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30 avril 2010

Derain n'a aucun sentiment de la nature...



...mais quelle fête pour les yeux !

Les trésors de la collection Vollard sortis du coffre


Arbres à Collioure 1905, d'André Derain. Crédits photo : SOTHEBY'S
Arbres à Collioure 1905, d'André Derain. Crédits photo : SOTHEBY'S

Abritées dans une banque à sa mort en 1939, cent quarante œuvres ayant appartenu au célèbre marchand seront dispersées, en juin, par Sotheby's, à Paris.

http://www.lefigaro.fr/culture/2010/04/25/03004-20100425A...
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Ben tant mieux ! Les oeuvres d'art n'ont rien à faire dans un coffre, c'est un crime digne de notre temps de boutiquiers de les y enfermer.O.
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22:16 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

Poésie yiddish



 

Un portrait d'Abraham Sutzkever

Le poète du ghetto de Vilnius

Le grand poète yiddish Abraham Sutzkever est décédé le 19 février dernier à Tel-Aviv. Quelques semaines plus tôt, son récit sur le ghetto de Vilnius était paru pour la première fois en allemand. Il y raconte la résistance à la barbarie hitlérienne. Celle qui se fit par les armes et échoua. Et celle de l’esprit, qui permit de sauver une partie de la culture yiddish de l’anéantissement.

Abraham Sutzkever a vécu l’apogée de la culture juive en Europe, sa destruction brutale par les nazis, puis son renouveau en Israël. © Yivo

http://www.booksmag .fr/magazine/ a/le-poete- du-ghetto- de-vilnius. html



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    Mon royaume contre un peu de poésie !


    ...

     

    LA CHRONIQUE POéSIe DE FRANÇOISE HàN


    Habiter ce monde

    Terre énergumène,

    de Marie-Claire Bancquart. Édition Le Castor Astral, 2009, 140 pages, 13

     

     

    Les poètes n’ont pas le pouvoir de changer le monde par des incantations, mais ils nous aident à ne pas l’accepter tel quel, à mettre en oeuvre nos forces contre les malheurs de toute origine.

    Comment faut-il entendre le titre, Terre énergumène, du dernier livre paru de Marie-Claire Bancquart ? Rien dans celui-ci ne nous incline à opter pour le sens originel, théologique, du mot énergumène : « possédé du démon ». Plutôt, le sens courant, qui désigne un individu en proie à une exaltation violente peut s’appliquer à une planète livrée à la folie, telle qu’elle apparaît dans certaines pages. L’auteur s’emploie à découvrir une façon de l’habiter : aimer les choses les plus infimes à partir d’elles, élargir sa vision du monde, élancer sa vie dans un outre-espace.

    Nous la retrouvons ici confrontée à la mort inéluctable, suivie du néant qui dicte d’employer intensément la brève durée de l’existence. Cela peut se dire dans une langue orale qui souligne l’urgence : « Rencontre, écris, baise, hâte-toi, / aime l’odeur des rues, traîne partout, désire, / t’as plus grand temps ! » On aura relevé « écris ». Pour le poète, c’est l’impératif premier : « Ce qui me reste : l’âpre et courte délectation / d’une pierre aux contours inattendus / le goût des rutilances sous la pluie, / l’amour, / la certitude / que la mort me prendra bientôt. / C’est plus que suffisant / pour mesurer les mots au plus juste de leur présence. » Son sort s’oppose ainsi à celui de la Parque - la troisième, celle qui dans la mythologie grecque coupe le fil de l’existence - vue ici comme ne pouvant ouvrir les lèvres pour proclamer son horreur d’un destin non choisi. Derrière la « malheureuse immortelle » se tiennent les dieux, qui n’ont guère souci des hommes, pas plus que le dieu chrétien. L’ange qu’il a envoyé avertir Marie sanglote avec elle au pressentiment du fils condamné et crucifié, cependant que Dieu a affaire ailleurs.

    Les constructions des humains les plus ambitieuses sont, comme eux, mortelles. Alors, à quoi se raccrocher ?

    M.-Cl. Bancquart ne propose pas le roc en sa dureté, la nature en son renouvellement perpétuel. Plutôt un morceau de savon, dont elle sait qu’il peut se dissoudre entre ses doigts, mais qui, à l’instant donné, symbolise l’éternité d’une seconde : « Grâce à lui je me sens vivante / malgré les tremblements de terre et la chute de Babylone. » Le cosmos non plus n’échappe pas aux disparitions, le soleil, un jour, s’éteindra. Cependant, « une jacinthe […] ou la trace brillante d’un escargot sur une feuille » apprennent à « vivre avec le provisoire ». Il ne faut pas considérer cette sagesse comme une façon de fermer les yeux sur les malheurs du monde. Si M.-Cl. Bancquart se défend d’être imprécatrice, elle n’en dénonce pas moins les massacres, les guerres partout, les mauvaises façons d’habiter la terre, les parcs à touristes bétonnés aux bords occidentaux de la Méditerranée, les horizons fourmillant d’antennes, nos organes conditionnés. Elle interroge : « Ce monde / l’ingérer tel quel ? » Tout le livre dit que non, qu’il est possible d’y trouver l’énergie de se défendre, de tout remettre en question. Par l’écriture ou la désécriture ? Aux dernières pages, c’est celle-ci qui permet à M.-Cl. Bancquart d’entrevoir, « dans les nervures d’un chêne / dans l’odeur profonde des truffes », le mot cherché.

