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25 juillet 2010

Le peuple souverain s'avance...


Denis Podalydès est Richard II.

Culture - le 22 Juillet 2010

Avignon

Quand Richard II agite son sceptre comme un hochet

Dans sa mise en scène du drame historique de Shakespeare présentée dans la cour d’Honneur, Jean-Baptiste Sastre sauve au moins les meubles.

Jean-Baptiste Sastre présente dans la cour d’Honneur du palais des Papes sa mise en scène de la Tragédie du roi Richard II, dans la traduction de Frédéric Boyer (1). N’ayant pas le goût des ragots, nous ne tiendrons pas compte des rumeurs de dissension qui auraient accompagné les répétitions. Il apparaît que Sastre a du moins sauvé les meubles : une longue poutre où s’asseoir et sautiller, ceci pour le roi en proie à des bouffées d’enfance délirantes ; côté cour, une table en plan incliné où trône un mannequin de cire qui serait l’allégorie de la paix, révérée tour à tour par les protagonistes. La conception de cet appareil visuel sobre sur l’aire vaste revient à Sarkis, homme de l’art s’il en est, tandis que la lumière savante d’André Diot, à l’aide notamment d’un gros projecteur suspendu, passe harmonieusement de l’aveuglement solaire au subtil camaïeu du crépuscule. L’univers auditif a incombé à André Serré et c’est Markus Noisternig, avec l’Ircam, qui s’est chargé de la « mise en scène sonore », constituée de brefs fracas aussi brutaux qu’une rupture d’anévrisme. Sastre sait s’entourer.

 

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09:07 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

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