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31 décembre 2009

On est bons, nous le bon peuple !

Connaissez-vous les "brèves de comptoir" ? Si c'est non, courez vite chez le libraire du coin ! Personnellement, j'en lis toujours deux ou trois pages avant de m'endormir, et je dors très bien. C'est à la fois de l'humour, de la poésie, du bon sens, de la philosophie, de la beauferie et même de la stupidité concentrée, mais jamais rebutante, toujours très réjouuissante ! On s'y reconnaît , c'est dire ! Et c'est toujours authentique, recueilli au coin des bars de quartiers. Bonne lecture ... Même si vous restez seul(e) chez vous, Poèmik et la Micronésie poétique sont avec vous, alors joyeuses fêtes . O.

Par BibliObs.com

Parce qu'un bon réveillon se compose aussi de nourritures spirituelles, les 2000 «Nouvelles Brèves de comptoir» méthodiquement collectées par l'excellent Jean-Marie Gourio sont typiquement le genre de phrases que vous allez entendre ou prononcer vous-même pour réviser votre année 2009, et attaquer 2010 armé d'une logique à toute épreuve. Florilège

Les-Nouvelles-Breves-de-comptoir_Gourio.jpg

Calembours et observations de circonstances

«Chassez le naturel, il revient au goulot !»

«La FAIM justifie les moyens !»

«Le foie gras, pourquoi on le fait pas avec les poumons?»

«Presque aucun fruit de mer peut faire le signe de croix.»

Situation internationale...

«C'est dans les villes bombardées qu'on voit le mieux les papiers peints.»

«Israël, au pôle Nord, la Palestine, au pôle Sud, ça devrait les calmer.»

«Rien que si tu dis le mot "juif", ça fait antisémite.»

«Le milliard de Chinois, si c'était un milliard de Français, je sais pas si tu vois le bordel !»

«Michael Jackson, il est pas noir, Obama, il est pas noir, aux Etats-Unis, tous les Noirs qui réussissent, c'est des Blancs.»

 

... et pour les amis de la poésie :

"«Paul Eluard, pour moi, c'est des gymnases.»"

 

Lire tout : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091231/16767/une-annee-de-breves-de-comptoir

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22 décembre 2009

Pour emm... Finkielkraut

En pleine forme, Diam's fait rapper l'Olympia

En pleine forme, Diam's fait rapper l'Olympia

Loin des polémiques, la rappeuse Diam's a enflammé un public tout acquis à sa cause lundi soir dans la salle de l'Olympia à Paris lors d'un concert intense et délirant, essentiellement consacré à son dernier album "S.O.S." publié mi-novembre.


Loin des polémiques, la rappeuse Diam's a enflammé un public tout acquis à sa cause lundi soir dans la salle de l'Olympia à Paris lors d'un concert intense et délirant, essentiellement consacré à son dernier album "S.O.S." publié mi-novembre.

Comme sur le morceau qui ouvre l'album "Mélanie", Diam's apparaît sur scène avec son double Mélanie pour un numéro de duettiste entre ombre et lumière.

La rappeuse achève cette semaine la première partie de sa tournée à Paris, avec quatre concerts complets à La Cigale, L'Olympia (ce lundi et mardi) et l'Elysée-Montmartre (mercredi). Elle repartira en mars, pour une nouvelle tournée qui se terminera au Zénith de Paris le 2 juin.

Sur la route, les morceaux de l'album se sont musclés et son débit se fait souvent encore plus rageur que sur S.O.S., un disque d'une honnêteté poignante sur la descente aux enfers qu'a vécue la jeune femme après le succès de son précédent opus "Dans ma bulle".

La sortie de S.O.S. -- certifié album de platine avec plus de 100.000 ventes -- s'est accompagné d'articles sur la conversion de la rappeuse à l'islam et celle-ci a choisi de ne plus s'exprimer dans les médias.

Mais sur scène pour son public -- très mélangé, dont beaucoup d'adolescentes et de jeunes femmes et pas mal de familles --, Diam's parle.

Elle raconte sa tournée, multiplie les déclarations d'amour à son public, envoie des "bisous à sa maman", présente dans la salle, avant de se lancer dans "Sur la tête de ma mère", la chanson qu'elle a écrite pour elle.

"Vous savez, j'ai pris la décision de ne plus trop parler aux médias, parce que j'ai voulu tout dire sur mon disque et qu'il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Mais la vérité, c'est que vous et moi, on se ressemble", explique-t-elle à un parterre bon enfant et enthousiaste, qui l'acclame à tout rompre.

Diam's évoque aussi ses engagements humanitaires, parle identité nationale sur fond d'un rideau de lumière bleu-blanc-rouge, tacle Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy, qui "ne s'est pas gêné pour aller chercher les votes des fachos et des xénophobes pour accéder au pouvoir".

Pour capter l'attention de cette génération "Youtube", la rappeuse change constamment de rythmes, d'ambiance, tantôt accompagnée de ses trois choristes, de son DJ et de son claviers-guitariste, tantôt seule au piano.

Elle multiplie les chorégraphies et les changements de costumes : joggings et casquettes la plupart du temps, mais aussi... un déguisement d'ours polaire.

Car si le concert est souvent intense, Diam's s'amuse aussi beaucoup avec des spectateurs qu'elle mène par le bout du nez.

