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29 janvier 2010

Et v'là que ça rebondit...

  Lanzmann s'acharne sur ce pauvre Haenel ; avant la diffusion du deuxième volet de Shoah sur Arte, mercredi soir, il prend la parole et nous annonce que Haenel a écrit un "roman" ( pas un vrai roman, un collage de pièces rapportées...) qui est plein de n'importe quoi, et que lui Lanzmann va réaliser un film sur Jan Karski , qui rétablira la vérité.

  Nous, on compte les points...O.

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Autour de «Jan Karski», la polémique du jour

Haenel répond à Lanzmann

Par Grégoire Leménager

Pour mettre un peu d'ambiance dans l'atonie de l'hiver, on peut faire confiance à Claude Lanzmann. Il a fallu plus de six mois à l'auteur du « Lièvre de Patagonie » pour lire les 188 pages du « Jan Karski » de Yannick Haenel, qu'il avait reçu en juin dernier, mais elles lui en ont inspiré six, que le magazine « Marianne » s'est empressé de publier la semaine passée, et dans lesquelles il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

 

 

Claude-Lanzmann_C.Helie-Gallimard.jpg
©C.Helie_Gallimard
Né en 1925, Claude Lanzmann dirige «les Temps modernes» depuis la mort de Simone de Beauvoir en 1986. Il est l'auteur de plusieurs films dont «Pourquoi Israël», «Tsahal», «Sobibor» et «Shoah» (le film et son texte intégral sont disponibles chez Gallimard). Il a publié ses Mémoires au début de l'année 2009: «le Lièvre de Patagonie», chez Gallimard.

 

 

Parce que Haenel y recueille pieusement, dans une première partie, les paroles formulées par le résistant polonais dans « Shoah », le cinéaste l'accuse de « parasitage », en considérant que « le mot plagiat conviendrait aussi bien ». Parce que cet écrivain « trop jeune » résume, dans un deuxième temps, une autobiographie de Karski jusqu'alors difficile à trouver en France(*), il utilise ce mot honteux que l'on n'aimait guère trouver dans la marge de nos dissertations d'étudiant : « paraphrase ». Enfin, crime suprême, parce que l'auteur de « Jan Karski » prétend ouvertement faire du roman dans la dernière partie de son livre, en prêtant à son héros des « scènes », des « phrases » et des « pensées » qui « relèvent de l'invention », il parle de « truquage », d'une « falsification de l'histoire et de ses protagonistes », et d'« élucubrations » aboutissant à un récit « faux de part en part ».

Lire la suite ; http://bibliobs.nouvelobs.com/20100125/17258/haenel-repon...#

03:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Et quand il aura cassé sa pipe...

... on le mettra au Panthéon.
- Mais vous allez arrêter de vous moquer de cette grande âme?...O.
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Le site officiel du jour. Billet

Tout sur BHL

Par Grégoire Leménager

Qu'attend-on pour décerner le prix Nobel à Bernard-Henri Lévy? Après tout, Camus l'a eu en son temps, et l'impayableYann Moix  le réclame bien pour Philippe Sollers, ce matin, dans « le Figaro littéraire ». Il est comme ça, l'auteur de « Partouz » : il a la manie de la distribution des prix, lui qui exigeait le Goncourt pour son « ami » Beigbeder à la fin de l'été dernier.

 

 

BHL-la-deraison-dans-lhistoire.jpg

 

 

Avec un tel sens de la mesure, heureusement qu'il n'officie pas directement sur www.bernard-henri-levy.com, le site de référence consacré au plus disert des essayistes parisiens. La modestie de BHL risquerait d'en souffrir. D'autant que l'auteur de « la Barbarie à visage humain » a déjà fort à faire avec les compliments que lui trousse religieusement, là-bas, une certaine Liliane Lazar.

 

On y apprend qu'il « est de tous les combats pour la dignité de l'être humain », et « maintient la tradition des écrivains engagés dans l'action et les idées, tels Malraux, Sartre et Camus » (quand on vous dit que le Nobel n'est pas loin). On y admire « son talent, son énergie, son courage », qu'il « n'a cessé de mettre au service de causes qu'il estimait justes ». On y applaudit à tout rompre cet homme qui est « parmi les intellectuels et écrivains français contemporains, ce ''phare aux mille citadelles'' toujours prêt à s'enflammer ».

 

lire la suite :

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100128/17359/tout-sur-bhl#
 

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26 janvier 2010

Réalité, fiction...frrrictions !!!

Le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film "Shoah", s'en prend vivement à l'écrivain Yannick Haenel qu'il accuse dans l'hebdomadaire Marianne d'avoir falsifié l'histoire pour écrire son livre sur le résistant polonais "Jan Karski".

