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23 octobre 2009

Fermeture...pour cause de vacances

Une petite semaine sans vous, amis lecteurs et lectrices. A bientôt.O.

08:53 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (0)

21 octobre 2009

poésie grecque contemporaine

Les "musiques" de Ritsos"


Yannis RITSOS (1909-1990) : Le Centenaire

Les "musiques" de Ritsos
Conférence par Michel Grodent


Photo : APPR
Né à Monémvassia (sud du Péloponnèse) et décédé à Athènes, Yannis Ritsos est (avec Odysséas Elytis et Georges Séféris) l’un des trois "grands" de la génération des années ’30, auteur d’une œuvre prolifique et quelque peu paradoxale en ce qu’elle s’inscrit à la croisée de la tradition la plus rigoureuse et de la modernité la plus radicale.
Son centenaire, célébré à Athènes, est l’occasion rêvée de faire le point sur la poétique néo hellénique et sur les relations qu’elle a nouées avec la chanson par l’intermédiaire de compositeurs savants comme Mikis Théodorakis.


En prélude à la réception de remise des prix du "4e Concours de Poésie par SMS" ainsi qu'en parallèle à l'inauguration du "Na-Mur", la Maison de la Poésie vous propose :


Photis Ionatos (guitare–chant), accompagné par Stélios Manoussakis (bouzouki), interprètera quelques chants extraits de deux recueils des plus populaires de Ritsos : Epitaphios et Grécité sur des musiques de Mikis Théodorakis, ainsi qu’un chant mis en musique par l’interprète, extrait du cycle poétique La Cité Insoumise.

Ancien rédacteur au journal Le Soir de Bruxelles auquel il continue à collaborer pour des articles littéraires, Michel Grodent est également traducteur du grec moderne.

http://www.mplf.be/agenda/evenement.php?id=586
 Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

20 octobre 2009

Chez nos amis belges...

Actualités poétiques... Cette semaine !
...
Mar 20 Octobre 2009, 10 h 18 min 02 s
De :
MPLF <info@maisondelapoesie.be>
...
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À : jotapil@yahoo.fr


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À NAMUR

" Rétrospective de l’œuvre du poète
et académicien belge Jacques Crickillon "


Mercredi 21 octobre dès 19h
Vernissage de l'exposition de ses peintures suivi du spectacle
"La Ballade de Lorne Lorna Lherne"

Jeudi 22 octobre dès 19h
Table ronde critique autour de son œuvre suivie de la projection
du docufiction "Les 9 Cercles"


Plus d'infos...

***

" Ulysse, errant dans l'ébloui "

Vendredi 23 octobre à 20h


Monique Dorsel
donnera une lecture intégrale
de l'oeuvre récente du poète Éric BROGNIET
Plus d'infos...

***

Les " Musiques " de Ritsos
Samedi 24 octobre à 11h
En prélude à la remise des prix du 4e Concours de Poésie par SMS
ainsi qu'en parallèle à l'inauguration du Na-Mur
Sur invitation

*******************************

À PARIS

" Poésie is not dead "
L'association Poètes dans la Ville invite 21 poètes internationaux
pour 3 soirées de lecture-performance
Plus d'infos...

***

" KobaLt #4 "
HENOKIA présente 8 performances autour de FISSION
anthologie poétique en chaîne. Poésie, corps, danse, video, musique improvisée...
Plus d'infos...

*******************************


+++ Découvrez en images nos derniers évènements...
http://www.mplf.be/galerie/index.php


+++ Sources : Nouvelle chronique en ligne

Anne-Marie Derèse, Des pendus de brume ; par Roland Ladrière.
http://www.mplf.be/chronique/chronique.php?id=272

Maison de la poésie et de la langue française Wallonie -Bruxelles  http://www.maisondelapoesie.be
Le site de la maison de la poésie est hébergé et a été créé par Cyber-web.be


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Nobel de littérature

Le prix Nobel de littérature décerné à Herta Müller

Alors que l’on pensait les américains Joyce Carol Oates et Philip Roth grands favoris de ce prix Nobel 2009, la nomination de l’allemande Herta Müller peut apparaître comme une surprise.

Alors que l’on célèbre les vingt ans à la fois de la chute du mur de Berlin et de la fin du régime de Ceausescu, le sacre de cet écrivain née dans une famille souabe germanophone de Roumanie et aujourd’hui berlinoise semble au contraire particulièrement opportun. Succédant à J.M.G. Le Clézio, Herta Müller est d’abord une romancière de la résistance, dont l’oeuvre a souvent été censuré dans son pays d’origine, refusant de se soustraire et ceci jusqu’à aujourd’hui à la dictature. La Convocation (éd. Métailié), le dernier de ses livres traduits en français, évoque ainsi le parcours d’une ouvrière brimée par la Securitate, milice secrète roumaine, pour avoir envoyé en Italie un appel à l’aide brodé sur un drapeau. Ce prix Nobel est aussi révélateur d’un retournement : Herta Müller vient d’être nommée citoyenne d’honneur de sa commune natale, Nitchidorf, quelques heures à peine après avoir reçu son prix à Stockholm. Elle est aussi une sans-patrie, dont «l’intensité de la poésie et la franchise de la prose » se situent entre deux pays et plusieurs langues, un langage construit dans l’isolement et l’exigence d’un vocabulaire ôté des « concepts violés et souillés de la dictature». L’écrivain fait en cela partie de cette « Weltliterature », littérature monde, un monde dont le coeur s’est excentré, et qui dépasse en cela sans doute les luttes nationales du Prix Nobel. Herta Müller, enfin, est un auteur encore méconnu en France. Seuls trois de ses livres ont été traduits : hormis La Convocation, vous pouvez trouvez au Seuil Le renard était déjà chasseur et L’homme est un grand faisan sur terre, publié chez Gallimard. Cette dernière maison d’édition devrait palier à ce manque en publiant l’an prochain son dernier ouvrage, Atemschaukel, qui s’intitulera en français La balançoire du souffle.

