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30 novembre 2009

Il est devenu célèbre...

Eric-Raoult_Capman-Vincent_Sipa.jpg
(c)Capman/Vincent/Sipa
Eric Raoult





 Pourquoi cette fronde universelle contre Eric Raoult?
 Par Jérôme Garcin 
 
http://bibliobs. nouvelobs. com/20091127/ 16136/pourquoi- cette-fronde- universelle- contre-eric- raoult
 
  Je comprends mal cette fronde universelle contre Eric Raoult. Le député jovial de l'UMP a toujours été un homme mesuré et raffiné. Il a traité autrefois Edith Cresson de «vulgaire femme de poissonnier»? Il adore décréter le couvre-feu dans sa bonne ville du Raincy? Il souhaite le rétablissement de la peine de mort? Il condamne l'homoparentalité ? Il soutient le régime de Ben Ali et applaudit l'expulsion de Tunisie des journalistes français trop irrespectueux? Et alors? 

  Même son texte, qui a provoqué l'hallali, sur Marie NDiaye, a été mal compris. Il priait seulement la lauréate du prix Concourt de la fermer. Mais jamais il n'a demandé qu'on l'emprisonne à la Santé. On voit par là qu'il demeure un gentleman. Il ajoutait qu'il convient de toujours respecter «la cohésion nationale, l'image de la France et surtout le chef de l'Etat». La vérité est que sa tirade était beaucoup trop nuancée pour être franche.
  Car ce «devoir de réserve», dont Raoult est l'héroïque garant, les anciens ministres de Sarkozy sont en train de le piétiner sauvagement. Bernard Laporte dégomme Rachida Dati, Kouchner et tous les députés dans «Un bleu en politique» (Presses de la Cité); Yves Jégo casse François Fillon dans «15 mois 5 jours» (Grasset); et on attend le livre larmoyant de Christine Boutin, qui a le bon goût de comparer son éviction du gouvernement à un crash aérien. Sans compter Nathalie Kosciusko-Morizet, encore secrétaire d'Etat, qui s'en prend à de mystérieux «crapauds fous» dans l'énigmatique «Tu viens ?» (Gallimard). A côté, la polémiste Marie NDiaye, c'est Soeur Sourire. 
  Ce sont donc ces immenses politiques, devenus de très grands écrivains, que visait Eric Raoult en proclamant : «Le droit d'expression ne peut devenir un droit au règlement de comptes personnel.» Et si Frédéric Mitterrand défend son «estimable ami» du Raincy, c'est parce qu'il est devenu, lui qu'on a connu si bavard, un troublant adepte du devoir de réserve.

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Andy Warhol  a dit que n'importe qui peut être célèbre pendant un quart d'heure. En voilà un qui a bien réussi, même si c'est en décrochant la palme du ridicule. Au passage, on aura appris qu'il est un excellent ami de Frédéric Mitterrand.. . Dis-moi qui tu hantes...O.

27 novembre 2009

La vérité de l’existence, c’est l’existence, n’est-ce pas ?

Shoshana Rappaport-Jaccottet | La rêverie du voyageur

http://remue.net/spip.php?article3373

Ce texte inédit inaugure Milonga, en cours d’écriture.
Lire d’autres textes de Shoshana Rappaport-Jaccottet.


 

Pour vous plus que Cher

La vérité de l’existence, c’est l’existence, n’est-ce pas ?
(Dans les roses le temps se joue, / Devant le muet de plaisir)

Il nage avec le courant luisant.

Voilà enfin admis l’essai de savoir..., comme la tentative de connaître, comme l’essai vrai (dans le monde), et partant, — attendu porté par son souci d’inachèvement, par ce monde-ci, dès lors spacieusement tourné vers une pensée en mouvement, une certaine, probable qui doute : c’est une pensée résolument ouverte sur le monde, d’emblée.
En effet.
Rien de grave si donc « pas d’autre sol que la pensée dans la langue : l’écriture ».
Et ensuite, en scribe averti, main leste pouvoir simplement une fois ce sol fondé à être, s’élancer sans tristesse, sans remords vers.
Ou faire la roue joyeusement, ou mimer la moue de l’enfant, qu’elle vienne à la chair ronde et rebelle !

À la frontière, nous remplissons encore nos mains de terre.
(Dans une Ombre à libre ceinture / Que le temps est près de saisir.)
Terra incognita
dirais-je sans sourciller, a rare, oui. Vers l’absente, hors d’atteinte, vers le présent accessible, lui.
(On la voyait, auparavant tout à coup gaie sans joie, et triste sans chagrin, et comment ne le serait-elle pas ?)

Incertitude sans prétérition. Certes, présente, libre de chérir, désormais chérie au point doré sans périr, rien n’est encore dans tel souffle aérien ni.
Ni ... Alors, cela :
« Meravigliosa creatura », les dieux envient la sagesse de la pierre, celle du sable, on le sait « l’innocence a besoin du sable et des pierres ». Bon. Ténébreuse affaire, loin de la chasse à courre, loin des aguets, loin enfin des murs : qu’est-ce qui peut durer ? (Il arrive que des fleurs poussent sur des rochers, qu’elles s’immiscent lentement, doctement dans tels interstices sibyllins, qu’elles profitent de la tendresse de la roche, de sa densité poreuse, pour s’éployer silencieusement.) Comme si une main créatrice avait introduit dans le chaos qu’on suppose originel la possibilité d’un ordre. Euh, l’ordre passe le temps ? Et cetera ? Et quoi ? Le parfum, un cantique des cantiques que ce parfum aux degrés, pavoisé l’odeur dream on, since you’re gone.
Je vous veux, oui. Vous veux comme vous voudrez. Sans possessif, sans contrainte, sans préceptes aucuns.
Il nage avec le courant luisant. Il s’approche, et tremble.
Loin de Dresde, enivré il éprouve le désir irrésistible, lancinant, premier de se baigner.
Contractuelles adéquations de l’éveil promis, telle demeure émouvante non contractuelle ancrée dans le vif du sujet, et l’aubade à venir.