Le romancier invoque pour sa part dans Le Monde daté de mardi son droit à recourir à la fiction pour parler de Karski, qui tenta dès 1943, au péril de sa vie, d'avertir les occidentaux sur l'extermination des juifs d'Europe de l'est.

Cinq mois après la parution du livre, couronné en novembre par le Prix Interallié, Claude Lanzmann dénonce cette semaine dans Marianne un récit "faux de part en part" et les "élucubrations" d'Haenel sur ce héros de la résistance polonaise qu'il a lui même rencontré pour le tournage de "Shoah".

Le livre sorti en septembre est divisé en trois parties, dont la dernière relève selon son auteur "de l'invention".

"Les scènes qu'il imagine, les paroles et pensées qu'il prête à des personnages historiques réels et à Karski lui-même sont si éloignées de toute vérité - il suffit de comparer le récit de Karski à ses élucubrations - qu'on reste stupéfait devant un tel culot idéologique, une telle désinvolture, une telle faiblesse d'intelligence", écrit Claude Lanzmann.

Dans sa réponse, Yannick Haenel estime que l'idée que Lanzmann se fait "de l'acte littéraire relève de l'archaïsme et de la mauvaise foi". "Le recours à la fiction n'est pas seulement un droit; il est nécessaire parce qu'on ne sait quasiment rien de la vie de Karski après 1945, sinon qu'il se tait pendant 35 ans", écrit-il.

Pour l'écrivain, "si Claude Lanzmann s'avise que ce livre est soudainement si scandaleux, c'est parce que son agenda l'exige", son attaque coïncidant en effet "avec une rediffusion de Shoah sur Arte" et avant la diffusion en mars sur la même chaîne d'un documentaire sur Jan Karski fait à partir d'images tournées par Lanzmann.

Il souligne en outre que les "amis" de Jan Karski l'ont accueilli "avec enthousiasme" lorsqu'il a présenté son livre en Pologne.

Salué en France pour ses qualités formelles, "Jan Karski" a suscité dès l'automne un débat en France sur les conditions dans lesquelles un auteur peut mêler la réalité et la fiction.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-25/polemique-claude-lanzmann-yannick-haenel-autour-du-livre-sur-jan/249/0/417048

19:58 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

Objet con sensuel marchandisé

Objet con sensuel marchandisé
Mar 26 Janvier 2010, 11 h 13 min 34 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
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À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

Gainsbourg, exactement

Par François-Guillaume Lorrain

Gainsbourg, exactement

 

Éric Elmosnino connaissait très mal Gainsbourg. Il n'aimait pas non plus. Bref, quand

Joann Sfar lui a proposé le rôle, il n'a pas essayé de tricher, il n'était pas Gainsbourg.

 Et pourtant, sur l'écran, il est Gainsbourg. Au physique, exactement - sa soeur lui

avait déjà dit il y a vingt ans qu'il lui ressemblait -, mais aussi dans le geste flottant,

sinueux, et dans le rythme pulsé, inattendu. 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-19/cinema-gainsbour...

 

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- C'est fou skil lui ressemble...

- Ah oui ? et après ? ...

 J'aime bien l'homme à la tête de chou, mais là je sens venir la nausée. J'ai dû manger

trop de chocolat pendant les fêtes. Non, sans blagues, écoutez les chansons de Gainsbourg,

 regardez sa tronche sur les documents d'archives, et paix à ses cendres...O.

 

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11:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Réalité, fiction, ...friction !!!

03:28 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

24 janvier 2010

La guerre de Sécession a cessé, c'est sûr...

Un comique que j'aimais bien, et je n'étais pas le seul...

DISPARITION

Le comédien Roger Pierre est mort

Avec AFP

Le comédien Roger Pierre est mort

Le comédien Roger Pierre, ici aux côtés de Jean-Marc Thibault dans les années 70, est décédé à l'âge de 86 ans © - / AFP


Le comédien Roger Pierre, qui avait formé avec Jean-Marc Thibault l'un des plus populaires tandems comiques du théâtre français, est décédé samedi à l'âge de 86 ans, a-t-on appris dans son entourage professionnel, confirmant une information de RTL.

Né le 30 août 1923 à Paris (13e), Roger Pierre avait également connu un énorme succès à la télévision de 1972 à 1975 avec les séries historico-comiques Les Maudits Rois fainéants et Les z'heureux rois z'Henri , toujours au côté de Jean-Marc Thibault. Ils avaient décidé de se séparer pour faire carrière individuellement, en 1976, après 28 ans de collaboration.

Roger Pierre, qui était régulièrement l'invité des Grosses Têtes , sur RTL, est décédé des suites d'une longue maladie, selon la radio. "C'était un mec excellent, d'une gentillesse et d'une culture rare", a déclaré l'AFP Jean-Jacques Peroni, humoriste et comédien, sociétaire des Grosses Têtes. "Je connaissais les sketchs de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault quasiment par coeur. Mon grand regret, c'est de ne pas avoir fait les Grosses Têtes avec Roger", a-t-il ajouté.