18 octobre 2009

Ascenseur pour l'échafaud

De Juliette Gréco à «We Want Miles»

Le Paris de Miles Davis

Par Bernard Loupias

En 1949, Miles Davis découvre la France. Coup de foudre, prolongé aujourd'hui par une expo, des livres et un coffret monstre, précisément l'année du cinquantenaire de « Kind of Blue »

 

 

 

Ce 8 mai 1949, le Festival international de Jazz de Paris propose une affiche en or massif, avec Charlie Parker, Sidney Bechet et le quintet codirigé par le pianiste Tadd Dameron et Miles Davis, le trompettiste dont tout le monde parle. Il faut dire qu'à 23 ans ce brillant jeune homme, beau comme un astre, a déjà joué avec Parker, le dieu du be-bop, et vient d'inventer le jazz cool. « C'était mon premier voyage à l'étranger, et il a changé à jamais ma vision des choses, écrira Miles Davis dans son autobiographie. J'adorais être à Paris, j'adorais la façon dont on me traitait. [...] C'est là que j'ai rencontré Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso et Juliette Gréco. Je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie. »

 

En quelques jours, ce jeune Noir américain découvre un sentiment de liberté inédit et tombe éperdument amoureux d'une jeune «existentialiste», Juliette Gréco, qui le lui rend bien : « Elle m'a appris ce que c'était d'aimer quelqu'un d'autre que la musique. Juliette a probablement été la première femme que j'aie aimée comme un être humain, sur un pied d'égalité. » Miles adore Paris, mais il a besoin de New York. De cette ville sous haute tension et de l'incroyable concentration de talents qu'elle abrite. Rester en France ? Fors l'amour qu'il porte à Juliette Gréco, autant demander à un cantaor de flamenco de quitter l'Andalousie pour le Groenland.

 

Il reviendra à Paris sept ans plus tard, en 1956, pour une tournée européenne où il sera accompagné par le trio de René Urtreger, un tout jeune pianiste parisien de 22 ans. Miles tombe encore amoureux, cette fois de Jeanne de Mirbeck, la soeur d'Urtreger, qui, un an plus tard, traînera son amant à une projection d'un film encore en chantier. Il en improvisera la musique d'une traite dans la nuit du 4 au 5 décembre : la légende d'« Ascenseur pour l'échafaud », de Louis Malle, vient de naître.

We-want-Miles.jpg

 

Un géant de la musique. Et dire que je l'ai vu sur scène ! yen a qu'ont dla veine, tout dmême !

lire la suite :

http://bibliobs.nouvelobs.com/

00:33 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

17 octobre 2009

Je pense, donc je suis

 
 

 


La chronique de Cynthia Fleury

De la contemporanéité philosophique
Invité dans l’agora médiatique, Paul Virilio s’émouvait récemment du retour en force des « grands penseurs », Darwin, Marx en tête. Pensons contemporain(s) diantre !, semblait-il nous dire, car il est vrai que le paradigme de cognition ouverte dans lequel nous sommes correspond en peu de points à celui des siècles précédents. Ce réquisit de la pensée présente n’est en rien bien sûr antinomique du retour de nos aînés ou de nos cadets du siècle dernier. Une revisite de ses « moments philosophiques » s’avère donc régulièrement nécessaire. D’où le dernier ouvrage de Frédéric Worms (1) qui réinvente le genre de l’histoire philosophique, à mi-chemin entre l’essai, le manuel et le recueil.

Le territoire est restreint à la France mais tout territoire philosophique est universel et dans l’excès de ses limites. D’autant que l’histoire philosophique française s’organise comme « rien d’autre que (des) relations, ouvertes, tendues, entre des oeuvres singulières. On ne peut donc, on ne doit comprendre ces relations que d’une manière elle-même ouverte. » Moments constitués d’oeuvres qui dialoguent… et de figures majeures parfois occultant l’héritage de leur pensée : « On parle du structuralisme, écrit Frédéric Worms, de l’existentialisme, du spiritualisme, mais on se souvient de Bergson, de Sartre, de Deleuze. Ces derniers sont-ils des exceptions, des météores ? Il semble qu’en France, plus qu’ailleurs, la netteté des figures qui marquent chacun de ces moments, qui les incarnent dans leur singularité, ait masqué leur fécondité et leur diversité mêmes. » Cette histoire de la philosophie sera donc « relationnelle ». Paul Virilio décrypte l’histoire philosophique contemporaine comme celle de la cinétique et de l’énergétique. Une entéléchie quelque peu dévoyée tout de même. Il a, lui aussi, ses propres figures, le charbon, le pétrole, l’atome. 3 axes, 3 temps où l’énergie a déstructuré l’espace-temps et de facto la métaphysique.

De son côté, Frédéric Worms recense également trois moments principaux : le « moment 1900 », des environs de 1890 à ceux de 1930, avec en topique majeure le problème de l’esprit ; le moment de la « Seconde Guerre mondiale », des années 1930 aux années 1960, avec en exergue la question de l’existence ; enfin, le « moment des années 1960 jusqu’au tournant des années 1980 », avec la notion de structure. D’où le fait, par exemple, que le « moment 1900 ne consiste pas en France dans un spiritualisme vague et aussitôt périmé » car autour du problème de l’esprit « se rattachent et se distinguent profondément des oeuvres comme celle de Bergson, philosophe de la vie, de la conscience, de l’intuition, et celle de Brunschvicg, philosophe de la science, de l’intelligence et du concept, source chacune d’une des lignes principales qui traverseront le siècle ». On dira la même chose, poursuit Frédéric Worms, de l’existentialisme, « traversé non seulement de tensions internes (par exemple entre Sartre et Merleau-Ponty) mais aussi de problèmes qui le relient à des doctrines apparemment sans rapport avec lui (la philosophie des mathématiques de Cavaillès, du vivant de Canguilhem, de la nécessité chez Simone Weil, parmi d’autres) ».