"Je sais bien qu'avant le concert, il y a certains d'entre vous qui se disaient : tu crois qu'elle a changé ? Ca va être +chelou+ un concert de Diam's!", leur lance-t-elle d'un air bravache.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2009-12-22/en-pleine-forme-diam-s-fait-rapper-l-olympia/249/0/407195

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03:05 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

21 décembre 2009

tout le monde veut célébrer sa grandeur ?

Non, pas moi. Pour moi Camus est un honnête homme, un maître du style, un artiste - comme il le dit lui-même. Mais il n'a pas bouleversé la pensée, ne nous a pas apporté des outils pour comprendre et surtout changer le monde. Ses bonnes pensées ont fait ronronner les classes de terminale,et pendant ce temps les conseils d'Administration et les cabinets ministériels à leur botte ont continué leurs conneries, et voilà où nous en sommes. En gros, je lui reprocherai ceci :

1. Il n'a rien compris à Oran, son petit peuple, sa gouaille hispanique.
2 Il s'est tenu sur la touche pendant la guerre d'Algérie, prudent et confortable.
3.Son propos ne fait pas trembler sur leurs bases les coffres forts.
O.



Camus est-il un philosophe ?

Par Roger-Pol Droit

Camus est-il un philosophe ?

Albert Camus était rejeté, détesté. Aujourd'hui, tout le monde veut célébrer sa grandeur © Sipa

 

Non, pas moi. Pour moi Camus est un honnête homme, un maître du style, un artiste - comme il le dit lui-même. Mais il n'a pas bouleversé la pensée, ne nous a pas apporté des outils pour comprendre et surtout changer le monde.


Le 4 janvier 2010, cela fera 50 ans qu'Albert Camus nous a quittés. Mise au point.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-12-15/portrait-camus-est-il-un-philosophe/249/0/405062

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Apocalypse en carton pâte

Apocalypse en carton pâte
...
Lun 21 Décembre 2009, 9 h 41 min 23 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

Publié le 29/11/2009 à 17:28 - Modifié le 01/12/2009 à 10:20 Le Point.fr - Culture

http://www.lepoint.fr/guide-sorties/2009-11-29/exposition...

EXPOSITION PHOTO/GALERIE JÉRÔME DE NOIRMONT

Pierre et Gilles : sexe, star, paillettes et photo

par Par Mina San Lorenzo

Pierre et Gilles : sexe, star, paillettes et photo

Un monde merveilleux, 2008 "Wonderful Town" modèle : Mathieu Chédid - Photographie peinte : pièce unique



La galerie de Noirmont était noire de monde jeudi pour l'inauguration de "Wonderful Town", nouvelle expo de Pierre et Gilles*. Les escaliers étaient bondés d'éphèbes en kilt, hyperlookés en marin russe ou en dandy avec vison et bibi. Un défilé dernier cri ! L'expo se compose de 19 portraits réalisés de 2007 à 2009, fidèles à l'univers du duo star (de la madone au matelot), mis en scène dans un même décor phallico-apocalyptique, des grues de chantier, un ciel gris de fin du monde. Parmi les modèles photographiés : Matthieu Chedid tel un diable qui surgit de sa boîte à musique, et, face à lui, un footballeur coquin exhibant un popotin rebondi, jouant au sans-culotte auréolé de cocardes tricolores ; Amélie Nothomb en "Bloody Amélie", Sylvie Vartan en vamp vinyl et résille, et un soldat échappé d'un film de guerre. "D'habitude, je pose nu, c'est mon métier, expliquait ce soir-là Fred, le "militaire-modèle". Pierre et Gilles ont voulu me rhabiller, pour une fois !" Les photos ont été prises en studio. Gilles les a ensuite peintes, leur donnant leur allure d'icônes pailletées, la patte kitch des deux artistes qui encadrent eux-mêmes leurs oeuvres sur mesure, avec, au choix, strass, guirlandes, clous noirs. Il est amusant de pister, dans ces grands formats, les détails sexe et cachés, et les drôles de cache-sexe semés par ce duo inspiré par l'histoire de l'art et la culture populaire. le blog de la Micronésie poétique
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09:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

19 décembre 2009

Jaccottet

La chronique poésie d’Alain Freixe

journal l'Humanité

La réalité ? On croit savoir. On en souffre. Voyez un peu ces derniers temps - je ne ferai l’injure à personne d’énumérer les malheurs des temps qui nous sont donnés à vivre ! La réalité ? Un poète l’exige. Encore et toujours. C’est même sa belle querelle. C’est elle qui se trouve au coeur de ces livres, Cahier de verdure (1990 )et Après beaucoup d’années (1994 ), réédités aujourd’hui dans la collection Poésie chez Gallimard.

