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24 mars 2010

Ciel ! ce romancier était un poète?

Herman Melville. Trente ans de poésies oubliées

Un important travail de traduction permettra-t-il de sortir Melville du purgatoire ?

DERNIERS POÈMES, de Herman Melville., Édition bilingue d’Agnès Derail et Bruno Montfort. Préface de Philippe Jaworski.
Éditions rue d’Ulm. 224 pages, 15 euros.

La poésie de Melville est-elle sortie du purgatoire ? À son époque, ses vers furent jugés médiocres, et souvent regardés comme une curiosité indigne de l’auteur de Moby Dick ou de Bartleby. Pourtant, dans les trente dernières années de sa vie, Melville n’a pratiquement écrit que de la poésie. Même Billy Budd, son chef-d’œuvre tardif, émane de la ballade en vingt vers citée vers la fin du roman. Après la période des Contes de la véranda, en 1856, il semble entrer dans le silence. Ses proses se font rares. En fait, et malgré les astreintes dues à son nouveau poste d’inspecteur des douanes de New York, il compose de la poésie. En 1876, Clarel, un long poème de dix-huit mille vers sur la Terre sainte, est fraîchement accueilli. Les Derniers Poèmes réunis ici appartiennent à John Marr et autres marins, publié en 1888, fruit de ses rencontres avec les pensionnaires d’un foyer de gens de mer, et à Timoléon, ultime recueil composé quelques mois avant sa mort, en 1891. S’y exprime un auteur en continuation de la tradition poétique de langue anglaise, qu’il a longuement et systématiquement étudiée. Il y transporte complexités et demi-teintes, et pas seulement dans les thèmes abordés. La forme poétique est pour lui le moyen d’imposer une déstructuration de la langue qu’il recherchait dans ses proses, et qui butait sur les exigences de morale et de réalisme du moment. L’initiative éditoriale à qui nous devons ces textes permet de comprendre pourquoi certains placent ce grand romancier au niveau de Walt Whitman et Emily Dickinson, parmi les poètes américains qui comptent.

Alain Nicolas


http://www.humanite.fr/2010-03-18_Cultures_Herman-Melville-Trente-ans-de-poesies-oubliees


Commentaire d'Orlando : Au niveau de Walt Whitman, d'Emily Dickinson ? Il faut voir, alors !



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