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27 février 2010

VACANCES!!!

Une petite semaine d'absence. A bientôt ! Orlando

12:23 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (0)

26 février 2010

Camus ne fait pas l'unanimité...

 

l'Année Camus dérange en Algérie

En Algérie, «fête camusienne» en demi-teinte

Par Claire Richard

En Algérie, les fantômes de la colonisation pèsent sur les célébrations prévues pour l'année Camus.

Si en France, la polémique n'a concerné que l'opportunité de transférer les cendres d'Albert Camus au Panthéon, les débats algériens sont autrement plus vifs. Dans le monde intellectuel, un texte intitulé « Alerte aux consciences anticolonialistes » circule actuellement auprès des éditeurs, universitaires et journalistes. «La fête camusienne» y est dénoncée comme une «réhabilitation du discours de l'Algérie française», rapportent nos confrères du «Monde».

camus3_2.jpg
(c)Lido/Sipa
Albert Camus

Les positions de l'écrivain né et élevé en Algérie française sur la domination coloniale française sont toujours sujettes à débat. Certains invoquent l'auteur humaniste de Misère de la Kabylie ou des Chroniques algériennes (recueil de ses textes sur la situation algérienne, notamment d'articles écrits pour Alger républicain). D'autres pointent un écrivain pied-noir, et rappellent qu'il n'a pas pris parti pour l'indépendance.

En tout état de cause, la « Caravane Camus », projet itinérant parti de France pour arriver en Algérie, s'enlise. Elle devait passer dans sept villes, dont Alger, Tlemcen et Oran. Mais le ministère de la Culture algérien n'a pas encore versé de subventions. Les centres culturels français n'organisent du coup que de discrètes manifestations.

Pour autant, on aurait tort de voir dans cette affaire une polémique nationale. «C'est une bataille de la génération des plus de 50 ans, les jeunes ne connaissent pas Camus», déclare le sociologue Abdenasser Djabi au « Monde ».

C.R

Bien le bonjour d'Isidore...


 

Jean-Luc Steinmetz, dont nous avons parlé sur PLE ( TXT, etc...) est aussi un universitaire, et il a récemment attiré l'attention en éditant les "Oeuvres complètes de Lautréamont " dans la prestigieuse collection de la Pléiade, ouvrage sur lequel notre Sollers national-médiatique ne tarit pas d'éloges (normal, c'est sa boutique). Mais voici qu'un trublion, Jean-Jacques Lefrère, se livre à un joyeux jeu de massacre sur ce dernier opus de ladite idole éditoriale, et ce Lefrère n'est pas le premier venu : c'est le découvreur du seul portrait connu de Ducasse, recherché depuis plus de cinquante ans par les surréalistes et tous les lecteurs de Maldoror. ( http://www.lexpress .fr/culture/ livre/jean- jacques-lefrere- chercheur- d-or_823240. html )
Voici l'article ( attention, quatre pages : mais cela vaut le détour !).O.
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Lautréamont en Pléiade, le rendez-vous manqué

Par Jean-Jacques Lefrère, publié le 16/02/2010 à 08:00

L'acantophorus serraticornis, insecte cité dans Les chants de Maldoror

DR

L'acantophorus serraticornis, insecte cité dans Les chants de Maldoror

La Quinzaine littéraire a refusé de publier une critique virulente du récent volume de la Pléiade consacré à Lautréamont, signée Jean-Jacques Lefrère, pourtant collaborateur régulier de cette dernière. Critiquer la prestigieuse collection de Gallimard serait-il tabou? LEXPRESS.fr a décidé de publier l'intégralité de son texte vif et érudit, afin que chacun puisse se faire une idée. Polémique en vue...

Une presse d'une unanimité rare a salué, ces dernières semaines, la mise en librairie de la réédition en Pléiade des oeuvres de Lautréamont, dont l'originale, due au regretté Pierre-Olivier Walzer, remontait à l'année 1970. La lecture de l'oeuvre d'Isidore Ducasse s'est ainsi trouvée recommandée par tous les chroniqueurs, avec des arguments dont la solidité suggérait qu'ils devaient certainement adresser la recommandation à eux-mêmes. La parution du volume a même bénéficié de la solennité du Grand Amphithéâtre du Musée d'Orsay, lequel apparaît désormais comme une sorte de rampe de lancement des titres de cette collection : comme le Rimbaud édité en Pléiade et quelques mois après lui, le Lautréamont concocté par M. Steinmetz s'est trouvé nimbé d'un déluge d'éloges lors d'une présentation ouverte au grand public, lequel a su se montrer courtois et patient sous l'averse. Apparemment, les organisateurs de ces deux manifestations successives avaient dû considérer que les deux annotateurs, pour estimables qu'ils fussent, étaient dotés de personnalités trop falotes, ou insuffisamment charismatiques, pour être autorisés à palabrer seuls devant le micro, car M. Michon avait été commis pour "soutenir" l'annotateur du Rimbaud, tandis qu'à M. Sollers incomba la même mission auprès de M. Steinmetz — une mission remplie en la circonstance avec conscience, et même avec zèle, au point que le malheureux éditeur du Lautréamont s'est vu totalement reléguer au rang de figurant auprès de l'intervenant vedette.