    L’amour traverse ces poèmes, avec discrétion, par un regard, un sourire, une pression de main. Il fait partie d’un amour multiplié qui relie le poète à toutes choses, à tous êtres dans l’univers et lui permet parfois de vivre « sur un bord heureux du temps ».

     

    http://www.humanite .fr/2009- 10-03_Cultures_ LA-CHRONIQUE- POeSIe-DE- FRANCOISE- HaN-Habiter- ce-monde

    Marie-Claire Bancquart, une auteure que nous connaissons bien à PLE - nous avons lu  et commenté un de ses livres.O.
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      29 avril 2010

      Quelques pages de Raymond Federman

      Jeu 29 avril 2010, 15 h 06 min 54 s
      Quelques pages de Raymond Federman
      ...
      De :
      Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
      ...
      Voir le contact
      À : PROSES@yahoogroupes.fr

      P. 55-56 : " Mais avant de continuer il faut quand même que je précise quelque chose : je vais le faire entre parenthèses augmentantes et diminuantes pour mieux préciser : (tout ce que je raconte bien sûr est vrai) ((naturellement c'est un peu déformé de la réalité)) (((mais en général ça suit les grandes lignes de la vie))) ((((évidemment il se peut qu'il y ait quand même des erreurs et des grossissements là-dedans)))) (((((des réflexions fausses et des mensonges des déformations chronologiques des exagérations du remplissage quoi))))) ((((((enfin des tas de trucs qui normalement ne devraient pas se trouver dans un récit comme celui-ci)))))) (((((((toute fiction il me semble est une digression))))))) ((((((un jour quand j'écrirai l'histoire de ma vie en Amérique plutôt que de la raconter au petit hasard)))))) (((((je veux dire bien écrite comme de la littérature))))) ((((l'histoire de ma vie du début jusqu'à la fin en passant par le milieu)))) ((( mon AUTO-BIO-GRAPHIE)))) ((((comme le font ces jours-ci les petits cons de fils à papa structuralisant)))) ((((la vérité quoi)))) "

      P. 71 : " Eh bien non ! NON !Je refuse, je refuse d'être maîtrisé, capitalisé et littératurisé. Je refuse. Je refuse de. Je refuse de me. De me. Moi je suis sorti du trou. j'ai construit ma vie tout seul. Je me suis fait avec de la volonté et dans le jeu. Oui dans le JEU. "

      P. 92 : " Ah vous aussi vous aimez le jazz ! C'est bien, ça, jeune homme. Oui, mais moi j'ai vécu ça de l'intérieur à Détroit avec toute la bande de musiciens noirs qui étaient en train de révolutionner le jazz en 1947, 48, 49. Je les ai tous connus. On se fréquentait. Non je blague pas. Oui c'était à Détroit. Et à Harlem aussi quand j'ai déménagé à New York City. "

      P. 95 : " Vous les gars du 16e, avez-vous jamais passé une nuit, une nuit entière, avec Charlie Parker, saoul comme une bourrique, drogué comme un chameau, épuisé comme un taureau qui vient de s'envoyer tout un troupeau de vaches, mais BLOWING HIS BRAINS OUT [intraduisible] tout une nuit dans un petit club de jazz dégueulasse de Détroit à la fin des années quarante, quand Parker était LE ROI DU JAZZ ? "

       

      Retour au fumier


      http://www.lmda.net/din2/n_aut.php?Ad=6742

      "Retour au fumier" est le titre du livre de Raymond Federman d'où sont extraites ces lignes.


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      28 avril 2010

      Troubadours



      La lecture des troubadours reprend ( sur Poésie Pour Tous, cette fois). El rossinholet, son dous chantar... N'est-ce pas délicieux ?

      Une canso de Jaufré Rudel





      Quan lo rius de la fontana

      S'esclarzis si cum far sol,
      E par la flors aiglentina,
      El rossinholet el ram
      Volt e refranh ez aplana
      Son dous chantar e·l afina,
      Be·ys dregz qu'ieu la mieu refranha.

      http://www.hs-augsburg.de/~harsch/gallica/Chronologie/12s...

      Et sa traduction :

      Quand le ru de la fontaine
      A la saison s'éclaircit,
      Que naît la fleur d'églantier
      Et qu'au bois le rossignol
      Module, répète, affine
      Sa chanson, qu'il veut parfaite,
      Je dois reprendre la mienne.

      Les Troubadours
      l'Oeuvre poétique
      Bibliothèque européenne
      Desclée de Brouwer
      Paris
      novembre 2000

      A suivre, sur Poésie Pour Tous,
      http://fr.groups.yahoo.com/group/PoesiePourTous2/


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      Alain Badiou, un fanatique ?





      Jean-Pierre Martin enquête sur les "apostats"

      Par Jean-Paul Enthoven

      Jean-Pierre Martin enquête sur les

      De gauche à droite : Émile Ajar, illustre métamorphose de Roman Gary, Scott Fitzgerald, maître ès démolitions, et André Gide, apostat désinvolte. © Jacques Cuinières/Roger-Viollet, Henri Martine/Roger-Viollet, AP/Sipa.


      Certains hommes ont besoin de se renier, de trahir, de se réinventer. Enquête sur les "apostats".

      C'est le romancier Henry James qui l'affirmait : il n'existe que deux sortes d'individus. D'abord, ceux qui se veulent à jamais les mêmes, qui se glorifient de n'être nés qu'une fois, qui psalmodient leurs identités, leurs croyances, leurs façons de vivre, de sentir, de penser ; et, en face, ceux qui, soudain confrontés à une idée ou à une situation, se transforment, se retournent, deviennent autres, trahissent ce qu'ils ont adoré comme s'ils étaient, dans une même existence, impatients de se réinventer.

