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04 décembre 2009

Encore Baudelaire...


Chanté par Jean-Louis Murat. Encore un zig qu'a pas sa langue dans sa poche, même si on souscrit pas toujours c'est quand même délectable !
Lire tout l'article :http://bibliobs.nouvelobs.com/20071017/1085/baudelaire-c-...
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Rencontre avec Jean-Louis Murat

Baudelaire, c’est extra

Par Fabrice Pliskin

Dans son nouvel album, le chanteur de «Cheyenne Autumn» entonne les vers du dandy toxique des «Fleurs du mal». Rencontre avec Jean-Louis Murat

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D.R.
Jean-Louis Murat
A l’heure où le haka triomphe au top sonneries, Jean-Louis Murat, berger mécontemporain, chante des poèmes des «Fleurs du mal» mis en musique par Léo Ferré. C’est son fils, Matthieu Ferré, qui l’a convaincu d’adapter ces maquettes inédites. Autodidacte lettré, fils de couturière, l’Auvergnat conte sa «divinidylle» avec Baudelaire, en vous fixant de ses yeux bleus de lesbienne parnassienne.

Un poète inéquitable

«Baudelaire est un poison. Je me suis laissé intoxiquer par sa poésie négative. L’époque va si vite qu’il n’y a rien de plus novateur que l’alexandrin. Alors, moi, je fais l’éboueur: je ramasse Baudelaire. Baudelaire, c’est le voyage intérieur qui finit dans la ténèbre, comme il dirait. Il ne croit plus à rien, éventuellement à la grâce. Il a un côté prêtre défroqué. Ce genre de comportement amène à des catastrophes collectives. Le dernier homme de Nietzsche a les deux pieds dans la merde et ne s’en rend pas compte. Baudelaire, c’est l’avant-dernier homme. Il est victime de son système nerveux. Souvent, il tombe dans une hystérie de rentier, à la façon des gens payés à rien foutre d’aujourd’hui. Il est très actuel. C’est un culbutos: il oscille sans cesse entre l’amour de soi, la rumination de soi, la haine de soi, de l’autre, du peuple.

Ni démocrate ni royaliste, il n’aime pas le peuple. Au XXIe siècle, plus personne n’aime le peuple: on ne se soucie que des téléspectateurs, des ceux-ci, des ceux-là, on découpe le saucisson et on n’a plus affaire qu’à des rondelles. Baudelaire n’aime guère le suffrage universel. Il faut le dédouaner: la première expérience de suffrage universel amène Napoléon III au pouvoir et accouche d’un tyran.»


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06:55 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

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