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26 juin 2010

Notre poésie contemporaine n'a pas horreur du vide


Critique n° 735-736 : Les Intensifs. Poètes du XXI ème siècle par Jean-Marc Baillieu

Critique n° 735-736 : Les Intensifs. Poètes du XXI ème siècle

Jusqu’alors dans l’errance et le brouillard, le XXIème siècle poétique trouve enfin un sens
et une orientation grâce à cette livraison de la revue Critique proposée par Michèle
(philosophe) et Francis (poète), une série d’études écrites par Bernard, Emmanuel, Mathieu,
Michèle, Eric, Francis, Françoise, Michel, Abigail, Jean-Pierre, David, Isabelle, Henri, Jason, Frédéric, Jacques (la plupart poètes ou philosophes, dont quatre Marseillais) à propos de seize
poètes (Parisiens sauf exception) : Marie-Louise, Jean-Michel, Bénédicte, Isabelle, Anne, Roger et
dix autres (le socle « Anne-Marie, Jean, Emmanuel, Claude, Alain » ainsi que Danielle, Pierre, Jean-François, Mathieu, Dominique) nés avant 1950 (sauf Pierre) et déjà sélectionnés au titre du
XXème siècle dans le Dictionnaire des Lettres françaises (Le Livre de Poche, 1998),
seize poètes regroupés comme Intensifs (forme substantivée de l’adjectif pris non pas
au sens didactique ou agricole, mais en son sens grammatical ou linguistique) qui sont, nous
précise-t-on, « moins des poètes que des écritures ». Dont acte.

Le commentaire de sitaudis.fr

éd. Minuit.
Numéro dirigé par Michèle Cohen-Halimi et Francis Cohen
septembre 2008
160 p.
14,50 €


Le commentaire d'Orlando


L’heautontimoroumenos

Le thème de prédilection de la vacuité poétique contemporaine : la poésie parlant de la poésie !
Question : le texte ci-dessus (Critique...) est-il un poème?



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Giacometti à Saint Paul de Vence ...


C'est jusqu'au 31 octobre. Alors si vous  voulez...

La rétrospective Giacometti

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La fondation Maeght expose Giacometti

C'est le rendez-vous artistique des mois à venir. La fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence, expose plus de 170 oeuvres d'Alberto Giacometti. Une rétrospective exceptionnelle riche de pièces encore jamais présentées au public. Du 27 juin au 31 octobre à Saint-Paul de Vence.

 

 

 

Suliane Favennec

Le point.fr
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08:59 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

25 juin 2010

Eh oui, même les anges ont un sexe..


.Histoire et littérature

Les émois sexuels d’Anne Frank font scandale

Par David Caviglioli

Comment raconter l'ineffable ? Dire l'indicible ? A ces classiques sujets de baccalauréat, il faudra ajouter une nouvelle question : peut-on sexualiser l'Histoire ? Libidiniser ses grandes tragédies ? La question agite le Royaume-Uni, alors que l'écrivain Sharon Dogar s'apprête à publier « Annexed », roman dans lequel elle revisite l'histoire d'Anne Frank par la voix de Peter van Pels, un jeune garçon lui aussi caché dans l'Annexe du 263 Prinsengracht.

Annexed_Sharon_Dogar.jpg

Le problème de ce livre qui n'est pas encore sorti, si l'on en croit ses contempteurs,c'est un passage relatant un commencement de liaison charnelle entre les deux adolescents. Tout au plus un baiser hésitant, rien de bien grave, même pour l'époque.Mais la chose aurait été impensable, si l'on en croit Buddy Elias, le dernier membre vivant de la famille Frank, cousin de la petite Anne. « [Elle] n'était pas l'enfant décrite dans ce livre », a-t-il affirmé au « Times », lançant la polémique.

Gillian Walnes, fondatrice et directrice du « Anne Frank Trust », l'organisme gérant les droits du « Journal », s'est elle aussi élevée contre cette « exploitation », accusant Sharon Dogar d'« appliquer des mœurs du XXIème siècle à des jeunes gens » d'une autre époque. On aimerait rejoindre leur concert d'indignation. Mais on en est empêché par quelques considérations de poids.