Lire la suite :
http://www.lepoint.fr/actualites-culture/249/sommaire/

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C'est pas charitable de se moquer comme ça...

Et tâchez de ne pas avaler votre dentier en vous fendant la poire ...
 

Testez vos connaissances sur Marc Levy

Par Pierre Jourde et Eric Naulleau

Nous sommes en 2050. Messieurs Lagarde et Michard ont été remplacés depuis longtemps par Pierre Jourde et Eric Naulleau. Leur précis de littérature contemporaine rassemble le meilleur du premier XXIème siècle: Christine Angot, Camille Laurens, Anna Gavalda, Bernard-Henri Lévy, Philippe Labro, Dominique de Villepin ou Florian Zeller. Doté de «l'inextinguible flambeau du talent», le front désormais ceint des lauriers de la gloire, ces écrivains distingués par la postérité ont droit à toute leur attention, de l'analyse linéaire à la déclinaison de tous les exercices possibles sur leurs œuvres. Aujourd'hui, première leçon: Marc Levy

 

Anne Crignon

 

 

 

Marc_Levy_coffret.jpg

 

 

3/ Grammaire, vocabulaire

 

Marc Levy écrit dans Et si c'était vrai:

 

1- Quand il lui demanda comment connaissait-elle son prénom, elle répondit qu'elle était déjà là bien avant qu'il n'emménage.

2- ...imposant bâtiment de style néoclassique construit au début du siècle où, dans des dizaines de salles aux voûtes majestueuses, règne une atmosphère si différente à bien d'autres lieux semblables.

3- Il avait près de quatre-vingt suspects, dont l'un d'entre eux était peut-être en attente d'un don d'organe ou avait l'un des siens dans la même situation.

4- Green Street est une jolie rue bordée d'arbres et de maisons.

 

1 - Rétablissez la syntaxe normale. Profitez-en pour réviser les règles de l'interrogation indirecte.

 

 

2 - Trouvez quelque chose pour arranger la fin de la phrase. 

 

 

3 - Supprimez la redondance de la relative, puis tentez de comprendre la fin de la phrase.

 

 

4 - Imaginez ce que pourrait être une rue qui ne serait pas bordée de maisons. Ne cédez pas au vertige métaphysique.

 

4/ Littérature et cafetière 

 

 

cafetiere italiene.jpg

 

 

Dans Et si c'était vrai, Marc Levy décrit, avec toute la précision qui le caractérise, la manière de faire du café avec une cafetière italienne. Cette page d'anthologie, qui rappelle le meilleur Robbe-Grillet, a été justement remarquée par les critiques:

 

On versait deux à trois bonnes cuillerées de café dans un petit entonnoir qui se plaçait entre la partie basse, que l'on remplissait d'eau, et la partie haute. On vissait entre eux les deux compartiments et on faisait chauffer le tout sur le feu. L'eau en bouillant remontait, traversait le café contenu dans le petit entonnoir percé, et passait dans la partie supérieure, filtrée seulement par une fine grille en métal.

 

Vous tenterez, avec le même brio:

 

A/ De décrire la préparation du chou farci dans un village du Haut Limousin;

 

B/ de détailler le mode de démontage du carburateur d'une Peugeot 405. Vous insérerez ensuite ces deux passages dans un roman sentimental quelconque, que vous rédigerez rapidement.  

 

Lire l'article entier :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20081017/7923/testez-vos-co...
 

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20 janvier 2010

Si on arrêtait ce cinoche ?

Avatar, la polémique

Par François Guillaume Lorrain et Christophe Ono-Dit-Biot

Avatar, la polémique

Le réalisateur James Cameron et son dernier chef-d'oeuvre "Avatar" créent la polémique aux États-Unis : raciste, nocif, malhonnête ?©20th Century Fox


Raciste, nocif, malhonnête ? Aux États-Unis, rançon du succès, Cameron devient une cible.

"L'envie est une passion timide et honteuse que l'on n'ose jamais avouer", disait La Rochefoucauld. À Hollywood, on pratique un tout autre genre de maximes : James Cameron est en train d'en faire cruellement l'expérience. Avatar n'est plus un succès, c'est un phénomène : avec 1,14 milliard de dollars récoltés au box-office en seulement trois semaines d'exploitation, il est aujourd'hui le deuxième film le plus rentable de l'histoire du cinéma. Faut-il rappeler que le film le plus rentable, Titanic (1,8 milliard de dollars), a lui aussi été réalisé par Cameron ? Trop pour un seul homme.

