brutale des pensées critiques au profit d'un paradigme libéral triomphant, est en train de craquer. N'en demeure pas moins une totale incertitude quant au paysage émergent.

Hemisphere-gauche_Keucheyan.jpg
Comment s'orienter dans la pensée mondiale? Tel est le programme que s'est fixé Razmig Keucheyan dans «Hémisphère gauche» (Zones).

Réflexion sur le capitalisme tardif et les identités, postféminisme et néomarxisme : comment s'orienter dans la pensée mondiale, ses objets inédits, ses lieux de circulation ? Tel est le programme que s'est fixé Razmig Keucheyan dans « Hémisphère gauche ». Jeune maître de conférences à la Sorbonne, il fournit là un outil précieux pour sortir des lamentos sur les piètres penseurs et anticiper les séismes à venir.

Pessimistes à la Perry Anderson, nouveaux marxistes, comme le sociologue Mike Davis, novateurs à la façon de Zizek, « véritable machine à hybrider », résistants ou nouveaux experts, Keucheyan teste des typologies et des hypothèses passionnantes. Une chose est sûre, selon lui : la France ne jouera plus qu'un second rôle dans l'affaire. A force d'avoir ostracisé toute radicalité et coupé les vivres aux universités, c'est chez leurs homologues étatsuniennes, hier encore à la traîne de Paris, que bat désormais le coeur de la pensée critique.

A.L.

« Hémisphère gauche. Une cartographie des nouvelles pensées critiques »,
par Razmig Keucheyan, Zones, 320 p., 21 euros le blog de la Micronésie poétique
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26 juillet 2010

Le rêve est une respiration

 


Une exposition pleine d'espoir à Dinard

Par Annick Colonna-Césari, publié le 28/06/2010 à 07:00

Une exposition pleine d'espoir à Dinard

Rêvez, Claude Lévêque (néon, 2008)

C. Lévêque/Courtesy de l'artiste et K. Mennour, Paris

"L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir", écrivait André Malraux, qui aurait pu être le commissaire de cette exposition. La soixantaine d'oeuvres présentées par Ashok Adicéam suit cette trame existentielle. Elles évoquent la destinée de l'être humain, avec ses interrogations et ses errements, ses révoltes et ses tragédies, mais également avec ses moments d'espoir. Dans une spectaculaire vidéo intitulée Incarnation, l'Américain Bill Viola livre son interprétation du passage de la vie à la mort ; Jean-Michel Othoniel, à qui le Centre Pompidou consacrera une rétrospective à la rentrée, présente, lui, Le Bateau de larmes. A Miami, l'artiste français a trouvé sur la plage une barque abandonnée par des réfugiés cubains. En la couronnant de perles de Murano, il en a fait une oeuvre à la fois tragique et remplie d'espérance. Dans la vie, Ashok Adicéam dit aimer "faire partager ses émotions". Cette exposition, humaniste, en apporte la preuve.

 

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Touche pas à mon Harry...

 


...c'est peut-être ce que va dire notre amie Lucile, ainsi que des millions d'autres fans, en lisant cette info :

Les obstinés du jour

Harry Potter poursuivi pour plagiat?

Par Grégoire Leménager

C'est fou comme on a surestimé l'imagination de J.K. Rowling, si ça se trouve. Sous prétexte qu'elle a vendu 420 millions d'exemplaires d'« Harry Potter », voilà bientôt quinze ans que le monde entier se gratte la tête devant son cas. On a mobilisé des armées de sociologues du divertissement et d'experts en psychologies juvéniles pour essayer de comprendre quelque chose à son succès. Tous se sont cassé les dents. On a même fait appel à des critiques littéraires, c'est dire si le mystère défiait le sens commun. En vain.

Harry-Potter_Coupe-de-feu.jpg

Ce n'était pourtant pas sorcier : Mrs Rowling n'a peut-être rien inventé, voilà tout. Ainsi, pour écrire « la Coupe de feu », le quatrième volume des aventures d'Harry Potter sorti en 2000, elle s'est contentée de piller celles de « Willy the Wizard », soit « Willy le magicien », un livre pour enfants de 36 pages publié en 1987 par un certain Adrian Jacobs.

Harry a-t-il copié Willy ?

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25 juillet 2010

Le peuple souverain s'avance...