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24 juin 2010

Je ne connaissais pas ce Gauguin...

Jeu 24 juin 2010, 3h 31min 26s

...et vous?
En tout cas, super !
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Publié le 02/06/2010 à 08:11 lepoint.fr

EXPOSITION

Rouen, une ville pour l'impressionnisme

Par Jean Pierrard

Rouen, une ville pour l'impressionnisme

"Rue Jouvenet, Rouen", de Paul Gauguin (1884). ©Coll. Carmen Thyssen-Bornemisza en dépôt au muséeThyssen-Bornemisza, Madrid.

Vos outils

Palette. La ville normande fut un laboratoire de l'impressionnisme. Elle en convoque les maîtres : Monet, Pissarro, Gauguin...

Décidément, il s'en passe sous le Second Empire ! Tout à coup, les artistes se détournent de l'éternité pour n'être plus attentifs qu'à l'instant. Se débarrassant des mythes, de Zeus et d'Hercule, jetant Dieu aux orties, ils se concentrent sur le paysage. Dégustent à petits coups de pinceau les jeux de lumière sur un arpent de jardin, un bord de rivière ou encore un coin de rue pittoresque. Bientôt promue pour quelques semaines, à l'occasion d'une exposition, "Une ville pour l'impressionnisme", au rang de capitale de la modernité, Rouen fut un peu tout cela à la fois dans la seconde moitié du XIXe siècle. Après tout, Turner, le génial spécialiste anglais des brouillards préimpressionnistes, n'avait-il pas, quelques décennies plus tôt, fait étape dans la ville ?

 

La suite :


http://www.lepoint.fr/culture/rouen-une-ville-pour-l-impr...


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23 juin 2010

fille et père...

Mer 23 juin 2010, 0h 51min 25s

...


Un cri

Par Jérôme Garcin

Géographe d'exception, il enseigna à la Sorbonne et dans le monde entier. Spécialiste de l'URSS, il adhéra au Parti communiste. Membre de l'Institut, il mourut en 2006, à 97 ans, chargé de gloire et de titres, dans une maison délabrée et sans électricité. Ceux qui l'ont admiré le reconnaîtront. Les autres s'accommoderont du pseudonyme que, par pudeur, Nicole Lombard lui donne dans son récit autobiographique : Didier Charles.

Un-pere-que-j-avais_Nicole-Lombard.jpg

Nicole Lombard est sa fille, née d'un premier mariage, ou plutôt d'un premier divorce. Une fille non grata que le grand homme souhaitait biffer de sa vie, oublier. Il préférait se flatter d'avoir, d'une autre femme, plus jeune, deux fils (dont l'un est le brillant auteur d'« A la rencontre des disparus »). Jamais il ne s'inquiéta du sort de sa fille, jamais non plus il ne déboursa un centime pour sa subsistance ou son éducation. La première fois que, à sa demande, Nicole, alors étudiante, rencontra son père, ce fut sur un pont de Lyon, en coup de vent. Ils se revirent parfois, comme des étrangers qui ne parlent pas la même langue.

Nicole Lombard, qui campe aujourd'hui sur l'Aubrac où elle recueille des animaux abandonnés, veut comprendre pourquoi elle a été effacée à la manière dont les Soviétiques faisaient disparaître sur les photos des personnages compromettants. Elle a beau écrire avec une exquise délicatesse, son livre est un cri. D'enfant.

J.G.

« Un père que j'avais », par Nicole Lombard,
Editions du Bon Albert, 178 p., 15 euros

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100604/19841/un-cri
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01:17 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

21 juin 2010

Eminemment...

Lun 21 juin 2010, 23h 24min 18s

Bulletin de santé

Comment va Eminem?

Par Julien Bordier, publié le 21/06/2010 à 07:00

Eminem au 52e Grammy Awards, à Los Angeles, en janvier 2010.

REUTERS/Mike Blake

Eminem au 52e Grammy Awards, à Los Angeles, en janvier 2010.