La réalité, qu’est-ce sinon dans ce temps qui nous porte, ce qui du monde nous étonne encore ? Et qu’à côté de l’enfer - car c’est bien l’enfer, ce côté-ci du monde ? - il y ait toujours, après beaucoup d’années, cette leçon du Cahier de verdure, incroyable, intempestive, terriblement inactuelle, qu’il y ait de la beauté. Rendons grâce à Philippe Jaccottet de risquer ce mot aujourd’hui - mot si usé que plus personne n’ose l’utiliser ! - et d’en faire la leçon des fleurs des chemins, des arbres des vergers. Le poète de Grignan continue dans les basses à affirmer qu’il n’y a pas au monde que du malheur, que, devant nous, persiste toujours, indubitable, dans le cours même du monde, cette lumière " bien qu’invisible dans le bleu du ciel/ Aussi sûre que chose au monde que l’on touche ", lumière " qu’il faut à tout prix maintenir " et " transmettre (…) comme une étincelle ou une chaleur ". Philippe Jaccottet est le poète qui sait que, du côté des apparences, la poésie a peu de chances. Et certes toutes les apparences sont contre nous qui aimons la poésie. Mais c’est dans ce peu, ce rien, cette défection qu’il entend puiser l’espoir de les prendre en défaut. Il suffira alors d’un rien, du plus infime écart pour que pénètre en nous ce quelque chose qui échappe à notre pouvoir de nomination, ni " neige ", écrit Philippe Jaccottet, " Ni bannière blanche ou bleue/ Ni rien qu’on puisse vraiment déployer ". Et c’est merveille que de voir dans ses poèmes cette lumière inconnue comme traduite du silence passer vive et fraîche.

À quoi reconnaît-on les livres qui importent ? Aux " beaux chemins " qu’ils ouvrent en nous, chemins de vie où rayonne toute une " joie d’être ". S’ils ne consolent pas, s’ils ne guérissent rien de nos malheurs, ni de ceux effroyables de notre monde, au moins mènent-ils " un pas/ Au-delà des dernières larmes ".

A. F.

Philippe Jaccottet, Cahier de verdure, suivi de Après beaucoup d’années, NRF Poésie, Gallimard, 2003.

Nuages

Éditions Fata Morgana, 2002.

 

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La parution n'est pas de toute dernière fraîcheur, mais comme il s'agit de Jaccottet, un poète qu'on aime...O.

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Identité nationale : la Révolution française ou Pétain?

Exclusif. Identité nationale, sarkozysme, Israël...

Finkielkraut-Badiou: le face-à-face

Par Aude Lancelin

Réunis pour la première fois dans la presse, l'auteur d'«Eloge de l'amour» et celui d'«Un coeur intelligent», débattent de l'identité nationale, de la politique sarkozyste et d'Israël. Un affrontement idéologique d'une rare violence, qui a été arbitré au «Nouvel Observateur» par Aude Lancelin, et dont voici le verbatim intégral

 

Badiou-Finkielkraut-5_DR.jpg
©Bruno Coutier pour «le Nouvel Observateur»
Né en 1949 à Paris, Alain Finkielkraut, philosophe et enseignant à Polytechnique, est l'auteur de «la Défaite de la pensée» (Gallimard) et d'«Un cœur intelligent» (Stock/Flammarion). Né en 1937 à Rabat, Alain Badiou, philosophe et professeur à l'ENS de la rue d'Ulm, est l'auteur de «l'Etre et l'Evénement» (Seuil) et «Eloge de l'amour» (Flammarion).

 

Le Nouvel Observateur. - Un débat sur «l'identité nationale» a été imposé au pays pour des raisons largement électorales. Maintenant que de façon assez prévisible il dérape, comment y faire face ?

 

Lire le débat : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face

15 décembre 2009

Trop occupés à lécher les bottes...

TF1 et France 2 n’ont pas vu la mosquée profanée

Lundi 14/12/2009 | Posté par Antoine Menusier

EDITO. Les deux chaînes, hier soir dans leur « 20 Heures », ont fait l’impasse sur une info dérangeante pour le pouvoir et son débat sur l’identité nationale.

 -- Cliquez pour voir l'image en entier

Est-ce le visage en sang de Silvio Berlusconi, urgente info, qui, hier soir, a chassé des « 20 Heures » de TF1 et de France 2 le sujet sur la profanation de la mosquée de Castres, dans le Tarn ? Ou les deux grandes chaînes n’ont-elles tout simplement pas jugé nécessaire de relater cet acte raciste survenu dans la nuit de samedi à dimanche ? Le site Internet de TF1 en parle, pourtant. Mais point d’images de cela dans le journal de Claire Chazal. Or chacun le sait bien, la télévision valide le réel plus que toute autre source d’information.

Les téléspectateurs des deux journaux de la soirée n’ont donc pas vu, ni su peut-être, qu’une mosquée, à Castres, avait été recouverte des inscriptions suivantes : « White power », « Sieg heil », « La France aux Français », en plus de deux croix gammées, et que des pieds et des oreilles de cochon avaient également été retrouvés dans les parages.

Lire la suite et le debat des lecteurs : http://yahoo.bondyblog.fr/news/200912140028/tf1-et-france-2-n-ont-pas-vu-la-mosquee-profanee

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14 décembre 2009

le pouvoir, le cul, la poésie et le petit Prince


Publié le 14/12/2009 à 09:38 - Modifié le 14/12/2009 à 09:48 Le Point.fr

ENQUÊTE

Les derniers secrets de Saint-Ex

Par Thomas Mahler

Les derniers secrets de Saint-Ex

Un être en quête d'affection féminine, un brin parano envers les gaullistes, et qui divise encore... © Albert Harlingue /Roger Viollet

Soixante-cinq ans après la disparition d'Antoine de Saint-Exupéry, le journaliste Jean-Claude Perrier fait le point sur les zones d'ombre parsemant l'existence de l'écrivain aviateur. Celle qui continue de fasciner le grand public concerne son dernier vol. Si les débris du P-38 Lightning repêchés au large de Marseille ont été identifiés en 2004, les causes du drame demeurent énigmatiques. Mais cette "enquête littéraire" s'intéresse avant tout au Saint-Ex intime en s'appuyant sur des éléments nouveaux. On découvre un être en perpétuelle quête d'affection féminine, inlassable auteur de missives enflammées et lyriques, mais aussi un amant prosaïque qualifiant les rencontres passagères de "salles d'attente".

