Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29 avril 2010

Quelques pages de Raymond Federman

Jeu 29 avril 2010, 15 h 06 min 54 s
Quelques pages de Raymond Federman
...
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : PROSES@yahoogroupes.fr

P. 55-56 : " Mais avant de continuer il faut quand même que je précise quelque chose : je vais le faire entre parenthèses augmentantes et diminuantes pour mieux préciser : (tout ce que je raconte bien sûr est vrai) ((naturellement c'est un peu déformé de la réalité)) (((mais en général ça suit les grandes lignes de la vie))) ((((évidemment il se peut qu'il y ait quand même des erreurs et des grossissements là-dedans)))) (((((des réflexions fausses et des mensonges des déformations chronologiques des exagérations du remplissage quoi))))) ((((((enfin des tas de trucs qui normalement ne devraient pas se trouver dans un récit comme celui-ci)))))) (((((((toute fiction il me semble est une digression))))))) ((((((un jour quand j'écrirai l'histoire de ma vie en Amérique plutôt que de la raconter au petit hasard)))))) (((((je veux dire bien écrite comme de la littérature))))) ((((l'histoire de ma vie du début jusqu'à la fin en passant par le milieu)))) ((( mon AUTO-BIO-GRAPHIE)))) ((((comme le font ces jours-ci les petits cons de fils à papa structuralisant)))) ((((la vérité quoi)))) "

P. 71 : " Eh bien non ! NON !Je refuse, je refuse d'être maîtrisé, capitalisé et littératurisé. Je refuse. Je refuse de. Je refuse de me. De me. Moi je suis sorti du trou. j'ai construit ma vie tout seul. Je me suis fait avec de la volonté et dans le jeu. Oui dans le JEU. "

P. 92 : " Ah vous aussi vous aimez le jazz ! C'est bien, ça, jeune homme. Oui, mais moi j'ai vécu ça de l'intérieur à Détroit avec toute la bande de musiciens noirs qui étaient en train de révolutionner le jazz en 1947, 48, 49. Je les ai tous connus. On se fréquentait. Non je blague pas. Oui c'était à Détroit. Et à Harlem aussi quand j'ai déménagé à New York City. "

P. 95 : " Vous les gars du 16e, avez-vous jamais passé une nuit, une nuit entière, avec Charlie Parker, saoul comme une bourrique, drogué comme un chameau, épuisé comme un taureau qui vient de s'envoyer tout un troupeau de vaches, mais BLOWING HIS BRAINS OUT [intraduisible] tout une nuit dans un petit club de jazz dégueulasse de Détroit à la fin des années quarante, quand Parker était LE ROI DU JAZZ ? "

 

Retour au fumier


http://www.lmda.net/din2/n_aut.php?Ad=6742

"Retour au fumier" est le titre du livre de Raymond Federman d'où sont extraites ces lignes.


le blog de la Micronésie poétique
http://micronesiepoetique.hautetfort.com/
et son forum:
http://85945.aceboard.fr/index.php?login=85945


Les commentaires sont fermés.