Denis Podalydès est Richard II.

Culture - le 22 Juillet 2010

Avignon

Quand Richard II agite son sceptre comme un hochet

Dans sa mise en scène du drame historique de Shakespeare présentée dans la cour d’Honneur, Jean-Baptiste Sastre sauve au moins les meubles.

Jean-Baptiste Sastre présente dans la cour d’Honneur du palais des Papes sa mise en scène de la Tragédie du roi Richard II, dans la traduction de Frédéric Boyer (1). N’ayant pas le goût des ragots, nous ne tiendrons pas compte des rumeurs de dissension qui auraient accompagné les répétitions. Il apparaît que Sastre a du moins sauvé les meubles : une longue poutre où s’asseoir et sautiller, ceci pour le roi en proie à des bouffées d’enfance délirantes ; côté cour, une table en plan incliné où trône un mannequin de cire qui serait l’allégorie de la paix, révérée tour à tour par les protagonistes. La conception de cet appareil visuel sobre sur l’aire vaste revient à Sarkis, homme de l’art s’il en est, tandis que la lumière savante d’André Diot, à l’aide notamment d’un gros projecteur suspendu, passe harmonieusement de l’aveuglement solaire au subtil camaïeu du crépuscule. L’univers auditif a incombé à André Serré et c’est Markus Noisternig, avec l’Ircam, qui s’est chargé de la « mise en scène sonore », constituée de brefs fracas aussi brutaux qu’une rupture d’anévrisme. Sastre sait s’entourer.

 

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09:07 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

Mondo cane ...

 


Quinze morts, quatre vingts blessés, on danse toujours......O.
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Bousculade lors de la "Love Parade" en Allemagne, 15 morts

Au moins quinze personnes ont été tuées et 80 autres blessées dans une bousculade survenue lors de la "Love Parade" allemande, organisée cette année à Duisbourg, annonce la police locale.
/.../

Les organisateurs de la Love Parade, pour laquelle près de 1,4 million de personnes se sont déplacées, en majorité des jeunes âgés de 18 à 25 ans, ont décidé de ne pas annuler pour le moment les festivités, au motif que cette décision pourrait provoquer d'autres mouvements de panique.

Des images diffusées samedi soir par des chaînes de télévision montraient en effet des personnes dansant au rythme de la musique techno, à laquelle venait se mêler le vrombissement des hélicoptères des équipes de secours.

 

(Les "organisateurs"? Quels organisateurs? )


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06:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juillet 2010

artscotchpaper ...


Un site plein de ressources...
http://artscotchpaper.canalblog.com/archives/patterns/ind...

godinette1



ou comment dire beaucoup en peu de mots : la dialectique entre ombre et lumière, le un et le deux, l'équilibre et la chute...O.
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12:41 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

Jacques Ancet, sur Meschonnic...

 


Jacques Ancet, Henri Meschonnic,deux poètes que nous aimons, le premier, parce que nous avons lu et commenté un de ses ouvrages ici même, et qu'il nous avait accordé un rendez-vous à Annecy (il n'a pas pu venir, snif !), le second, parce que c'est un magistral traducteur de la Bible, un théoricien du rythme et surtout un incomparable introducteur à la poésie française contemporaine : sa "Célébration de la poésie", qui ne lui a pas fait que des amis, dégonfle beaucoup de baudruches et trace clairement la route.Ancet et Meschonnic étaient des compagnons de route poétique, et voici un livre  qui évoque la mémoire du poète disparu en 2009.
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Voir l’invisible du temps – notes sur deux livres de Jacques Ancet

 

La poésie de Jacques Ancet a la force et la beauté de l’évidence, et elle est pourtant tout entière nourrie de références, comme tissée de la parole des autres. C’est là un curieux paradoxe, dont témoignent, chacun à leur manière, deux ouvrages récemment parus. Le premier, Puisqu’il est ce silence / prose pour Henri Meschonnic1 (il faut souligner la préposition), qui joue justement sur la proximité avec le titre Puisque je suis ce buisson du poète disparu en avril 2009, semble emprunter tout à la fois – mais sans emphase et sans effusion – au genre du tombeau, voire du panégyrique (faire l’éloge du défunt, et plus encore bien sûr de l’œuvre qu’il laisse) et à un certain lyrisme (dire le regret, l’absence au creux des jours, le manque que cause celui qui n’est plus). Le deuxième, Les morceaux de l’image2, plus modeste, est un ensemble qui « accompagne l’œuvre de Colette Deblé » (là aussi, soulignons le verbe dans le sous-titre).  

