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26 février 2010

Camus ne fait pas l'unanimité...

 

l'Année Camus dérange en Algérie

En Algérie, «fête camusienne» en demi-teinte

Par Claire Richard

En Algérie, les fantômes de la colonisation pèsent sur les célébrations prévues pour l'année Camus.

Si en France, la polémique n'a concerné que l'opportunité de transférer les cendres d'Albert Camus au Panthéon, les débats algériens sont autrement plus vifs. Dans le monde intellectuel, un texte intitulé « Alerte aux consciences anticolonialistes » circule actuellement auprès des éditeurs, universitaires et journalistes. «La fête camusienne» y est dénoncée comme une «réhabilitation du discours de l'Algérie française», rapportent nos confrères du «Monde».

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(c)Lido/Sipa
Albert Camus

Les positions de l'écrivain né et élevé en Algérie française sur la domination coloniale française sont toujours sujettes à débat. Certains invoquent l'auteur humaniste de Misère de la Kabylie ou des Chroniques algériennes (recueil de ses textes sur la situation algérienne, notamment d'articles écrits pour Alger républicain). D'autres pointent un écrivain pied-noir, et rappellent qu'il n'a pas pris parti pour l'indépendance.

En tout état de cause, la « Caravane Camus », projet itinérant parti de France pour arriver en Algérie, s'enlise. Elle devait passer dans sept villes, dont Alger, Tlemcen et Oran. Mais le ministère de la Culture algérien n'a pas encore versé de subventions. Les centres culturels français n'organisent du coup que de discrètes manifestations.

Pour autant, on aurait tort de voir dans cette affaire une polémique nationale. «C'est une bataille de la génération des plus de 50 ans, les jeunes ne connaissent pas Camus», déclare le sociologue Abdenasser Djabi au « Monde ».

C.R

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