Aux États-Unis, les attaques pleuvent, presque aussi rudement que sur l'arbre sacré des Na'vis. Le feu est parti des ligues antitabac, qui ont décerné le label "poumon noir" à ce film bleu et vert. La liane Sigourney Weaver y fume comme un pompier et, pire, dans des lieux non-fumeurs. "C'est comme si l'on déversait du plutonium dans un réservoir d'eau potable", ont-elles déclaré au New York Times. Risible ? On est aux États-Unis, et on ne plaisante vraiment pas avec la nicotine.

lire la suite :http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-18/cinema-avatar-la-polemique/249/0/414601

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18:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

19 janvier 2010

Aimer, toujours aimer...

La chronique PHILO de Cynthia Fleury

Aimer

Avec la nouvelle année s’amoncellent les bonnes résolutions et les espoirs existentiels : avoir la santé 
et la richesse, mieux la fortuna – comme dit Machiavel –, et bien sûr l’amour. Tomber amoureux ou le rester, rencontrer l’être aimé ou garder assez d’inspiration 
et de courage pour continuer de l’aimer. L’amour 
qui vient et l’amour qui dure. La durée de l’amour, tel est un des objets du dernier entretien d’Alain Badiou avec Nicolas Truong (1). « Dans l’amour, la fidélité désigne cette longue victoire  : le hasard de la rencontre vaincu jour après jour dans l’invention d’une durée, dans la naissance d’un monde. » L’amour ou la fixation du hasard, la découverte 
de l’éternité. « Oui, le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut accueillir l’éternité. » L’énigme 
de la pensée de l’amour, « c’est la question 
de cette durée qui l’accomplit ».

Il faudrait alors simplement se souhaiter, à la nouvelle année, un peu de « deux ». Non pas des choses pour soi mais le « deux » qui vient. La « scène du deux » comme accès au réel et à la grâce. La scène du deux, comme le lieu où se construit une certaine expérience de la vérité. « Une procédure de vérité », toute amoureuse en somme. Car l’amour est cette alchimie qui transforme le hasard en vérité et point d’appui fondamental. Et voilà que 
le « je t’aime » est 
le véritable fiat lux.

Véritable commencement des choses si l’amour n’est pas réduit à la vision sécuritaire que l’on peut
 en avoir. Or la modernité aime à être tranquillisée. L’amour oui, mais au prix du non-risque. L’amour sans
la souffrance et ses péripéties. L’amour sans l’autre 
en somme. L’amour comme le nom plus acceptable 
de la jouissance du moi.

Certains penseront cet échange bien loin 
des considérations politiques de Badiou. Et pourtant 
il existe un lien subtil entre la politique, procédure 
de vérité portant sur le collectif, et l’amour, procédure 
de vérité issue du deux. De quoi le collectif est-il capable  ? De même que la reproduction de l’espèce n’est pas le but de l’amour, de même le pouvoir n’est pas le but du collectif. La création de l’égalité est ainsi 
le geste amoureux du collectif. Il y a dans la politique 
ou dans l’amour un surcroît. À la recherche 
de ce surcroît, la nouvelle année peut être dédiée.

L’amour serait en ce sens communiste. Mais l’amour crée-t-il plus du singulier, de l’exceptionnel, de l’unique que de l’égal  ? Dans l’amour, s’agit-il de don ou de réciprocité  ? Par ailleurs, de nouveau Badiou confirme la nécessité de « l’hypothèse communiste », comme ce qui détient « les formes à venir de la politique d’émancipation ». On perçoit tous ce à quoi il aspire. Seulement comment appeler hypothèse ce qui a été 
si dramatiquement contre validé par l’histoire  ?

L’intérêt de l’éthique de Badiou, c’est de donner tort 
aux moralistes sceptiques. Le pessimisme est finalement un geste théorique court. L’amour n’est pas une ruse, la politique, pas une duperie. Non pas qu’il n’y ait pas d’épreuves ou d’ennemis. Sans cesse, il faudra vaincre à l’intérieur de moi-même, ou à l’extérieur, ce qui préfère l’identité à la différence. Car l’amour et le politique 
sont cette confiance faite à la différence et au hasard. 
Pas de place ni pour le soupçon ni pour la nostalgie. 
De même qu’il faudra sans cesse re-déclarer l’amour, 
il faudra sans cesse refaire le pacte. Allez, « dis-moi encore que tu m’aimes », comme un serment du Jeu de paume.

(1) Éloge de l’amour, Flammarion, 2009.

 

http://www.humanite.fr/2010-01-13_Editorial_Aimer

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18 janvier 2010

Chessex et le sexe : la Suisse veille !

Chessex classé X

Par Christophe Ono-Dit-Biot

Chessex classé X

Jacques Chessex, écrivain suisse, sur le plateau de la "Grande Libraire" de François Busnel, en février 2009. ©BALTEL/SIPA.