       

      Tout lire :

      http://www.lepoint.fr/culture/2010-04-27/litterature-jean...

       

      Lire tout permet d'apprendre qu'Alain Badiou "demeure" un fanatique...

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      27 avril 2010

      La querelle contre la psychanalyse.




      Julia Kristeva  vient de publier un livre  tout à fait passionnant, malgré des concessions à des tics et modes bien ridicules de notre temps..."Thérèse mon amour", un essai sur la grande mystique du Siècle d'Or espagnol, qui est aussi un très grand écrivain. Il se trouve que j'étais en train de lire ses oeuvres, et on m'a offert le livre de Kristeva.Une idée tout à fait originale : essayer de comprendre un phénomène qui nous est complètement étranger, surtout quand on n'est pas croyant, comme l'auteure ( et comme son lecteur), le mysticisme, les visions, la sainteté... à la lumière de la philosophie contemporaine, de la sémiologie et surtout de la psychanalyse ! J'essaierai de vous livrer à mesure mes notes et remarques...
      Mais tout de suite, une querelle, une nouvelle querelle qui secoue le microcosme littéraire : Michel Onfray, le philosophe qui avait mouché de façon très amusante notre bien-aimé Philou (Philippe Sollers, arbitre des élégances littéraires et libertines, pape médiatique du goût philosophique et romanesque...), donc, Onfray sort un "brûlot" anti-freudien : Le Crépuscule d'une Idole, dans lequel il prétend déboulonner la statue du grand Sigmund.
      Bibliobs saute sur l'occasion pour organiser un débat Onfray- Kristeva. Erreur de casting , ou provoc ? Notre philosophe normand fait curé de campagne à côté de la grande Julia, sémiologue distinguée, romancière et psychanalyste mondialement reconnue... Elle répond calmement, avec hauteur, force et précision. De la belle ouvrage, hyper compétente.Voilà Philou bien vengé. Si vous voulez en savoir plus :
      http://bibliobs.nouvelobs.com/20100422/19093/freud-le-deb...

      Et comme ça ne suffisait sans doute pas, dans le même magazine voilà-t-y pas qu'Elizabeth Roudinesco en rajoute un wagon : comme elle est THE spécialiste de l'histoire de la psychanalyse, et en outre femme, donc solidaire de Julia, vous imaginez la déculottée que se prend notre philosophe de Caen ! Un régal, et sur trois pages.
      A noter que les pages "culture" de l'Express se font l'écho de cette discussion, mais de manière affaiblie.O.



      26 avril 2010

      Une bonne nouvelle...




      Oui, pour une fois, une bonne nouvelle : Bibliobs vient d'ouvrir son "coin poésie". Bon, d'accord, ce n'est qu'un coin ( qu'il appelle d'ailleurs poétiquement "rayon poésie", la poésie n'a pas l'air d'être au coin...) mais c'est mieux que rien. . Car, vous l'avez sans doute remarqué, la poésie jouit d'un immense prestige... et d'une place inversement proportionnelle dans nos grands médias !  Alors, ne boudons pas notre joie ! alleluiah !http://bibliobs.nouvelobs.com/poesie

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      Et la poésie dans tout ça?

      L'autre Musso

      Par Jean-Louis Ezine

      Et la poésie dans tout ça ? On en est où avec la poésie ? Il se pourrait bien qu'elle soit là, sur le devant du monde, mais qu'on ne l'y voie pas vraiment - à la façon de ce que les peintres appellent le repoussoir : ces objets qu'on installe au premier plan du tableau et sur lesquels le regard s'appuie sans les voir, ils ne sont là que pour donner la profondeur du champ, le recul, la distance.

      Frederic-Musso_DR.jpg
      (c)D.R.
      Frédéric Musso est notamment l'auteur de "Albert Camus ou la fatalité des natures" (Gallimard) et "Un pékin en Chine" (la Table Ronde).

      « Quand un poète parle de la neige, on espère qu'il a marché dedans », écrit Frédéric Musso en guise d'entrée en matière, donc de repoussoir. Cocteau disait que marcher dans la neige fait un bruit de cheval qui mange du sucre. Musso lui aussi a marché dedans tout petit. Dans la poésie. C'était au collège Notre-Dame d'Afrique, chez les jésuites d'Alger. Il avait 9 ans, avait entendu deux vers de Victor Hugo gravés sur un 78-tours : « Il neigeait, l'Empereur revenait lentement/ Laissant derrière lui brûler Moscou fumant...»

       

      Lire tout :

      http://bibliobs.nouvelobs.com/20100424/19103/lautre-musso#

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      Combat pour la vérité




      Le bêtisier de Roberto Saviano

      Roberto-Saviano_Gomorra-grand-format.jpg

      « C'est un autre qui l'a écrit pour lui. » « Je réécris chaque article qu'il envoie au journal.» « J'ai les preuves, c'est un feignant.» « A 26 ans, on joue encore au ballon, ce type ne peut pas déjà écrire comme ça.» « C'est un "latin lover" à deux balles.» « Un drogué qui s'habille comme un romanichel.» « Il est manipulé par un politicien.» « C'est moi qui l'ai fabriqué, croyez-moi, je connais chacune de ses faiblesses.» « Il ne cherche que la gloire et l'argent.» Aujourd'hui, toutes ces idioties de rancuniers ou de types qui voudraient se faire remarquer à tout prix m'amusent presque ; je les collectionne dans une sorte de bêtisier, en conseillant de faire de même à quiconque s'exposerait à un destin semblable au mien : arriver à s'imposer, en particulier dans le sud de l'Italie, où le simple droit de respirer s'obtient souvent au prix de la compromission de l'âme et de la castration de tout rêve.

