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08 mars 2010

Un petit chien de sa chienne...

... c'est ce que leur gardait le génial cinéaste, aux milliardaires puritains qui bombardent les peuples en leur faisant la morale. Le film de Polanski est une oeuvre passionante, un mystère fascinant et plein de poésie...O.

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Publié le 02/03/2010 à 07:46 - Modifié le 02/03/2010 à 09:41 Le Point.fr

CRITIQUE

The Ghost Writer

Par Florence Colombani

The Ghost Writer

Pierce Brosnan (à gauche) et Ewan McGregor dans "Ghost Writer", le dernier film de Roman Polanski. © GUY FERRANDIS/RP FILMS

C'est une véritable leçon de mise en scène que Roman Polanski a tirée de l'honnête roman à suspense de Robert Harris. Adam Lang (Pierce Brosnan) - l'ancien Premier ministre honni de tous -, sa déplaisante épouse, Ruth (Olivia Williams), et le naïf engagé comme nègre (Ewan McGregor) sont enfermés dans une maison assaillie par les vents et les paparazzi, cernés par la haine populaire. D'où un huis clos étouffant dans une Amérique de cauchemar (le film a été tourné en Allemagne) qui vaut moins pour son intrigue même que pour ses moments d'angoisse irraisonnée : ce jardinier qui tente de ramasser les feuilles mortes dans la tempête, ce vieil homme qui jure avoir vu l'impensable au milieu de la nuit, cette séduction glacée qu'exerce Ruth sur le héros. Parfaitement maîtrisé malgré une dernière partie en pied de nez, The Ghost Writer s'inscrit à merveille dans une oeuvre magistrale, placée sous le signe de l'inquiétante étrangeté.

The Ghost Writer , de Roman Polanski. Avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Olivia Williams, Kim Cattrall, Eli Wallach.

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