Lire la suite :
http://www.lexpress .fr/culture/ livre/peut- on-critiquer- la-pleiade_ 849081.html

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Peincriture, vous avez dit peincriture?

Philippe Boutibonnes est plutôt un graphiste, mais l'économie et le rythme de ses compositions de signes élémentaires ne sont pas sans évoquer l'art du langage.

http://www.ville-caen.fr/culture/artistes/peinture/Boutibonnes/index.asp
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Philippe BOUTIBONNES

Présentation

Né le 7 juillet en 1938 à Avignon.
Vit et travaille à Caen.

Ancien professeur de microbiologie à l'Université de Caen, Philippe Boutibonnes a mené sa pratique artistique en parallèle à son activité scientifique. Ses œuvres ont été présentées dans différentes galeries (Yvon Lambert, Bernard Jordan, Olivier Nouvellet...) et plusieurs musées lui ont consacré des expositions personnelles. Il est également l'auteur de nombreux textes sur la peinture et a collaboré à de nombeuses publications en lien avec des écrivains et poètes contemporains (Christian Prigent, J.P. Verheggen...)

Philippe Boutibonnes a recours à un vocabulaire réduit à un ensemble de signes simples (point, trait, tiret, croix...) qu'il organise en séquences sérielles et rythmées par une scansion du geste. Ces formes primitives donnent naissance à des graphies évoquant les prémices de l'écriture. À cette économie formelle s'ajoute l'usage d'outils et de matériaux modestes : crayons de couleurs, encre, papiers, végétaux séchés, bonbons colorés...

Maudala IIIMalgré la modestie affichée, les œuvres de Boutibonnes s'affirment dans des mises en espace parfois ordonnées pour souligner la sérialité des signes, parfois éclatées en une pléia de constellations.

"Depuis une vingtaine d'années, avec l'obstination du savant, la patience de l'amateur, la méticulosité du chercheur,[...] Philippe Boutibonnes balise de ses signes élémentaires les surfaces choisies de papiers, choisies au format de la page, du feuillet, ou du fragment du morceau [...]. Papiers nobles, chiffon parfois,[...] [papiers] d'emballage, grossiers [...], papiers de bois de râpe, recyclés[...], mémoire végétale ou autres souvenirs d'états antérieurs. Il pratique un art sans nom, qui associe les gestes de la graphie et la volonté de tableau [...], où visible et lisible rivalisent, [...] un art que l'on dirait, d'un mot: peincriture"

Christophe Domino : "Profil d'une collection", FRAC

"Maudala III"
1981
31 x 23 cm
acquisition du Frac Basse-Normandie

 

 

 

Dans sa collection, le Frac Basse Normandie possède 8 oeuvres de Philippe Boutibonnes

L'usine qui brûle
"L'usine qui brûle"
- 1989
impression à la machine à écrire et crayon de couleur sur papier recyclé, bois brûlé

Cette oeuvre a été acquise par le Frac de Basse-Normandie en 1993.
Elle illustre un souvenir d'enfance indélébile, une usine intégrée dans un paysage urbain familier, qui, un beau matin, part en fumée et transforme irréversiblement la physionomie de la rue et la perception de l'enfant spectateur.

 

Dans sa collection, l'Artothèque de Caen possède 1 oeuvre de Philippe Boutibonnes

Pollens, été 2006 - 2006
Pollens, été 2006 - 2006

Sur chacun des 5 éléments de 5 x 5 cm, Philippe Boutibonnes a dessiné un cercle multicolore formé par de petits points de couleurs. Reliés horizontalement avec un léger décalage, les cercles centrés dans l'espace du papier, évoquent tour à tour une cellule moléculaire, un assemblage de friandises acidulées ou encore la difractation chromatique du pollen vue au travers d'un microscope.
On retrouve dans cette composition les notions de scansions chères à l'artiste : scansion du geste qui dépose la couleur et marquage du temps.

 

Expositions

Philippe Boutibonnes, malgré la discrétion qui le caractérise, est bien connu des milieux littéraires et artistiques. Aux franges du mouvement support-surface, il a bénéficié dans les années 70 et 80 de plusieurs expositions. Il est présenté régulièrement dans les galeries telles que :
- Yvon Lambert à Paris, 1975 à 1986
- Bernard L'Hermitte à Coutances jusqu'en 1987
- Bernard Jordan à Paris de 1987 à 1995
- Olivier Nouvellet à Paris en 1997

Expositions personnelles, outre les galeries citées ci-dessus :
- au Musée Sainte Croix des Sables d'Olonnes, 1981
- au Centre d'art contemporain de Bruxelles, 1984
- au Théâtre d'Hérouville Saint-Clair, 1987 
- au Musée des Beaux-Arts de Caen, 1991
- à l'Artothèque de Caen, 1996

Achats et collections

- ARC, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Paris
- Centre Georges Pompidou, Paris
- Fonds National d'Art Contemporain, Paris
- Frac de Basse Normandie, de Poitou Charentes, de Picardie
- Musées  : Caen, Sables d'Olonnes, Coutances, Saint-Lô, Nantes, Banque Wornus, Paris.


