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25 septembre 2009

MH est-il un clone triste, ou un clown raelien?

Houellebecq est-il...
Vendredi, 25 Septembre 2009, 12h38mn 00s
De :
Orlando Erre <jotapil@yahoo.fr>
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À : PROSES@yahoogroupes.fr

... un clone raelien , ou un clown mine de rien ? Lire l'article ci-dessous, extrait du blog de Sollers

 

Houellebecq dans "une vie divine"

Daniel-Michel

Sous le prénom de Daniel, Sollers brosse un portrait au vitriol de Michel Houellebecq dans "Une vie divine". Cryptage transparent : même finale du prénom, la secte de Raël favorable au clonage devient l’EVU (Eglise de la Vie Universelle), idées pour lesquelles Daniel-Michel a quelque sympathie.

 

Michel Houellebecq jeune
Une fois à Paris, j’ai rendez-vous, en fin d’après-midi, au bar du Lutétia, avec mon vieil ami Daniel, cinéaste [1] désormais mondialement célèbre, comme le prouve son dernier grand entretien dans Destroy. Il a l’air à la fois en pleine forme et très déprimé, résultat probable des tranquillisants et des somnifères qu’il absorbe à haute dose. Il boit des alexandras, parle peu, savoure le triomphe de son dernier film, La Vie éternelle (accueil mitigé en Asie, gros succès, en revanche, à Berlin, Madrid, San Francisco et Toulouse). Il glisse, les larmes aux yeux, sur la mort de son chien adoré, Trott, le seul grand amour de sa vie. Daniel est le type même du nihiliste actif et professionnel d’aujourd’hui, pornographe et sentimental. Il reste obsédé par la baise, frémit à la vue de la moindre jeune salope locale, a peur de vieillir, poursuit un rêve d’immortalité génétique, et a même donné son ADN, pour être cloné, à l’Eglise de la Vie Universelle (l’EVU), laquelle est partie à l’assaut des comptes en banque des déprimés du monde entier, tentés par le suicide et la réincarnation corporelle. La vie humaine, on le sait, n’est qu’une vallée de larmes, et la science en a établi la vérité fatale. La chair, pour finir, est triste, les livres sont inutiles, on ne peut fuir nulle part dans un horizon bouché, l’argent permet de vérifier tout cela, et le cinéma, lui-même inutile, l’exprime. Où sont passés Dieu, l’espoir d’une vie éternelle, toute la salade de jadis ? Les religions sont balayées, vous qui entrez laissez toute espérance, faites-vous prélever pour plus tard, mais sans garantie absolue, car il se pourrait bien que le vieux Dieu demi-mort irascible, qui a déjà confondu les langues au moment de la Tour de Babel, reprenne du poil de la bête, et utilise un jour des terroristes pour foutre le bordel dans les laboratoires, mélanger et brouiller les codes sinistres tarés du futur.

 

Daniel souffre, et il lui sera donc beaucoup pardonné socialement (c’est-à-dire fémininement), « à la chrétienne », comme d’habitude. Nous n’allons pas recommencer notre ancienne polémique vaseuse pour savoir s’il faut préférer Schopenhauer (lui) ou Nietzsche (moi). De toute façon, la question est réglée : Schopenhauer a vaincu, Nietzsche est définitivement marginal. Il me demande quand même si je crois à la vie éternelle, et il sait que je vais lui répondre bof, que c’est là encore un fantasme humain, trop humain, que l’éternel retour est tout autre chose, qu’il vaudrait mieux parler d’éternité vécue. Il me jette un drôle de regard, à la fois plombé, apeuré, vide. Je ne suis même pas digne d’être un chien, pense-t-il comme un banal humaniste, non, je ne suis même pas digne d’être un chien, et il n’a pas tort. Allez, encore un alexandra pour lui, un whisky pour moi [2], et basta. On ne parle même pas de l’objet du rendez-vous pris par son agent : une petite évaluation philosophique de son oeuvre, par mes soins, mais sous pseudonyme, dans une revue confidentielle et radicale, douze lecteurs pointus, un record [3]. Il est vrai que la pige aurait été misérable. Il est vrai aussi que je n’en ai pas envie. J’ai été content de revoir Daniel, son courage et sa détestation provocatrice, glauque, drôle et fanatique du genre humain. Mais précisément : humain, trop humain...