Meschonnic Ce qui importe donc est de faire entendre, dans ces deux livres, dans les poèmes, une certaine altérité : que ce soient les mots du disparu, ou, sous le mode de l’interrogation (« Que dire de cette aura, vie et mort mêlées ? / De cette icône ? »), les lavis de Colette Deblé. A plusieurs reprises en effet, la prose de Puisqu’il est ce silence accueille les vers d’Henri Meschonnic, dont la présence se signale par l’emploi des slashs ; et le seul « je » de ce livre (rare, à côté de l’impersonnel et omniprésent « on ») ne réfère pas à l’auteur-Jacques Ancet ou à l’énonciateur du poème, mais bien au Je-Meschonnic, au Je des poèmes de ce dernier. L’effet est à souligner : c’est comme si le défunt prenait, çà et là, la parole (« C’est sa voix, elle n’a pas cessé. Elle dit : la vie je cours. », p. 32). Cette voix, ainsi, est bien plus qu’un simple renvoi au texte, qu’un jeu de référence ; elle est l’expérience de l’autre dans le poème (et sans doute dans la vie même de celui qui écrit) : à la fois ce qui reste du disparu (« On se dit que c’est dans sa voix plus encore, parce qu’elle est là, toujours, quelque part entre mémoire et jour gris », p. 30) et ce qui permet au vivant de poursuivre le cours des jours (« On voudrait continuer. Parler dans sa parole, rire dans son rire, se taire dans silence. », p. 53). 

Lire la suite :
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2010/07/sur-deux-liv...


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23 juillet 2010

Miles Davis, Imperator

 


Il a été l'un des plus grands, beaucoup de musiciens d'aujourd'hui lui doivent beaucoup ! O.
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Un été de festivals

Publié le 22/07/2010 à 13:03 lepoint.fr

NUITS DE LA GUITARE DE PATRIMONIO

Marcus Miller : "Miles Davis m'a donné confiance en moi"

De notre envoyé spécial à Patrimonio, Sacha Reins

Marcus Miller : "Miles Davis m'a donné confiance en moi"

Tout l'été durant, Le Point.fr prend la route du jazz dans le sillage de Sacha Reins. Chaque jour, vivez un moment fort. Avant Jazz in Marciac dans le Gers (du 30 juillet au 15 août), nous faisons escale aux Nuits de la guitare de Patrimonio en Corse (jusqu'au 24 juillet).

Mercredi soir, pour le quatrième concert des Nuits de la guitare de Patrimonio, les guitares étaient basses et les deux musiciens programmés, les maîtres incontestés de cet instrument : Richard Bona - qui revenait du Festival de jazz de Montréal - et Marcus Miller. Cinquante et un ans, New-Yorkais aujourd'hui installé à Los Angeles, Miller a appris la musique avec son père organiste pour l'église du quartier. À 22 ans, il rencontre Miles Davis. Dès lors, sa carrière s'envole, sa vie prend un sens. Il était à Patrimonio pour revisiter avec son groupe Tutu, l'album de la renaissance de Miles qu'il a produit et composé pour le maître. Rencontre avec l'artiste, très tard dans la nuit, après que celui-ci a invité Richard Bona à le rejoindre sur scène pour une rencontre au sommet des stars de la basse contemporaine.

Comment Miles Davis a-t-il donné un sens à votre vie de musicien ?

Marcus Miller : Tout simplement en m'obligeant à me trouver un son et un style. Je jouais déjà de la basse et j'avais déjà accompagné beaucoup de musiciens issus des milieux les plus divers, pop, rock, jazz, funk... Quand on est musicien de studio à New York, il faut savoir tout jouer. Mais j'étais bien conscient que pour être digne de Miles, je devais trouver quelque chose de nouveau. Je ne voulais pas jouer comme un autre bassiste.

 

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10:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juillet 2010

Désobéir...