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25 février 2010

Un Ours et un K niche...

La tendance de Jérôme Garcin

Polanski et Blair : un Ours et un caniche

Par Jérôme Garcin

Troublante coïncidence : le 30 janvier dernier, on apprenait que Roman Polanski allait attendre un an avant d'être entendu par la justice américaine, qui le poursuit, trente-trois ans après les faits, pour « relations sexuelles illégales » avec une mineure ; et que Tony Blair, auditionné à Londres sur son engagement aux côtés des Etats-Unis lors de la guerre d'Irak, n'éprouvait ni regret ni remords.

Assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, le cinéaste se terre, s'oublie et se tait. Retraité charmeur et florissant, l'ancien locataire du 10 Downing Street se montre, se souvient et s'explique. Il est vrai que ce conférencier à 2.000 euros la minute est un beau parleur. Ce jour-là, les cris des parents des soldats tués – « Meurtrier !», « Menteur !» - et la colère des pacifistes réclamant son procès «pour crimes de guerre » l'ont laissé de marbre.

ghost-writer.jpg

Ces cris, on les entendra, le 3 mars, dans le nouveau film de Roman Polanski, « The Ghost Writer », pour lequel le cinéaste vient de recevoir l'Ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin. Il y est en effet question d'un ancien Premier ministre britannique (campé par Pierce Brosnan) qui ressemble fort à celui qu'on a appelé « le caniche de Bush». Poursuivi par le tribunal international de La Haye, il trouve refuge sur une île américaine, où un nègre (Ewan McGregor) est chargé d'achever ses Mémoires, dont aucune mauvaise conscience n'ébranle la vanité.

Sur l'Amérique d'avant Obama, sur ses vassaux serviles, sur la CIA qui a la détente facile, sur les tortures de Guantanamo, le film anglo-saxon de Polanski est sans appel : il ne devrait guère aider à sa réhabilitation outre-Atlantique. On peut voir aussi dans « The Ghost Writer » une réflexion amère sur les prisons dorées où sont enfermés des hommes que le passé finit toujours par rattraper. A ceux enfin qui se demandent ce qu'est devenu le cinéaste du « Pianiste », on répondra que jamais il n'a été plus souverain dans la réalisation, la direction d'acteurs et le sous-entendu. Jamais plus libre, en somme.

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100222/17884/polanski-et-blair-un-ours-et-un-caniche

 

 

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01:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

24 février 2010

Viva Choupinou !

Un concert de 171 heures à Varsovie pour l'anniversaire de Chopin

Un concert de 171 heures à Varsovie pour l'anniversaire de Chopin

 


Plus de 250 musiciens et chanteurs doivent interpréter à Varsovie la musique de Frédéric Chopin pendant 171 heures, le temps qui sépare les deux dates probables de sa naissance il y a 200 ans, ont annoncé lundi les organisateurs.

Du 22 février au 1er mars, des artistes professionnels et des amateurs se relaient jour et nuit derrière leurs instruments et devant le micro, dans une salle du centre historique de Varsovie, a précisé à l'AFP Pawel Besser, membre d'une association socio-culturelle, Centrum Smolna, à l'origine du concert.

 

Lire la suite :

http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-22/un-concert-de-171-heures-a-varsovie-pour-l-anniversaire-de-chopin/249/0/427041

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04:19 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

22 février 2010

Nazisme, et autres sucreries...

Berlin, damné de la terre

Par Marine de Tilly

Berlin, damné de la terre

Philip Kerr a publié "La Trilogie berlinoise", chez le Livre de Poche

L'Été de cristal , La Pâle figure et Un requiem allemand : trois polars signés Philip Kerr dignes des plus noirs films noirs hollywoodiens, à la différence que leurs personnages principaux se nomment Himmler, Göring, et surtout Bernie Gunther, qui, pour faire court, est un peu à l'Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie des années trente.

Ex-commissaire de la Kripo reconverti en détective privé, Bernie enquête sur le meurtre de la fille d'un industriel dans le Berlin "nettoyé" des JO de 1936 dans L'Été de cristal ; fait face à l'odieux chantage d'un Heydrich qui veut le contraindre à réintégrer la police dans La Pâle figure ; et, enfin, tente de sauver de la potence un homme accusé du meurtre d'un Américain dans Un requiem allemand , à l'heure où la chute du IIIe Reich a fait de Berlin une ville fantôme en proie à la prostitution, au marché noir et aux exactions de l'Armée rouge. Sélectionnée pour le prix des Lecteurs 2010 (décerné en septembre), cette imposante trilogie offre un portrait glaçant du Berlin ex et post-nazi, qui rappelle l'atmosphère décadente des Damnés de Visconti.