      Dans mon bêtisier figurent les lettres envoyées par les nombreux avocats des soi-disant amis ou parents des gens sur qui j'ai écrit. Des lettres remplies d'euphémismes qui signifiaient, en substance : soit tu paies, soit nous dirons que tu es un menteur, un plagiaire, nous trouverons des contacts dans la presse pour distiller sur toi des insinuations mensongères, semer le doute, te mettre sous pression médiatique. Ce genre de phrase m'a clairement fait comprendre à quel point j'étais devenu un cauchemar pour ces gens-là : parce que mes paroles, entre les mains de tant de lecteurs, ont su faire la preuve que toutes ces histoires, qu'ils croyaient pouvoir contrôler et étouffer, sont au contraire devenues un véritable levier. Elles appartiennent désormais à tout le monde.

      [...]

      « Ce livre s'adresse à ceux qui ont permis que "Gomorra" devienne un texte dangereux pour les pouvoirs »


      lire tout l'article :
      http://bibliobs.nouvelobs.com/20100408/18770/saviano-par-...

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      18 avril 2010

      Pas le docteur, le peintre...


      ...

      Vous connaissez Freud, le peintre? Moi non, mais voici une occasion de faire connaissance :

      EXPOSITION

      Très chair Freud

      Par Judith Benhamou-Huet

      Très chair Freud

      "Viandesque". Lucian Freud dans son atelier, en 2007. Au fond "Ria, Naked Portrait" (2007) © David Dawson/Courtesy of Hazzlitt Holland-Hibert, Londres


      "Trésor national" britannique, Lucian Freud investit Beaubourg. Royal !

      Il y a le lavabo dans l'atelier. Il y a les enfants, l'assistant, le chien, les plantes vertes. Il y a ceux qui passent. Les amis, et puis la reine d'Angleterre, le baron Thyssen ou le mannequin vedette Kate Moss. Lucian Freud, petit-fils du grand Sigmund, est pourtant du genre sauvage. On le dit de mauvaise composition. Il vit dans un monde clos. Il n'aime pas la foule et encore moins les groupies. D'ailleurs, il devrait à peine faire une apparition au centre Pompidou à l'occasion de l'exposition qui lui est consacrée. Son sale caractère, on peut le voir en peinture. Il l'a lui-même illustré dans un mini-autoportrait vendu récemment chez Sotheby's pour 3,2 millions de dollars. Il s'y représente avec un oeil au beurre noir, à la suite d'une altercation avec un chauffeur de taxi.

       

      lire tout l'article :

      http://www.lepoint.fr/culture/2010-03-09/exposition-tres-...


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      14:38 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

      Êtes-vous collectionneurs ...?

      Din 46 s

      Le Point.fr

      BIBLIOPHILIE

      Salon du livre ancien, et si on parlait de plaisir ?

      Par Marie-Françoise Leclère

      Salon du livre ancien, et si on parlait de plaisir ?

      À gauche : dessin de Bartisch paru dans le premier livre d'ophtalmologie (1583). À droite : l'homme phénix de Tartarie, allégorie de la peur de l'autre. © Guenther Rare Books-Les neuf Muses.


      Le Salon du livre ancien, de l'estampe et du dessin se tient au Grand Palais du 16 au 18 avril.

      lire tout :
      http://www.lepoint.fr/culture/2010-04-14/bibliophilie-sal...
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      14:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

      10 avril 2010

      Cri du Prince des Sots...

      Sam 10 avril 2010, 8 h 12 min 19 s


      De temps à autre, je relis ce "Cri du Prince des sots", de Pierre Gringore, C'est une ballade, qui ne manque pas de joyeux entrain ! Elle fait partie d'une "sotie" , pièce de théâtre  où se mêlent farce et moralité.

      http://www.cosmovisions.com/textSotie.htm

      On voit que les "Enfants sans Soucis" et leurs soties sont les ancêtres de nos chansonniers, "Deux ânes", "Quatre baudets" , "Grosses têtes" et autres "Guignols de l'info", une tradition bien française. Attention, les personnages burlesques représentent des grands du royaume et de l'Eglise, la sotie est une farce sociale et politique, truffée de paillardise et parfois obscène .Pour en savoir plus sur le " Jeu du Prince des Sotz et Mère Sotte",

      http://books.google.fr/books?id=noVZXWZlpg4C&pg=PA237...

      Et voici le "Cri... " de Pierre Gringore :

      CRI DU PRINCE DES SOTS

      Sots lunatiques, Sots étourdis, Sots sages,
      Sots de villes, de châteaux, de villages,
      Sots rassotés, Sots niais, Sots subtils,
      Sots amoureux, Sots privés, Sots sauvages,
      Sots vieux, nouveaux et Sots de toutes âges,
      Sots barbares, étranges et gentils,
      Sots raisonnables, Sots pervers, Sots rétifs ;
      Votre prince, sans nulles intervalles,
      Le Mardi Gras, jouera ses Jeux aux Halles.

      Sottes dames et Sottes damoiselles ,
      Sottes vieilles, Sottes jeunes, nouvelles,
      Toutes Sottes aimant le masculin,
      Sottes hardies, couardes, laides, belles,
      Sottes frisques, Sottes douces, rebelles ,
      Sottes qui veulent avoir leur picotin,
      Sottes trottantes sur pavé, sur chemin,
      Sottes rouges, maigres, grasses et pâles,
      Le Mardi Gras jouera le Prince aux Halles.

