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27 avril 2010

La querelle contre la psychanalyse.




Julia Kristeva  vient de publier un livre  tout à fait passionnant, malgré des concessions à des tics et modes bien ridicules de notre temps..."Thérèse mon amour", un essai sur la grande mystique du Siècle d'Or espagnol, qui est aussi un très grand écrivain. Il se trouve que j'étais en train de lire ses oeuvres, et on m'a offert le livre de Kristeva.Une idée tout à fait originale : essayer de comprendre un phénomène qui nous est complètement étranger, surtout quand on n'est pas croyant, comme l'auteure ( et comme son lecteur), le mysticisme, les visions, la sainteté... à la lumière de la philosophie contemporaine, de la sémiologie et surtout de la psychanalyse ! J'essaierai de vous livrer à mesure mes notes et remarques...
Mais tout de suite, une querelle, une nouvelle querelle qui secoue le microcosme littéraire : Michel Onfray, le philosophe qui avait mouché de façon très amusante notre bien-aimé Philou (Philippe Sollers, arbitre des élégances littéraires et libertines, pape médiatique du goût philosophique et romanesque...), donc, Onfray sort un "brûlot" anti-freudien : Le Crépuscule d'une Idole, dans lequel il prétend déboulonner la statue du grand Sigmund.
Bibliobs saute sur l'occasion pour organiser un débat Onfray- Kristeva. Erreur de casting , ou provoc ? Notre philosophe normand fait curé de campagne à côté de la grande Julia, sémiologue distinguée, romancière et psychanalyste mondialement reconnue... Elle répond calmement, avec hauteur, force et précision. De la belle ouvrage, hyper compétente.Voilà Philou bien vengé. Si vous voulez en savoir plus :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20100422/19093/freud-le-deb...

Et comme ça ne suffisait sans doute pas, dans le même magazine voilà-t-y pas qu'Elizabeth Roudinesco en rajoute un wagon : comme elle est THE spécialiste de l'histoire de la psychanalyse, et en outre femme, donc solidaire de Julia, vous imaginez la déculottée que se prend notre philosophe de Caen ! Un régal, et sur trois pages.
A noter que les pages "culture" de l'Express se font l'écho de cette discussion, mais de manière affaiblie.O.



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