 

La Trilogie berlinoise , de Philip Kerr (le Livre de Poche, 1.014 p., 9 euros).

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Et surtout, n'oubliez pas de lire (ou de relire) les Bienveillantes ! O.


Calligramme

Demarcq est très présent sur Sitaudis. Voici sa fiche, avec les liens pour la liste des textes de lui qu'on trouve sur le site :

http://www.sitaudis.fr/Auteurs/jacques-demarcq.php

Un poème de Jacques Demarcq (un calligramme)

Le brisset par Jacques Demarcq

 

Le commentaire de sitaudis.fr

Le dernier zozio de Jacques Demarcq




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Sollers n'est pas Casanova, d'accord...

... et d'ailleurs il ne s'est pas évadé des Plombs de Venise. Et puis Casanova n'avait pas de fume-cigarette. Bon, mais notre Philou connaît plein d'anecdotes amusantes ! O.
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Philippe Sollers

CASANOVA L'ADMIRABLE

Sollers Casanova l'admirable

 

 

Casanova est présent: c'est nous qui avons dérivé loin de lui, et, de toute évidence, dans une impasse fatale. Un soir, à Paris, il est à l'Opéra, dans une loge voisine de celle de Mme de Pompadour. La bonne société s'amuse de son français approximatif, et par exemple qu'il dise ne pas avoir froid chez lui parce que ses fenêtres sont bien «calfoutrées ». Il intrigue, on lui demande d'où il vient : «de Venise ». Mme de Pompadour: «De Venise? Vous venez vraiment de là-bas? » Et Casanova: « Venise n'est pas là-bas, madame, mais là-haut.» Cette réflexion insolente (dont la marquise se souviendra plus tard, lorsqu'il sera sorti des Plombs par les toits) frappe les spectateurs. Le soir même, Paris le reçoit.

 

 

Casanova

 

 

Vous dites « Prague », et, immédiatement, les clichés du XXe siècle surgissent : la ville doit être sombre, médiévale, démoniaque, stagnante, l'horloge du temps s'y est arrêtée, c'est la cité du Golem et de Kafka, du Procès, du Château, de l'absurde, d'un complot gluant des ténèbres.

Lire la suite :
http://www.philippesollers.net/casanova.html
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21 février 2010

Lautréamont, toujours en amont !


La Révolution Lautréamont

Philippe Sollers

 

Lautréamont

 

 

Vous ouvrez mécaniquement la nouvelle Pléiade consacrée à Lautréamont, vous croyez connaître l'auteur, depuis longtemps archivé parmi les grands classiques du XIXe siècle, vous jetez un coup d'œil sur le début des «Chants de Maldoror», et vous vous apercevez que, croyant les avoir lus autrefois, vous êtes saisi d'un léger vertige : «Plût au ciel que le lecteur enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit...» Ça y est, vous êtes pris, ou repris, vous voulez en savoir davantage, vous vous enhardissez, vous devenez féroce, ce qui vous change de la lourde torpeur agitée de l'actualité. Mais votre surprise augmente en découvrant que ce volume est suivi des principaux textes écrits sur les «Chants» et sur «Poésies» depuis cent quarante ans : Breton, Aragon, Artaud, Gracq, Blanchot et bien d'autres, un fabuleux roman. Court-circuit massif : après deux guerres mondiales, des massacres insensés et des tonnes de littérature, Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, est plus présent, plus vif et plus énigmatique que jamais.

Lire la suite :
http://www.philippesollers.net/lautreamont.html

Juste une remarque : Sollers  donne un petit coup de pouce sympa au "Lautréamont par lui-même" de Marcelin Pleynet (1967) : normal, c'est son pote. Quant à moi, qui l'ai lu au moment où on parlait ici même (sur PROSES) des "Chants de Maldoror", je l'ai trouvé bien daté, superficiel et marqué par la mode de l'époque (un structuralisme superficiel). Passant, de surcroit, à côté de l'essentiel : la révolte du potache oublié, victime d'un prof pédophile, retournant génialement sa détresse et sa haine contre tout ce que la société dresse en monumental et opérant au passage une révolution esthétique.O.
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On le tient !

