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11 mai 2010

La polémique du jour...

Mar 11 mai 2010, 6h 11min 19s

"Pour briser la statue, le nietzschéen normand a sorti son marteau. Mais son marteau est freudien ! Onfray reproche à Freud et ses thuriféraires de forcer sur l'interprétation au mépris du réel. Le problème c'est qu'il s'abandonne avec délectation au même vice. Si bien qu'on finit par s'amuser de voir Michel Onfreud, le fils préféré de son père, « analyser » Sigmund Fray qui, lui aimait beaucoup trop sa maman."

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Commentaires

À propos de l’affaire Onfreud
http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
= http://goo.gl/srst
Où l’on découvre dans les propos de M. Onfray dans la presse et à la télévision qu’il cherche à substituer à la psychanalyse dite « freudienne » une « psychothérapie pour aujourd’hui », « psychanalyse post-freudienne », consistant en… la « méditation philosophique », substituée par supersessionisme. Et que pour cela, il cherche à ridiculiser la règle fondamentale, la « loi » de la psychanalyse, qui consiste du côté du patient à dire tout ce qui vient à l’esprit (« association libre »). Et que dans ces conditions, le livre de M. Onfray cherchant à ridiculiser Freud n’est qu’un moyen de parvenir à ses fins qu’il révèle par ailleurs : « je souhaite dire que j’aimerais que ce livre soit aussi et surtout l’occasion de penser une psychothérapie pour aujourd’hui », in article de M. Onfray publié sur le site du Monde le 7 mai 2010. Où l’on découvre que tout ceci est motivé par la phobie de la notion “freudienne” selon laquelle la « normalité » n’existe pas, et qu’il n’y a qu’une différence de degré, et non de nature, entre les « normaux » et « ceux qui ne le sont pas », et que M. Onfray estime cela scandaleux et tient à une frontière nette entre les deux, afin de pouvoir se placer… devinez dans quelle catégorie : voilà toute l’affaire. Voilà ce qu’y trouvent ceux qui soutiennent M. Onfray dans son ambition.
Sommaire
— des extraits de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010 (mais non paru dans l’édition papier)
— un premier commentaire de l’article de M. Onfray paru sur le site du Monde le 7 mai 2010
— des extraits du Dossier publié par Le Monde, sur site le 7 mai 2010 et dans l’édition papier le 8 mai 2010 : deux articles parmi ceux du dossier
— les liens vers les enregistrements vidéo de la prestation de M. Onfray lors de l’émission télévisée de Laurent Ruquier le samedi 8 mai 2010
— la transcription et le bref commentaire des passages estimés essentiels de la prestation télévisée précitée de M. Onfray le 8 mai 2010
— le lien vers le blog de M. Onfray qu’il consacre à son livre et les suites de celui-ci notamment dans les médias : essentiel pour mieux apprécier la “mentalité” de M. Onfray
— le lien vers le blog d’Emmanuel Fleury qu’il consacre à l’affaire Onfray et notamment liste la plus complète des liens vers les articles relatifs à cette affaire.
Voir http://www.facebook.com/notes/psychanalogie/en-realite-michel-onfray-veut-sauver-la-psychanalyse-contre-freud-et-les-psychan/391038327884
= http://goo.gl/srst
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http://psychanalogie.fr
(raccourci vers Page Facebook)

Écrit par : frdm | 13 mai 2010

Intéressant ! Les querelles entre gens de lettres sont amusantes. Onfray est un redoutable bretteur, mais il semble que son livre ( je ne l'ai pas lu, je parle de ce qui en a été dit) soit principalement fait d'attaques à la personne : qu'est-ce que ça nous fait, que Sigmund ait apprécié les charmes de sa belle-soeur? Ce faisant, il doit nous laisser sur notre faim : il ne suffit pas de dire que la psychanalyse n'est pas une science, il faut le prouver. Mon impression est qu'Onfray, pour qui j'ai plutôt de la sympathie, a surtout cherché à attirer les feux des projecteurs ! Et il a réussi, le bougre!