Copyright Shoshana Rappaport-Jaccottet
Paris, dimanche 20 septembre 2009

25 novembre 2009

Jacques Dupin, poète de la fracture

Jacques Dupin
Descriptif

"DUPIN Jacques (né en 1927). Cofondateur en 1966 de la revue L’Ephémère avec Yves Bonnefoy, Paul Celan, Louis-René des Forêts, André du Bouchet, Michel Leiris et Gaëtan Picon, Jacques Dupin occupe une place majeure dans la poésie contemporaine dont son œuvre reflète depuis un demi-siècle les questionnements et les métamorphoses. Son écriture, d’une intensité souvent éprouvante et déconcertante, apparaît dominée par toutes les déclinaisons de la rupture."

Valéry Hugotte, extrait de l’article du "Dictionnaire des écrivains de langue française" (Larousse, 2001)


tableau : Francis Bacon, "Portrait of Jacques Dupin", 1990



Articles

après la parution de Coudrier, un entretien avec Jacques Dupin dans l’Humanité

Le poème en version bilingue, traduit en anglais par Paul Auster.

Les balises de Dupin sont clignotantes. Elles sont erratiques, s’éteignent pour s’allumer plus loin, changent de têtes. Elles ne se maîtrisent pas. Elles naissent pour se déplacer. Emmanuel Laugier

La lumière s’adresse, se fraie un accès au monde par la parole lorsque cette parole fonde, immense mobile, immense exclamation, le seul royaume possible, fût-il immensément vide...

 

http://remue.net/spip.php?rubrique90

un entretien entre Valéry Hugotte et Jacques Dupin pour la revue "Prétexte".

 

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24 novembre 2009

Tentative d'épuisement...

 Tentative d'épuisement d'un lieu parisien de Georges Perec. 

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Ce lieu : la place Saint Sulpice, bien connue des chalands du "Marché de la Poésie", et donc du petit groupe fondateur de la Micronésie Poétique, qui s'y sont retrouvés en... en... laissez, je vais retrouver la date, et même des photos.

Perec y est venu trois jours de suite en se donnant pour consigne de noter tout ce qu'il voyait . TOUT. Tentative d'épuisement. Perec est un maître de cette figure , la liste, l'énumération, l'accumulation. L'invité du Louvre, ces jours-ci, Umberto Eco, qui a choisi ce thème, ne l'a pas oublié.

Voici le début :

 

> Tentative d'épuisement de Tentative d'épuisement d'un lieu parisien de Georges Perec.
> ____________ _________ _________ __
>
> Il y a beaucoup de choses place Saint-Sulpice, par exemple : une mairie , un hôtel des finances , un commissariat de police , trois cafés dont un fait tabac, un cinéma, une église à laquelle ont travaillé Le Vau , Gittard , Oppenord , Servandoni et Chalgrin et qui est dédiée à un aumônier de Clotaire Il qui fut évêque de Bourges de 624 à 644 et que l'on fête le 17 janvier, un éditeur , une entreprise de pompes funèbres, une agence de voyages, un arrêt d'autobus , un tailleur, un hôtel , unefontaine que décorent les statues des quatre grands orateurs chrétiens ( Bossuet , Fénelon , Fléchier et Massillon ) , un kiosque à journaux, un marchand d'objets de piété , un parking, un institut de beauté, et bien d'autres choses encore.
> Un grand nombre, sinon la plupart, de ces choses ont été décrites inventoriées, photographiées, racontées ou recensées. Mon propos dans les pages qui suivent a plutôt été de décrire le reste : ce que l'on ne note généralement pas, ce qui ne se remarque pas, ce qui n'a pas d'importance : ce qui se passe quand il ne se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des nuages .
> >
> > 
> 1
> >La date :18 octobre 1974
> >L'heure   10 h. 30
> >Le lieu   Tabac Saint-Sulpice
> Le temps : Froid sec.  Ciel gris.  Quelques éclaircies.
> > 
> Esquisse d'un inventaire de quelques-unes des choses strictement visibles :
> >- Des lettres de l'alphabet, des mots « KLM » (sur la pochette d'un promeneur), un « P » majuscule qui signifie « parking » « Hôtel Récamier », « St-Raphaël », « l'épargne à la dérive », « Taxis tête de station », « Rue du Vieux-Colombier », «Brasserie-bar La Fontaine Saint-Sulpice », « P ELF », «Parc SaintSulpice ».
> >- Des symboles conventionnels : des flèches , sous le « P » des parkings, l'une légèrement pointée vers le sol, l'autre orientée en direction de la rue Bonaparte (côté Luxembourg ), au moins quatre panneaux de sens interdit (un cinquième en reflet dans une des glaces du café).
> >- Des chiffres : 86 (au sommet d'un autobus de la ligne no 86, surmontant l'indication du lieu où il se rend : S aint-Germain- desPrés ) , 1 (plaque du no 1 de la rue du Vieux-Colombier ), 6 (sur la place indiquant que nous nous trouvons dans le 6e arrondissement de Paris).
> >- Des slogans fugitifs : « De l' autobus , je regarde Paris »
> >- De la terre : du gravier tassé et du sable.
> >- De la pierre : la bordure des

Lire le texte intégral :http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/auteurs/perec/saint-sulpice.html

James Ensor, un génie de la comédie humaine

Artiste-peintre belge, James Ensor a adheré aux mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle. Il a laissé une œuvre expressionniste et originale. James Ensor, L'Intrigue, 1890, Huile sur toile, 90 x 150 cm.

Artiste-peintre belge, James Ensor a adheré aux mouvements d'avant-garde du début du XXe siècle. Il a laissé une œuvre expressionniste et originale. James Ensor, L'Intrigue, 1890, Huile sur toile, 90 x 150 cm. Musée Royal des Beaux Arts, Anvers
Jusqu'au 4 février 2010, le musée d'Orsay propose une exposition de plus de 90 tableaux, dessins et gravures du Belge James Ensor (1860-1949), l'un des maîtres du modernisme en peinture.
Lire " Hanté par ses démons",un article de Véronique Prat :

02:04 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

23 novembre 2009

Umberto nous étonne toujours...

Umberto Eco a la passion des listes.