Passons le moment bergsonien - on se rappelle l’excellent Choc Bergson, la première édition critique écrite par Frédéric Worms -, moment qui fut quasi instantanément normatif, inaugural, repéré comme « classique » avant même d’avoir réellement existé. Bergson venait d’être à peine publié que déjà s’extasiait Péguy (« C’est notre Descartes, notre Kant »), et que la ronde des commentateurs fameux commençait, Le Roy, Thibaudet, Chevalier, Jankélévitch… -, et venons-en au moment conclusif, plus humaniste que français où l’auteur s’interroge sur la dialectique juste à formuler entre l’homme, l’héros et le philosophe, comment venant elle-même clore le moment de la Seconde Guerre mondiale. La philosophie serait-elle la problématisation de la distance qui les distingue ? Le philosophe a-t-il besoin du héros ? Le héros du philosophe ? Car la question du héros « est à chaque moment de l’histoire une sorte de question limite, qui révèle les dimensions métaphysiques et moèrales singulières dudit moment ». Et quid de l’homme ? Frédéric Worms répond : « Si le vrai héros se passe du philosophe et dépasse le philosophe, l’homme qui pense a besoin d’une réflexion philosophique sur l’héroïsme. » Philosophes et héros de nos temps, à vos pensées, à vos actes !

(1) La philosophie en France au XXe siècle. Moments. Gallimard, Folio Essais, 2009.

site du quotidien "l'Humanité"

14 octobre 2009

ça va sortir

Publié le 13/10/2009 à 17:55 - Modifié le 13/10/2009 à 17:58 AFP

http://www.lepoint.fr/culture/2009-10-13/rose-et-noir-un-film-entre-ombre-et-lumiere-de-gerard-jugnot/249/0/385326

"Rose et noir", un film entre ombre et lumière de Gérard Jugnot

Par André LEHMANN

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

En l'an 1577, en pleine période obscure de l'Inquisition, le grand couturier Pic Saint-Loup (Gérard Jugnot) se voit confier par le roi Henri III (Arthur Jugnot) la tâche de réaliser une prestigieuse robe de cérémonie pour le mariage d'un de ses neveux avec la fille d'un grand d'Espagne.

Commence alors un périple qui va se transformer en cauchemar pour Pic Saint-Loup, personnage maniéré, pomponné et tout vêtu de rose qui va le conduire directement chez le grand inquisiteur de Séville.

Attisant encore plus la suspicion des inquisiteurs espagnols adeptes de la "question", l'excentrique couturier s'est entouré d'un secrétaire protestant (Bernard Le Coq) bien décidé à venger les morts de la Saint-Barthélemy, un assistant musulman grimé en Normand (Assaad Bouab), un parfumeur juif (Stéphane Debac) et un coiffeur homosexuel (Patrick Haudecoeur).

Pour Gérard Jugnot, qui est également le réalisateur de la comédie, "ce film (...) fait référence à tout ce qui peut nous préoccuper dans le monde au sujet de l'intolérance religieuse, sexuelle et sociale".

"J'aurais pu faire un truc contemporain, où je raconte l'histoire d'un grand couturier un peu inconscient, un Lagerfeld qui est envoyé par Sarkozy faire une robe chez les talibans", disait-il dans un entretien à l'AFP lors du festival du film de Zurich où le film a été présenté en avant-première, fin septembre.

De fait, "raconter le passé pour parler du présent" s'est avéré un choix judicieux devant des spectateurs zurichois conquis par la comédie.

Habituellement, "la comédie a du mal à passer les frontières", admet Gérard Jugnot. Pourtant, "le film a vraiment fonctionné formidablement, je suis très ému et très heureux".

"L'intolérance ou l'homophobie sont des choses condamnables, ce ne sont pas des idées nouvelles. Mais il se trouve que c'est bon de les mettre dans des grandes comédies populaires. Après, on peut me traiter de moraliste...", commente-t-il.

Agé de 58 ans, l'un des acteurs fétiches du cinéma français, qui a réalisé une dizaine de films, a mêlé des éléments de sa personnalité à cette comédie.

"Le côté un peu plus personnel, qui est ce rose qui est le masque du clown, est toute ma vie depuis 30 ans", confie Gérard Jugnot, qui essaye "de mettre un peu de rose, de rire, de comédie sur des choses qui m'inquiètent pour transformer ça en plaisir, pour les supporter".

Aujourd'hui, l'acteur veut renouer avec le théâtre et jouer en janvier une pièce de l'écrivain et réalisateur Philippe Claudel.

"La comédie c'est du drame qui s'arrête à temps, et peut-être qu'avec l'âge je n'arrive pas à freiner, que je déborde un peu dans le drame", constate-t-il.

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

06:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

12 octobre 2009

Atelier d'Ecriture poétique

Un nouvel atelier, Bijou d'un Sou...On attend encore quelques participants pour lancer la course !
Voici le programme :  Ecrire un poème en deux versions, en prose puis en vers.
Rappelons qu'il existe des poèmes de Baudelaire (par exemple l'Invitation au Voyage) dans ces deux versions.
Rendez-vous sur Toujours la Poésie, le navire vous attend pour mettre à la voile.

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour


Vieux bébé ou moine patelin?