Tout aussi complexe est son rapport au politique, à l'image de sa méfiance, à la limite de la paranoïa, envers les gaullistes, coupables à ses yeux de sectarisme. Enfin, Perrier révèle que celui qui a écrit que le plus beau métier consistait à "unir les hommes" aura beaucoup divisé après sa mort. Faute de testament, la succession a été houleuse entre l'épouse Consuelo et la famille. L'adaptation au cinéma du Petit Prince est aujourd'hui bloquée par la Paramount, qui affirme avoir acquis les droits en 1946 auprès de la veuve. Le blondinet à l'écharpe devra peut-être compter sur la justice terrestre pour se faire dessiner un mouton sur grand écran.


* Les mystères de Saint-Exupéry , de Jean-Claude Perrier (Stock, 211 p., 18 euros).

12 décembre 2009

C'est quand même mieux que Mein Kampf...

lire l'article : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091210/16388/de-quoi-les-fesses-sont-elles-le-nom

«Brève histoire des fesses», par Jean-Luc Hennig

De quoi les fesses sont-elles le nom?

Par Jean-Luc Hennig

C’est l’événement télé de la semaine pour les amateurs de cul. Entendons-nous bien : c’est un documentaire tout ce qu’il y a de plus digne, sur Arte à 22h10. Dans « la Face cachée des fesses », Caroline Pochon et Allan Rotschild se proposent de nous montrer l’envers du décor. Ils ne pouvaient pas s’asseoir sur l’expertise de Jean-Luc Hennig, présent dans le film, qui publia « Une brève histoire des fesses » en 1995. Comme ce fut un succès, les éditions Zulma le rééditent (pour Noël?). En voici un extrait, dans lequel on apprend que les fesses ont plus d’un petit nom

***

Noms vulgaires

gombergh-sipa-press.jpg
Gombergh/Sipa Press

Comment nommer le dos quand «il perd son nom avec tant de grâce», selon le mot de Georges Brassens? C'est simple. Il suffit de consulter les dictionnaires du second rayon, érotiques et argotiques. On s'aperçoit que la fesse possède ainsi mille petits noms imagés, qui tournent grosso modo autour de trois idées: le derrière (par sa situation), la lune (par sa forme ronde et rebondie), le pétard (par sa fonction musicale). Mais la fesse est d'abord et avant tout un visage, visage du bas ou visage inversé comme on voudra. Un visage d'ailleurs un peu incohérent et même inquiétant, à la configuration bousculée, anarchique, car il est entièrement rond, fendu en deux dans le sens de la hauteur, avec une bouche-œil assez minuscule et deux faces pleines de part et d'autre. À moins qu'on ne considère, comme Hans Bellmer, que cette figure ait le «sourire aveugle des deux immenses yeux qui sont les hémisphères de la croupe s'ouvrant sur l'anus». Bref, devant une si étrange créature, l'esprit reste songeur.

La-face-cachee-des-fesses_Arte_2.JPG

%ein kampf ? Pas besoin, on a notre identité nationale...

Il va être réédité en Allemagne. Enquête

Faut-il encore avoir peur de «Mein Kampf»?

Par Odile Benyahia-Kouider (Journaliste)

Le pavé nationaliste et antisémite d'Adolf Hitler, qui n'avait jamais été republié en Allemagne, tombera dans le domaine public en 2015. Sa prochaine réédition suscite un vaste débat outre-Rhin. Odile Benyahia-Kouider a enquêté

De notre envoyée spéciale à Berlin

mein_kampf_couv.jpg
L'idée donnera peut-être la chair de poule. A partir de 2015, les Allemands pourront acheter en toute liberté une nouvelle édition de « Mein Kampf » en allemand. Il ne sera plus nécessaire de se procurer la bible du national-socialisme rédigée par Adolf Hitler sur les marchés aux puces ou chez un bouquiniste, ni de la télécharger dans sa version anglaise. Il suffira d'aller sur Unter den Linden, les Champs-Elysées berlinois, qui aboutissent à la porte de Brandebourg, d'entrer dans l'un de ses immenses magasins de souvenirs où l'on trouve aussi bien des livres de recettes made in DDR, à côté d'une Trabant grandeur nature, que de grandes tables surmontées du panneau « IIIeme Reich ». Et là, entre le journal du philologue allemand Victor Klemperer, les souvenirs de Sebastian Haffner, la biographie de Hitler par Ian Kershaw, on pourra trouver des piles entières de « Mein Kampf ». Théoriquement.

Car les autorités allemandes veulent tout faire pour empêcher que le manifeste antisémite ne devienne un best-seller, comme cela fut le cas lors de sa réédition en Turquie (2005) et en Indonésie (2007). Cela risquerait de ruiner trois quarts de siècle d'efforts considérables pour travailler ce passé aussi douloureux que honni.