Le bric-à-brac d'Eco

Par Grégoire Leménager et Bernard Géniès

Alors qu'il sera le mois prochain le grand invité du Louvre, l'auteur du «Nom de la rose» publie un bouquet d'énumérations richement illustré qui donne le tournis

remy-de-la-mauviniere-ap-sipa.jpg
Remy de la Mauvinière-AP-Sipa

C'est le degré zéro de l'écriture : la liste. «La forme d'écrit la plus naturelle à l'homme», a noté Charles Dantzig avant d'en dresser l'inventaire sur 800 pages dans son « Encyclopédie capricieuse du tout et du rien ». Liste de mariage ou catalogue de bibliothèque, rien n'est plus plat. C'est un amas de choses qui n'ont même pas toujours grand rapport entre elles : pain, nouilles, beurre salé, dentifrice, cigarettes ; de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand... Rien de plus bête, et pourtant Umberto Eco n'a «pas hésité une seconde» quand le Louvre l'a invité à coorganiser un vaste cycle « de conférences, expositions, lectures publiques, concerts et autres projections » (1) : il a choisi « l'énumération, c'est-à-dire la liste ».

L'essai richement illustré qu'il publie à cette occasion est un stupéfiant cabinet de curiosités, un capharnaüm qui tient de l'étude théorique, du beau-livre et de l'anthologie des textes les plus embouteillés de la littérature occidentale. Car Eco en a collectionné, des morceaux de bravoure : les 350 capitaines de la flotte grecque cités par Homère ; la litanie des saints qui figure dans votre missel ; une ode au mot «couillon» dans «le Tiers Livre» ; la «Tentative d'épuisement d'un lieu parisien» réalisée par Perec le 18 octobre 1974 à 10h30 au Tabac Saint-Sulpice ; des poèmes de Prévert, Villon ou Rimbaud bourrés d'anaphores et d'asyndètes.

 

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091015/15290/le-bric-a-brac-deco

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22 novembre 2009

Chez nos amis belges...

Scène SLAM
http://www.mplf.be/agenda/evenement.php?id=581






Scène slam animée par enV.I.E.S., un collectif créé en 2008 par des habitués des scènes slam : 8 poètes montois d’âges et d’horizons divers, soucieux de pérenniser le slam dans la cité du Doudou. Une saison plus tard, le succès est au rendez-vous, au vu du nombre sans cesse croissant de participants (sur scène et dans la salle) et de l’ambiance chaleureuse et familiale qui se dégage des rencontres poétiques mensuelles. La recette : enV.I.E.S. ! Envie d’écrire, d’accueillir, d’écouter, de partager, avec pour maître mot la convivialité.





© GG-collectif enV.I.E.S.


Les scènes sont organisées sous forme de « tournoi », des notes étant attribuées à chaque poète par 5 membres du public. 3 minutes par poète, pas de déguisement, pas d’accessoire, pas de musique : les règles sont simples. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le but n’est pas de gagner (la devise du slam n’est-elle pas "le meilleur slameur ne gagne jamais" ?), juste de proposer un spectacle vivant, dynamique et de qualité, auquel chacun participe. C’est ainsi que le public est invité à essayer d’influencer (gentiment) les juges…

Outre l’animation des scènes slam proprement dites, le collectif a une philosophie basée sur la convergence des disciplines artistiques : enV.I.E.S., c’est avoir envie, rester en vie, mais aussi la rencontre de la Voix, de l’Image et du Son. Aux côtés des poètes Fleur, RachelmaRachel, Revolution Hair, Effel, Alain de l’ombre et Professeur V, on trouve en effet parmi ses membres un photographe (GG) et un musicien (Whisperz). De quoi ouvrir bien d’autres horizons. L’aventure continue !


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Le Centre Culturel Régional de Dinant organise prochainement 1 atelier Slam comprenant 16H00 d'ateliers étalées sur 2 WE en décembre et janvier avec une restitution tout public le 13 février.
Atelier uniquement sur inscription : 082/21.39.39 - dominique.theys@ccrd.be
de 15 à 25 ans - 13 places disponibles
Cette formation est entièrement gratuite.
Plus d'infos...

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20 novembre 2009

Agnès Varda

Oscars : le documentaire d'Agnès Varda candidat aux nominations

AFP

Oscars : le documentaire d'Agnès Varda candidat aux nominations

Le documentaire "Les Plages d'Agnès" d'Agnès Varda, récompensé par un César en février dernier, est l'un des quinze films candidats aux nominations à l'Oscar du meilleur documentaire. C'est ce qu'a annoncé mercredi l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma.

L'autoportrait de la réalisatrice de "Sans toit ni loi" est l'un des rares films non américains de la pré-liste sélectionnée par l'Académie parmi les 89 films qui lui avaient été soumis. "Burma VJ", un documentaire danois sur la répression des grandes manifestations de 2007 en Birmanie, et le film britannique "Mugabe et l'Africain blanc", qui retrace le procès intenté par un fermier blanc au président du Zimbabwe, font également partie des candidats à la prestigieuse statuette.

Pour le reste, les Etats-Unis dominent largement la sélection, avec notamment "The Cove, la baie de la honte", un film-choc encensé par la critique sur un massacre annuel de dauphins dans une ville côtière japonaise. "Valentino, the last emperor", consacré au grand couturier italien, ou "Food, Inc", portrait au vitriol de l'industrie agroalimentaire américaine, sont également parmi les candidats. Les nominations seront annoncées le 2 février prochain et la cérémonie des Oscars aura lieu le 7 mars, au théâtre Kodak à Hollywood.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-19/cinema-oscars-le-documentaire-d-agnes-varda-candidat-aux-nominations/249/0/396595

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A propos, Agnès Varda présente une oeuvre intéressante à la Biennale, et Escandille l'a beaucoup aimée. Tu nous fais un petit compte rendu, Escandille? O.




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18:11 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

On n'arrête pas de l'embaumer...

Sarkozy: Albert Camus au Panthéon, un

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Bruxelles que "ce serait un symbole extraordinaire" de "faire entrer Albert Camus au Panthéon", un demi-siècle après la mort accidentelle du prix Nobel de littérature.

 

http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-19/sarkozy-albert-c...

 

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Culture ou cuisine pré-électorale ? Quand les sondages sont au plus bas, on cherche quoi se mettre comme coussin sous le derrière .... Un écrivain politiquement correct, ça ne mange pas de pain...O.