 

Oui, désobéir aux pouvoirs injustes, c'est être libres. Avec un beau portrait de Raymond Aubrac, grand désobéisseur...
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Raymond Aubrac, une des figures de la Résistance

Culture - le 21 Juillet 2010

Festival Résistances

Entretien avec Emmanuel Laborie

Parmi les thèmes, cette année, du festival Résistances, à Foix : Réinventer les luttes. Le documentaire d’Emmanuel Laborie, Un pas dans la nuit, s’intéresse à la désobéissance. Foix (Ariège), correspondance.

Un pas dans la nuit remonte aux racines de la désobéissance des résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film revêt cependant une dimension intemporelle en s’interrogeant sur la nature même de ce passage à l’acte. Interviewé dans le film, l’historien et résistant Jean-Pierre Vernant explique son engagement : « On désobéit non pas parce que tout est permis mais parce que tout n’est pas permis. » Un pas dans la nuit a été tourné en 1999, bien avant l’apparition des militants « désobéisseurs ». Onze ans plus tard, le documentaire d’Emmanuel Laborie est toujours d’actualité.

 

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01:07 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

21 juillet 2010

Marcheur infatigable...

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Jacques Lacarrière, amoureux de la Grèce, de ses sentiers, de son histoire... Un "marcheur infatigable"... que  Antonio Machado aurait accompagné...O.

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«L'Été grec» de Jacques Lacarrière

Par Sylvie Prioul

En 1976, Jacques Lacarrière racontait comment il avait arpenté la Grèce pendant vingt ans. Depuis, le pays a bien changé, mais son livre est resté

« Ce bloc de 45 francs de signes imprimés dégage des odeurs insistantes et des parfums tenaces.» C'est ainsi que Claude Roy présentait « l'Eté grec » dans « le Nouvel Observateur » du 15 mars 1976.

 

L-ete-grec-Jacques-Lacarriere.jpg

Trente-quatre ans plus tard, il en coûte 7,80 euros pour plonger à nouveau dans ce monde de senteurs mêlées, « résine, térébinthe, myrrhe, thym, origan, sauge et menthe sauvage. Et la terre elle-même, son goût de poussière sèche, de cendre ambrée ».

Cette terre grecque, Jacques Lacarrière l'a arpentée vingt années, la découvrant pour la première fois en 1947 avec la troupe du Théâtre antique de la Sorbonne :

« L'essentiel de ce que j'appris au cours de mon premier voyage, c'est que la Grèce existait toujours. Il y avait bien ici ou là des ruines, mais il y avait aussi et surtout une terre qui s'appelait encore la Grèce et qui était peuplée de Grecs.»

Cette Grèce est alors en pleine guerre civile et, tandis qu'il se rend à Delphes, dans la zone tenue par les partisans communistes, il se sent délivré à jamais « du mirage des pierres ». Iakobos - Jacques - reviendra dans ce pays tous les étés, jusqu'à la prise du pouvoir par les colonels en 1967, avec son vieux sac de couchage bleu.

Grece_Daniel-Thierry_Photononstop_AFP.jpg
(c)Daniel Thierry-Photononstop-AFP
Marcheur infatigable, il nous entraîne dans la Grèce byzantine, à Athos, de monastère « à vin » en monastère « à raki », évitant les trop pressantes avances de certains moines, guérissant à Prodromos d'une forte fièvre par une friction d'huile de foetus de rat, et interrogeant Nikône, l'ermite russe de Karoulia.

Lire la suite :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20100713/20453/lete-grec-de...
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02:24 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

20 juillet 2010

Est-ce que la Révolution, c'est le crime?

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J'aime bien Robert Badinter, et c'est pour cela que j'espère que ce titre n'est pas de lui, parce que rapprocher les deux mots, "Révolution" et "Crime", est une pure ânerie. La violence s'est donné libre cours pendant la Révolution (les aristocrates n'étaient pas d'accord pour lâcher le pouvoir...) mais il ne faut pas oublier qu'elle a apporté de grands progrès sociaux et politiques, dont nous bénéficions aujourd'hui, même si les forces du passé ne renoncent pas à nous faire régresser ! O.
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Robert Badinter:"Avec la Révolution française, le crime envahit l'art"

Par Annick Colonna-Césari (L'Express), publié le 16/03/2010

Selon Robert Badinter : "La transgression de l'interdit obsède les artistes. Une dimension terrible et secrète qui se révèle lors du crime."

drj.-p. guilloteau/l'express

Selon Robert Badinter : "La transgression de l'interdit obsède les artistes. Une dimension terrible et secrète qui se révèle lors du crime."