 

Lire la suite  : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091211/16392/faut-il-encore-avoir-peur-de-mein-kampf#

05:51 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

11 décembre 2009

Encore un qu'est pas content...

Par Gérard Mordillat, finaliste du prix du roman d'entreprise

Pourquoi je ne veux pas serrer la main de Xavier Darcos

Par Gérard Mordillat

On vous en touchait deux mots hier : Xavier Darcos remettra le 7 décembre prochain le premier «prix littéraire du roman d'entreprise». Parmi les trois finalistes de la sélection figure Gérard Mordillat, pour «Notre part des ténèbres» (Calmann-Levy). Aimerait-il être lauréat? Il répond pour BibliObs.com

 

 

«Je n'irai pas à la remise du prix, d'une parce que je suis dans les finitions de ma série «Les Vivants et les morts» (8x52' d'après mon roman pour France 2 et Arte) et de deux parce que je ne veux pas être dans l'obligation de serrer la main - même au titre de simple politesse - à un membre d'un gouvernement qui s'enorgueillit d'avoir un ministère du racisme et de la xénophobie, qui stigmatise les chômeurs comme des feignants et les salariés comme des privilégiés, qui taxe les indemnités des accidentés du travail etc, bref qui développe une philosophie facho-libérale que tout en moi réprouve, que tout en moi combat.

Quant au prix, je m'en passerai sans peine
Je suis hors de prix, c'est bien connu !
Vive la Sociale !

Mordillat.»
 

Les-Vivants-et-les-morts.jpg

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10 décembre 2009

Ah ça ira ça ira ça ira ! Les aristocrates à la lanterne !

 

 Qu'est-ce qu'il a voulu dire, notre Canto qui mâche pas ses mots? - notez que je serais de son avis, ça m'étonnerait pas...Vive Canto, l'abbé Pierre et Robespierre ! O.

Eric Cantona : "être français, c'est être révolutionnaire !"

Eric Cantona, invité à donner son point de vue sur le débat de l'identité nationale a estimé mardi qu'être français ce n'est pas "chanter la Marseillaise" mais "c'est d'abord être révolutionnaire" : "Etre français est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet ? Ca c'est être con! Je ne dis pas que chanter la Marseillaise c'est être con (...)  Etre français c'est être révolutionnaire, d'abord (...) On ne peut pas accepter tout ce qui se passe" Lire la suite l'article

 

Eric Cantona : "être français, c'est être révolutionnaire !"

Eric Cantona présentait son livre de photographies de personnes mal logées réalisé pour la Fondation Abbé Pierre

"On s'habitue à ce système, à ce qu'il y ait des gens dans la rue, à tout ce qu'on nous balance à la télé, à la manipulation des politiques, à leur bourrage de crâne, à s'abrutir. Il faut se battre contre nous-même, contre nos idées reçues, contre la facilité et arrêter de se dire que tout ça fait partie du décor".

Les bénéfices seront reversés intégralement à la Fondation Abbé Pierre.

 

http://fr.news.yahoo.com/45/20091208/ten-eric-cantona-etr...
 

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07 décembre 2009

Le style, c'est l'homme (Buffon)

16.11.2009

Turbulence 38- Henri Michaux et le style

À méditer par tous ceux qui croient que "le style, c'est l'homme" et par nous autres qui sommes engagés sur les chemins de l'écriture, cet extrait de Poteaux d'angle d'Henri Michaux:

"Le style, cette commodité à se camper et à camper le monde, serait l’homme? Cette suspecte acquisition dont, à l’écrivain qui se réjouit, on fait compliment? Son prétendu don va coller à lui, le sclérosant sourdement. Style : signe (mauvais) de la distance inchangée (mais qui eût pu, eût dû changer), la distance où à tort il demeure et se maintient vis-à-vis de son être et des choses et des personnes. Bloqué! Il s’était précipité dans son style (ou l’avait cherché laborieusement). Pour une vie d’emprunt, il a lâché sa totalité, sa possibilité de changement, de mutation. Pas de quoi être fier. Style qui deviendra manque de courage, manque d’ouverture, de réouverture : en somme une infirmité.

Tâche d’en sortir. Va suffisamment loin en toi pour que ton style ne puisse plus suivre."

 

http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2009/11/16/turbulence-38-henri-michaux-et-le-style.html

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Si on se faisait une toile ?

On pourrait aller voir un chef d'oeuvre : le Ruban blanc, de Michael Haneke, palme d'or au festival de Cannes. En voilà un qui ne l'a pas volée...Une remontée à la source du crime : pourquoi dans les années trente tout un peuple a-t-il emboîté le pas à un petit caporal inculte et brutal, qui l'a entraîné dans une tragédie mondiale, nous faisant frôler l'apocalypse ? Tentative de réponse dans l'examen  social, psychologique, humain de ce petit village allemand à la veille de la première guerre mondiale. Une série de crimes et d'attentats s'y commettent, sans qu'on sache jamais qui en est responsable... Le spectateur dispose de quelques indices, qui lui permettent d'avoir son idée... Mais on sait qui, historiquement, sera rendu responsable de tous les malheurs, et envoyé pour sa punition dans les camps d'extermination. Regard rétrospectif qui peut nous amener à un questionnement actuel : qui est responsable des troubles aujourd'hui ? La burqa et les minarets, c'est clair !
Haneke filme avec force, mais aussi avec une retenue, une pudeur extrêmes : la violence est indiquée, mais la caméra ne s'y vautre pas.Le spectateur est bouleversé, mais reste lucide et distant : il sait qu'il n'est pas impliqué dans ce tourbillon infernal, et en même temps qu'il n'est pas à l'abri, que les forces du mal peuvent à nouveau se déchaîner et l'atteindre, lui et ceux qu'il aime... C'est ce qu'on appelle la distanciation, un concept esthétique formulé par le grand Brecht. On est loin du bouleversement émotionnel et compassionnel que provoque constamment le mélodrame contemporain, pour lequel des foules qui pleurent ne réfléchissent pas, et ne contestent pas le pouvoir . Un film à voir absolument .O.