Sollers vous parle de la Résurrection ! Aller voir, et écouter :

http://video.google.fr/videosearch?q=Sollers&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&um=1&ie=UTF-8&ei=v97SSqbHA5Os4QbWwqyBAw&sa=X&oi=video_result_group&ct=title&resnum=4&ved=0CCMQqwQwAw#

J'aime beaucoup Sollers, il est souvent brillant et toujours amusant, mais là franchement il est désopilant , à vouloir ressusciter le vieux mythe de la Résurrection , que Voltaire a réduit en bouillie dans son "Dictionnaire philosophique". Tiens, pour m'amuser, je pose à M. Sollers la question dans l'esprit voltairien : au moment du Jugement Dernier, quel est le corps de Sollers qui va ressusciter, celui du fringant jeune écrivain des années "Tel Quel", qui tombait les mignonnes par charrettes entières, ou celui du vieux moine patelard, qui vient tchatcher sur Dailymotion  ?

11 octobre 2009

Haï ku la vie est belle !

Pour celles et ceux qui s'intéressent aux formes brèves, ce message reçu sur Poésie Pour Tous :

Bonjour !

le concours/kukaï HCSC continue de plus belle,
avec 3 haïkus ou senryûs à envoyer au

blog du Haiku-Concours- Senryu-Concours :
http://fr.groups. yahoo.com/ group/Haiku- Concours- Senryu-Concours
Haiku-Concours- Senryu-ConcoursA Tyahoogroupes. fr

(AT pour @ , of course !)

(# 22) jusqu'au 20 octobre,
si vous êtes intéressé(e)s !

bien à vous,

daniel

19:54 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (0)

10 octobre 2009

Peut mieux faire...

Art politique
Sam 10 Octobre 2009, 12 h 39 min 04 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
Afficher la carte
À : Arts_Poesie_Mouvement@yahoogroupes.fr

Barack Obama, Prix Nobel de la paix : les raisons d'un choix

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Barack Obama lors de son discours après avoir reçu le prix Nobel de la paix.
AP/Gerald Herbert
Barack Obama lors de son discours après avoir reçu le prix Nobel de la paix.
 
Lire l'article :
Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

Le printemps, ça se prépare en automne !

Une info que nous devons à Ailen, sur Poésie Libre Echange
Actualité Printemps des Poètes : octobre 2009

12e Printemps des Poètes du 8 au 21 mars 2010 sur le thème

Couleur femme


Premières pistes et listes bibliographique

La Rentrée des Maisons de Poésie

Du 29 septembre au 14 novembre:
La Maison de la Poésie de Paris
propose plusieurs rencontres sous la direction de Jacques Darras, autour du thème "Les poètes inventent l'Europe"

A partir du jeudi 8 octobre:
La Maison de la Poésie de Saint-quentin-en-Yvelines entame
sa nouvelle saison dans l’humour avec un spectacle "Dédé n'a pas dit
son dernier mot", une exposition"l'itinérance en chapeaux végétaux" et
un atelier photographique…
Du 6 au 11 octobre 2009:
La Maison de la poésie de Nantes organisela 9ème édition du festival Midi Minuit Poésie: des lectures-concerts, des performances artistiques, des Brigades d'intervention poétique...

Du 23 septembre au 15 novembre :

La Maison de la Poésie de Rennes invite Magali Thuillier en résidence. Elle ira à la rencontre de publics divers et commencera l'écriture d'un texte de commande.


Du 20 au 24 octobre:
L'Espace Pandora organise à Lyon et Vénissieux, le festival Parole ambulante. A l'occasion du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture, il prend pour thème "[Culture] pour tous, partout, tout temps.


A partir du 2 octobre:
Le Cipm de Marseille propose une exposition consacrée au travail de Pierre Albert-Birot.
Le vernissage aura lieu le 2 octobre à 18h30, il sera suivi d'interventions-lectures et de la présentation d'inédits sonores et visuels


Festival Les Ailleurs poétiques
Le Festival des Ailleurs poétiques se déroule du 16 au 25 octobre, à Charleville-Mézières. Cette année, les poètes étrangers, notamment de Belgique, sont privilégiés. A cette occasion, la Maison de la Poésie de Namur, a carte blanche pour la soirée du 20 octobre.

Rue des Poètes

Dans le cadre du Printemps des Poètes et après les rues Paul Eluard et René Char, la commune de Saint-Brice-en-Coglès en Ille-et-Vilaine a baptisé la rue Julien Gracq.
 

Actualité du Livre
Le 71ème Prix Guillaume Apollinaire sera remis le lundi 12 octobre à Jacques Ancet pour son recueil L'identité obscure, aux éditions Lettres vives.

Le 19e Salon de la Revue se déroulera les 16, 17 et 18 octobre, à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux à Paris.

 
Evénements poétiques : octobre - décembre
- Ailleurs, à Charleville-Mézières
-
Festival International de poésie : Enfance, proposé par la Maison De La Poésie Rhône Alpes

Actualité des poètes
Andrée Chedid - Claude Ber - Jean-Pierre Verheggen - Michel Thion - Christian Poslaniec - Éric Brogniet - Laurence Vielle - Béatrice Machet - Julien Blaine - René Daumal - Dominique Maurizi...

Nouveautés "livres de poésie"
- Ballast de Jacques Dupin (Gallimard)
-
La Belle mendiante de Gabrielle Althen (L'oreille du Loup)
-
La famille (Gallimard jeunesse)

Actualité du label "Sélection Printemps des Poètes"
- Boîtes de Lecture, passage entre la peinture et l'écriture
-
"Boxes" de Marie-NoëlleAgniau, mise en scène Laurent Bourdelas



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Dans le simple appareil / D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil

 

  Le corps humain est depuis toujours une source d'inspiration majeure pour l'art.  A la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, en 2007, il en était pourtant fait un usage contestable : une trentaine de personnes,tous nus comme des vers, sur un bruitage quelconque, exécutaient une espèce de gymnastique . Embarras et agacement d'être , en tant que visiteur, embarqué à "l'insu de mon plein gré" dans une situation de voyeur-vu, de sujet et peut-être objet, puisque la scène, les spectateurs + le groupe de nus, pouvait être filmée et devenir à son tour spectacle.Détestable !