 

Lire l'article :

http://www.lexpress.fr/culture/art/robert-badinter-avec-l...


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19 juillet 2010

«J'attends sans impatience, en vivant l'instant comme une éternité»...

tendance.jpg
(c)RONCEN/TF1/SIPA
Le comédien et écrivain Bernard Giraudeau est mort ce samedi 17 juillet 2010, à l'âge de 63 ans.


«J'attends sans impatience, en vivant l'instant comme une éternité»... Cette belle pensée est celle d'un poète. Il s'appelle Bernard Giraudeau, il nous a quittés , on l'aimait. Lire le bel article de Jérôme Garcin :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100717/362/bernard-giraudeau-le-voyageur-solitaire-sen-est-alle#

07:03 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

09 juillet 2010

Festival d'Avignon


Il paraît que c'est le plus grand festival de théâtre du monde. Bon, on n'a pas d'équipe de foot mais on a un festival...Et puis la Cour d'Honneur a une sacrée allure, non? O.

Publié le 05/07/2010 à 12:51 lepoint.fr

 

Festival d'Avignon : tous sur le pont !

Par Nedjma Van Egmond

Festival d'Avignon : tous sur le pont !

La Cour d'honneur, lieu phare du festival, accueillera Papperlapapp mis en scène par Christoph Marthaler et Richard II avec Denis Podalydès © Christo
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21:43 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2010

Oublier Haïti ?


Entretien exclusif

Réinventer Haïti, par René Depestre

Par René Depestre (Écrivain)

C'est dans la tragédie même du séisme que le poète haïtien veut croire, grâce à la mobilisation mondiale, à une renaissance de son pays

Le 12 janvier, la nouvelle du séisme m'a consterné : Haïti n'est absolument pas équipé pour résister tant soit peu à un fort cyclone, à un volcan ou à un tremblement de terre de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter. La violence tellurique de la géographie a rejoint la terreur familière de son aventure historique. De la plantation coloniale à ce temps du XXIe siècle, Haïti n'aura connu que des tribulations collectives et individuelles. Toutefois, une intuition confie à mes tripes que l'actuelle terreur, d'origine sismique, va être la dernière de notre tragédie sans fin. Un espoir jamais vu pointe à tous les horizons. Dans la plupart des pays, l'opinion publique alimente chaudement les premières manifestations d'une civilité démocratique mondiale. Alors que l'entreprise humanitaire avoue ses limites (dues à l'influence encore décisive des grands Etats-nations), une société civile internationale, avec l'aide qu'elle fait affluer vers les côtes désolées d'Haïti, avance le droit de prendre le relais de l'humanitarisme du siècle dernier. La solidarité qui est tous azimuts manifestée sur la planète révèle même une sorte de tendresse du monde aux côtés des sinistrés d'Haïti. On entrevoit clairement une vérité qui n'a jamais été affirmée jusqu'ici à une telle hauteur ; il n'y a pas de malédiction sur Port-au-Prince, Jacmel, Leogane, Petit-Goâve et les autres localités dévastées. On est en Haïti, devant une histoire de la civilisation humaine sui generis ; pourquoi pas un événement historique, ontologique, politique ? L'occasion unique d'un petit Etat, issu des iniquités de l'esclavage, et qui aurait regimbé devant le modèle national que l'Europe postnapoléonienne du Congrès de Vienne (1815) posa sous ses yeux dans un « ordre mondial » à prendre ou à laisser...

depestre.jpg
ASLAN/SIPA
Né en 1926 à Jacmel en Haïti, René Depestre est poète et écrivain. Il a publié de nombreux livres dont « Hadriana dans tous mes rêves » (prix Renaudot 1988).