Les Suisses sont en pleine forme. Après leur fronde contre les minarets et leur chasse au Polanski, voilà qu'ils mettent un prix Goncourt sous cellophane et le frappent d'un macaron "réservé aux adultes" comme une vulgaire revue porno. C'est ce qui vient d'arriver au Dernier Crâne de M. de Sade , l'ultime roman de Jacques Chessex ( lire notre article ). Ainsi en ont décidé, par précaution, les diffuseurs du livre en Suisse. Étonnant, car si la loi helvète punit en effet très sévèrement la "pornographie dure", l'article 197 du Code pénal suisse met à l'abri des sanctions les oeuvres qui ont "une valeur culturelle ou scientifique". Cela semblait être le cas. Sauf à considérer que le seul écrivain suisse dont un non-Suisse puisse citer le nom, couronné par le prix Goncourt en 1973, le Grand Prix de la langue française en 1999 et le Grand Prix Jean Giono en 2007, n'a aucune valeur culturelle...

 

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-15/debat-chessex-classe-x/249/0/413828

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17 janvier 2010

Fra-ter-ni-té !!!


CINÉMA

"Invictus", une ode à la fraternité

Par Florence Colombani

Morgan Freeman © Warner Bros. France


Il est logique que Clint Eastwood - passionné de westerns et donc obsédé par le thème de la vengeance - en vienne aujourd'hui à raconter cette histoire de pardon. Dans cette adaptation d'un livre de John Carlin, Déjouer l'ennemi , il est question, en apparence, de la Coupe du monde de rugby de 1995 qui se déroule en Afrique du Sud et permet au président nouvellement élu d'orchestrer - sous les yeux du monde entier - la réconciliation des Noirs et des Blancs.

Mais ce que raconte vraiment Eastwood, avec une admiration sincère et le souffle épique qu'on lui connaît, c'est la personnalité de Mandela (Morgan Freeman), sa grandeur d'âme et sa ruse, sa capacité à pardonner et son sens de la mise en scène. D'où la réussite d'un film ample, qui est avant tout un portrait, mais aussi une ode à la fraternité et le récit minutieux d'un spectacle trompeur, sans doute (où en est la réconciliation dans l'Afrique du Sud d'aujourd'hui ?), mais si beau, si porteur d'espoir qu'on voudrait qu'il ne finisse jamais.

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/cinema-a-voir-da...
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http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/cinema-a-voir-dans-les-salles-cette-semaine/249/2/1466/0/

22:42 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

15 janvier 2010

"Nous ne sommes pas une démocratie..."

  "Nous ne sommes pas une démocratie. Nous sommes une République qui tente depuis un siècle de devenir une ploutocratie et qui est en passe d'y parvenir. "dit Russell Bank.
  "Les banquiers, les gestionnaires de fonds spéculatifs, les lobbyistes et les PDG de multinationales sont des voleurs." C'est ce qu'il dit encore,, du moins il constate qu'il n'est plus déplacé ou impoli de le dire. Et le dernier discours d'Obama va dans le même sens. Mais les actes suivent-ils les discours d'Obama ? Voyez ce qu'en pense le grand écrivain américain :
 

L'an I d'Obama, par Russell Banks

Par Nouvel Obs

L'écrivain américain, figure de proue des progressistes et supporter du candidat Obama de la première heure, s'interroge sur les douze mois de sa présidence

 

Le Nouvel Observateur. - Un an après l'élection d'Obama, tout en sachant que l'ardoise laissée par Bush est catastrophique (Guantanamo, Irak, Afghanistan, Moyen-Orient, crise financière, politique énergétique), n'a-t-on pas attendu trop de miracles d'Obama? Quels sont, à vos yeux, les réussites et les échecs de sa politique?

 

 

 

Russell Banks. - Laissons de côté sa personnalité et son habileté rhétorique. Si l'on considère que toutes les facettes de la politique de Bush sont des échecs, on peut mesurer à quel point Obama a déçu en constatant combien il se situe dans la continuité de son prédécesseur. En Irak et en Afghanistan, rien n'a changé. Le Pakistan, le Yémen, l'Iran, la Corée du Nord ? Moins de discours belliqueux et moralisateurs mais, en fin de compte, c'est toujours la même chose. Le conflit israélo-arabe? Cuba? Le Venezuela? La Russie? La Chine? Jusque dans nos relations avec «la Vieille Europe» de Rumsfeld, et en dépit d'un changement bienvenu dans le ton et le choix des mots, la continuité entre Bush et Obama est aussi manifeste que si John McCain avait prêté serment il y douze mois. Les changements sont superficiels, linguistiques, stylistiques et protocolaires. Autrement dit, ils sont purement tactiques. La stratégie globale à long terme demeure la même.