Le rappeur de Détroit a fait le ménage dans sa boîte à pharmacie. Après avoir soigné ses addictions, au centre de son précédent album (Relapse), il retrouve la forme avec Recovery, un album confession.

 

Lire tout :

http://www.lexpress.fr/culture/musique/eminem_900538.html
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En avant la Zique !

Lun 21 juin 2010, 18h 26min 11s

Culture

Publié le 21/06/2010 à 10:14 lepoint.fr

ÉVÉNEMENT

La 29e Fête de la musique se conjuguera au féminin

AFP

La 29e Fête de la musique se conjuguera au féminin

La 29e édition de la Fête de la musique se déroulera sur le thème de la musique au féminin. ©DR

Comme tous les 21 juin depuis 1982, des milliers d'artistes amateurs vont descendre dans les rues, lundi, pour la Fête de la musique, dont la 29e édition se conjuguera au féminin, de Dunkerque à Perpignan et de Stockholm à Salvador de Bahia (Brésil). Initiée par Jack Lang, cette manifestation gratuite et populaire est désormais un événement international. Cette année, la Fête de la musique aura lieu dans 450 villes de 110 pays étrangers, généralement dans le sillage des représentations culturelles françaises dans le monde.

 

la suitre de l'article :

http://www.lepoint.fr/culture/la-29e-fete-de-la-musique-s... le blog de la Micronésie poétique
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20 juin 2010

Le Paradis est ce que nous le faisons...



...et il faut beaucoup d'Enfer pour un peu de Paradis...O.
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Culture

Publié le 17/06/2010 à 10:46 - Modifié le 20/06/2010 à 00:00 Le Point

EXPOSITION

A Dinard, l'espoir fait l'art

Par Judith Benhamou-Huet

A Dinard, l'espoir fait l'art

"Adam et Eve" de Pierre et Gilles (1981, "Paradis"). ©Pierre et Gilles/Courtesy Jérôme de Noirmont, Paris.

A Dinard, une exposition conçue comme un récit biblique.

 

Lire l'article :


http://www.lepoint.fr/culture/a-dinard-l-espoir-fait-l-ar...

Comment ça, "son goût pour l'art l'a sauvé?"...



Louis Aragon est un des plus grands poètes du XXème siècle, l'auteur de cet article l'ignore-t-il? O.
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Publié le 16/06/2010 à 11:04 lepoint.fr

EXPOSITION

L'échappée belle d'Aragon

Par Jean Pierrard

L'échappée belle d'Aragon

Louis Argaon chez lui en 1981. ©SETBOUN MICHEL/SIPA

Son goût pour l'art l'a sauvé. Un livre, une expo l'illustrent.

Lire l'article :

http://www.lepoint.fr/culture/l-echappee-belle-d-aragon-1...

19 juin 2010

Poésie contemporaine

ARNO CALLEJA / benjy


Quelques commentaires, entre parenthèses.O.




j'ai une hérédité de longue date qui me fait que jeune déjà je ressemble à un vieux. je porte. et les gènes et les gestes. tout ce qui use.

( utilisation particulière de la ponctuation et absence de majuscules : l'auteur porte  attention  aux conventions du langage. Avec esprit critique parfois.)



j'ai un besoin de compagnie. moins la compagnie humaine que celle des cailloux, des dalles, des fougères, des cloportes.

( Intéressant. l'attitude des exclus, des timides, des inadaptés. Rousseau, paranoïaque, se sentant rejeté par la société, devient un ami des arbres et des herbes...)




j'ai le goût de la compagnie de ce qui m'est autour et aussi de ce qui m'est quand je me penche. les cloportes les roseaux. quand je m'enfonce dans la forêt le lichen. je ne m'ennuie jamais si quelque part je suis à portée de caillou.

( le caillou ! comme objet - presque un être, pour celui qui parle), et aussi comme arme, confirmant l'attitude paranoïaque)



il me suffit de quelques heures pour le considérer en son vrai.