      Sots ivrognes, aimant les bons lopins,
      Sots qui crachent au matin jacopins,
      Sots qui aiment jeux, tavernes, ébats ;
      Tous Sots jaloux, Sots cardans les patins,
      Sots qui chassent nuit et jour aux connins ;
      Sots qui aiment à fréquenter le bas,
      Sots qui faites aux dames les choux gras,
      Advenez-y, Sots lavés et Sots sales ;
      Le Mardi Gras jouera le Prince aux Halles.

      Mère Sotte semont toutes les Sottes,
      N’y faillez pas à y venir, bigotes ;
      Car en secret faites de bonnes chères.
      Sottes gaies, délicates, mignottes,
      Sottes douces qui rebrassez vos cottes,
      Sottes qui êtes aux hommes familières ,
      Sottes nourrices, et Sottes chamberières,
      Montrer vous faut douces et cordiales ;
      Le Mardi Gras jouera le Prince aux Halles.

      Fait et donné, buvant vin à pleins pots,
      En recordant la naturelle gamme,
      Par le Prince des Sots et ses suppôts ;
      Ainsi signé d’un pet de prude femme.



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      09 avril 2010

      Musique des mots...


      Devant 2

      par Christian Bernard

      ( Sitaudis)

       

      pour Alain-Pierre Pillet




      L’oreille pour commencer — et l’apnée
      l’angle qu’elle avive déplace noie

      puis la syncope et l’écho des lazzi
      dans la grammaire vibrée de l’air
      les jouets de la poupée les pièges du rat
      les effets que l’on quitte sans y penser
      [détachement féminin rouge grand écart
      épaulé jeté] hésitant sur ces ecchymoses
      qui nous font ce teint rose ces yeux noirs
      au charbon du matin d’un bond traversé
      quand les étoiles s’éloignent et que
      les pantins pleurent sur leurs fils rompus —

      l’oreille pour donner forme au fœtus ou l’inverse
      pour devancer l’ombre la nuit la poussière.




      De la musique avant toute chose...
      Verlaine

      C'est peut-être parce que je connaissais le jeu de mots de Duchamp, souvent repris par les Surréalistes , "ecchymoses, esquimaux, mots exquis...", que je n'ai pas pu laisser passer ce mot , ecchymoses, sans que mon oreille, mot qui ouvre et ferme le poème, comme vous l'avez  bien vu, se dresse. Doublement interpellée, puisque au vers suivant elle trouve un écho dans une sorte de rime intérieure : "ce teint rose".
      A partir de ce grelot, facile de suivre le trot des sons ( "l'écho des lazzi"...) qui se répondent et rebondissent :

      avive /lazzi
      grammaire /air
      jouets / poupée
      hésitant / ecchymoses
      charbon / bond
      étoiles / s'éloignent
      pantins / pleurent / rompus

      Bonne journée ! O.

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      08 avril 2010

      Mais qu'est-ce qu'ils ont, ces cabots ? A la niche !


       La bataille idéologique ( forme distinguée de la lutte des classes) fait toujours rage dans le microcosme culturel.  Alain Badiou, fort d'un succès médiatique mérité, est une cible de choix pour les plumitifs bien en cour. Le Nouvel Obs nous offre un substantiel dossier sur notre philosophe, dans lequel vous pourrez lire l'intéressant affrontement Finkielkraut-Badiou. Mais aussi un regrettable papier, tout imbibé de fiel, intitulé "Une riposte de la bande à Badiou". O.
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      Marie-Claire Boons-Grafé nous écrit

      Un autre portrait d'Alain Badiou

      Par Marie-Claire Boons-Grafé

      La psychanalyste Marie-Claire Boons-Grafé, qui a autrefois milité au côté d'Alain Badiou à l'UCFml, n'a guère apprécié d'être citée comme témoin à charge dans un article peu amène récemment consacré par l'hebdomadaire « Marianne » à l'auteur de « l'Hypothèse communiste », « Logiques des mondes » et « De quoi Sarkozy est-il le nom ? ». La lettre qu'elle avait adressée à nos confrères est restée sans réponse. La voici

       

       

       

      Au début du mois de mars, le journal « Marianne » a octroyé à Eric Conan pas moins de huit pages pour dresser un prétendu « portrait » d'Alain Badiou.  En vérité il s'agit d'une tentative symbolique d'assassinat : le penseur radical de notre époque en devenir, encensé depuis quelques mois par les médias, devient soudain l'homme à abattre. Contre lui et sa pensée, il faut à tout prix provoquer la haine, en empêchant surtout  le lecteur de penser.

       

      Disons pour commencer que cet article procède d'une traîtrise tant sur la personne du journaliste que sur le véritable enjeu de son projet. C'est Michel Collon qui vient me voir et je découvre un article signé Conan. Collon déclare qu'il s'agit d'établir une biographie politique de Badiou et je me retrouve utilisée à servir de prétexte à une tentative d'exécution par voie de journal, de celui qu'on présente comme un criminel dangereux.

       

      En voulant  mettre un coup d'arrêt au succès médiatique dont Badiou fait l'objet, il s'agit d'abord  de vider de son contenu toute possibilité d'une politique d'émancipation réelle à laquelle nous sommes toujours attachés. C'est bien cela qui agite Conan et qu'il voudrait détruire.