  En revanche, le travail de ce photographe américain mérite respect et considération. Il était aussi à la Biennale en 2005 et avait photographié des centaines de nus sur le quai du port fluvial, entre les containers multicolores , et aussi sur une passerelle au-dessus de la Saône. Allez le voir :

http://www.spencertunick.com/

  Le reportage "Biennale de Lyon 2009" continue sur Arts,Poésie,Mouvement

 

11:04 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

09 octobre 2009

On ne badine pas avec l'amour ( de Dieu)

> Thérèse s'adresse aux religeuses des couvents qu'elle a fondés, et particulièrement aux mères supérieures :
>
> " Du reste, si vous y prenez garde, vous verrez qu'en somme la plupart des monastères n'ont pas été fondés par les hommes, mais par la puissante main de Dieu. /.../ Et comment, je vous le demande, une petite femme comme moi, soumise à des supérieurs,ne possédant pas un maravedi , dépourvue de toute protection, aurait-elle pu accomplir  des choses si difficiles? /.../ Voyez, mes filles, voyez l'action de Dieu. Suis-je, par hasard, de race illustre, et serait-ce à ce titre que l'on m'aurait fait honneur? Evidemment, non. De quelque manière donc que vous l'envisagiez, vous reconnaîtrez que l'oeuvre est de lui. Après cela, n'est-il pas raisonnable que nous la maintenions intacte, dût-il nous en coûter vie, honneur, repos? Et cela d'autant plus que nous trouvons ici tous les biens réunis. Vivre de manière à ne craindre ni la mort, ni les événements de ce monde,, goûter cette allégresse continuelle qui est votre partage à chacune,
>  posséder cette prospérité, la plus grande de toutes, qui consiste à ne point redouter l'indigence, à la désirer au contraire : voilà qui s'appelle vivre. Car enfin, y a-t-il rien de comparable à cette paix intérieure et extérieure dont nous jouissons toujours ? Et il ne tient qu'à vous d'y vivre et d'y mourir, comme par le fait vous voyez expirer celles qui meurent parmi nous. Si vous demandez sans cesse à Dieu de vous continuer cette grâce, et si vous vous défiez entièrement de vous-mêmes, il ne vous déniera point sa miséricorde." p 159
> Oeuvres complètes.II. Les Fondations, Fayard, 1963. Traduction des Carmélites de Paris-Clamart
>
> ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
>
> Un texte extraordinaire ! et qui appelle de nombreux commentaires...O.

07 octobre 2009

Elle est Sainte,mais il faut qu'on Nitouche...

 

 


Beaucoup aujourd'hui rejettent sans la moindre discussion tout ce qui a un rapport à la religion. C'est une attitude qui doit être revue et affinée ; en effet, notre civilisation est bâtie à partir d'une pensée religieuse, et on ne peut pas mettre au rebut Saint Augustin, Michel-Ange, Bach, Dante, Pascal et la Sainte Chapelle ! C'est dans cette perspective que je suis en train de lire Sainte Thérèse d'Avila, un des plus grands écrivains de la littérature espagnole et certainement une figure marquante du patrimoine mondial. Lecture critique, il va sans dire. C'est-à-dire lecture scientifique : il convient de replacer ce discours dans son contexte historique, et on peut alors le voir briller de tous ses feux !
Thérèse écrit - et agit- à la fin du XVIème siècle, dans une chrétienté tempétueusement agitée par la Réforme ; Protestantisme d'un côté, Humanisme de l'autre font trembler l'Eglise sur ses bases. Ce qui conduit Thérèse, et son disciple et ami Jean de la Croix, à une pensée refondatrice : il faut donner une nouvelle jeunesse à l'Eglise en la purgeant de tous ses abus, ses débauches, ses déviances et ses excès.Thérèse fonde une trentaine de couvents, suivant une règle épurée et particulièrement sévère. Elle trouve des alliés enthousiastes, mais aussi des opposants résolus, plus ou moins hypocrites ou féroces, au sein même de la hiérarchie et du peuple des fidèles. Elle tient bon et poursuit son oeuvre, tout en confiant à l'écriture le compte de ses espoirs et de ses doutes, de ses projets et de sa foi, ce qui en fait l'écrivain majeur que j'ai dit. Je vous donnerai à lire un paragraphe que nous commenterons et qui permettra à la fois de situer cette pensée et de l'apprécier.O.

 

Sur PROSES

11:44 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Elle n'arrête pas de bouger !

Encore des définitions !
...
Mer 7 Octobre 2009, 11 h 03 min 40 s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
...
Afficher la carte
À : PLE4 <PoesieLibreE4@yahoogroupes.fr>; ToujoursLaPoesie3@yahoogroupes.fr

Est-ce qu'on peut définir la poésie? Est-ce qu'on peut définir le vivant? Oui, si on croit que le vivant est quelque chose de stable, immobile et définitif. Mais comme le vivant bouge sans cesse, dépasse ses limites et se trouve dans un perpétuel devenir, il est  toujours indéfinissable . Et pourtant, on cherche toujours à lze définir. C'est une manie ! Voir ci-dessous la chronique d'Alain Freixe

http://www.humanite.fr/2009-02-05_Cultures_La-poesie-c-es....

Ce sera peut-être aussi l'occasion de retrouver Bernard Noël, qui préface un livre de Georges Bataille.


La poésie, c’est pas ce que tu crois !

La poésie, mais qu’est-ce ? Une inconnue délaissée ?

Il faut dire qu’elle joue perdant. Rebelle à tous

les attributs dont on voudrait l’affubler, on ne peut

la saisir. Les poètes ne se sont pas privés de lui proposer, parfois de manière péremptoire, des définitions. Mais voilà, elle est toujours autre chose !