 
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02:27 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

18 novembre 2009

Après l'amour, toujours, venait la peine...

Sous le pont Mirabeau, coulent des nouvelles...

Par Fabrice Gaignault, publié le 17/11/2009 à 15:02 - mis à jour le 17/11/2009 à 18:12
 

Apollinaire, Salinger, Annie Saumont. Un poète et deux nouvellistes qui paraissent en poche.

Il s'était donné pour devise "J'émerveille" et passa sa trop courte vie à habiller d'or et de rêves les mots qui couraient sous sa plume. Juste retour des choses, Guillaume Apollinaire, le plus grand poète français du XXe siècle avec Aragon, a aujourd'hui droit à un merveilleux Découvertes Gallimard signé Laurence Campa. Cet homme blessé à la guerre de 14 et qui mourut de la grippe espagnole, traversa son existence à la manière d'un somnambule qui aurait avancé hors des contingences de son temps. Il aima la peinture et en parla comme personne, la poésie dont il brisa les règles vieillottes, et les femmes dont il s'éprenait au premier regard sans être la plupart du temps payé en retour. Mais cette assiduité aux rôles d'amoureux malheureux lui donna des ailes pour faire jaillir toute la beauté du monde. La chanson du mal-aimé est en ce sens une splendeur indépassable. Ce petit ouvrage nous rend le poète dans sa singularité, avec sa tête ample et son regard triste, au milieu de ses amis de bohème et d'ailleurs, parmi ses dessins, ses calligrammes, ses photos, et ses mots comme ceux-ci : "Adieu Adieu il faut que tout meure"...

 

Apollinaire. La poésie perpétuelle par Laurence Campa, 128 p., Découvertes/Gallimard, 13.90 euros.

 

Lire la suite  :

 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/apollinaire-la-poesi...

 

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17 novembre 2009

Lautréamont bouge encore !

Lautréamont best-seller !

publié le 16/112009 à 14:41 - mis à jour le 17/112009 à 09:44

 

Réunissant ses oeuvres complètes, le recueil posthume est un succès commercial.

Sorti il y a un mois et demi, le volume de la Pléiade consacré à l'auteur des Chants de Maldoror a fait un tabac : 7 000 exemplaires imprimés, 5 000 vendus. Un score inhabituel pour de la poésie, surtout si l'on songe que Lautréamont n'avait pas vendu un seul livre de son vivant.

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  Et si on rappelle que la Bien-Pensance patentée et décorée l'a réduit au silence pendant un demi-siècle ( ce sont les surréalistes qui l'ont ramené au jour...) il y a de quoi doublement fêter ça...

  A propos, qu'en pense aujourd'hui la Bien-Pensance? Et qui sont les Lautréamont d'aujourd'hui ? ( ne demandez pas la réponse à Philippe Sollers, ce papiste ...) O.


 

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18:05 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

Ton ombre est notre lumière...

  • Livre: Enquête sur Edgar Allan Poe
  • Auteur: Georges Walter
  • Editeur: Phébus

Dans l'ombre d'Edgar Poe

Par Tristan Savin (Lire), publié le 01/07/2009

 

2009 marque le bicentenaire de la naissance de l'auteur des Histoires extraordinaires, salué par plusieurs publications. Une biographie et un essai permettent de redécouvrir le poète célébré par Baudelaire et Mallarmé. Et deux romans, en forme d'hommage, démontrent que le génie foudroyé continue de faire des émules.

Le 3 octobre 1849, on trouvait un homme inanimé sur un trottoir de Baltimore, Maryland. Détail étrange, il portait des vêtements trop grands pour lui. Transporté à l'hôpital, il y succombait quatre jours plus tard, d'un mal inexpliqué.

On identifia la victime: le journaliste Edgar Poe, né à Boston en 1809, orphelin adopté par un riche esclavagiste de Virginie, John Allan, qui l'abandonna à son sort dès sa majorité. Ainsi, toute sa vie, l'infortuné Edgar «Allan» Poe fut en butte à un destin semblant s'acharner contre lui. Sa mort ne lui apporta pas plus de paix. Quatre personnes seulement assistèrent à ses funérailles, expédiées, sous la pluie. A peine enterré, il se trouva couvert d'opprobre par la presse nationale. On lui reprochait ses moeurs dissolues, son mauvais caractère et des textes trop noirs. On n'évoquait jamais un grand écrivain mais un être dépravé, alcoolique et drogué. «On décida de lui dédier un cénotaphe de granit et de marbre, mais ce ne fut que vingt-six ans plus tard», précise Georges Walter, auteur d'une Enquête sur Edgar Allan Poe, poète américain, rééditée à point nommé pour le bicentenaire du génie. Cette biographie, exemplaire, s'ouvre sur une carte du ciel à la naissance d'Edgar Poe, «prédisposition» zodiacale ainsi légendée: «presque toutes les planètes se trouvent sous l'horizon».

Ainsi naissait le prototype du poète maudit, auquel ses livres rapportèrent à peine trois cents dollars. «Frère spirituel» de Baudelaire, «ingénieur des lettres» pour Valéry, «cas littéraire absolu» selon Mallarmé, l'auteur du Corbeau devint, au regard de l'histoire des lettres, le grand maître du fantastique, l'inventeur du récit policier, le précurseur du roman scientifique, le rénovateur du conte, l'annonciateur de la psychanalyse. Pas moins. D'abord auteur de poèmes «cosmiques» inspirés des romantiques anglais, Poe a 18 ans quand paraît son premier recueil. Son seul roman, Les aventures d'Arthur Gordon Pym, sort en 1838, amputé du dernier chapitre par l'éditeur, et se solde par un échec. A 30 ans, il accouche d'un nouveau chef-d'oeuvre, La chute de la maison Usher. En 1841, devenu rédacteur en chef, enfin libre de publier ses propres textes, il connaît la période la plus faste de sa vie et livre quantité de contes et de nouvelles. Parmi eux, Double assassinat dans la rue Morgue marque la naissance d'un genre: l'enquête policière, reprise avec un succès retentissant par ses disciples d'outre-Atlantique, Gaston Leroux, Conan Doyle et Agatha Christie.