Une scène du film autrichien de Michael Haneke, "Le Ruban blanc" ("Das Weisse Band"), présenté en compétition au 62e Festival de Cannes.
LES FILMS DU LOSANGE
Une scène du film autrichien de Michael Haneke, "Le Ruban blanc" ("Das Weisse Band"), présenté en compétition au 62e Festival de Cannes.

Un village de l'Allemagne du Nord protestante, à la veille de la première guerre mondiale. D'étranges événements y surviennent, à propos desquels "bien des questions restent sans réponse", nous dit le narrateur, un ex-instituteur devenu vieux. Il ne faut pas compter sur le cinéaste (et auteur du scénario original) pour dissiper ces énigmes. Les épilogues en décryptage pédagogique à la Hercule Poirot n'ont pas droit de cité dans les films de Michael Haneke, qui tient à ce que le spectateur fasse sa propre lecture, qu'aucune interprétation ne lui soit dictée.

 

Lire la suite :http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2009/05/...


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06 décembre 2009

Ils sont hauts les gratte-ciels du Havre !

On croirait New york !O.

Lire l'article :http://www.lepoint.fr/culture/2009-12-05/roman-il-s-appelait-encore-france/249/0/401920

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Il s'appelait encore "France"

Par Sabrina Dufourmont

Il s'appelait encore

Le 3 février 1962, le France quitte le port du Havre en direction des États-Unis. Un événement national !

04 décembre 2009

J'emm...la reine d'Angleterre...!!!

Jeunesse intellectuelle turbulente et non-conformiste, dans une Angleterre qui sort à peine  de la pudibonderie victorienne... C'était juste avant la première guerre mondiale, la der des ders, et nous juste après on a eu le surréalisme... Lisez, le canular narré dans les premières lignes vaut le détour.O.
http://www.humanite.fr/2009-11-24_Cultures_Conversation-anglaise-autour-de-La-Piscine

Cultures -
Article paru
le 24 novembre 2009

culture

Conversation anglaise autour de La Piscine

À Roubaix, une exposition singulière retrace l’histoire du groupe de Bloomsbury autour de Virginia Woolf, Vanessa 
Bell, Duncan Grant ou encore John Maynard Keynes. Des artistes et intellectuels britanniques en liberté.

On peut commencer par un incroyable canular dans l’Angleterre de 1910. Le 10 février un certain Horace de Vere Cole envoie un télégramme au navire de guerre HMS Dreadnought, l’avertissant de la prochaine visite à son bord d’une délégation de la famille royale d’Abyssinie. Le navire, basé à Weymouth, va accueillir avec les honneurs la famille qui inspecte la flotte, distribue des décorations, échange des exclamations admiratives dans ce qui ressemble fortement à un latin de cuisine. Personne ne s’aperçoit que les six personnages se sont noirci la peau, que leurs costumes sont de pure fantaisie et qu’ils racontent n’importe quoi. La réussite du canular est telle que la Navy ne pourra en poursuivre les auteurs. Parmi ceux-ci, et c’est le piquant de l’affaire, Virginia Stephen, qui n’est autre que la future Virginia Woolf, son frère Adrian, le peintre Duncan Grant, futur compagnon de la propre sœur de Virginia Woolf, la peintre Vanessa Bell.

La farce est mémorable, en raison de son audace mais aussi parce qu’elle signe en quelque sorte les débuts d’une des belles aventures intellectuelles du XXe siècle autour d’artistes, d’écrivains ou même d’économistes comme le très célèbre John Maynard Keynes, une aventure connue comme celle du groupe de Bloomsbury et que La Piscine à Roubaix a décidé de faire découvrir.

Soit donc un jeune homme, Thoby Stephen et ses amis de Cambridge. Il a deux sœurs, Virginia et Vanessa, un jeune frère, Adrian. C’est autour des deux sœurs que va se constituer, à Londres, au 46 Gordon Square, une petite société, ouverte à tout ce qui se passe dans l’art de leur temps, et particulièrement en France. Les deux sœurs ne sont pas directement des militantes féministes mais elles sont des femmes libres, les hommes de leur entourage sont pour beaucoup d’une très grande liberté sexuelle. Keynes aura comme amant l’alpiniste George Mallory disparu en 1924 à l’assaut de l’Everest et dont le corps sera retrouvé en 1999, à quelques longueurs de corde du sommet. Ils ont de plus la guerre en horreur et sont pacifistes et objecteurs de conscience. Certains libéraux, d’autres d’inspiration socialiste. Un de leurs aînés, Roger Fry, va créer les ateliers Omega. Il s’agit, dans la continuité de William Morris et en parallèle avec en France l’art nouveau, avec le Bauhaus en Allemagne, de faire entrer l’art dans le quotidien. Roger Fry, qui fait découvrir en Angleterre le postimpressionnisme, sera le critique d’art le plus important de la scène anglaise. Vanessa Bell, pour être moins connue que sa sœur, est un grand peintre. Lytton Strachey l’un des membres les plus importants du cénacle, publie en 1918 une critique mordante du victorianisme, lequel, il faut s’en souvenir, avait envoyé Oscar Wilde en prison en 1895.