ÉDITION

Les manuscrits de Casanova : la BNF s'est enfin procuré le précieux trésor

Avec AFP

Les manuscrits de Casanova : la BNF s'est enfin procuré le précieux trésor

Les premières lignes du manuscrit "Histoire de ma vie" de Casanova enfin acquises par la Bibliothèque nationale de France. ©REMY DE LA MAUVINIERE/AP/SIPA


Émouvants, foisonnants, pleins de vie et écrits en français d'une écriture serrée : des manuscrits exceptionnels de Casanova, dont la légendaire Histoire de ma vie du célèbre Vénitien, ont été acquis par la Bibliothèque nationale de France après des années de chasse au trésor. Le manuscrit des mémoires de Giacomo Girolamo Casanova (1725-1798), Histoire de ma vie , constitue le coeur de ces 3.700 pages non reliées qui représentent "la plus importante acquisition patrimoniale de l'établissement", a expliqué jeudi Bruno Racine, président de la BNF.

Après des rebondissements rocambolesques, les précieux manuscrits ont pu être acquis par la BNF grâce à un généreux mécène anonyme qui a déboursé plus de 7 millions d'euros. Selon les experts, il n'existe qu'un seul exemplaire d' Histoire de ma vie . "C'est le paradoxe d'un texte universellement célèbre et dont l'original restait méconnu", a poursuivi M. Racine. Beaucoup de versions, plus ou moins expurgées des passages érotiques, ont en effet circulé, alimentant la légende du libertin diplomate illustrée par le Casanova de Fellini en 1976.

 

Lire la suite :

http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-18/les-manuscrits-de-casanova-la-bnf-s-est-enfin-procure-le-precieux-tresor/249/0/425623

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20 février 2010

Balkany a-t-il couché avec Brigitte Botul ?

Et BHL avec Jean-Baptiste Kant ?
Arrêtez, vous m'embrouillez là ! C'est sérieux ces affaires, l'avenir de nos enfants est en jeu !
Voici la fin d'un papier de Delfeil de Ton dans le Nouvel Obs. Si vous voulez lire le début, allez ici:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20100219.OBS7439/levy_botul_balkany.html

Et tâchez de ne pas faire pipi dans votre culotte en vous marrant, il s'agit de l'honneur et de la dignité d'un philosophe que le monde entier nous envie ! O.
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« Honneur et dignité. » Reste quelques lignes pour parler d’un autre montreur d’ours. Celui-ci, du nom de Balkany, va partout répétant, après l’avoir écrit dans un livre, qu’il a couché dans sa jeunesse avec Brigitte Bardot. Laquelle n’est pas encore morte et qui, gentiment, démentit. L’autre alors d’invoquer des témoins et de soutenir qu’il a couché avec elle. On a honte qu’un tel personnage existe et qu’il soit un intime du président de notre République. Brigitte Bardot, maintenant, lui promet des poursuites, s’il réitère, et le traite de « gros plouc », « goujat et d’une inélégance rare », elle est douée pour le portrait. Lévy lisait Botul. Botul couchait avec Marie Bonaparte. Balkany a dû coucher avec Brigitte Botul. Ce qui fait toujours BB, remarquez.
D. D. T.

12:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Littérature haïtienne

Lire les écrivains haïtiens, c'est encore une façon d'aider nos frères dans la catastrophe et le dénuement :

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René Depestre

Hadriana dans tous mes rêves

Par Marine de Tilly

Hadriana dans tous mes rêves

René Depestre - © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/FRANCOISE TALLIEU


Né à Haïti en 1926, chassé par l'armée en 1946, exilé en France, à Cuba, au Brésil, aujourd'hui habitant d'un petit village de l'Aude, René Depestre s'est toujours considéré comme un "homme-banian", un "géo-libertin". Pour autant, il ne cessera jamais de rendre hommage à son île, à ses habitants, ses coutumes. Probablement le plus connu et reconnu de ses romans - prix Renaudot 1988 - Hadriana dans tous mes rêves est un magnifique chant d'amour à Jacmel, sa ville natale aujourd'hui en ruine ; et un voyage enchanteur entre réalisme et onirisme au coeur des croyances populaires vaudoues.

Hadriana dans tous mes rêves , de René Depestre (Folio, 214 p., 5,60 euros)

Retrouvez la suite de la sélection Poche de la semaine :

Le Goût des jeunes filles , de Dany Laferrière
L'Île au bout des rêves , de Louis Philippe Dalembert
Anacaona , de Jean Metellus

Ce livre a obtenu le prix Renaudot et le prix de l'académie royale de Belgique. René Depestre est aussi un poète .

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19 février 2010

Une situation de monopole sur la connaissance ?

Apparemment, c'est très sympathique de vouloir mettre tous les livres du monde gratuitement à la disposition de tous les lecteurs... Mais venant des Etats Unis, tels qu'on les connait, ça pourrait devenir une très juteuse affaire... Sans compter que le fournisseur disposerait d'une précieuse source d'information sur les habitudes de lecture de son public... Or, l'info c'est des dollars... Très compliqué tout ça... Il me semble que le projet est très bon, mais que l'autorisation de continuer doit être assortie de conditions précises empêchant toute dérive de marchandisation ou d'espionnage.O.
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Publié le 17/02/2010 à 08:55 - Modifié le 18/02/2010 à 22:17 AFP

La numérisation de livres par Google devant la justice américaine

Par Chris LEFKOW

La numérisation de livres par Google devant la justice américaine

La justice américaine doit se pencher jeudi sur le projet de numérisation de millions de livres par le géant d'internet Google, dont l'accord conclu avec des éditeurs et des auteurs suscite la controverse.


