09 novembre 2009

Et en plus, elle est canon !

Pas de surprise chez Drouant. La victoire du jour

Le Goncourt 2009 pour Marie NDiaye (et le Renaudot pour F. Beigbeder)

Par Grégoire Leménager

12h45 chez Drouant, et pas de surprise: Didier Decoin vient d'annoncer que le Goncourt  2009 allait à Marie NDiaye, récompensée pour «Trois femmes puissantes» (Gallimard), tandis que le Renaudot allait à Frédéric Beigbeder, le Renaudot essai à Daniel Cordier, et le Renaudot poche à Hubert Haddad pour «Palestine» (le Livre de poche).

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BALTEL/SIPA
Marie NDiaye est née à Pithiviers en 1967. Découverte par Jérôme Lindon, elle est l’auteur d’une douzaine de livres, dont « Rosie Carpe », « la Femme changée en bûche », « la Sorcière » ou « Hilda ». Elle vit à Berlin

Une nette victoire pour l'auteur de «Trois femmes puissantes», puisque le prix lui a été décerné au premier tour de scrutin, par cinq voix contre deux à Jean-Philippe Toussaint, et une à Delphine de Vigan. Dommage pour eux, dommage pour Laurent Mauvignier, qui aurait lui aussi fait un beau lauréat avec «Des hommes» (Minuit). Mais il fallait bien que quelqu'un sorte gagnant, et Gallimard sait y faire pour décrocher des prix Goncourt. Marie NDiaye n'a cependant rien usurpé, elle dont le roman, qui s'est déjà discrètement vendu à 140.000 exemplaires, dresse avec pudeur, intelligence et sensibilité, le portrait de trois femmes humiliées.

Un an après le succès d'Atiq Rahimi, ce n'est pas seulement une réponse à ceux qui considèrent qu'un grand débat sur l'identité nationale s'impose d'urgence ; c'est aussi une façon pour les jurés Goncourt de marquer quelques points sur ceux qui préfèrent récompenser d'illustres inconnus en manque de visibilité médiatique.

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091102/15645/le-goncourt-2009-pour-marie-ndiaye-et-le-renaudot-pour-f-beigbeder

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Renvoi d'ascenseur...


En baisse

Le sur-Moix de BHL

Par David Caviglioli

Quand Bernard-Henri Lévy voit Franck Dubosc mal déguisé en Tarzan dans une jungle en plastique, il appelle ça «le spectacle le plus impressionnant qu'il nous soit donné de voir ces jours- ci». Ca méritait bien une pleine page dans « le Point » : BHL a consacré la sienne au «Cinéman» (voir p. 126) de Yann Moix - qui selon lui «fera date».

BHL.jpg
Baltel/Sipa

Il a aimé l'histoire de cette princesse retenue prisonnière dans des films médiocres. Elle lui rappelait peut-être Arielle Dombasle dans « le Jour et la Nuit », l'inoubliable navet qu'il avait signé en 1996. Parmi les choux gâtés qu'il avait alors reçus à la figure, il y avait eu un chou-fleur : il était signé Yann Moix. Dans « l'Evénement du jeudi », le réalisateur de « Podium » avait été un des seuls à célébrer ce « magnifique hommage » que BHL rendait à « la littérature, au théâtre, au cinéma... ». Il n'a pas eu affaire à un ingrat.

 

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Un philosophe est né...

Un philosophe est né...
...
Lun 9 Novembre 2009, 5 h 43 min 49 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Voir le contact
À : PROSES@yahoogroupes.fr

Lu dans le «Canard enchaîné»

David Douillet n'aime pas les «tapettes»

Par Sylvie Prioul

Merci au « Canard enchaîné » d'avoir lu pour nous les ouvrages publiés par le judoka et aujourd'hui député UMP des Yvelines, David Douillet. Sous le titre « David pas Douillet pour les "tapettes" », cet article permet de bien saisir la pensée de cet ami de Bernadette Chirac avec laquelle il récolte chaque année les pièces jaunes.

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Son œuvre comprend deux textes fondamentaux : une autobiographie, simplement intitulée « L'Ame du conquérant », et un essai au titre beigbederien, « 110% », dans lequel il donne 18 clés pour devenir un champion de la vie.

Les citations que notre confrère a sorties des deux ouvrages s'organisent autour de deux grands thèmes. Tout d'abord la place des femmes dans la société. David Douillet aimerait bien les voir retourner à leurs foyers et à leurs fourneaux, qu'elles n'auraient jamais dû quitter :

« J'ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs ». Il faut dire que pour lui « c'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d'élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas hasard ».

Quant à ses consœurs judokettes, elle feraient bien selon lui de quitter les tatamis : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. »

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Après ces fortes déclarations, il se croit obligé de préciser : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. » Ça c'est viril ! Il a tenté de se rattraper - après tout les homos votent aussi - en expliquant que les « tapettes » étaient dans son esprit « les hommes qui ne s'assumaient pas »...

Second thème de réflexion, le travail, et là, tenez-vous bien : ce n'est pas jusqu'à 65, pas jusqu'à 70, pas jusqu'à 75 ans qu'il va falloir travailler... mais jusqu'au bout, comme autrefois : « On travaillait plus dur et surtout plus longtemps, du plus jeune au grand âge, et du lever au coucher du soleil, hormis le jour du Seigneur. » C'est le travailler plus et tout le temps! Mais est-il bien cohérent avec lui-même? Lors de son élection en octobre, il déclarait sur i-Télé : « Les électeurs ont compris qu'ils avaient affaire à quelqu'un qui veut s'investir à 100% et qui va être en permanence sur le terrain ». Seulement 100% ? 110%, ce serait mieux.

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