 

Lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100114/16951/lan-i-dobama...#

 

Très intéressant, pour mieux comprendre la politique américaine.O.
 

banks.jpg
Thony Belisaire/AFP
Auteur de nombreux romans dont «De beaux lendemains», «Affliction» et «American Darling», portés au cinéma par Atom Egoyan, Paul Schrader et Martin Scorsese, Russell Banks a récemment publié «la Réserve» chez Actes Sud.

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14 janvier 2010

Un philosophe est mort...

Un philosophe est mort...
...
Jeu 14 Janvier 2010, 22 h 20 min 01 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : PROSES@yahoogroupes.fr

Un entretien avec le philosophe sur «le malaise Sarkozy»

La mort de Daniel Bensaïd

Par Daniel Bensaïd (Philosophe)

Le philosophe et fondateur de la LCR Daniel Bensaïd est mort ce mardi 12 janvier, à l'âge de 63 ans. Il avait publié début 2008 un «Eloge de la politique profane» (Albin Michel), qui analysait l’activisme présidentiel au temps du despotisme économique et de la crise du politique. A cette occasion, l'auteur de «Marx l'intempestif» avait accordé un grand entretien au «Nouvel Observateur». Le voici

DanielBensaid2© Emanuel Bovet.JPG
(c)Emmanuel Bovet
Professeur de philosophie à l’université de Paris-VIII, Daniel Bensaïd a publié de nombreux ouvrages dont «Marx l’intempestif», «le Pari mélancolique» et «les Dépossédés». Il vient de publier chez Albin Michel «Eloge de la politique profane».

Le Nouvel Observateur.Dans votre nouveau livre, vous faites l’éloge de la lenteur face à «la fièvre du zapping» et «l’inconstance kaléidoscopique des appartenances». Avec Sarkozy, cet effet de sidération médiatique atteint-il un point de non-retour?

Daniel Bensaïd. – Cette hystérisation de l’époque, dont participe la frénésie présidentielle, pose un sérieux problème de démocratie. Le temps de l’information, de la délibération contradictoire, de la décision mûrie est lent. Or la politique, soumise à une exigence de réponse réflexe, en appelle de plus en plus à l’émotion instantanée au détriment de la raison et de la réflexion. Après que la nouvelle doctrine du Pentagone a officialisé la «guerre préventive», on discute ainsi officiellement aux Etats-Unis de légitimer la torture préventive, et en France d’instaurer, avec le projet de loi Dati, une détention préventive illimitée. Cet emballement de surface est déterminé en sous-main par la ronde endiablée des marchandises et par la rotation accélérée du capital. Dans la lutte asymétrique contre son despotisme économique, une certaine lenteur est nécessaire à la démocratie politique.


Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/20100113/2767/la-mort-de-da...

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La dictature infecte tout...

...C'est Orlando (pas moi ) qui nous l'explique.

Un trvail remarquable.O.

 

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Historien britannique, Orlando Figes est l'auteur de plusieurs livres fondamentaux sur l'histoire de la Russie. Son dernier opus, Les Chuchoteurs (Denoël), qui paraît ces jours-ci en France, est inoubliable. Entretien.

D'autres chroniqueurs de la vie en Union soviétique sous Staline ont mêlé, avant lui, le récit des grands événements et les trajectoires personnelles de quelques contemporains, célèbres ou anonymes. Mais personne n'avait décrit avec autant de finesse comment le système a tenté d'abolir la vie privée -la famille, les croyances, les relations d'amitié...

Orlando Figes. Dans Les Chuchoteurs, il dévoile les effets du système sur la vie intime des Soviétiques.

Photos: Kalpesh Lathigra pour l'Express

Orlando Figes. Dans Les Chuchoteurs, il dévoile les effets du système sur la vie intime des Soviétiques.

Les Chuchoteursest un livre d'histoire orale, composé à partir de plusieurs centaines d'interviews. C'est un monument littéraire, précis et bouleversant, qui rend hommage aux millions de victimes du stalinisme, souvent morts sans sépulture. Et qui place, en son coeur, les survivants la Russie elle-même.

Il existe de nombreux livres d'histoire sur la période stalinienne en Union soviétique. En quoi votre projet est-il différent?

J'ai cherché à comprendre comment le régime stalinien avait affecté chaque individu dans sa sphère intime, en particulier les relations entre mari et femme, entre parents et enfants. Pouvait-on avoir une vie privée dans un appartement communautaire, où la moindre conversation était épiée? Quels non-dits, quels mensonges, quels compromis moraux façonnaient le quotidien? Et quelles traces subsistent, aujourd'hui encore, de cette expérience? Il était impératif de recueillir des témoignages et de les sauver de l'oubli, car les générations qui ont connu le règne de Staline sont en voie de disparition. Avec des membres de l'association historique Memorial, nous avons dressé une liste de plus de 1000 volontaires pour être interviewés, puis nous en avons retenu environ 450. Il y avait urgence. Depuis lors, beaucoup sont décédés.