Indigent, il inonde les journaux de ses histoires courtes
Dans son essai Avec Poe jusqu'au bout de la prose, Henri Justin nous éclaire sur l'oeuvre à travers une minutieuse analyse des textes - hélas peu didactique pour le néophyte. Ce spécialiste, déjà auteur de Poe dans le champ du vertige (1991), apporte également des précisions sur la vie de l'artiste maudit. Selon lui, «Poe se voulut poète». Il écrivait lui-même que «Edgar A. Poe» aurait dû s'écrire «Edgar, a Poet». Mais il manquait une lettre... Empêtré dans un lyrisme souvent morbide, il passe au conte, «persuadé que le poétique veille au coeur de toute littérature». Toujours en mal d'argent, il inonde les journaux de ses histoires courtes et aborde de nouveaux genres: comique, satirique, dramatique, merveilleux scientifique. Traumatisé par la disparition de sa jeune épouse, il vit dans l'indigence. Jusqu'à sa fin tragique, à seulement quarante ans. Georges Walter nous en apprend plus sur les circonstances de sa mort: «Aucune plainte ne fut déposée qui provoquât une enquête policière.» Pourtant, tout laisse penser qu'il fut dévalisé, sinon enivré et drogué, «voire l'un et l'autre», poursuit le biographe. Quand Poe arriva à Baltimore, une campagne électorale battait son plein. Or, la technique des agents électoraux de l'époque «consistait à neutraliser leurs proies avec un mélange de whisky et de narcotique pour les traîner de bureau de vote en bureau de vote». Selon un journaliste présent, cette méthode avait «dépassé la mesure» cette année-là... Mais dans la bonne société conservatrice du Maryland, «le crime, aux yeux de plus d'un, prit figure de juste châtiment». Pourtant, selon Henri Justin, «Poe ne prit jamais d'opium» (contrairement à une idée répandue) et, probablement diabétique, ne supportait pas l'alcool. Qu'importe la vérité: sa réputation fut salie par une génération de gens de lettres haineux, jaloux de son talent et il fallut un demi-siècle pour démasquer les mensonges. Walter avance une raison: «Il fallait expliquer la bizarrerie de l'oeuvre par l'immoralité de l'auteur.»

L'écrivain américain Matthew Pearl, déjà remarqué pour son formidable Cercle de Dante (Robert Laffont, 2004), a eu l'heureuse idée de poursuivre l'enquête, de manière romanesque. Il se base sur les nombreux mystères entourant la fin misérable du poète: pourquoi passe-t-il la soirée à Baltimore alors qu'il se rendait pour affaires à New York? Pour quelle raison la maison où il s'est rendu ce jour-là a-t-elle brûlé? Et qui est ce Reynolds dont le nom revient sans cesse au cours des délires de l'écrivain à l'hôpital?

Le héros de Pearl, jeune avocat admirateur de l'oeuvre de Poe, assiste par hasard à l'enterrement. Peu de temps avant, le poète l'avait chargé de prendre sa défense contre les calomniateurs. Décidé à réhabiliter la mémoire du «Sauveur de la littérature américaine», Quentin Hobson Clark entreprend des recherches, malgré les menaces d'un inconnu aux airs de fantôme et les sages conseils de son entourage bourgeois. La folie dont on accuse son écrivain modèle s'avère contagieuse. Il délaisse sa future épouse, abandonne la clientèle de son cabinet. Et n'hésite pas à se rendre à Paris pour retrouver le chevalier Dupin. Seul le plus célèbre détective de l'époque - héros de plusieurs histoires de Poe - peut l'aider à résoudre l'énigme.

Utiliser un personnage imaginaire pour enquêter sur la disparition de son créateur - par ailleurs père du roman policier -, il fallait oser! Le talentueux Pearl tient sa promesse. Diablement mené, ensorcelant dès les premières lignes, L'ombre d'Edgar Poe baigne dans une brume inquiétante, digne des Histoires extraordinaires.

Fabrice Bourland a eu une idée similaire. Avec La dernière enquête du chevalier Dupin, court roman historique écrit dans le style de l'époque, on retrouve l'ancêtre de Sherlock Holmes, chargé d'un cas tout aussi mystérieux: celui d'un autre poète, retrouvé pendu dans une ruelle: Gérard de Nerval. Les écrivains maudits n'ont pas fini de hanter leurs lecteurs.

http://www.lexpress.fr/culture/livre/dans-l-ombre-d-edgar...

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16 novembre 2009

Albert Camus

Albert Camus, portrait total  

Mohammed Aïssaoui
12/11/2009 | Mise à jour : 12:10
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Les mille facettes d'Albert Camus,dont les succès déchaînèrent souvent la haine de ses pairs.
Les mille facettes d'Albert Camus,dont les succès déchaînèrent souvent la haine de ses pairs. Crédits photo : ©Rue des Archives/Tal

Le récit «Les derniers jours de la vie d'Albert Camus» et un dictionnaire révèlent comment l'écrivain était considéré de son vivant.

Ce devait être une bonne nouvelle, ce prix Nobel de littérature attribué en 1957 à Albert Camus. Ce fut l'apogée de la plupart de ses problèmes : jalousé, détesté, moqué, l'auteur de L'Étranger mourra moins de trois années plus tard, le 4 janvier 1960, dans un accident de voiture.

On se souvient du mot de Sartre quand il apprit que Camus avait été récompensé : «C'est bien fait !» Et ce n'était pas le pire des commentaires. Dans la revue Arts, le ton fut plus cruel : «En décernant son prix à Camus, le Nobel couronne une œuvre terminée.» Rappelons que Camus avait alors quarante-quatre ans, et qu'il fut, et qu'il est toujours, le plus jeune lauréat français du prix Nobel de littérature. D'autres avaient écrit, et qui plus est dans son ancien journal Combat, que «les petits pays admirent les parfaits petits penseurs polis ». Ce ne sont là que quelques exemples d'une revue de presse édifiante que l'on peut découvrir dans la postface de l'ouvrage de José Lenzini. Il a déjà écrit trois livres sur Albert Camus, mais cette fois, il consacre son récit aux derniers jours de son auteur fétiche : c'est un angle très instructif qui nous rappelle que, contrairement à ce que l'on peut imaginer aujourd'hui, son existence était loin d'être un long fleuve tranquille. Décidément, il est toujours intéressant de voir comment un écrivain entré dans la postérité était considéré par ses pairs de son vivant.