L'accord conclu en 2008 par Google avec des éditeurs et des auteurs pour la mise en ligne de millions de livres a suscité louanges et critiques jeudi dans un tribunal new-yorkais, chargé de trancher sur sa légalité.

Le juge fédéral Denny Chin qui doit établir si cet accord est "juste", a prévenu dès le début de l'audience qu'il n'entendait pas trancher la question le jour même, préférant garder "un esprit ouvert" pour "digérer" tous les arguments.

Avant d'entendre les principales parties prenantes à l'accord, Google et les associations d'éditeurs et d'auteurs, ainsi que les arguments du ministère de la Justice, qui est contre, le juge a laissé s'exprimer cinq partisans et une vingtaine d'organisations qui y sont opposées.

"Beaucoup de nos livres tombent en miettes", a souligné le doyen des bibliothèques de l'Université du Michigan, Paul Courant. Faute de projet Google, selon lui, c'est "le statu quo, et beaucoup de grandes oeuvres ne peuvent pas être lues".

Le président de la fédération américaine des aveugles, Mark Maury, a expliqué que Google devait pouvoir mener à bien son projet pour "donner accès à dix millions de livres" aux non-voyants, grâce à la lecture sur ordinateur par des voix de synthèse. "Accéder à la boutique des idées est essentiel pour participer à une société libre", a ajouté M. Maury qui était venu accompagné de plusieurs dizaines de non-voyants.

Hors audience, l'"Alliance pour un livre ouvert", regroupant des concurrents de Google opposés à l'accord comme Amazon, Microsoft et Yahoo!, faisait valoir que "Google a obtenu de facto une licence exclusive qui lui donnera un énorme avantage par rapport aux autres moteurs de recherche, non par la voie des forces normales du marché, mais en raison du mépris de Google pour les droits d'auteurs et de ses tentatives de manipuler le processus judiciaire".

A l'audience, un juriste de Microsoft, Tom Rubin, a relevé que l'accord en l'état laissait Google "exploiter pour son bénéfice virtuellement tous les livres publiés depuis 1923" et lui donnerait accès à "tout le corpus d'oeuvres orphelines", dont les ayants droit ne sont pas identifiés: "ça ne facilite pas la concurrence".

Au coeur du débat se trouve le projet Google Books, né de l'idée de "créer une base de données en ligne de tous les livres du monde". Pour solder des poursuites intentées en 2005 par le syndicat des Auteurs et l'Association des éditeurs américains (AAP), Google avait conclu un accord prévoyant le versement de 45 millions de dollars pour dédommager les auteurs et éditeurs dont les oeuvres auraient été numérisées sans autorisation. Il établissait aussi un fonds doté de 30 millions de dollars pour rémunérer les ayants droit acceptant que leurs livres soient numérisés.

Les principaux éditeurs français, rassemblés au sein du Syndicat français de l'édition (SNE), ont déjà fait valoir auprès du juge que cet accord était "illogique, injuste et discriminatoire". Ils préfèreraient qu'il "soit limité aux éditeurs américains, avec la possibilité pour les autres de s'engager s'ils le souhaitent".

A l'audience, l'assocation Electronic Frontier Foundation a regretté l'absence de garanties sur la confidentialité, estimant que Google Books donnerait au groupe des moyens "sans précédent" pour surveiller les habitudes de lecture des internautes.

En soi, l'intérêt du projet n'est pas contesté par l'administration américaine pour qui il y a potentiellement "d'importants avantages pour la société".

Google a déjà numérisé 12 millions de livres.


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10:14 Publié dans le Net | Lien permanent | Commentaires (0)

Roosevelt était-il en pleine digestion...


... au moment ou Karski plaidait devant lui la cause des juifs de Pologne?
C'est ce que dit Haenel dans son roman. Or, Roosevelt était un président populaire et son honnêteté ne semble pas pouvoir être mise en doute : les historiens contemporains considèrent comme invraisemblable qu'il ait pu laisser exterminer les juifs par indifférence ou par calcul. Mais... des documents de première main vont permettre de trancher : le documentaire de Lanzmann, à paraître en mars, sur le témoignage de Karski, et surtout, le livre de Karski lui-même. -pour suivre toute l'histoire :

CONTROVERSE

Haenel : " Mon livre porte la parole de Jan Karski"

Par Yannick Haenel

Haenel :

Depuis quelques semaines, la polémique autour de Karsi (à gauche) et l'écrivain Haenel (à droite) s'enflamme. ©Hirshfeld/Redux-Rea, AFP


Polémique, suite. Le 23 janvier, Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah , accusait le romancier de falsifier l'histoire dans son roman Jan Karski en mettant en scène un Roosevelt indifférent au sort des juifs sur lequel le résistant polonais venait l'alerter en 1943. À la suite de Lanzmann, la semaine dernière, l'ancien sénateur de Pologne et président de l'Association des amis de Jan Karski, Kazimierz Pawelek, s'insurgeait dans nos colonnes (voir Le Point n° 1951) contre le roman de Haenel, accusé d'"insouciance" et d'"ignorance". Voici la réponse du romancier.