       

       

      Alain-Badiou-1_DR.jpg
      D.R.
      Né en 1937 à Rabat, Alain Badiou, philosophe et professeur à l'ENS de la rue d'Ulm, est l'auteur de «l'Etre et l'Evénement» (Seuil) et «Eloge de l'amour» (Flammarion). Il avait accepté de débattre, en décembre dernier pour «le Nouvel Observateur», avec Alain Finkielkraut.

       

       

      Les bas moyens employés ici sont archi-connus, utilisés sans vergogne, tout spécialement par l'hebdomadaire en question : le texte, sans la moindre analyse, est entièrement monté à coups de citations, toutes phrases prélevées, ici ou là, et isolées de leur contexte. Là-dessus, Conan grave en grosses lettres rouges et noires des mots choisis pour frapper l'imaginaire du lecteur  (« maître pervers », « vieux perdant », « violence acceptée » etc..). Dans la foulée, il colle en vrac quelque photos censées fournir des points de repère, (Mao applaudissant, surplombe Pol Pot armé d'un bâton, qui lui-même surplombe la fac de Vincennes, tandis que sur la page de droite, sous la photo d'ouvriers en bleus, un Staline complice et l'air satisfait, contemple Badiou en train de défendre son livre sur Sarkozy), le tout agrémenté de petits commentaires - parlés ou écrits - de Badiou lui-même, triés, découpés soigneusement par Conan . Ce procédé perfide, digne des vieilles méthodes d'un Crapouillot,  se répète à la page suivante avec cette fois Deleuze, Debord et BHL... Là aussi, les encarts bavent dans la grossièreté : loin de toute lecture de l'admirable disputatio entre Deleuze et Badiou, ces deux grands philosophes qui se sont reconnus et salués dans leur différence très argumentée, ici on continue de vomir Badiou.

       

      Lire la suite :

      http://bibliobs.nouvelobs.com/20100407/18732/un-autre-por...#

       
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      On n'arrête pas son Char !


      René Char , un poète qui nous a réunis dans une lecture fervente... Superbe photo, vous ne trouvez pas ? La naissance des Editions des Busclats, voilà une bonne nouvelle...O.
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      Téléphone rouge

      René Char, Descartes, Allia...

      Par Nouvel Obs

      Marie-Claude Char, veuve de René Char, et la romancière Michèle Gazier viennent de fonder les Editions des Busclats, du nom de la maison du poète à L'Isle-sur-la-Sorgue. Les premiers livres, en avril, seront signés Jean Rouaud et Pascal Ory. Suivront, en octobre, un texte d'Eduardo Manet et un volume de Correspondance de René Char avec le peintre Nicolas de Staël.

       

       

      Rene-Char_Ozkok-Sipa_0.jpg
      (c)Ozkok-Sipa
      René Char (1907-1988)

       

       

      ♦ Le 27 mai 1641, Descartes écrivait à son ami Marin Mersenne une lettre où il parlait de la prochaine publication des « Méditations métaphysiques ». A la mort du philosophe, elle atterrit à l'Institut de France, où elle fut dérobée au XIXe siècle. Vendue à Londres à un amateur d'autographes, Charles Roberts, la lettre fut donnée par la veuve de ce dernier à l'université de Haverford, où un chercheur néerlandais l'a redécouverte. Elle va être restituée en juin à l'Institut de France.

       

      ♦ L'élégante petite collection à 3 euros des Editions Allia publie Grégoire Bouillier, Melville, Mirbeau, Swift ou Dashiell Hammett. Pour deux titres achetés, elle offre un cadeau de printemps : « l'Histoire de Lapin Tur », une amusante fable de l'artiste Niele Toroni, qui s'en prend à la peinture académique. Elle est suivie par un bref conte du sociologue Georg Simmel sur une couleur qui n'a pas de nom.

       

      http://bibliobs.nouvelobs.com/20100402/18625/rene-char-de...#
       

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      07 avril 2010

      Ach ! Bâris zera doujours Bâris !


      ... et le corps de la femme le canon de toute beauté...O
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      Publié le 06/04/2010 à 10:12 Le Point.fr

      PHOTOGRAPHIE

      Paris, photos capitales

      Par Christophe Ono-Dit-Biot

      Paris, photos capitales

      Volupté. "Pierre de rêve", février 2009, Paris. "On a repéré cet hôtel, explique Bettina Rheims, à cause de ce lit, magnifique. Il se trouve dans la chambre "chinoise", hommage à l'époque où c'était un bordel". © Bettina Rheims, Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris.


      Rose, c'est Paris , le roman photographique de Bettina Rheims et Serge Bramly, s'expose à la BNF et, chez Taschen, dans un livre-valise. Un voyage en démence.

      C'est l'histoire d'une fille qui cherche une autre fille. C'est l'histoire d'un Paris caché et d'un pari gagné. C'est une chasse aux fantômes, dont les spectres se nomment André Breton, René Magritte, Jean Cocteau, Albert Cohen ou Man Ray. Et surtout une chasse aux fantasmes, avec volutes d'opium, poupées gonflables et académiciens masqués.

      Bettina Rheims, la photographe, et Serge Bramly, l'écrivain, sortaient de leur dernier projet, "Shanghai", quand l'idée d'un travail sur Paris les a percutés. En même temps, car ils pensent toujours la même chose au même moment. "Comme Souvestre et Allain, les créateurs de Fantômas, explique Bettina Rheims. Ils avaient leur bureau l'un au-dessus de l'autre, comme Serge et moi, et écrivaient l'un les pages paires, l'autre les pages impaires. Trente-six romans de trente mille lignes, entre 1911 et 1913, dans une sorte de délire créatif, avec des trames hallucinantes." "Et des grottes sous la butte Montmartre, où des jeunes femmes aveugles fabriquent des roses artificielles", poursuit Serge Bramly, rêveur.