( communion intense avec le réel de la nature, comme chez les peuples isolés et proches du milieu naturel ( forêt, désert, banquise...)



rencontrer des gens, comme je fréquente le caillou, je ne suis pas contre, par principe, je n'ai d'ailleurs pas de principe.

( distance critique par rapport au langage : on dit machinalement "par principe", et on se demande quel principe ! )



et quand je m'essaye aux gens, bien entendu sans la moindre dialogation,

( appropriation du langage , allant jusqu'à la création de néologismes personnels - Artaud va jusqu'à un langage totalement inventé et incompréhensible)



je trouve cette compagnie moins plaisante que l'autre. j'ai hérité de mon grand-père une belle force et je suis toujours dehors à l'essayer. je n'aime pas être spectacle. mon organisation de vivre me porte au spectateur, et souvent je n'ai rien à voir chez les autres.

( la misanthropie se prolonge : "rien à voir chez les autres." Avec un refus de s'engager dans l'action : "mon organisation de vivre me porte au spectateur")



alors je me penche aux choses, caillou lichen roseau. si je me porte au gen souvent je n'apprends guère, souvent l'objet considéré me porte rapidement aux nerfs. quand il ne se moque pas directement de moi. ce besoin de solitude et de compagnie me rend habile au scoubidou.

( humour ! ce petit passe-temps gratuit et innocent, quelque peu absurde également, pourrait représenter métaphoriquement les jeux de la poésie contemporaine ! )



quand je tresse le plastic je me débrouille dans la société et je la plie à mon gré. la satisfaction morale que j'en tire, l'éloquence visible de mes doigts, me portent, m'élèvent. elles sont mon discours muet.

( discours muet : oxymore. Et encore une métaphore des expériences poétiques contemporaines)

Les cahiers de Benjy
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Connaissez-vous Jose Saramago ?


Non ? Pourtant, c'est le prix Nobel de littérature 1998, 98 ce n'est pas si loin ... Ce grand écrivain portugais vient de mourir... C'est peut-être le moment de lire un de ses romans, ou peut-être un de ses recueils de poésie, car il était poète aussi ( d'ailleurs je me demande comment on peut écrire de la littérature sans être poète !)
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José Saramago, Prix Nobel de littérature 1998.
AFP
José Saramago, Prix Nobel de littérature 1998.

L'écrivain et Prix Nobel portugais José Saramago est mort à l'âge de 87 ans sur l'île espagnole de Lanzarote (Canaries), où il vivait depuis 1993 avec son épouse, la journaliste Pilar del Rio. Né le 16 novembre 1922 à Azinhaga (Portugal), José de Sousa Saramago est le seul Portugais décoré du grand-collier de l'ordre de Sant'Iago de l'Epée et reste à ce jour l'unique auteur lusophone à avoir reçu le prix Nobel de littérature, en 1998.

 

lire tout l'article :

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/06/18/l-ecrivai...
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18 juin 2010

Désastres...


"Désastre " est un des mots favoris d'un grand poète. Qui nous dira son nom?

J'y pensais en regardant les Bleus contre le Mexique. A la cinquième minute de jeu, on savait que c'était mal parti, tans la domination des Aztèques était évidente !

Question, puisqu'on est entre poètes : Y a-t-il une relation entre ce désastre footballistique et l'état calamiteux de notre poésie contemporaine, où il y a beaucoup plus d'auteurs que de lecteurs?

Cela fait deux questions ! Ne vous pressez pas trop pour répondre ;o)

Mais je le ferai, moi, demain soir. En attendant, bonne nuit ! O.
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18 juin ; désobéissons, comme de Gaulle !