Haïti aurait-il alors préféré le surplace existentiel, dans la tragédie permanente, plutôt que la longue marche qu'exige la mise sur pied de l'Etat-nation ? A Vienne, en 1815, aucune monarchie « blanche » ne voulait entendre parler de révolution haïtienne, de négritude-debout, moins encore de première république noire des temps modernes. Un cordon sanitaire « racial » devait entourer ces concepts d'un droit jugé irrecevable. Ainsi l'idéologie fondée sur l'épiderme, invention carnavalesque de l'imaginaire colonial, allait-elle prendre un poids excessif, voire pathologique, dans la stratégie politique des premiers dirigeants d'Haïti. Donnant aveuglément dans le panneau mythique de la « race », ils négligèrent les concepts fondateurs de droit, nation, civisme, souveraineté populaire, autonomie de l'individu-citoyen (tout l'héritage de 1789 et des Lumières) pour consacrer leur énergie « à la défense et à la réhabilitation de la race noire ». Cette « négritude du droit » ne pouvait être un moteur de développement et de démocratie. Dans cette optique de rachat et de rédemption, plutôt que de formation, à marche forcée, d'une société civile à l'haïtienne, le président haïtien Boyer, en 1825, accepta l'offre du roi Charles X d'indemniser les anciens colons et propriétaires d'esclaves. Dès lors, pour « régler la dette de l'indépendance », Haïti tombait sous le protectorat, la dépendance, la tutelle des places financières et boursières de l'Occident chrétien.

Le séisme dévastateur du 12 janvier vient brutalement rappeler à la faible société civile haïtienne encore debout qu'elle a désormais besoin, toutes affaires cessantes, d'adopter une vision intégrée pour la prise en charge de toute la tendresse du monde rassemblée à ses côtés. Les Haïtiens n'ont pas à attendre les bras croisés que les ONG, les Nations unies, le G20, le FMI pensent et agissent à leur place. Dans le choix qui s'impose d'un nouveau statut constitutionnel, juridique, il y a lieu d'examiner les scénarios suivants de sortie de crise et de catastrophe.

Pouvant compter sur une sorte de « coalition des humanités » autour de ses malheurs, Haïti peut passer en revue diverses options.

1) Une Fédération avec la République dominicaine se révèle impossible, tant le contentieux entre les deux voisins de l'île est encore lourd à éponger.

2) De même est utopique une Fédération avec les anciennes colonies anglophones de la Caraïbe (Jamaïque, Barbade, Trinité-et-Tobago).

3) La même impossibilité joue quant à l'intégration aux DOM-TOM des Antilles de langue française (Martinique, Guadeloupe, Guyane).

4) Un énième Etat américain sur le modèle de Porto Rico ? Outre l'hostilité des deux partis américains, Haïti, contre vents et marées, reste attaché à « l'Indépendance nationale » du 1er janvier 1804.

Aujourd'hui, Haïti peut faire l'objet d'une expérience pilote, un laboratoire, que la nouvelle donne de la Maison-Blanche peut permettre au président Barack Obama d'alimenter en civisme international, comme c'est le cas des ONG et des sociétés civiles de la planète.

R. D.

Source : « Le Nouvel Observateur » du 18 février 2010

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01:12 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

07 juillet 2010

Sylvia Plath, Ted Hugues...



Ah ! Ces grands fauves qui écrivent des poèmes…

Par GODFARD Dominique Marie

Leur histoire nous est racontée avec beaucoup de tendresse par Claude Pujade-Renaud dans son ouvrage « les Femmes du braconnier », où l'instinct de survie le dispute à l'énergie créative : on copule beaucoup car la mort rôde pas bien loin, et on écrit avec frénésie.

La première femme est la poétesse Sylvia Plath. Jeune écrivain américaine, elle fait la connaissance de Ted Hughes en 1956, à Cambridge, dans une petite fête pour le lancement d'une revue de poésie ; et son premier geste - tout naturel ? -  le mordre à la joue gauche. Leur rencontre ne pouvait, en effet, que se placer sous le signe du sang, celui du chasseur prédateur - alias le « braconnier »  - blessé par la sale bête ; celui que la femme redoute sous la forme de ses menstrues.

