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18 octobre 2009

Ascenseur pour l'échafaud

De Juliette Gréco à «We Want Miles»

Le Paris de Miles Davis

Par Bernard Loupias

En 1949, Miles Davis découvre la France. Coup de foudre, prolongé aujourd'hui par une expo, des livres et un coffret monstre, précisément l'année du cinquantenaire de « Kind of Blue »

 

 

 

Ce 8 mai 1949, le Festival international de Jazz de Paris propose une affiche en or massif, avec Charlie Parker, Sidney Bechet et le quintet codirigé par le pianiste Tadd Dameron et Miles Davis, le trompettiste dont tout le monde parle. Il faut dire qu'à 23 ans ce brillant jeune homme, beau comme un astre, a déjà joué avec Parker, le dieu du be-bop, et vient d'inventer le jazz cool. « C'était mon premier voyage à l'étranger, et il a changé à jamais ma vision des choses, écrira Miles Davis dans son autobiographie. J'adorais être à Paris, j'adorais la façon dont on me traitait. [...] C'est là que j'ai rencontré Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso et Juliette Gréco. Je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie. »

 

En quelques jours, ce jeune Noir américain découvre un sentiment de liberté inédit et tombe éperdument amoureux d'une jeune «existentialiste», Juliette Gréco, qui le lui rend bien : « Elle m'a appris ce que c'était d'aimer quelqu'un d'autre que la musique. Juliette a probablement été la première femme que j'aie aimée comme un être humain, sur un pied d'égalité. » Miles adore Paris, mais il a besoin de New York. De cette ville sous haute tension et de l'incroyable concentration de talents qu'elle abrite. Rester en France ? Fors l'amour qu'il porte à Juliette Gréco, autant demander à un cantaor de flamenco de quitter l'Andalousie pour le Groenland.

 

Il reviendra à Paris sept ans plus tard, en 1956, pour une tournée européenne où il sera accompagné par le trio de René Urtreger, un tout jeune pianiste parisien de 22 ans. Miles tombe encore amoureux, cette fois de Jeanne de Mirbeck, la soeur d'Urtreger, qui, un an plus tard, traînera son amant à une projection d'un film encore en chantier. Il en improvisera la musique d'une traite dans la nuit du 4 au 5 décembre : la légende d'« Ascenseur pour l'échafaud », de Louis Malle, vient de naître.

We-want-Miles.jpg

 

Un géant de la musique. Et dire que je l'ai vu sur scène ! yen a qu'ont dla veine, tout dmême !

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00:33 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

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