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05 juin 2010

Michel Noir, qui ose des haïkus, « entend une fourmi ».



Nos députés sont des poètes

Par Jérôme Garcin

C'est bien connu, le député s'ennuie au Palais-Bourbon. Il y trouve le temps long, les nuits blanches et les sièges inconfortables. Le plus souvent, il somnole. Comme les enfants, il sort de sa torpeur le mercredi après-midi, pour les questions au gouvernement. On le voit alors chahuter, crier, s'agiter, taper du pied, battre des mains, guignoliser. C'est que les caméras tournent. Dès qu'elles s'éteignent, il reprend sa sieste, dans une touchante position foetale. Ou bien rédige des poèmes, sur du papier à en-tête de l'Assemblée nationale.

L-Assemblee-litteraire.jpg

Car le député français est poète. A Paris, il a la nostalgie de sa campagne. Il pleure ses coteaux, ses perdrix et ses chiens d'arrêt. Il versifie sa mélancolie. « Je chasse, je pêche, je vais / Tout le jour parmi la verdure, / Par les champs, les bois, le marais, / Libre ! des villes n'ayant cure », se lamente le député de Dordogne Alcide Dusolier. « Viens dans les bois ! », supplie le député de l'Hérault Paul Devès dans une ode érotico-forestière. Armand Fallières, qui représenta le Lot-et-Garonne avant d'entrer à l'Elysée, a le vin guilleret :

« Le breuvage le plus vermeil, 
Le plus cordial, le plus digne,
Est celui que le gai soleil 
Nous prépare au fruit de la Vigne.»

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http://bibliobs.nouvelobs.com/20100603/19849/nos-deputes-...


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