Les-femmes-du-braconnier_Claude-Pujade-Renaud.jpg

En dehors de ses grossesses, de l'enfantement et de la nutrition du bébé, elle affirme : « Porter, accoupler, allaiter m'avaient rendue à la fois animale et immortelle. J'étais retombée dans l'espèce humaine, bêtement.», tandis que Ted s'écrie à la vue de l'un de ses enfants, nouveau-né : « ... ce petit d'homme me [le] relie au monde animal.» Un monde à la dignité sauvage, un monde fantasmé vers lequel on tend, alors qu'il faut se contenter de libérer sa 'part animale' à travers les écrits - « J'avais bien sûr flairé l'intensité de la vie animale dans les écrits de son mari », dit Al Alvarez venu interviewer Ted, l'époux de Sylvia- ; ou par des rencontres avec les animaux : ceux du zoo de Regent's Park, un cerf en pleine forêt ou un ours brun, les abeilles nourricières d'Otto Plath, une chatte nommée Sappho... Bref, un bestiaire qui donne à ce livre de chatoyantes couleurs aussi vives qu'émouvantes :

« Et je songeais à ce tableau (...), La mort de Procis : ce chien qui veille la jeune défunte, ce chien en deuil, tellement humain. Comme seul un animal peut incarner la détresse muette face à l'irréparable.»

Dernière manière d'établir la jonction avec le monde animal, et non des moindres : le sexe. Qu'est-ce qu'on baise, soir et matin ! Et pas n'importe comment : Assia Wevill, la deuxième femme du braconnier, parle d'une « violence rare, comme s'il [Ted] lui fallait exsuder, évacuer cette détresse ou cette fureur », et Sylvia Path fait allusion à « l'érotisme animal de son époux, à sa brutalité...» Quand on sait que l'intéressé est un immense bonhomme, pas particulièrement soigné, à la dégaine de bûcheron, on imagine l'affrontement entre grands fauves, l'odeur, les feulements, et, incidemment, de se demander ce qui subjuguait les magnifiques panthères séduites par Ted Hughes. La réponse se trouve peut-être en ces quelques mots :

« Encore poisseux de sueur, de sperme, de plaisir, nous reprenions notre labeur. Nous étions en écriture comme en prière.»

 

Car les relations du braconnier avec ses femmes relèvent d'une fusion totale.

La fusion ou le meilleur moyen de tuer l'autre lorsque les forces sont inégales ; même si on n'en a pas l'intention, le moins du monde. Triste destinée donc que celle des femmes du braconnier mais en même temps, destin élu, choisi entre tous.  Il n'y a pas lieu, dans ce bref billet, de déflorer (tiens ! on parle de fleur maintenant) les tumultueuses amours du braconnier. On les lira avec un plaisir sans cesse renouvelé car C. Pujade-Renaud les décortique, les observe avec autant de minutie que de délicatesse, telle une éthologiste chevronnée. Mais pas seulement, car il sera beaucoup question d'écriture, la force vitale du couple : «... si je ne parvenais pas écrire, ce serait l'effondrement », confie l'héroïne. On s'attardera également sur les relations de Sylvia avec ses parents. Le « Daddy » aux abeilles, considéré comme un lâcheur de première et la maman guère mieux lotie : l'écriture est aussi règlement de comptes...

Il y a de la cruauté dans ce livre, une bonne vieille saine cruauté, celle à laquelle personne n'échappe, mais aussi les effroyables héritages familiaux, ceux dont les stigmates constituent le terreau de bien des fléaux, parmi lesquels le suicide. Tant de thèmes abordés qu'il serait vain d'en dresser la liste ! La trame narrative de ce beau livre, l'un des meilleurs de ceux que j'ai lus ces derniers mois avec «Bonjour, Anne » de Pierrette Fleutiaux, repose sur une polyphonie à laquelle participent les voix des deux principales héroïnes, des parents, voisins, amis, médecins, etc. qui s'expriment tous à la première personne. Seul l'écrasant personnage de Ted est plutôt vu de l'extérieur ; C'est normal, il est immense, occupe tout l'espace et on ne voit que lui. Voici ce qu'il écrit :

Il l'aimait et elle l'aimait (...)
Elle le voulait tout entier en elle (...)
Il avait des caresses qui étaient les derniers efforts du naufragé qui s'accroche.

Hâtez-vous de faire la connaissance des «femmes du braconnier » avec l'espoir que l'ouvrage de Claude Pujade-Renaud nous donne l'envie de lire Sylvia Plath et Ted Hughes. Moi, j'y cours !

M.-D. G

 

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06 juillet 2010

LES TRICHEURS, de Marcel Carné

Ce soir sur FR 3 à 22 h 45

04 juillet 2010

Un grand comédien est mort...


Laurent Terzieff à Paris, en 1966

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