Oui, Gérard Pister a raison de rappeler le mot de Guillevic : « La poésie, c’est autre chose » et d’en faire le titre

de son anthologie où sont recensées « 1 001 définitions de

la poésie » (1). Bien sûr tout tient dans ce « 1 000 + 1 » qui maintient la voie ouverte vers quelque soleil futur !

C’est ce vacillement que nous donne à lire Gérard Pister.

On feuillettera ce livre comme on tournerait un cristal. Huit facettes, huit approches définitionnelles : Affirmation, Connaissance, Émotion, Licorne, Musique, Objet, Révélation, Vie. Le tout réunissant quelque 650 citations de quelque 250 auteurs d’époques, de langages et de sensibilités très divers. Les passionnés sont toujours passionnants !

Gérard Pister est de ceux-là ! Son livre aidera ceux

qui cherchent sur les routes de poésie repères et balises.

Georges Bataille poète ? On pensait que l’auteur de l’Érotisme, du Bleu du ciel, de l’Histoire de l’oeil, de Madame Edwarda, l’homme du Collège de sociologie et

de la Part maudite, de la Somme athéologique qui regroupe l’Expérience intérieure, le Coupable et Sur Nietzsche, bref l’inclassable, tout à la fois romancier, essayiste, philosophe, sociologue, ethnologue, penseur religieux… qui n’écrivait peut-être que toujours la même chose à propos de champs aux objets spécifiques,

cet homme toujours sulfureux n’avait que dégoût pour

la poésie !

On se souvient de

ses polémiques avec André Breton à propos du surréalisme, de l’accusation d’idéalisme qu’il lui portait alors et de son livre de 1947, Haine de la poésie.

Mais on avait peut-être oublié l’épisode de Carpentras entre mai 1949 et juin 1951, années durant lesquelles Georges Bataille, bibliothécaire à Carpentras, renforcera ses liens avec René Char, liens datant de 1946 alors que dans

la revue IIIe Convoi il dédie à René Char sa suite d’aphorismes, Apprendre ou à laisser.

On avait peut-être oublié cet Archangélique (2) que Bernard Noël nous avait donné à lire en 1967 au Mercure de France et qu’il reprend aujourd’hui, dans la collection « Poésie » Gallimard) augmenté « d’autres poèmes » et d’une préface, « Le bien du mal », si éclairante à partir de la lumière qui émane des questions qu’il nous offre à méditer, la moindre n’étant pas que « la poésie (soit) le contraire de ce qu’annonce le mot qui la désigne » !

On avait oublié que cette expression si souvent citée aujourd’hui encore, Georges Bataille l’avait très vite trouvée obscure. C’est que c’est moins le poème qu’il entendait contester (poème en lutte contre lui-même, sacrifiant ce qu’il pourrait y avoir de poétique en lui) que cette tentation du lyrisme où il est toujours menacé de se complaire ; aussi il lui substituera, quelques années plus tard, en 1962, le titre l’Impossible, manière de faire signe vers « ce qui restera hors d’atteinte », hors explication, irreprésentable, et qui cependant reste l’Orient de toute littérature et de cette poésie qui est « le contraire de ce qu’annonce le mot qui la désigne ». Révolte dans la langue à partir du désir et de la mort en vue d’une vérité qui serait « représentation de l’excès ».

Or l’excès n’est pas médiatisable. Il ne saurait loger dans les mots. Les articulations du langage les assèchent.

Les poèmes de l’Archangélique sont marche forcée dans l’impossible. Déchaînement, délit, crime : « Le couteau du boucher dans la langue (belle, noble, élevée) », écrit Michel Surya dans son Georges Bataille, la mort à l’oeuvre (Gallimard, 1992). À la voie icarienne surréaliste, à son « signe ascendant », Georges Bataille oppose le creusement de la « vieille taupe » entre pierres, racines, vieux os et vers. Là où ça peut germer !

D’aucuns saluaient en l’animal aveugle la révolution.

C’était hier. Et c’est demain !

(1) Sous la direction de Gérard Pister, La poésie, c ’est autre chose, collection « Les Cahiers d’Arfuyen », Arfuyen, 15 euros.

(2) L’Archangélique et autres poèmes, de Georges Bataille, préface de Bernard Noël, notes de Bernard Noël et Thadée Klossowski. « Poésie » Gallimard n° 419, 6,20 euros.

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour


D

De la lecture ...

Cultures - Article paru
le 5 février 2009

La chronique poésie d’Alain Freixe

La poésie, c’est pas ce que tu crois !

La poésie, mais qu’est-ce ? Une inconnue délaissée ?

Il faut dire qu’elle joue perdant. Rebelle à tous

les attributs dont on voudrait l’affubler, on ne peut

la saisir. Les poètes ne se sont pas privés de lui proposer, parfois de manière péremptoire, des définitions. Mais voilà, elle est toujours autre chose !

Oui, Gérard Pister a raison de rappeler le mot de Guillevic : « La poésie, c’est autre chose » et d’en faire le titre

de son anthologie où sont recensées « 1 001 définitions de

la poésie » (1). Bien sûr tout tient dans ce « 1 000 + 1 » qui maintient la voie ouverte vers quelque soleil futur !

C’est ce vacillement que nous donne à lire Gérard Pister.

On feuillettera ce livre comme on tournerait un cristal. Huit facettes, huit approches définitionnelles : Affirmation, Connaissance, Émotion, Licorne, Musique, Objet, Révélation, Vie. Le tout réunissant quelque 650 citations de quelque 250 auteurs d’époques, de langages et de sensibilités très divers. Les passionnés sont toujours passionnants !

Gérard Pister est de ceux-là ! Son livre aidera ceux

qui cherchent sur les routes de poésie repères et balises.