Le groupe toutefois, contrairement à d’autres à cette époque, ne peut être considéré comme une avant-garde. S’il a fait sens en Angleterre, c’est par la liberté et les œuvres de chacun. Sans doute se sont-ils inscrits en même temps et de fait dans une sorte de continuité d’une certaine intelligence britannique, de Thomas More à Lewis Carroll en passant par Swift, Byron, Shelley, qui tous à leur manière ont remis en cause l’ordre établi. D’où la tentation parfois, et en Angleterre même, de réduire Bloomsbury à une coterie d’oisifs excentriques. Une vieille ruse du conservatisme, esthétique, politique et social. Jusqu’au 28 février 2010.

Maurice Ulrich

Catalogue édité par Gallimard. 
260 pages. 39 euros.

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Encore Baudelaire...


Chanté par Jean-Louis Murat. Encore un zig qu'a pas sa langue dans sa poche, même si on souscrit pas toujours c'est quand même délectable !
Lire tout l'article :http://bibliobs.nouvelobs.com/20071017/1085/baudelaire-c-...
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Rencontre avec Jean-Louis Murat

Baudelaire, c’est extra

Par Fabrice Pliskin

Dans son nouvel album, le chanteur de «Cheyenne Autumn» entonne les vers du dandy toxique des «Fleurs du mal». Rencontre avec Jean-Louis Murat

murat.jpg
D.R.
Jean-Louis Murat
A l’heure où le haka triomphe au top sonneries, Jean-Louis Murat, berger mécontemporain, chante des poèmes des «Fleurs du mal» mis en musique par Léo Ferré. C’est son fils, Matthieu Ferré, qui l’a convaincu d’adapter ces maquettes inédites. Autodidacte lettré, fils de couturière, l’Auvergnat conte sa «divinidylle» avec Baudelaire, en vous fixant de ses yeux bleus de lesbienne parnassienne.

Un poète inéquitable

«Baudelaire est un poison. Je me suis laissé intoxiquer par sa poésie négative. L’époque va si vite qu’il n’y a rien de plus novateur que l’alexandrin. Alors, moi, je fais l’éboueur: je ramasse Baudelaire. Baudelaire, c’est le voyage intérieur qui finit dans la ténèbre, comme il dirait. Il ne croit plus à rien, éventuellement à la grâce. Il a un côté prêtre défroqué. Ce genre de comportement amène à des catastrophes collectives. Le dernier homme de Nietzsche a les deux pieds dans la merde et ne s’en rend pas compte. Baudelaire, c’est l’avant-dernier homme. Il est victime de son système nerveux. Souvent, il tombe dans une hystérie de rentier, à la façon des gens payés à rien foutre d’aujourd’hui. Il est très actuel. C’est un culbutos: il oscille sans cesse entre l’amour de soi, la rumination de soi, la haine de soi, de l’autre, du peuple.

Ni démocrate ni royaliste, il n’aime pas le peuple. Au XXIe siècle, plus personne n’aime le peuple: on ne se soucie que des téléspectateurs, des ceux-ci, des ceux-là, on découpe le saucisson et on n’a plus affaire qu’à des rondelles. Baudelaire n’aime guère le suffrage universel. Il faut le dédouaner: la première expérience de suffrage universel amène Napoléon III au pouvoir et accouche d’un tyran.»


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06:55 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

Poètes, vos papiers ! (des banknotes si possible)

Un bon poète est un Baudelaire mort

Par Grégoire Leménager

Triste paradoxe ; pendant que Robert Laffont gèle les éditions Seghers, au prétexte que la poésie n'est pas un secteur assez rentable, on apprend qu'une édition originale des «Fleurs du mal» (1857), dédicacée par Charles Baudelaire à Narcisse Ancelle, a battu des records ce mardi 2 décembre chez Drouot : elle s'est vendue 775.000 euros (c'est-à-dire 620.000 euros hors frais).

Charles-Baudelaire_Carjat_Yli-Sipa.jpg
(c)Yli/Sipa
Charles Baudelaire (1821-1867). Photographie de Carjat.

C'est mieux que chez Sotheby's en 2007, où une autre édition dédicacée était partie pour 560.000 euros, a raconté l'expert de la vente. Il avait de quoi se réjouir, si l'on en croit le résumé de l'Afp :

«Le total de la vente de 180 lots de lettres, livres et objets ayant appartenu ou ayant jalonné la vie de Baudelaire a rapporté au total 4.050.000 euros (également avec les frais), soit plus du double des estimations.»

S'est particulièrement distinguée la «lettre du suicide» datée du 30 juin 1845, dans laquelle le futur auteur du «Spleen de Paris» confiait à son conseiller judiciaire et ami Narcisse Ancelle être au bout du rouleau : «elle a atteint 225.000 euros, ce qui constitue également un record d'enchères pour une lettre du poète.»