Comment est née cette idée?

Dans les années 1980, étudiant sans le sou à Moscou, je cherchais des témoins de la guerre civile russe, entre 1917 et 1923, sur laquelle portait mon doctorat. Ayant fait connaissance de six ou sept familles, j'ai été frappé par l'extraordinaire chaleur et l'hospitalité dont faisaient preuve mes interlocuteurs. La sphère privée des Russes ne ressemble en rien à la grisaille et à l'austérité de leur espace public.

 

lire la suite : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-fantome-de-staline-hante-toujours-les-russes_791812.html

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13 janvier 2010

Moi, j'l'aimais bien , le grand Momo...

DISPARITION

Éric Rohmer, un cinéaste à part

Par François-Guillaume Lorrain

Éric Rohmer, un cinéaste à part

Le cinéaste Éric Rohmer est mort lundi © AFP


Il était le Marivaux du septième art français. Son goût pour les tours et détours amoureux, ses qualités d'écrivain classique, les joutes orales de ses personnages, ses doutes et obsessions de moraliste, son ironie incessante auront fait de ce conteur un cinéaste unique, qui avait le don de nous faire sentir intelligent sans nous ennuyer. Éric Rohmer est décédé lundi à l'âge de 89 ans.

Dès le début, il est à part. Professeur de lettres, germaniste, il est le frère aîné de la Nouvelle Vague, - il a dix ans de plus que Chabrol et Godard, douze ans de plus que Truffaut - et l'intellectuel de la bande des Cahiers du Cinéma qu'il dirige de 1957 à 1963, mais dont il incarne l'autorité morale dès le début des années 50. Quand le jeune Truffaut ruait dans les brancards et tirait à boulets rouges sur le cinéma de papa, Rohmer tentait de calmer le jeu du haut de sa calvitie naissante. Son surnom n'était-il pas le "grand Momo", en référence à son véritable nom, Maurice Schérer ?

 

Lire  la suite : http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-12/disparition-eric-rohmer-un-cineaste-a-part/249/0/412512

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12 janvier 2010

saint Martin a partagé son manteau avec un pauvre

Une lettre ouverte d'Atiq Rahimi

Comment peut-on être Afghan à Paris

Par Atiq Rahimi (Écrivain)

Ce dimanche 10 janvier, sur le bord du Canal Saint-Martin, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour réclamer des mesures en faveur des nombreux Afghans sans-abri qui campent dans cette partie de Paris. La chanteuse Jane Birkin était présente, mais aussi l'écrivain Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, qui avait publié cette lettre ouverte en fin de semaine. Parmi ses premiers signataires figurent Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Patrice Chéreau, Marjane Satrapi, Charlotte Gainsbourg. Elle reste d'actualité, la voici

Paris, Canal St Martin, 7 janvier 2010

Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente. Les plus chanceux ont une écharpe et un bonnet. Presque pas un n'a de gants. Le thermomètre pointe zéro. Qu'est-ce que ça change ? De toute façon, ce n'est pas le maigre brasier, deux planches minables, quatre cageots humides qui vont les réchauffer.

Ils sont cent cinquante à peu près. Cinq cents dans tout Paris, à marcher dans des tennis troués, à tourner, sans trouver où s'arrêter au chaud.

Ils sont Afghans.

Afghans-square-Villemin_Jobard-Sipa.jpg
(c)Jobard-Sipa
Sans-abris afghans au Square Villemin, à Paris, à deux pas du Canal Saint-Martin.

Ils ont lâché leur vie, leur famille, leurs amis, leur pays. La plupart viennent de régions contrôlées par les talibans. D'autres non. Quelle importance. Des bombes sautent à Kaboul. C'est tout le pays qui s'abandonne à la guerre.

La France, c'est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c'est aux barbus qu'on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.

Souvenez vous de ce temps : on appelait encore un mineur un enfant. Aucun ministre alors ne se serait permis de nous laisser croire qu'il est bon de laisser un enfant l'hiver dans la rue. Même étranger.

Et il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s'il était sans papier.

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©H.Bamberger. D.R.

Atiq Rahimi

Ces enfants, ces hommes sont venus chez nous portés par l'espoir d'échapper à la violence. D'étudier. De mener une vie paisible. D'être dignes. Ce ne doit pas être trop demander.

Ne jetons pas dans les eaux du canal le manteau que St Martin a partagé avec un pauvre.

Atiq Rahimi

Agenda : ce mercredi 13 janvier, projection/débat du film «In this World» avec des responsables d'ONG et des Afghans qui témoignent. Au Comptoir des mots, 80 quai de Jemmapes, 75010 Paris.