 

L'âme du spectacle

Dans Les Derniers Jours de la vie d'Albert Camus, José Lenzini mêle un peu de fiction aux indications historiques et à des propos tenus ou écrits par l'écrivain et dramaturge. Sa trame principale est le silence de la mère de l'auteur du Mythe du Sisyphe - une taiseuse, légèrement malentendante et illettrée. On se demande si toutes ces blessures, ces vexations subies par Camus à Paris - surtout à Paris - ne lui avaient pas donné envie de retrouver le silence. Ne disait-il pas : « J'appris tout de suite qu'une balle ne vous arrivait jamais du côté où l'on croyait. Ça m'a servi dans l'existence et surtout dans la métropole où l'on n'est pas franc du collier… » Sa position sur l'Algérie, son dernier livre, L'Homme révolté, son opposition à la peine de mort ne lui avaient pas fait que des amis. C'est tout cela que montre en une centaine de pages, mais de manière forte et précise, José Lenzini. Impossible de ne pas être ému quand on lit que l'écrivain aurait pu éviter l'accident mortel s'il avait pris le train comme il était prévu. On y découvre également un Camus tenté par une carrière d'acteur.

«Acteur», c'est justement l'un des premiers mots définis dans le Dictionnaire Albert Camus établi sous la direction de Jeanyves Guérin, avec le soutien d'une soixantaine de professeurs, d'historiens et d'écrivains. À la question : à qui devez-vous votre plus grande satisfaction, l'auteur de Caligula avait répondu : «Aux acteurs. À l'acteur, qui est le principal, le principe, l'âme incarnée du spectacle.» Ce dictionnaire se révèle être un outil précieux. C'est un travail considérable où tout est passé en revue, aussi bien les œuvres (y compris celles moins connues comme ces Silences de Paris, une pièce radiophonique datée de 1948 et diffusée le 30 avril 1949) que les hommes ou les auteurs ayant un lien avec l'auteur de La Peste. C'est rare de voir en un seul ouvrage les mille facettes de Camus : l'écrivain, le dramaturge, le penseur, le journaliste, le citoyen et, surtout, l'homme. Un portrait total.

«Les derniers jours de la vie d'Albert Camus» de José Lenzini, Actes Sud, 143p., 16,50 €.

«Dictionnaire Albert Camus» sous la direction de Jeanyves Guérin, Robert Laffont/ Bouquins, 976p., 30€.

 

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/11/12/03005-20091112ARTFIG00478-albert-camus-portrait-total-.php

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14 novembre 2009

A Lyon, encore...

Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon...
Les modernes s’exposent au musée des Beaux-Arts

10 octobre 2009 - 15 février 2010


Présentation de l'exposition par Sylvie Ramond,
Directeur du musée et commissaire de l'exposition (vidéo 2'08'').


Le musée des Beaux-Arts conserve une très riche collection d’œuvres du XXe siècle. La collection est aujourd'hui présentée au public dans les salles d’expositions temporaires et complétée par des prêts extérieurs. Près de 200 œuvres témoignent des grands mouvements artistiques du XXsiècle. Certaines pièces, méconnues du public, longtemps conservées dans les réserves, sont aujourd'hui visibles.

 

Agrandir l'image
Francis Bacon, Etude pour une corrida, n°2 (c) / Photo RMN Ojéda-Le MageThe Estate of Francis Bacon / Adagp Paris 2009

La collection d'œuvres modernes du musée des Beaux-Arts de Lyon illustre la plupart des grands mouvements de l’art moderne :

- Le fauvisme (Dufy, Marinot, Marquet)

- Les avant-gardes russe et allemande (Gontcharova, Larionov, Jawlensky)

- Le cubisme (Gleizes, La Fresnaye, Hayden, Survage) réunis autour du Violon de Braque (1911). D’autres artistes sont particulièrement bien représentés tels que Suzanne Valadon, Utrillo, mais aussi Bonnard, Vuillard, Chagall ou Dufy.

- La figuration réaliste entre les deux guerres forme un autre centre d’intérêt de la collection : Picasso avec une série de natures mortes des années 40, dont Le Buffet du Catalan (1943), et Matisse avec Jeune Femme en blanc, fond rouge (1946) occupent une place de choix.

- L’abstraction française non géométrique des années 50 et 60 : Bazaine, Manessier, Le Moal, Bryen, Geer et Bram van Velde, ainsi que Maria Helena Vieira da Silva et de Staël. Premier tableau de l’artiste à avoir été acquis par un musée français, le Paysage Blond de Dubuffet (1952) fait écho aux compositions abstraites d’Atlan, Debré et Tàpies.

Le legs exceptionnel de l’actrice Jacqueline Delubac, en 1997, a fait entrer au musée un ensemble d’œuvres de Braque, Léger, Dufy, Fautrier, Hartung, Lam, Victor Brauner, Dubuffet, Bacon… qui constituent désormais le noyau phare de cette collection. Au sein de cette donation domine la Femme assise sur la plage (1937) de Picasso.

Agrandir l'image
Henri Matisse, Modèle allongé, robe blanche, 1946, musée des Beaux-Arts de Lyon (c) Succession Henri Matisse

Depuis, mentionnons le legs d’André Dubois, qui enrichit en 2005 la section du cubisme.

Cet accrochage de la collection d’art moderne du musée sera complété par :
- des prêts de fondations (Dubuffet, Hartung),
- de la collection de la Société Générale,
- de galeries (galerie Louis Carré, galerie Louise Leiris),
- de familles d’artistes (Bissière, Lardera et Germaine Richier)
- et de collectionneurs particuliers (Atlan, Rebeyrolle).


Durant l’exposition, des travaux de réaménagement sont programmés dans les espaces d’exposition permanente que les œuvres regagneront dès le printemps 2010.