Je regardais il y a cinq minutes l'excellente émission "Ce soir ou jamais ", avec des invités de marque : Claude Hagège, Mathieu Kassowitz, Catherine Pancol, Daniel Cohen... et Cynthia Fleury : jolie femme, Cynthia. Et philosophe avec ça. Et je n'arrêtais pas de me demander où j'avais bien pu déjà voir son nom. Mais c'est bien sûr ! dans l'Humanité, où elle tient une chronique, philosophique , évidemment ! Voici la dernière que j'ai lue , et dont elle parlait justement :

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Article paru
le 2 juin 2010

La chronique philo de Cynthia Fleury

Les désobéisseurs

C’est à Londres que le chef de l’État fêtera le 70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Visite du siège historique de la BBC 
et du Royal Hospital Chelsea (hospice pour les anciens combattants du Royaume-Uni). Recueillement près de la statue de Churchill. Entretien avec ceux qui sont partis les premiers, les fameux combattants de l’île de Sein. Beaucoup n’avaient pas entendu l’appel du Général mais celui de Pétain à cesser le combat. Et ils sont partis rejoindre celui qui allait incarner les Forces françaises libres (FFL). Quelles étaient leurs motivations  ? Le patriotisme, les frères morts au combat, la volonté de lutter contre l’idéologie dominante, l’influence des camarades, un brin de hasard, le goût de l’aventure, 
la soif d’une espérance. La plupart avaient moins 
de 30 ans, et près de 20 % moins de 20 ans.

Aujourd’hui, la France libre continue son combat, même si le contexte a changé. Ils ne sont plus pêcheurs sénans, mais enseignants, conseillers à Pôle emploi, postiers, personnels hospitaliers, psychiatres, chercheurs, magistrats,etc. Tous résistent à la « destruction du socle social », à l’écrasement des valeurs fondamentales défendues par le Conseil national de la Résistance. Jadis, s’opposer à la légalité vichyste, c’était entrer en résistance. Aujourd’hui, s’opposer à la légalité délétère, c’est entrer en désobéissance éthique.

Élisabeth Weissman (1) dresse savamment et avec panache leurs portraits. Nommons-les un instant, ces anonymes de la liberté et du courage, du simple courage de refuser un ordre des choses inique et absurde  : Alain Refalo, premier enseignant à avoir refusé d’évaluer ses élèves dans le fichier base-élèves, pour éviter que ladite évaluation se retourne contre eux, leurs parents et les enseignants eux-mêmes. Bastien Cazals, Guillaume Subra, Anne Loconte, Richard Abauzit, Erwan Redon, Isabelle Huchard, Jean-Yves Le Gall. Tous ont été sanctionnés dans leur carrière ou démis de leurs fonctions. Tous ont payé pour avoir résisté à la transformation de l’enceinte républicaine scolaire en une machine de discrimination plus redoutable encore.

Mais aussi, pour ne citer qu’eux, Michel Guyader, Alain Mercuel, Guy Dana, Hervé Bokobza, psychiatres, Mathieu Bellahsen, interne en psychiatrie, luttant tous contre les procédures sécuritaires qui ensauvagent encore davantage les placés en hospitalisation d’office, soit la chambre d’isolement, une cellule avec au sol un matelas, un sceau pour les besoins, une sonnette, et le plus souvent des entraves mécaniques  : bras maintenus contre le corps et parfois plus encore, le ventre, les jambes attachées. Plus encore que la vision accablante de ces pratiques, c’est le manque de questionnement sur elles de la part des collègues qui est déstabilisant. Mettre les patients en contention ne leur apparaît pas être de la maltraitance. « Ils abdiquent toute autonomie de jugement et de discernement. »

Et le syndicalisme dans tout ça  ? À lire la journaliste, il serait tombé dans une dérive managériale. « Malgré sa diversité interne, n’est-il pas en train de s’engager sur la voie d’une politique de pactes sociaux, soit d’échanges ritualisés et canalisés entre le pouvoir et des représentants professionnalisés du monde du travail  ? » Contre le zèle de l’obéissance et la domination gestionnaire, Élisabeth Weissman redonne la parole à tous ceux qui refusent ce formatage de l’esprit, usurpant le sens des mots, et niant chaque jour la Déclaration de Philadelphie, concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail (1944).

(1) La Désobéissance éthique, Stock, 2010.