Pour signer l'appel d'Atiq Rahimi

Besson: «Tout mineur étranger doit être accueilli»
 

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100111/16919/comment-peut...

 

 

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10 janvier 2010

un Académicien français...chinois.

François Cheng, poète, Académicien, un bon guide pour la Chine !
 

SPÉCIAL CHINE

François Cheng, le maître-passeur

Par Marie-Françoise Leclère

François Cheng, le maître-passeur

L'oeuvre de François Cheng s'inscrit dans une quête incessante du "vrai et du beau" © Carlos Freire

 

Écrivain, poète, calligraphe, l'académicien s'inscrit dans une quête incessante "du vrai et du beau".

S'il est en France un écrivain qui peut nous révéler la Chine, c'est bien François Cheng, dont l'oeuvre entière est placée sous le signe du dialogue et du partage. Un monde s'y découvre qui perdure, quoi qu'on en dise. Mieux, cette lecture est une leçon de vie, tant l'itinéraire de ce "maître-passeur" (Claude Roy dixit), ce "cheminement vers la vie ouverte ", selon la juste expression de Madeleine Bertaud, témoigne d'une possible symbiose entre des pensées différentes et incite, via ce que cet auteur exceptionnel appelle l'"échange-change", à un retour sur soi ou, à tout le moins, sur sa culture d'origine. 

 

Lire la suite :

http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-08/sagesse-francois...
 

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Rafraichissement...


 

Honneurs officiels pour les "Colonnes" de Buren, fraîchement restaurées

Honneurs officiels pour les

 

 

Vilipendées au moment de leur installation il y a 23 ans au Palais Royal, les "Colonnes de Buren" ont fait l'objet pour la première fois vendredi d'une sorte d'"inauguration" officielle par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand à l'occasion de leur restauration.

Les palissades qui enfermaient les colonnes du sculpteur depuis plusieurs mois seront retirées samedi et le public aura à nouveau accès aux "Deux plateaux" -le nom exact de l'oeuvre, indique le ministère.

Désormais, l'eau coule en sous-sol et les plots lumineux, à présent encastrés, fonctionnent. Les colonnes zébrées de noir et de blanc ont été nettoyées.

"Lorsque l'oeuvre avait été livrée au public en 1986, il n'y avait eu aucune cérémonie officielle", se souvient Daniel Buren. "D'une certaine façon, c'est comme si on faisait d'un seul coup une inauguration complète de ce travail et de sa restauration", déclare-t-il à l'AFP.

 

Lire la suite : http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-08/honneurs-officie...

 

 

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09 janvier 2010

Comme Molière, il meurt sur scène !

 
 
Son roman posthume sur Sade

Le dernier jour de M. Chessex

Par Jérôme Garcin

Dans son ultime livre, le grand écrivain vaudois décrit l'agonie, à Charenton, du marquis de Sade et la stupéfiante manière dont son crâne a roulé d'un siècle à l'autre

 

A la date du 9 octobre 2009, sur l'un de ses petits carnets dont il ne se séparait jamais et sur lesquels, au feutre noir, de sa belle écriture ronde et souple, il notait tout, rendez-vous, poèmes, travaux en cours, Jacques Chessex avait inscrit depuis plusieurs jours, en rose vif, une couleur que pourtant il n'utilisait jamais : «Correction d'épreuves».

 

 

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©Lea Crespi
Né en 1934 à Payerne (Suisse), Jacques Chessex, romancier, poète, peintre, prix Goncourt 1973 pour "L'Ogre", est mort le 9 octobre 2009 à Yverdon-les-Bains. De lui paraît également "Une nuit dans la forêt", autour des œuvres de Manuel Müller (Editions Notari).

 

 

Levé tôt dans sa maison de Ropraz, à l'orée du Jorat, où courent les renards et planent les aigles, il commença, dès 7 heures, pieds nus sur les tomertes rouges, la relecture précautionneuse des quelque 170 pages du «Dernier Crâne de M. de Sade». Il n'y avait pas grand- chose à revoir. Sa copie était toujours parfaite. Il aimait seulement, d'une simple virgule ou d'un adjectif rare, l'améliorer. A 17 heures, alors que la nuit commençait de tomber sur le cimetière jouxtant son bureau, il parvint à la dernière ligne de son livre : «Comme nous sommes las d'errer ! Serait-ce déjà la mort ?» C'était le mot de la fin et il ne lui restait même pas deux heures à vivre.

 

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08 janvier 2010

Attention ! chef d'oeuvre !


 Hier soir, sur Arte, "le Faucon maltais", diamant noir du cinéma. Dommage, je l'ai pris  en route ( à son début heureusement) et n'ai pas eu le loisir de vous alerter ! quant à moi, je l'ai vu plusieurs fois et suis prêt à continuer ! O.
 
 
 
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