Georges Bataille poète ? On pensait que l’auteur de l’Érotisme, du Bleu du ciel, de l’Histoire de l’oeil, de Madame Edwarda, l’homme du Collège de sociologie et

de la Part maudite, de la Somme athéologique qui regroupe l’Expérience intérieure, le Coupable et Sur Nietzsche, bref l’inclassable, tout à la fois romancier, essayiste, philosophe, sociologue, ethnologue, penseur religieux… qui n’écrivait peut-être que toujours la même chose à propos de champs aux objets spécifiques,

cet homme toujours sulfureux n’avait que dégoût pour

la poésie !

On se souvient de

ses polémiques avec André Breton à propos du surréalisme, de l’accusation d’idéalisme qu’il lui portait alors et de son livre de 1947, Haine de la poésie.

Mais on avait peut-être oublié l’épisode de Carpentras entre mai 1949 et juin 1951, années durant lesquelles Georges Bataille, bibliothécaire à Carpentras, renforcera ses liens avec René Char, liens datant de 1946 alors que dans

la revue IIIe Convoi il dédie à René Char sa suite d’aphorismes, Apprendre ou à laisser.

On avait peut-être oublié cet Archangélique (2) que Bernard Noël nous avait donné à lire en 1967 au Mercure de France et qu’il reprend aujourd’hui, dans la collection « Poésie » Gallimard) augmenté « d’autres poèmes » et d’une préface, « Le bien du mal », si éclairante à partir de la lumière qui émane des questions qu’il nous offre à méditer, la moindre n’étant pas que « la poésie (soit) le contraire de ce qu’annonce le mot qui la désigne » !

On avait oublié que cette expression si souvent citée aujourd’hui encore, Georges Bataille l’avait très vite trouvée obscure. C’est que c’est moins le poème qu’il entendait contester (poème en lutte contre lui-même, sacrifiant ce qu’il pourrait y avoir de poétique en lui) que cette tentation du lyrisme où il est toujours menacé de se complaire ; aussi il lui substituera, quelques années plus tard, en 1962, le titre l’Impossible, manière de faire signe vers « ce qui restera hors d’atteinte », hors explication, irreprésentable, et qui cependant reste l’Orient de toute littérature et de cette poésie qui est « le contraire de ce qu’annonce le mot qui la désigne ». Révolte dans la langue à partir du désir et de la mort en vue d’une vérité qui serait « représentation de l’excès ».

Or l’excès n’est pas médiatisable. Il ne saurait loger dans les mots. Les articulations du langage les assèchent.

Les poèmes de l’Archangélique sont marche forcée dans l’impossible. Déchaînement, délit, crime : « Le couteau du boucher dans la langue (belle, noble, élevée) », écrit Michel Surya dans son Georges Bataille, la mort à l’oeuvre (Gallimard, 1992). À la voie icarienne surréaliste, à son « signe ascendant », Georges Bataille oppose le creusement de la « vieille taupe » entre pierres, racines, vieux os et vers. Là où ça peut germer !

D’aucuns saluaient en l’animal aveugle la révolution.

C’était hier. Et c’est demain !

(1) Sous la direction de Gérard Pister, La poésie, c ’est autre chose, collection « Les Cahiers d’Arfuyen », Arfuyen, 15 euros.

(2) L’Archangélique et autres poèmes, de Georges Bataille, préface de Bernard Noël, notes de Bernard Noël et Thadée Klossowski. « Poésie » Gallimard n° 419, 6,20 euros.

Ouvrons les fenêtres...

En parcourant les archives, je trouve un poème de Marina Tsvétaiéva, et la question d'un de nos lecteurs : de qui est la traduction? Cécile pense que c'est peur-être Henri Deluy... et je confirme :

oui, Henri Deluy est bien le
traducteur de Marina Tsvétaiéva. (
http://www.humanite.fr/2004-06-17_Cultures_-Lire-des-trad...)


- à propos, une lecture attentive de cette grande voix russe commence à devenir urgente...
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La chronique poétique d'Alain Freixe
Lire des traductions, vous avez dit.

Marina Tsétaïeva, l'Offense lyrique et autres poèmes, texte français d'Henri
Deluy, Éditions Farrago et Léo Scheer, février 2004.

E. E Cummings, Poèmes choisis, traduits par Robert Davreu, Éditions José Corti,
premier trimestre 2004.

Leonardo Rosa, Apparition du silence, traduction par Bernard Noël, collection "
Grammages ", Éditions L'Amourier, troisième trimestre 2003.

Antonio Gamoneda, Description du mensonge, traduit par Jacques Ancet, collection
" Ibériques ", Éditions José Corti, premier trimestre 2004.

Quatre livres. Quatre langues : le russe, l'anglo-américaine, l'italien, le
castillan. Quatre traductions signées par quatre poètes : Henri Deluy, Robert
Davreu, Bernard Noël, Jacques Ancet. Et toujours la même question : Peut-on
vraiment traduire la poésie ? Et la réponse qui claque comme ces bannières au
vent des jours de fête : " Impossible ! " Et dans les plis des étoffes, l'autre
vérité, en quoi réside l'essence même de la traduction selon Robert Davreu à
savoir que " seul ce qui ne peut être traduit mérite de l'être ".

Disons-le autrement. Oui, quelque chose reste du côté de la langue d'origine.
Corps à corps. Oui, quelque chose se perd dans la traduction : non seulement les
mots et leurs couleurs, mais ces torsions que chaque langue autorise sont sans
équivalent. Oui, l'opinion commune a raison. Pourtant, on ne le répétera jamais
assez, elle a tort dans les conséquences négatives qu'elle en tire. Elle a tort
parce qu'aucune langue ne peut-être versée - Ah ! les versions sur les bancs des
collèges et des lycées ! - telle quelle dans une autre, parce qu'il y a toujours
quelque chose qui reste, au-delà de la simple communication d'un contenu,
quelque chose qui échappe, quelque chose d'intraduisible peut-être, mais qui
fait tout le prix de cet original dont le traducteur s'est " amoureusement " -
j'emprunte ce mot au très bel article de 1923 " La tâche du traducteur " de
Walter Benjamin - s'est approché.

