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29 janvier 2010

Et v'là que ça rebondit...

  Lanzmann s'acharne sur ce pauvre Haenel ; avant la diffusion du deuxième volet de Shoah sur Arte, mercredi soir, il prend la parole et nous annonce que Haenel a écrit un "roman" ( pas un vrai roman, un collage de pièces rapportées...) qui est plein de n'importe quoi, et que lui Lanzmann va réaliser un film sur Jan Karski , qui rétablira la vérité.

  Nous, on compte les points...O.

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Autour de «Jan Karski», la polémique du jour

Haenel répond à Lanzmann

Par Grégoire Leménager

Pour mettre un peu d'ambiance dans l'atonie de l'hiver, on peut faire confiance à Claude Lanzmann. Il a fallu plus de six mois à l'auteur du « Lièvre de Patagonie » pour lire les 188 pages du « Jan Karski » de Yannick Haenel, qu'il avait reçu en juin dernier, mais elles lui en ont inspiré six, que le magazine « Marianne » s'est empressé de publier la semaine passée, et dans lesquelles il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

 

 

Claude-Lanzmann_C.Helie-Gallimard.jpg
©C.Helie_Gallimard
Né en 1925, Claude Lanzmann dirige «les Temps modernes» depuis la mort de Simone de Beauvoir en 1986. Il est l'auteur de plusieurs films dont «Pourquoi Israël», «Tsahal», «Sobibor» et «Shoah» (le film et son texte intégral sont disponibles chez Gallimard). Il a publié ses Mémoires au début de l'année 2009: «le Lièvre de Patagonie», chez Gallimard.

 

 

Parce que Haenel y recueille pieusement, dans une première partie, les paroles formulées par le résistant polonais dans « Shoah », le cinéaste l'accuse de « parasitage », en considérant que « le mot plagiat conviendrait aussi bien ». Parce que cet écrivain « trop jeune » résume, dans un deuxième temps, une autobiographie de Karski jusqu'alors difficile à trouver en France(*), il utilise ce mot honteux que l'on n'aimait guère trouver dans la marge de nos dissertations d'étudiant : « paraphrase ». Enfin, crime suprême, parce que l'auteur de « Jan Karski » prétend ouvertement faire du roman dans la dernière partie de son livre, en prêtant à son héros des « scènes », des « phrases » et des « pensées » qui « relèvent de l'invention », il parle de « truquage », d'une « falsification de l'histoire et de ses protagonistes », et d'« élucubrations » aboutissant à un récit « faux de part en part ».

Lire la suite ; http://bibliobs.nouvelobs.com/20100125/17258/haenel-repon...#

03:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

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