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      lire la suite :

      http://www.lepoint.fr/culture/2010-04-06/photographie-par...

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      05 avril 2010

      Art contemporain : une minuscule affaire...


      Phèdre et le baiser d'Avignon [10/10/2007]

      par Christian Bernard

      La femme qui a posé ses lèvres enduites de rouge sur une toile de Cy Twombly a évidemment commis un acte intellectuellement stupide, moralement arrogant, esthétiquement ringard et affectivement ridicule. Dans une époque où l’existence médiatique subsume toute idée d’existence, il n’est pas surprenant que cette minuscule affaire ait pris les proportions que l’on connaît.
      Tout est affligeant dans cette histoire. D’abord, cette dite « jeune femme » est dotée d’un « conseiller artistique » qui s’exprime en sa défense. Est-elle une artiste, comme on croit le comprendre ? Mais qu’est-ce qu’un(e) artiste flanqué(e) d’un conseiller artistique sinon une mauvaise plaisanterie ?
      Ensuite, le tableau baisé est décrit comme un monochrome blanc appartenant à un triptyque, lui-même partie d’un polyptyque de onze pièces intitulé Dialogues de Platon. J’ai du mal à croire, n’ayant pas vu cette oeuvre, que la toile maculée ait été aussi immaculée que le dit la presse. S’agissant de Twombly, il devait bien y avoir quelques traces du passage de l’artiste sur la surface.
      Enfin, le directeur de la Collection Lambert, bien dans son rôle, s’offusque au dernier degré et saisit bientôt la justice. L’oeuvre dénaturée est retirée, comme il convient, de l’exposition, tandis que la presse informée s’excite sur les deux millions de dollars que valait la chose avant le délit. Bientôt, de grands personnages font publiquement part de leur émoi et s’inclinent pieusement devant la figure considérable de l’artiste. Morose et risible enchaînement.
      Que cette Rindy soit ou sotte ou cynique n’est guère douteux. Ce qui me paraît contestable, en revanche, c’est, par exemple, la cote artistique et financière de Twombly, qui n’est certes pas un peintre négligeable mais qui n’est sûrement pas l’artiste majeur que l’on prétend. Ses fréquentes références à l’Antiquité grecque sont presque aussi pompeuses et dérisoires que celles de Kiefer à Paul Celan : onéreuses baudruches de la déploration distinguée.
      Ce qui me paraît également décevant, c’est que l’artiste, dans sa souveraineté attristée, ne semble pas envisager l’hypothèse de remédier lui-même à la dégradation qu’il regrette. Je connais maints exemples du contraire. Je sais que ces propos déplairont à quelques corporations voisines mais je sais également que les gesticulations des différentes parties prenantes de cette affaire ont peu de chances d’être portées au crédit du petit monde de l’art contemporain.

      Le commentaire de sitaudis.fr

      Sur le baiser à la toile de Cy Twombly, le point de vue singulier de Christian Bernard, poète mais aussi directeur du Mamco de Genève.

      Le commentaire d'Orlando

      Christian Bernard est un poète contemporain dont j'ai récemment parlé, dans la rubrique "Chaque jour" de PLE..Il est aussi critique d'art . A ce double titre son avis nous intéresse.Ici, il soulève le problème bien connu de la cote des oeuvres d'art. Rappelons que l'oeuvre dégradée, évaluée à deux millions de dollars, était un "monochrome " blanc : si j'ai bien compris, une toile blanche, telle qu'elle sort de chez le marchand ! Personbnellement, je ne suis pas si sûr que l'acte de cette Rindy soit aussi méprisable que le dit  Christian Bernard !

      sur Cy Twombly ( avec un récit circonstancié de la dégradation artistique dont il est question)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cy_Twombly
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      04 avril 2010

      Avoir les idées claires...


      L'Eglise est secouée par un énorme scandale. C'est le moment de ne pas se laisser manipuler par des pêcheurs en eaux troubles, d'avoir les idées claires et de ne pas faire une salade entre l'Eglise, le Pape, Dieu, la religion, la foi, la communauté des croyants , Jésus et les prêtres pédophiles. O.
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      Société

      Publié le 04/04/2010 à 10:32 - Modifié le 04/04/2010 à 12:28 Le Point.fr

      RELIGION

      L'Église catholique célèbre Pâques sur fond de polémique

      AFP

      L'Église catholique célèbre Pâques sur fond de polémique

      Le pape doit faire face aux accusations portées contre l'Église catholique, notamment sur son attitude envers la pédophilie © AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI


      Le dimanche de Pâques, marqué par la bénédiction "urbi et orbi" du pape Benoît XVI au Vatican, est assombri cette année par les scandales en cascade de pédophilie qui secouent l'Église catholique dans plusieurs pays européens et les États-Unis.

      À cette crise s'est ajoutée vendredi une polémique avec le monde juif lorsque le prédicateur du Vatican a dressé indirectement un parallèle entre l'antisémitisme et les attaques visant l'Église et Benoît XVI. Le père Raniero Cantalamessa a présenté dimanche ses excuses après le tollé soulevé dans les communautés juives et parmi les victimes d'abus par son sermon. L'avalanche de révélations sur des abus pédophiles, commis par des religieux et prêtres et tolérés ou cachés par leur hiérarchie, avait déjà terni la joie des catholiques qui célèbrent à Pâques la résurrection du Christ.