On est content pour Baudelaire, qui n'a cessé de tirer le diable par la queue. En octobre 1852, il avouait au docteur Véron «dans quel insupportable cercle vicieux» il se trouvait «enfermé» : «trouver de l'argent pour en gagner».

Fleurs-du-Mal.jpg
Drouot
Exemplaire de Narcisse ANCELLE BAUDELAIRE Charles. Les Fleurs du Mal. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in-12 relié demi-basane vert foncé avec filets dorés sur les plats, dos à cinq nerfs, tête dorée. Edition originale.

La première publication des «Fleurs du mal», le 25 juin 1857 chez Poulet-Malassis, ne devait pas exactement arranger les choses : ce recueil conçu «avec fureur et patience», qu'il présentait à sa mère comme «revêtu d'une beauté sinistre et froide», et dont, effrayé par ses propres audaces, il avait in extremis «retranché un tiers aux épreuves», allait surtout lui rapporter, comme on sait, une condamnation pour offense à la morale publique. «Il n'a pas eu la vie qu'il méritait», résumait Sartre.

Lire la suite :
http://bibliobs.nouvelobs.com/20091202/16223/un-bon-poete-est-un-baudelaire-mort


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03 décembre 2009

Le Roman Nouveau est arrivé...

Sept propositions sur Alain Robbe-Grillet

Tel Quel N°2, été 1960



1953 : « Paraissait un étrange roman, Les Gommes, d’un auteur inconnu, Alain Robbe-Grillet, dont on disait qu’il était ingénieur agronome, ce qui étonnait. Deux ans plus tard, Le Voyeur allait déclencher un beau scandale. Paulhan, qui entretenait avec la maison d’édition issue de la Résistance, les Editions de Minuit, d’excellents rapports, l’avait soutenu pour le Prix des Critiques. Démissions dans le jury, articles qui prédisaient à l’auteur qui une chambre à Sainte-Anne, qui un procès en correctionnelle. De toute façon c’était un roman illisible ! »
Magazine littéraire n°402 Octobre 2001

Illisible, provocateur, des qualificatifs que l’on appliquera aussi à Philippe Sollers, celui de la « période expérimentale. » La fronde littéraire, la remise en cause des « acquis » : récit linéaire, psychologie et sentiments des personnages abondamment mis en avant jusqu’alors, Nathalie sarraute et Alain Robbe-Grillet avaient ouvert la voie.

1960 : Philippe Sollers qui a fait son entrée en littérature en 1958 vient de créer sa revue littéraire Tel Quel. Dès le numéro 2, il consacre un article en forme d’essai sur cette nouvelle forme d’écriture. Robbe-Grillet ne l’a pas encore théorisée dans son recueil Pour un Nouveau Roman, qui ne paraîtra qu’en 1963 et « agita longtemps le landerneau littéraire » ajoute Le magazine littéraire. Cet essai établit définitivement, pour la postérité, son rôle de chef de file du Nouveau roman, avec son centre de gravité aux Editions de Minuit et des écrivains tels que Nathalie Sarraute, Claude Simon et plus tard, Michel Butor.

 

 


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Un article de Sollers dans "Tel Quel".Lire tout l'article :http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=600

Photo historique : presque tout le "nouveau roman" est ici... Mais personne ne sait dire ce qu'est le nouveau roman. On peut décrire le roman selon Sarraute, selon Robbe-Grillet, selon Butor... Mais pas le "nouveau roman".O.

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Sartre-Camus, le match continue !

La brouille Sartre-Camus ! Une affaire qui ébranla le monde des idées au milieu du XXème siècle, et dont les vagues nous arrivent encore jusqu'en ce XXI ème naissant. A l'époque, adolescent, ma sympathie allait à Sartre et aujourd'hui je n'ai pas changé, même si avec le recul la naïveté du grand philosophe est devenue évidente. Dans un écrit récent, j'ai parlé de Camus comme d'un penseur "politiquement correct", et c'est vrai que ses livres n'ont pas empêché les conseils d'administration , leurs PDG et leurs actionnaires de dormir sur leurs deux oreilles , et de continuer leurs mauvais coup quand ils se réveillent. Mais d'autre part, l'engagement de Sartre dans la mouvance marxiste , puis dans un gauchisme juvénile, n'a pas été plus réaliste. A distance, on voit que les gesticulations intellectuelles ne modifient en rien le cours de l'histoire en train de se faire, avec le diable et son train. N'empêche que l'attentisme moralisant de Camus ne me plaît toujours pas.
 
Jean-Paul Sartre

 

 

Sartre, pour les lycéens et étudiants que nous étions, était considéré comme un vrai dieu de la philosophie. Mais c'est vrai que dans cette querelle il a manqué d'élégance !Camus, de son côté, avait un énorme succès avec des romans comme l'Etranger, La Peste... ( dans ce dernier livre, il fait un tableau détestable d'Oran, la ville de ma jeunesse... Ce pauvre algérois n'a manifestement pas d'atomes crochus avec mon petit peuple méditerranéen, coloré, exubérant, et je dirais qu'il n'y a rien compris !)

 

Sur le blog de Philippe Sollers un excellent dossier sur la querelle Sartre -Camus , même s'il penche du côté où le vent souffle...

 

http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=9...

 

 

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