Commissariat de l’exposition Sylvie Ramond, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, conservateur en chef du patrimoine et Laurence Berthon,

11:35 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

Vous voulez voir un politicien zélé?

Regardez tout en bas !

 

Quel «devoir de réserve» pour Marie NDiaye?

Bernard Pivot répond à Eric Raoult: «Le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France»

Par Grégoire Leménager

C'est la dernière trouvaille d'Eric Raoult, on vous en touchait deux mots dès hier ; dans une question écrite à « M.le ministre de la culture et de la communication », le député UMP de Seine-Saint-Denis demande à Frédéric Mitterrand de rappeler à Marie NDiaye qu'elle doit, en tant que lauréate du prix Goncourt 2009, observer un « devoir de réserve » pour « respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays ». Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt, lui répond sur BibliObs.com

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(c)Pol-Emile/Sipa
Bernard Pivot

BibliObs.- Quelle a été votre première réaction en découvrant le texte de cette question écrite ?

Bernard Pivot.- Je ne vois pas très bien où Monsieur Eric Raoult est allé chercher ce « devoir de réserve » qu'il a inventé de toutes pièces. Il n'existe aucun précédent à ma connaissance dans l'histoire du Goncourt.

Il invoque quelque chose qui n'a jamais existé, n'existe pas et, grâce à Dieu, n'existera jamais. Pas plus pour les lauréats du Goncourt que pour ceux du Nobel, auxquels il est arrivé parfois de tenir des propos très engagés. Le discours de Camus, en 1957, avait par exemple fait couler beaucoup d'encre... Mais un lauréat dit ce qu'il veut, et n'engage en rien l'Académie qui l'a couronné.

BibliObs.- La façon dont il en appelle à l'autorité de Frédéric Mitterrand a-t-elle un rapport avec les statuts juridiques qui sont ceux de l'Académie Goncourt, laquelle a notamment la particularité d'avoir été reconnue « d'utilité publique » par le président de la République dès 1903, mais aussi d'être « soumise au contrôle de deux ministères, celui de la Culture et celui de l'Intérieur » ?

B. Pivot.- Cela n'a rien à voir. Tutelle étatique ou pas, il n'est nulle part inscrit dans les statuts de l'Académie Goncourt qu'elle aurait à choisir des auteurs n'affichant qu'une neutralité inodore et incolore. Le choix se fait en fonction de la qualité d'un roman, sans se soucier des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de son auteur.

En revanche, il est certain que le Goncourt lui offre une tribune : certains en profitent pour prendre des positions dans le débat public, d'autres pas. Chacun fait évidemment ce qu'il veut sur ce point. Là encore, c'est comme pour le Nobel. Cela doit être très clair : chaque lauréat a la pleine et entière liberté de s'exprimer comme il l'entend. Et j'imagine que les autres membres du jury auraient la même réaction que moi. Si on se mettait à choisir des écrivains pour telle ou telle opinion, le fantôme d'Edmond de Goncourt viendrait nous tirer les oreilles pendant notre sommeil...

 

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(c)Lydie/Sipa
Marie NDiaye à son arrivée chez Drouant, ce lundi 2 novembre 2009.

BibliObs.- Pas question pour vous, donc, de dire ce que vous pensez des propos de Marie NDiaye ?

B. Pivot.- Je n'ai pas à les commenter, je sortirais de mon rôle. En tant qu'académicien Goncourt, je dois rester absolument neutre. Si un lauréat tenait des propos tombant sous le coup de la loi, ou contraires aux bonnes mœurs, la situation serait différente, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Marie NDiaye a tenu des propos politiques qui n'engagent qu'elle, et pas l'Académie, ni la France. Le Goncourt n'est pas la voix de la France.

 

BibliObs.- Il n'empêche que l'an passé, déjà, le lauréat du Goncourt avait pris position contre l'expulsion de réfugiés afghans... Peut-on parler de choix engagés de la part de votre jury ?

B. Pivot.- Non, je le répète, ce sont des choix littéraires. Il se trouve par hasard que le lauréat 2008 est un Afghan venu s'installer en France, et que la lauréate 2009 est une Française née en France, d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère bretonne je crois. Mais loin de nous l'idée de couronner des auteurs issus de l'immigration, ce serait absurde ! Le point commun, c'est qu'Atiq Rahimi faisait lui aussi le portrait d'une femme puissante dans « Syngué sabour ». Alors si vous voulez, oui, le Goncourt aime les femmes puissantes.

BibliObs.- Que devrait être selon vous la réaction de Frédéric Mitterrand, puisque c'est lui qu'interpelle Eric Raoult, en lui demandant « ce qu'il compte entreprendre en la matière » ?

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(c)Capman/Vincent/Sipa
Eric Raoult

B. Pivot.- Il va sans doute être difficile à Frédéric Mitterrand de traiter par le dédain la question de M. Eric Raoult, qui m'a l'air d'être un député influent. Mais je ne vois pas bien ce qu'il peut dire d'autre que ce que je viens de répondre. Il ne peut répondre que comme s'il était lui-même membre de l'Académie Goncourt [NdlR : d'ordinaire membre du jury Médicis, Frédéric Mitterrand n'a pas participé aux délibérations cette année, et s'en abstiendra tant qu'il exercera ses fonctions rue de Valois].

BibliObs.- Vous semblez presque amusé par cette affaire. Elle n'est donc pas inquiétante à vous yeux ?

B. Pivot.- Non, je prends cela à la rigolade plus qu'au tragique. Monsieur Eric Raoult n'a tout de même pas demandé qu'on aille arrêter Marie NDiaye à Berlin pour la mettre en prison. On voit surtout que cet homme ne connaît vraiment rien au milieu littéraire.

 

(On l'appelle "la Voix de son Maître".O.)

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091110/15816/bernard-pivot-repond-a-eric-raoult-le-laureat-du-goncourt-nest-pas-la-voix-de-la-fran

13 novembre 2009

Borges, ombre et lumière...