      Le chef de leur Église a lui-même été éclaboussé, accusé dans la presse d'Allemagne, son pays natal, et des États-Unis d'avoir couvert des prêtres pédophiles quand il était archevêque à Munich, puis lorsqu'il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi avant de devenir pape en 2005. "On ne peut nier la gravité de la tourmente que traverse l'Église", a reconnu début mars le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "C'est le moment le plus difficile depuis la publication de l'encyclique Humanae vitae (contre tout moyen de contraception) de Paul VI en 1968", a renchéri le vaticaniste Bruno Bartoloni.

      lire la suite :
      http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-04/catho...
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      20:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

      Crime stalinien


      Culture

      Publié le 02/04/2010 à 21:32 - Modifié le 03/04/2010 à 08:41 AFP


      http://www.lepoint.fr/culture/2010-04-02/le-film-katyn-di...

      Le film "Katyn" diffusé pour la première fois sur une chaîne russe

      Le film

       


      Le film "Katyn" du cinéaste polonais Andrzej Wajda sur le massacre d'officiers polonais en Russie en 1940 a été diffusé pour la première fois vendredi soir par la chaîne publique russe Koultoura.

      Depuis sa sortie en 2007, le film n'a été projeté que deux fois sur grand écran en Russie, le massacre restant un sujet sensible dans les relations russo-polonaises.

      Les refus répétés de la justice russe de rouvrir l'enquête sur l'exécution de 22.500 officiers polonais par la police secrète soviétique ont provoqué l'irritation en Pologne ces dernières années.

      Le massacre de Katyn, un village près de Smolensk (400 km à l'ouest de Moscou), fut révélé par les Allemands qui mirent au jour les charniers après la rupture du pacte germano-soviétique et leur invasion de l'URSS en 1941. Moscou rejeta immédiatement la responsabilité du massacre sur les nazis.

      Ce n'est qu'en avril 1990 que le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a fini par reconnaître la responsabilité de l'URSS.

      La diffusion de "Katyn" sur la chaîne Koultoura "montre un progrès considérable de la société (russe) sur le chemin de la restauration de la vérité historique concernant la tragédie de la Deuxième guerre mondiale", écrit vendredi le quotidien officiel Rossiïskaïa gazeta.

      Dans son film, Andrzej Wajda, dont le père a été tué à Katyn, raconte que le régime soviétique punissait ceux qui osaient mettre en doute la responsabilité des nazis et évoquaient une éventuelle implication des Russes dans le massacre.

      "Pour la Pologne, c'est un acte d'éveil de la mémoire. Pour la Russie, Katyn pourrait devenir une pénitence", estime Rossiïskaïa gazeta dans un article intitulé "Expiation".

      En février, le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine a invité son homologue polonais Donald Tusk à se rendre en Russie pour commémorer le 70e anniversaire du massacre. Leur rencontre bilatérale doit avoir lieu le 7 avril à Katyn.

      C'est la première fois qu'un Premier ministre russe et un Premier ministre polonais vont rendre hommage ensemble aux victimes de Katyn.

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      Le poète prend un accent grave...


      Césaire le poéte

      Par Marianne Payot, publié le 01/03/2011 à 12:51

      En pleine guerre froide, Césaire le communiste payait son écot de quelques poèmes de circonstance.

      Ce sont les Mémoires de Dominique Desanti qui lui ont mis la puce à l'oreille. Elle y relatait un voyage à Varsovie en 1948 et un magnifique poème écrit par Césaire. Amusé, David Alliot, éditeur indépendant grand spécialiste du poète martiniquais, a enquêté. Et retrouvé le fameux poème ainsi que six autres du même tonneau, dispersés dans des revues communistes (Action, L'Humanité, Justice).

      Composés entre 1948 (le fameux Varsovie, Pour un gréviste assassiné) et 1953 (La Voix de la Martinique, à l'occasion des funérailles de Staline), reniés implicitement par l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal, compagnon de route du PC jusqu'en 1956, ils sont aujourd'hui réunis dans un superbe coffret pour bibliophiles tiré à 94 exemplaires (94, comme l'âge d'Aimé Césaire à sa mort, le 17 avril 2008). Député maire communiste de Fort-de-France depuis 1945, Césaire quitta le PC en 1956 après avoir adressé une longue lettre de démission à Maurice Thorez. Mais, en avril 1950, comme beaucoup d'autres intellectuels du Parti (Eluard, Aragon, Gilbert Gratiant...), c'est avec fougue qu'il célèbre les 50 ans du secrétaire général, "le contrepoison aux poisons".

      Plus réalistes que surréalistes, ces poèmes "au service du peuple" et anticolonialistes possèdent un souffle certain. De quoi nous faire patienter jusqu'à la dernière trouvaille de David Alliot : Tombeau du soleil, un long poème (sous la forme du Cahier) inédit, écrit entre 1943 et 1945, et propriété aujourd'hui d'un collectionneur privé martiniquais. Le temps de convaincre les enfants d'Aimé Césaire, et David Alliot se fera une joie de le publier. Et nous de le découvrir.

       

      http://www.lexpress.fr/culture/livre/cesaire-le-poete_859...

       

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      et je voudrais qu'on m'explique ce que veut dire " reniés implicitement par l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal," ? Césaire a pris ses distances par rapport au PC de l'époque, il s'en est expliqué dans sa lettre à Maurice Thorez. Mais il n'a rien renié. Est-ce qu'on peut faire parler les morts de cette façon, en leur faisant dire ce qu'on souhaite entendre? O.

       

       

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