Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 octobre 2009

ça va sortir

Publié le 13/10/2009 à 17:55 - Modifié le 13/10/2009 à 17:58 AFP

http://www.lepoint.fr/culture/2009-10-13/rose-et-noir-un-film-entre-ombre-et-lumiere-de-gerard-jugnot/249/0/385326

"Rose et noir", un film entre ombre et lumière de Gérard Jugnot

Par André LEHMANN

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

Avec sa nouvelle comédie "Rose et noir", qui sort mercredi dans les salles, Gérard Jugnot signe un film mi-amusant mi-sérieux, "une histoire du passé pour parler du présent".

En l'an 1577, en pleine période obscure de l'Inquisition, le grand couturier Pic Saint-Loup (Gérard Jugnot) se voit confier par le roi Henri III (Arthur Jugnot) la tâche de réaliser une prestigieuse robe de cérémonie pour le mariage d'un de ses neveux avec la fille d'un grand d'Espagne.

Commence alors un périple qui va se transformer en cauchemar pour Pic Saint-Loup, personnage maniéré, pomponné et tout vêtu de rose qui va le conduire directement chez le grand inquisiteur de Séville.

Attisant encore plus la suspicion des inquisiteurs espagnols adeptes de la "question", l'excentrique couturier s'est entouré d'un secrétaire protestant (Bernard Le Coq) bien décidé à venger les morts de la Saint-Barthélemy, un assistant musulman grimé en Normand (Assaad Bouab), un parfumeur juif (Stéphane Debac) et un coiffeur homosexuel (Patrick Haudecoeur).

Pour Gérard Jugnot, qui est également le réalisateur de la comédie, "ce film (...) fait référence à tout ce qui peut nous préoccuper dans le monde au sujet de l'intolérance religieuse, sexuelle et sociale".

"J'aurais pu faire un truc contemporain, où je raconte l'histoire d'un grand couturier un peu inconscient, un Lagerfeld qui est envoyé par Sarkozy faire une robe chez les talibans", disait-il dans un entretien à l'AFP lors du festival du film de Zurich où le film a été présenté en avant-première, fin septembre.

De fait, "raconter le passé pour parler du présent" s'est avéré un choix judicieux devant des spectateurs zurichois conquis par la comédie.

Habituellement, "la comédie a du mal à passer les frontières", admet Gérard Jugnot. Pourtant, "le film a vraiment fonctionné formidablement, je suis très ému et très heureux".

"L'intolérance ou l'homophobie sont des choses condamnables, ce ne sont pas des idées nouvelles. Mais il se trouve que c'est bon de les mettre dans des grandes comédies populaires. Après, on peut me traiter de moraliste...", commente-t-il.

Agé de 58 ans, l'un des acteurs fétiches du cinéma français, qui a réalisé une dizaine de films, a mêlé des éléments de sa personnalité à cette comédie.

"Le côté un peu plus personnel, qui est ce rose qui est le masque du clown, est toute ma vie depuis 30 ans", confie Gérard Jugnot, qui essaye "de mettre un peu de rose, de rire, de comédie sur des choses qui m'inquiètent pour transformer ça en plaisir, pour les supporter".

Aujourd'hui, l'acteur veut renouer avec le théâtre et jouer en janvier une pièce de l'écrivain et réalisateur Philippe Claudel.

"La comédie c'est du drame qui s'arrête à temps, et peut-être qu'avec l'âge je n'arrive pas à freiner, que je déborde un peu dans le drame", constate-t-il.

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

06:26 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.