Jorge Luis Borges : la parole universelle


Un aveugle éclairé ou la lucidité aveuglée ?
Par Cristina Castello

« J'ai senti dans la poitrine un battement douloureux, / j'ai senti la soif qui m'embrassait »
J. L. Borges, in « L’Immortel »


Jorge Luis Borges est une métaphore de lui-même. C'est l'un des écrivains les plus éminents du XXe siècle et un emblème de sa patrie argentine, où tous le nomment mais peu l'ont lu. Enfant prodige, il a vécu son enfance habillé en petite fille par sa mère, qui l’appelait l’ « inutile » et le « malheureux».

Son érudition a peu de parangons. A-t-il été si flamboyant pour découvrir la sacralité de la vie, comme pour écrire ? Ou la lucidité a-t-elle abîmé cette partie de l'esprit où il est écrit que rien de ce qui est humain ne devrait être étranger ?

Peu d'artistes sont autant aimés que détestés. Et on entend : les vers de Borges sont sacrés, mais sa bouche fut incontinente. Il a qualifié Federico García Lorca de « poète mineur », et de la même manière, il a honoré les poètes de la Génération Espagnole du XXVIIème ; il ne s’est pas interdit d’attaquer Julio Cortázar ; de Cent ans de solitude, de García Márquez il a dit : « C’est un joli titre, non ? ». Il a été implacable avec Charles Baudelaire, s’est acharné contre Pierre Corneille, –auteur de « Le Cid » – et contre Isidore Ducasse (le Comte de Lautréamont).
Pire : au rythme de chaque gorgée de son thé anglais, il a qualifié Arthur Rimbaud d' « artiste à la recherche d'expériences qu'il n'a jamais obtenues », et a sauvagement rejeté André Breton, puissance d'imagination et de poésie. C’est trop, Mister George.

Lire la suite : http://poesiedanger.blogspot.com/search/label/Cristina%20Castello

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L'art, l'amour, la mort...

"Ohne Titel", une oeuvre de Jörg Immendorff, une des pièces maîtresses de l'exposition Deadline

Par Suliane Favennec

http://www.lepoint.fr/guide-sorties/2009-10-26/exposition-deadline-ou-l-approche-de-la-mort/2017/0/389129

Cette exposition est consacrée à certaines oeuvres "tardives" de douze artistes internationaux : Absalon, Gilles Aillaud, James Lee Byars, Chen Zhen, Willem de Kooning, Felix Gonzalez Torres, Hans Hartung, Jörg Immendorff, Martin Kippenberger, Robert Mapplethorpe, Joan Mitchell, Hannah Villiger. Conscients de la mort imminente, en raison de la vieillesse ou de la maladie, ces artistes ont intégré dans leur travail l'urgence de l'oeuvre à achever et le dépassement de soi.

Jörg Immendorff, artiste néo-expressionniste allemand, mouvement appelé aussi les "nouveaux fauves", était atteint de la maladie de Charcot au moment de sa création "Ohne Titel" (Sans titre) en 2006. Il s'agit d'une huile sur toile de 150 x 180 cm.

Regardez "Ohne Titel", analysé par la commissaire de l'exposition Odile Burluraux.





Deadline jusqu'au 10 janvier, musée d'Art moderne. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Nocturne le jeudi jusqu'à 22 h. Informations : 01 53 67 40 00. Site Internet : www.mam.paris.fr

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09:45 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2009

Pour une poignée de dollars...

Une sérigraphie d'Andy Warhol de la série des "Dollar Bills" a été adjugée pour 43,76 millions de dollars (29,16 millions d'euros) mercredi lors d'une vente aux enchères chez Sotheby à New York. Lire la suite l'article

Le montant atteint par "200 One Dollar Bills" (1962), plus de quatre fois son estimation, est le deuxième prix le plus élevé jamais atteint pour une oeuvre du peintre new-yorkais.

La vente, consacrée à l'art contemporain, a atteint au total 134,4 millions de dollars, commissions comprises. Des records ont été atteints pour plusieurs artistes comme Jean Dubuffet.

Tobias Meyer, responsable de l'art contemporain chez Sotheby, a estimé que ce résultat montrait qu'"après une année sans (...), les collectionneurs se remettent à acheter".

Christopher Michaud, version française Jean-Stéphane Brosse

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et "le Dormeur du Val" a été adjugé pour 100 millions de dollars. Info ou intox ?.O.

10:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Elle est bien, cette petite...

Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, a souhaité mercredi que le ministre de la Culture mette un terme à la polémique liée à ses propos sur Nicolas Sarkozy. Lire la suite l'article

 

 

L'écrivain récompensé le 2 novembre par le plus prestigieux prix littéraire français vit à Berlin depuis deux ans et a dit que son départ de France tenait "en grande partie" à l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Le député UMP Eric Raoult a fustigé mardi ces propos et interpellé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand dans une "question écrite", invoquant un devoir de réserve des lauréats du Goncourt.

Le devoir de réserve n'existe pas pour les lauréats du prix Goncourt selon Bernard Pivot, membre du jury.

Marie Ndiaye a confirmé mercredi ses propos.

"Je ne regrette pas une seconde" de les avoir tenus, a-t-elle dit sur France Info. "Je les maintiens absolument."

Quant à Frédéric Mitterrand, "il serait bien qu'il nous donne son avis sur le droit de réserve que devraient avoir les écrivains et qu'il mette un point final à cette affaire qui est quand même assez sotte", a-t-elle ajouté.

Dans l'entretien en question, publié l'été dernier par les Inrockuptibles, l'auteur de "Trois femmes puissantes" déclarait être partie "juste après les élections en grande partie à cause de Sarkozy".

"Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité...", avait-elle ajouté.

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20091111/tts-france-ndiaye-pol...
 

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00:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

11 novembre 2009

Dessine-moi un village...

Katerina SEDA

 

Née en 1979 à Brno, République Tchèque.
Vit et travaille à Prague.

Les interventions de Katerina Seda sont autant d’expériences de vie. Intéressée par les modes de communication qui légifèrent les relations entre membres d’une même communauté, elle met en oeuvre des protocoles d’échange qui rendent les relations humaines qu’elles suscitent d’autant plus poignantes.

 

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Une artiste dont l'oeuvre est particulièrement intéressante. Présente à la Biennale de Lyon. Présentation et commentaire sur ArtPoésieMouvement  http://fr.groups.yahoo.com/group/Arts_Poesie_Mouvement/?y...

12:50 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)