Cet intraduisible tient au traitement que chaque poète inflige à sa langue
allant jusqu'à inventer cette " langue étrangère ", selon l'expression de Gilles
Deleuze, du poème. Et c'est des mots de Leonardo Rosa, ce silence que Bernard
Noël donne à entendre ; ces " blos rythmiques " d'Antonio Gamoneda, sa " prose
en poème " que nous transmet Jacques Ancet ; ce monstre qu'est le "
le-poème-et-la-langue de Cummings " auquel s'est confronté Robert Davreu ; cet "
extrême lyrique " selon les mots d'Henri Deluy qui voit Marina Tsétaïeva forcer
sa langue jusqu'à la faire délirer.

Cet intraduisible est cela même qui retient tout traducteur. C'est ce qu'il
aime, allant jusqu'à " adopter dans sa propre langue le mode de visée de
l'original ", selon Walter Benjamin. Cet amour-là va jusqu'à briser ce qu'il y a
de figé dans sa propre langue, ce qui résiste de logique enkystée.

Nos quatre poètes ont su éviter " l'erreur fondamentale du traducteur " qui est
" de conserver l'état contingent de sa propre langue au lieu de la soumettre à
la puissante action de la langue étrangère " selon les mots de Pannwitz que cite
Benjamin.

Ces traductions que nous pouvons lire aujourd'hui valent par le fait qu'elles ne
se soucient ni du destinataire - celui-ci est vous, moi et donc chacun d'entre
nous dans son absolue singularité - ni d'une restitution du sens - au risque de
privilégier la communication au détriment de la poésie - mais de résonance. Oui,
touchés, nous le sommes. La justesse du phrasé, ce que Jean-Christophe Bailly
appelle " tenir la vibration " soit " faire savoir où l'on en est avec le mot
que l'on avance " ne tient sûrement pas dans la relation de maîtrise que suppose
tout savoir qui se croit assuré de lui-même, mais dans celle d'une expérience,
cette traversée risquée de ce milieu autre qu'est la langue du poème. Traversée
au terme de laquelle c'est notre langue qui se trouve changée. Et comme
rajeunie.

Oui, il faut lire les traductions, non seulement pour découvrir des voix autres,
nous toujours si hexagonaux, mais aussi pour entendre sonner autrement notre
langue.

Alain Freixe

Cultures...

Cultures - Article paru
le 21 février 2008
http://www.humanite.fr/2008-02-21_Cultures_Forum-des-accidents-et-des-cercles

Forum des accidents et des cercles

moisson . Des poètes dans l’immédiat, entre feuilleton et cosmogonies.

Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé,

de Jean-Jacques Viton.

Éditions POL, 16 euros.

Les Techniciens

du sacré,

de Jerome Rothenberg, version française établie

par Yves di Manno.

Éditions José Corti,

672 pages, 31 euros.

En quelques semaines, ces derniers mois, une moisson de livres pour des écritures de poésie fortes, inventives, diversifiées, généreuses, quelquefois intempestives, souvent marquées par des évolutions internes, du poète à lui-même, d’un livre au suivant, et (ou) par une volonté de renouvellement des formes et des thèmes, des angles d’attaque et des rythmes : Claude Royet-Journoud (Théorie des prépositions, POL), Fabienne Courtade (Table des bouchers, Flammarion), Caroline Sagot-Duvauroux (Aa Journal d’un poème, Corti), Christophe Marchand-Kiss (Aléas, Le Bleu du ciel), Jérôme Game (Flip-Book, avec CD, L’Attente), Frédéric Boyer (Vaches, POL), Jean-Pascal Dubost (Vers à vif, Obsidiane)…

Avec, pour l’actualité immédiate, le livre de Jean-Jacques Viton, qui vient tout juste de sortir, après un passage en feuilleton quotidien (24 épisodes distribués par le site POL, avec des dessins d’Emmelene Landon, chaque matin, un événement), une écriture en mouvement, d’une densité subtile, d’un tragique et d’une actualité politique rares dans les pages contemporaines, sous une distance un peu dandy, une façon exemplaire de poser radicalement la question : habiter le monde ? habiter son propre livre ? Et pour quel monde, dans ce livre ? Même si le privé des notations, de place en place, éloigne la narration d’un simple récit…

Et aussi, pour le domaine étranger, un Coleridge, traduit par Jacques Darras (Marin, et la Ballade du Vieux autres textes, en bilingue, Poésie/Gallimard).

Enfin, chez Corti, une anthologie de Jérome Rothenberg (les Techniciens du sacré, avec un corpus de textes dits « traditionnels », de toutes provenances : chants maoris, altaïques, cérémonies indiennes, épopées et louanges d’Afrique, hymnes d’Egypte, du Pérou, livres sacrés, cosmogonies d’Asie ou du pays Dogon, légendes d’univers distincts, de l’Irlande à la Chine et bien d’autres inscriptions, définitions ou poèmes de prose… ), dans une version française d’Yves di Manno, qui ne se contente pas de « traduire », qui incorpore à l’ensemble initial des textes autres, de sources différentes, proches ou non, ce qui transforme ce livre en une entreprise complexe de lectures communes, de confrontations et de relectures, comme à une seule source, de nos cultures et des relations du monde des hommes avec eux-mêmes ; à quoi s’ajoutent les interventions de Jerome Rothenberg qui mène une sorte d’enquête véritable et passionnante, sur les rapports éventuels, souterrains, masqués ou mis à l’écart, mais en quelque sorte invariants, entre ces types d’écritures et d’oralité et les poèmes de notre modernité.

H. D.