M. Kazimierz Pawelek a connu, dit-il, Jan Karski et ne le reconnaît pas dans le livre que je lui consacre. Il affirme que je "nui[s] à l'image de Jan Karski", et va jusqu'à "mettre en garde" les lecteurs contre la nocivité de mon livre. Ne devrait-il pas carrément en appeler à son interdiction en Pologne ? Car c'est bien cela, n'est-ce pas, qui irrite M. Pawelek : la parution prochaine, aux éditions Wydawnictwo Literackie, de la traduction polonaise de "Jan Karski".

En quoi donc mon livre porterait-il atteinte à la mémoire du "héros national" qu'est Karski ? Il est clair que M. Pawelek ne s'élève pas contre mon livre par goût de la vérité, comme il essaie de le faire croire, mais par intérêt. Son indignation est calculée : il a besoin de faire croire, concernant la question de l'extermination des juifs d'Europe, que l'attitude des Alliés (les Anglais, les Américains, mais aussi Staline, que Roosevelt appelait "Uncle Joe") a été irréprochable. Les raisons d'une telle croyance - et d'une volonté de continuer, en 2010, à le faire croire - ne me regardent pas. Mais M. Pawelek s'est persuadé que Jan Karski le croit aussi. Mon livre dit le contraire. Il faut donc éliminer mon livre. Une mise au point s'impose.
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18 février 2010

Explorer la modernité poétique...

Actuellement sur Poésie Libre Echange


http://fr.groups.yahoo.com/group/PoesieLibreE4/


début d'une recherche-lecture :

LES AVANT-GARDES POETIQUES

Cherchez l'erreur...

 

"Les traders de BNP se partageront 500 millions d'euros de bonus" (Yahoo finances)


"La France mobilisera 100 millions d'euros supplémentaires sur deux ans (2010 et 2011) pour la reconstruction d'Haïti, dévasté par un tremblement de terre le mois dernier, a annoncé Nicolas Sarkozy. " (Yahoo actualités)
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Sa Seigneurie est trop bonne...O.

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17 février 2010

London de ma jeunesse...

J'ai été un fan, un inconditionnel de Jack London : Croc-Blanc, la Fièvre de l'Or, Contes des Mers du Sud...  Mon papa me disait que c'était un grand écrivain, qui avait dénoncé le capitalisme impitoyable : le Talon de Fer... C'est peut-être pour cela qu'il a été relégué dans l'enfer des auteurs "pour la jeunesse"... Aujourd'hui, on reconnaît enfin que c'est un auteur important. Interview intéressante .O

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Interview de Noël Mauberret (éditions Phébus)

Pourquoi retraduire tout Jack London

Par François Forestier

Trop longtemps considéré comme un écrivain pour la jeunesse, l'auteur du « Loup des mers » et de « Martin Eden » a fini par s'imposer en France comme un auteur majeur, notamment grâce au formidable travail de Francis Lacassin. Les éditions Phébus ont repris le flambeau, en se lançant dans une réédition intégrale de Jack London. Entretien avec Noël Mauberret, maître d'oeuvre de cet énorme chantier

Jack-London_Martin-Eden.jpg
Né en 1876 à San Francisco, Jack London est mort à l’âge de quarante ans dans son ranch de Glen Ellen, en Californie, en 1916. Il laisse derrière lui plus une cinquantaine de livres.

BibliObs.- Depuis 1999, vous avez entrepris de donner une édition soignée des oeuvres complètes de Jack London. Comment en êtes-vous venu à faire ce travail ?

Noël Mauberret.- Deux voies m'y ont conduit. Mes lectures d'enfance, d'abord, comme tout le monde. J'ai lu « Croc Blanc » ou « l'Appel de la Forêt » autrefois, et quand j'étais au lycée, j'étais tombé sur « le Loup des Mers », que j'avais adoré. Puis, une partie de ma famille étant en Californie, j'ai été remis en contact avec l'univers de London. Je suis originaire des Hautes-Alpes et il y a une tradition d'émigration vers la Côte Ouest des Etats-Unis. Après Waterloo, cette émigration républicaine a pris le chemin de San Francisco. Du coup, j'ai plein d'ancêtres qui ont vécu dans ce coin-là. Quand les anciens venaient nous visiter, l'été, ils nous parlaient du grand homme de la région, Jack London. Vous imaginez l'effet que ces conversations pouvaient produire sur un gamin de douze ou treize ans, dont le seul horizon était la crête des Alpes.

