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01 janvier 2010

Des nouvelles de notre géniâââlll Kollabo...

lf-celine_1190847904.1262086151.jpgIl serait temps de s’aviser qu’un écrivain est un bloc. Rien à jeter. Ses lettres font œuvre comme le reste. Céline n’y échappe pas. L’épistolier en lui n’est pas seulement abondant : il est nombreux, multiple. Il suffit d’observer les signatures au bas des milliers de mots reproduits dans le fort volume (2080 pages, 59 euros, Gallimard) de cette Pléiade timbrée : « Louis », « Destouches », « Louis Destouches », « L d T », « L. Destouches », « L.D. », « L. des Touches », « Louis Des Touches », « Louis F. Destouches (Céline), « Destouches-Céline »,« L.F. Céline », « Louis F.C. », « LFD », « Ferdinand », « Ton pote Ferd », « Dr Destouches », « Louis Ferdinand », « Dest ». Important, la signature. Elle ne fait qu’augmenter le mystère profond de ces hommes réunis en un. Le cas Céline, Henri Godard, minutieux éditeur avec Jean-Paul Louis de Lettres (2 080 pages, 59 euros), cette Pléiade épistolière, le résume remarquablement dès l’incipit de sa préface : « De quel désastre obscur faut-il que son œuvre nous parvienne, pour contenir, à côté de tant de pages qui répondent à l’idée que nous nous celine_1_louis-ferdinand-celine-gen-paul-pierre-labric-1942.1262086243.jpgfaisons d’une littérature pour notre temps, tant d’autres qui sont la négation même du lien que la création littéraire cherche à établir entre les hommes ? » On ne saurait mieux dire le double mouvement dialectique d’attraction/répulsion que provoque son œuvre complète.

 

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http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/12/29/celine-de-quel-desastre-obscur/

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