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17 juin 2010

Abdellatif Laâbi


Anthologie poésies du cri 1  : Abdellatif Laâbi

qui m’assassine dans ma race
chaque millénaire
et pousse
fagots de greffes
sur mon passage
qui donc remue mes racines
je me remémore
il n’y avait pas d’eau à l’origine
mais un roulis d’ergs comme une caravane flottante de continents
un tangage de dunes
il n’y avait que le tam-tam des mutations
une levée de carnassiers
et moi barde-crocodile
me délectant de lave
il n’y avait que la présence sulfureuse du feu
l’ail putride des hautes tensions
les crêtes fétides de sauriens



chaque jour
dans mon hibernation
je me remémore
la nuit avait obliqué
éteinte dans la spirale des flammes
une glaise élastique s’entassait sur mon front
des singes transhumants ricanaient
étais-je totem
menhir saharien
ou cette corporelle éclaircie de la foudre





Abdellatif Laâbi, Œuvre poétique I, la Différence, 2006, pp. 75-76

Ce poème d'Abdellatif Laâbi a été choisi par Alain Marc pour son anthologie en ligne publiée sur Poezibao , "Poésies du cri". Il y a malheureusement un clash entre Florence Trocmé et Alain Marc, pour en savoir plus :
http://poezibao.typepad.com/files/lettre-ouverte-%C3%A0-p...

Personnellement je trouve ce conflit assez pitoyable. Florence Trocmé est chez elle, elle n'est pas tenue de laisser paraître sur son site des textes qui lui déplaisent.O.
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Paroles de l'oasis disparue...


Comme la vie est forte ! avec des clins d’œil qui sont signe d’espoir et avec de l’humour souvent. Sur nos routes, il y a des êtres humains qui luttent, aiment, souffrent, font la fête…Nous sommes des êtres de relation, devenant nous-mêmes par la rencontre des autres.
Un professeur renommé du Collège de France, a donné pour titre à son dernier livre : « Le temps de l’altruisme ». Il considère l’altruisme « comme le devoir de regarder vers les autres puisque les autres nous aident à construire nos libertés. » Sortir de soi, pour regarder vers les autres.
Quand on regarde le visage de l’autre, ce n’est pas d’abord sa différence qu’il faut regarder, mais l’universel qu’il porte en lui.

Monseigneur Jacques Gaillot
"Carnet de route"
sur son site  "Partenia"

http://www.partenia.org/francais/partenia_fr.htm

"Sortir de soi, pour regarder vers les autres" - Une bonne devise pour de vrais poètes, non? O.

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16 juin 2010

Encore une bonne nouvelle pour l'histoire de la littéraure...

Mer 16 juin 2010, 0h 44min 15s

...m'enfin, ça ne nous dispense pas de relire "Vol de nuit" !
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Des photos inédites de Saint-Exupéry retrouvées

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 15/06/2010 à 07:00

Antoine de Saint-Exupéry. Un des trois clichés inédits retrouvés près d'Angers.

Collection Raymond-Duriez/Musée d'Angers Marcé

Antoine de Saint-Exupéry. Un des trois clichés inédits retrouvés près d'Angers.

Trois photographies anonymes de Saint-Exupéry ont été retrouvées près d'Angers par la famille de Romain Duriez, un compagnon d'escadron de l'auteur de Vol de nuit. L'aviateur a été formellement identifié par sa nièce, Monique Catta.

Les clichés ont vraisemblablement été pris en Corse, on y voit Saint-Exupéry près d'une jeep, attablé en train de fumer ou en train d'éternuer. Une quatrième photographie le montrant assis dans le cockpit de son avion fait partie du lot : elle avait été publiée dans le magazine Icare dans les années 1990 mais était passée inaperçue.

Les images ont été confiées au Musée régional de l'air d'Angers-Marcé. Ce seraient les dernières images de l'aviateur prises avant sa disparition le 31 juillet 1944 lors d'un vol au dessus de la Méditerrannée. Les derniers clichés connus dataient de mai 1944.


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15 juin 2010

Le pragmatisme...