 

Lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100217/17769/pourquoi-retraduire-tout-jack-london

 

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Quand l'âne veut braire, nul ne peut l'en empêcher...

Je ne pensais pas revenir sur Botul, Kant, BHL et leur étincelant échange. Mais comme BHL s'entête, on peut dire s'enferre, et qu'il essaye de retourner la situation à son avantage, mission impossible, voici une interview du plaisantin qui est à l'origine de l'aventure, et qui est tout de même un respectable agrégé de philo :
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Une interview exclusive du créateur de Botul

Frédéric Pagès: «Bernard-Henri Lévy a lu mon livre avec un ventilateur»

Par NouvelObs.com

Tandis que Bernard-Henri Lévy et quelques bonnes âmes s'obstinent à présenter « la Vie sexuelle d'Emmanuel Kant » comme un livre « très crédible », le créateur de Jean-Baptiste Botul, Frédéric Pagès, répond à nos questions

La-Vie-sexuelle-d-Emmanuel-Kant.jpg

BibliObs.- Comment avez-vous appris que Bernard-Henri Lévy faisait référence à « la Vie sexuelle d'Emmanuel Kant » dans son livre ?

Frédéric Pagès.- Par Aude Lancelin [la journaliste du «Nouvel Observateur» qui a révélé l'erreur de Bernard-Henri Lévy, NDLR].  C'est simple, clair et net. Aude Lancelin m'a montré les épreuves du livre « De la guerre en philosophie » à la mi-janvier. Elles avaient alors suscité une franche rigolade au « Nouvel Observateur ». Cela dément donc les propos de Bernard-Henri Lévy, qui avançait  samedi sur le plateau de Laurent Ruquier qu'Aude Lancelin ne savait pas que Frédéric Pagès était Botul.

BibliObs.- Pensez-vous que BHL ait lu votre ouvrage ?

F. Pagès.- Je pense qu'il l'a lu à très grande vitesse, avec un ventilateur. S'il l'avait vraiment lu, il n'aurait pas pu dire que Botul a existé.  Il y a un grand nombre d'indices dans « la Vie sexuelle d'Emmanuel Kant ». L'habillage du livre est surréaliste. Et rien que les réfugiés allemands au Paraguay en 1946, qui sont une référence claire aux nazis... Cela ne l'affole pas. Il n'a même pas vu ça, alors que le lecteur le remarque tout de suite.  De toute façon, Bernard-Henri Lévy est réputé pour son manque d'humour et son absence d'ironie.

 

lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/20100217/17808/frederic-pages-bernard-henri-levy-a-lu-mon-livre-avec-un-ventilateur





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La bataille des Lettres, suite ( sans fin)...

Une intéressante interview. Où l'on fait un parallèle entre les XVIII ème siècle et notre époque, entre les libellistes et nos blogueurs, entre l'underground littéraire d'hier et d'aujourd'hui... Où l'on s'interroge aussi sur ce qu'il advient de la notion d'auteur, de propriété littéraire, à l'ère de la communication électronique planétaire, et sur les rapports entre les bibliothèques nationales et l'appétit d'ogre  de Google...A lire et méditer !

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Un essai de Robert Darnton

Le vieil air de la calomnie

Par Laurent Lemire

A l'heure où le monde littéraire se déchire autour d'histoires de plagiat, où Marie Darrieussecq répond à Camille Laurens et où Claude Lanzmann s'en prend à Yannick Haenel, l'historien américain Robert Darnton étudie les libellistes d'hier qui préfigurent, selon lui, les blogueurs d'aujourd'hui

Le rôle des Rousseau, Voltaire, Diderot et autres philosophes des Lumières n'est pas discutable dans l'évolution des idées qui conduisit à la Révolution française. Robert Darnton, grand spécialiste de l'« Encyclopédie », s'est intéressé aux écrivains de second ordre, ces scribouillards calomniateurs qui constituaient la bohème littéraire d'alors et que l'on nommait les libellistes. Entretien.

* * *

Le Nouvel Observateur. - Comment avez-vous eu l'idée d'explorer ce deuxième rayon, celui des ratés de la littérature ?

darnton.jpg
C. Hélie/Gallimard
Robert Darnton

Robert Darnton. - J'ai rencontré Morande en 1975. J'avais alors 36 ans et je travaillais sur la littérature underground de l'Ancien Régime au XVIIIe siècle français. Charles Théveneau de Morande était le libelliste par excellence, le scribouillard de la littérature clandestine. Puis, en suivant les traces des pamphlets de Brissot, je suis tombé sur celles du marquis de Pelleport, ses libelles diffamatoires, ses opuscules orduriers et son « Diable dans un bénitier», dans lequel il dénonce l'Etat policier français et vante la liberté de la presse en Angleterre.

 

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http://bibliobs.nouvelobs.com/20100211/17644/le-vieil-air-de-la-calomnie

09:49 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)