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07 octobre 2009

Elle est Sainte,mais il faut qu'on Nitouche...

 

 


Beaucoup aujourd'hui rejettent sans la moindre discussion tout ce qui a un rapport à la religion. C'est une attitude qui doit être revue et affinée ; en effet, notre civilisation est bâtie à partir d'une pensée religieuse, et on ne peut pas mettre au rebut Saint Augustin, Michel-Ange, Bach, Dante, Pascal et la Sainte Chapelle ! C'est dans cette perspective que je suis en train de lire Sainte Thérèse d'Avila, un des plus grands écrivains de la littérature espagnole et certainement une figure marquante du patrimoine mondial. Lecture critique, il va sans dire. C'est-à-dire lecture scientifique : il convient de replacer ce discours dans son contexte historique, et on peut alors le voir briller de tous ses feux !
Thérèse écrit - et agit- à la fin du XVIème siècle, dans une chrétienté tempétueusement agitée par la Réforme ; Protestantisme d'un côté, Humanisme de l'autre font trembler l'Eglise sur ses bases. Ce qui conduit Thérèse, et son disciple et ami Jean de la Croix, à une pensée refondatrice : il faut donner une nouvelle jeunesse à l'Eglise en la purgeant de tous ses abus, ses débauches, ses déviances et ses excès.Thérèse fonde une trentaine de couvents, suivant une règle épurée et particulièrement sévère. Elle trouve des alliés enthousiastes, mais aussi des opposants résolus, plus ou moins hypocrites ou féroces, au sein même de la hiérarchie et du peuple des fidèles. Elle tient bon et poursuit son oeuvre, tout en confiant à l'écriture le compte de ses espoirs et de ses doutes, de ses projets et de sa foi, ce qui en fait l'écrivain majeur que j'ai dit. Je vous donnerai à lire un paragraphe que nous commenterons et qui permettra à la fois de situer cette pensée et de l'apprécier.O.

 

Sur PROSES

11:44 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

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