Écrit par : Orlando | 15 mai 2010

Vous écrivez : il ne suffit pas de dire que la psychanalyse n’est pas une science, il faut le prouver. Mais il est indifférent de savoir si la psychanalyse est une science selon les critères de quelconques autres sciences, puisqu’elle est une méthode dont la règle fondamentale du côté du patient est de dire tout ce qui lui vient à l’esprit (selon la formulation par la jurisprudence), ce que les psychanalystes appellent association libre. Il est donc inopérant de savoir si ceci est une science ou non : c’est une méthode. Quant aux constructions théoriques qui sont effectuées, du côté des psychanalystes, à partir de la pratique de cette méthode, elles sont ni plus ni moins scientifiques que la science juridique. On na va pas faire gober aux juristes que le droit n’est pas science juridique. La question est donc de savoir si la méthode définie ci-avant de la psychanalyse est une méthode de soin thérapeutique. Selon ce qu’ont constaté les lois françaises et la jurisprudence, c’est le cas. Après, les philosophes comme les ingénieurs en mécanique peuvent s’exprimer dans des livres selon leur idée personnelle de la science, et sur leur dépit que la psychanalyse ne soit pas une science et même que la science juridique ne soit pas une science selon leurs critères personnels, cela n’a aucun intérêt pour savoir si la méthode de psychanalyse est un soin thérapeutique, puisque ce soin est irreproductible dans des conditions prétendues expérimentales, puisque par hypothèse la méthode repose sur les productions langagières du patient dans des conditions dans lesquelles aucune observation tierce n’est possible, ce qu’a également constaté la jurisprudence. Si l’on n’est pas d’accord avec cela, il faut changer les lois pour interdire aux juges de reconnaître cette méthode et sa pratique comme soin thérapeutique. C’est peut-être notamment l’ambition de M. Onfray, mais pour l’instant il ne l’a pas indiqué explicitement à ma connaissance. Tout le reste est une affaire médiatique et de parts de marché, marché universitaire comme marché des prestations de soin. Hors de cela, pour ce qui concerne le principe même, c’est en droit que cela se décide, selon la science juridique, selon le principe fondamental proclamé par la Convention (du Conseil de l’Europe) de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, selon lequel constitue un patrimoine commun la prééminence du droit. Et notamment en ce qui concerne la liberté dont celle d’expression, par laquelle M. Onfray comme qui voudra pourra dire tout ce qu’il appartiendra : peu importe, sauf pour la manifestation de la liberté d’expression en elle-même.

Écrit par : frdm | 15 mai 2010

Oui, on peut contester l'idée même de discuter du statut scientifique ou non de la psychanalyse. Cependant , je ne crois pas qu'il soit bon de refuser le combat même sur ce terrain. Tout d'abord, comparer la science psychanalytique à la science juridique n'est peut être pas la meilleure position du problème : le droit est une collection systématique de productions culturelles, alors que la psyché est une réalité qu'on est tenté de qualifier de naturelle, au même titre que le tigre de Tasmanie, le mouton mérinos ou...le dodo ! De ce point de vue, une comparaison avec la biologie me paraît plus judicieuse. Evidemment, vous vouliez vous appuyer sur la reconnaissance juridique de la psychanalyse comme méthode de soins, mais comme vous le dites plus haut , il s'agit d'un autre point de vue que celui de la scientificité.On pourrait rappeler que les psychanalystes et psychiatres sont reconnus comme experts auprès des tribunaux, ce qui est tout de même une reconnaissance sur le plan scientifique. En tout cas, je vous remercie pour vos intéressantes contributions.

Écrit par : Orlando | 17 mai 2010

Merci à mon tour pour votre réponse. Mais je suis perplexe sur un point : la psyché serait une réalité “naturelle”, c’est-à-dire « au même titre que le tigre de Tasmanie, le mouton mérinos ou… le dodo ». C’est étrange, vous connaîtriez des photographies (ou radiologies, ou IRM, etc.) ou… empaillages de la psyché ? Par ailleurs, le droit n’est nullement une collection systématique de productions culturelles : je suppose que vous parlez là des normes juridiques, ou même des recueils de jurisprudence. Mais le droit ce n’est pas « les lois » ni même les recueils de jurisprudence. Le droit, au sens de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentale, c’est le dit des juri/dictions, à partir à la fois des lois et des faits. Autrement dit le droit est un raisonnement exposé, conduisant à des décisions. Je ne vois pas ce que cela présente comme aspect de « collection ».

Écrit par : frdm.fr | 03 juin 2010

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