Le pragmatisme, un courant philosophique dominant dans le monde anglo-saxon. : réaliste, positiviste, privilégiant le réel et l'expérience, refusant tout recours au surnaturel, au mysticisme , à la rêverie... Une famille de pensée qui semble bien éloignée de toute poésie, et pourtant William James, éminent philosophe états-unien, est contemporain des non moins éminents poètes  Walt Whitman et Emily Dickinson, ses compatriotes.


Les principes de William James


Par Valéry Rasplus (Sociologue)

Le mouvement intellectuel nord-américain connu sous le nom de pragmatisme est intimement associé à Charles Sanders Peirce, John Dewey et William James. C'est sur cette dernière figure que le neurophysiologiste Michel Meulders vient de consacrer plus de six ans de recherche pour nous restituer cette limpide et passionnante biographie d'un personnage avide de savoir, de doute et de curiosité, dont l'optimisme lui faisait croire en la bonté et l'amélioration de l'homme par la raison et la volonté. La méfiance envers les institutions et les problématiques liées aux repères moraux, l'accès à une citoyenneté responsable garantissant l'autonomie de l'homme, ont été au coeur de ses préoccupations existentielles.

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Contextualiser

Michel Meulders nous introduit à un ensemble de contextes qui auront une influence majeure sur la pensée de William James. Tout d'abord l'environnement familial, à la fois ouvert et rigide, ensuite l'atmosphère historique marquée par le traumatisme de la guerre de Sécession, enfin l'attraction intellectuelle, à la fois héritée (Emanuel Swedenborg, Charles Fourier, Ralph Aldo Emerson, Henri David Thoreau), livresque (Charles Darwin, Hermann von Helmholtz, Goethe, Charles Renouvier, etc.) et directe (par ses relations : Jeffries Wyman, Louis Agazzi, Charles Pierce, etc.). A Harvard, où il enseigne, il fréquente le Metaphysical Club, qui fut à l'origine du pragmatisme, en compagnie d'acteurs de premier plan comme le logicien Charles Pierce, le philosophe – positiviste - de l'incertitude et du changement Chauncey Wrigth, le théoricien du Common Law et négativiste agnostique Olivier Wendell Holmes, le juriste utilitariste Nicholas St John Green.


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Une intéressante biographie. Lire la suite de l'article :

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/le-voyageur-social/201...



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14 juin 2010

Buvons la Coupe jusqu'à la lie...


Coupe du monde de football:
.Buvons la Coupe jusqu'à la lie...

La philosophie dans le vestiaire

Par Aude Lancelin

D'Alain Finkielkraut à Paul Yonnet, jamais le football n'a suscité autant de passion chez les intellos. Et de polémiques. A la veille de la Coupe du Monde, Aude Lancelin passe leurs essais en revue

Longtemps il s'est couché tôt les soirs de match. Ennemi héréditaire du supporter, l'intellectuel français ne voulait voir dans le football qu'aliénation des masses, beauferie en crampons et haines identitaires. Aller au stade dans les années 1980, c'était un peu comme être homosexuel dans une petite ville de province. Et puis vint la Coupe du Monde 1998. La France devint une nation de football, les femmes entrèrent au stade, et signer une tribune dans « le Monde » au sujet du gazon hier encore maudit devint du dernier chic. Quelques jours avant le coup d'envoi du Mondial 2010, cette rage footballistique ne semble pas tarie.

Plombée par une qualification usurpée, une pantalonnade ultramédiatisée - « l'affaire Zahia » - et un entraîneur toujours plus exécré, l'équipe de France a peu de chances d'accomplir quelque exploit en Afrique du Sud. Qu'importe, en librairie on se croirait dans le kop de Boulogne. Pas moins de sept essais paraissent au même moment, sans compter les rééditions comme « les Intellectuels, le peuple et le ballon rond » de Jean-Claude Michéa (Climats, 6 euros), bible du footeux cultivé.

PANINI-PHILO.jpg
(c)D.Pruvost-Flammarion/DR/Hannah-Opale/Venance-V.Hache-AFP/Baltel-IBO-Caro-Fotos-Sipa/A.Meyer/Photomontage Yan
Debout, de gauche à droite: Mathias Roux, Ollivier Pourriol, Jean-Claude Michéa, Jean-François Pradeau, Alain Finkielkraut et François Bégaudeau. Au premier rang: Pascal Boniface, Paul Yonnet, Pierre-Louis Basse, Gilles Vervisch et Toni Negri

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13 juin 2010

Grande nouvelle pour l'histoire littéraire !


La poésie s'en fiche pas mal, et notamment la poésie de Rimbaud, mais n'empêche, c'est émouvant de reconstituer un moment de la vie du poète... après son abandon de la poésie !

Jean-Jacques Lefrère est un biographe de Rimbaud, et, si je ne me trompe, c'est lui qui a déniché, assez récemment, le SEUL portrait connu d'Isidore Ducasse, alias le comte de Lautréamont ! un scoop, mes amis.
Alors, sans perdre une minute, allez vite lire son article, dont voici le début :


Aden, août 1880: Arthur Rimbaud et ses compagnons de «L'Univers»

Par Jean-Jacques Lefrère

Deux mois après la découverte d'une photographie inconnue d'Arthur Rimbaud, les choses se précisent. Jean-Jacques Lefrère, biographe du poète, est parvenu à dater le cliché, à trouver le nom du photographe et à identifier la plupart des figurants qui s'y trouvent. Sur BibliObs.com, il donne le résultat de ses recherches... et répond au passage à quelques-uns de ses contradicteurs

 

On se souvient qu'il y a deux mois, une photographie inconnue de Rimbaud, la première montrant avec netteté ses traits d'adulte, a été rendue publique. Elle montre l'ancien poète à Aden, assis au sein d'un groupe, sur la véranda de l'Hôtel de l'Univers. Le document, qui figurait parmi une trentaine de clichés d'Aden à la fin du XIXe siècle, provenait des archives de Jules Suel, propriétaire de cet hôtel où Rimbaud résida à diverses reprises et où il se fit parfois adresser son courrier. Le poète reconverti dans le négoce fut en outre en relations d'affaires, notamment au moment de son expédition d'armes à travers le désert dankali, avec ce Suel qui était une personnalité importante de la communauté française locale - une communauté au demeurant fort réduite, dont les membres sont connus, et nous serions bien en peine, après une trentaine d'années de travaux sur le sujet, de citer un bien grand nombre de noms de ressortissants français dans l'Aden de cette époque.

AD-Rimbaud-a-Aden.jpg (c)Libraires associés/Adoc-Photo

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05 juin 2010

Michel Noir, qui ose des haïkus, « entend une fourmi ».



Nos députés sont des poètes

Par Jérôme Garcin

C'est bien connu, le député s'ennuie au Palais-Bourbon. Il y trouve le temps long, les nuits blanches et les sièges inconfortables. Le plus souvent, il somnole. Comme les enfants, il sort de sa torpeur le mercredi après-midi, pour les questions au gouvernement. On le voit alors chahuter, crier, s'agiter, taper du pied, battre des mains, guignoliser. C'est que les caméras tournent. Dès qu'elles s'éteignent, il reprend sa sieste, dans une touchante position foetale. Ou bien rédige des poèmes, sur du papier à en-tête de l'Assemblée nationale.

L-Assemblee-litteraire.jpg

Car le député français est poète. A Paris, il a la nostalgie de sa campagne. Il pleure ses coteaux, ses perdrix et ses chiens d'arrêt. Il versifie sa mélancolie. « Je chasse, je pêche, je vais / Tout le jour parmi la verdure, / Par les champs, les bois, le marais, / Libre ! des villes n'ayant cure », se lamente le député de Dordogne Alcide Dusolier. « Viens dans les bois ! », supplie le député de l'Hérault Paul Devès dans une ode érotico-forestière. Armand Fallières, qui représenta le Lot-et-Garonne avant d'entrer à l'Elysée, a le vin guilleret :

« Le breuvage le plus vermeil, 
Le plus cordial, le plus digne,
Est celui que le gai soleil 
Nous prépare au fruit de la Vigne.»

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