 

Une vie divine, Plon, 2006, p. 348-350.

Nota : C’est Saneptia sur le blog être vivant qui a attiré mon attention sur le rapprochement Michel-Daniel. Vous recommande vivement ce blog littéraire qui contient de nombreux autres extraits de "une vie divine", mais pas l’extrait des pages 356-357 qui suivent où l’on retrouve le personnage de Daniel :

Je repense à Daniel, son cas est révélateur. Mauvaise enfance, corps peu désirable, intenses masturbations, premières relations féminines peu enthousiasmantes, découverte tardive de partenaires plus jeunes attirées par sa célébrité et son argent et, à ce moment-là, sentiment de vieillissement, satisfactions combattues par la jalousie et le manque - donc douleur. Dans ces histoires, il faut commencer très tôt, enfance vicieuse, action dualisée vers 13-14 ans avec des professionnelles de 30 ans [4],connaissance approfondie de la chose (putes, partouzes, énamorations, illusions magiques et désillusions), bref être immunisé à 35-40 ans, blindé à 50, dégagé ensuite. On est sur la rive, on regarde les bateaux appareiller [5] , pavoiser, faire la fête, se mélanger, pavoiser, se saborder, couler. Être fasciné par la jeunesse, vouloir la posséder, la poursuivre, est un fantasme de vieux qui a toujours été vieux. On peut mettre ici dans même sac pédophiles, homos, nymphomanes frigides, séniles coureurs, c’est-à-dire un fonds de population indéfiniment renouvelable, obsédé par la jenèse non vécue à temps. Un petit Bédouin affole les uns, la jeune salope en fleur terrasse les autres, le bétail s’agite et se vend, changements d’acteurs et d’actrices, disparition vers la Vallée de Larmes. Heureusement, j’ai mon chien, il comprend tout, il est innocent et fidèle, sa mort me bouleverse davantage que celle d’aucun être humain.

Une vie divine, Plon, 2006, p. 356-357
 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

Commentaires

j'ai lu d'abord les particules élémentaires par curiosité et les trois quarts du roman expliquent pourquoi Houellebecq est si paumé si égaré s'il n'a plus confiance en la vie Séparer des frères pour les faire élever chacun par une grand mère différente est vraiment de l'égoïsme puissance 100 ou de la pure imbécillité

sinon je me suis traînée pour lire la fin ce qui m'avait laissé un à priori vis à vis de cet auteur

seconde tentative l'extension du domaine de la lutte que j'ai préféré il est plus logique
décrit un personnage actuel qui malheureusement se multiplie certainement
on reste dans l'étude de notre société . on pourrait penser à Balzac, peut être
je n'ai jamais eu envie d'aller plus loin!!! Houellebecq est un dépressif professionnel qui n'essaie rien pour retrouver sa vérité, la vérité de chacun de nous. il est divorcé de lui-même et en est devenu son pire emnnemi
Je déplore le succès qu'on lui réserve Il est un modèle à ne suivre en aucun cas et devrait presque être interdit de lecture aux jeunes sauf s'ils peuvent en parler avec un adulte équilibré qui lui ferait éviter les ornières !!
pour ne pas devenir mort vivant

Écrit par : adeline | 25 septembre 2009

Je suis plutôt d'accord ! C'est vrai que c'est un personnage peu sympathique ! Mais il a du génie; sur deux points :

- il tend un miroir à notre société, et elle s'y reconnaît !
- il manipule à merveille la provocation, attirant les projecteurs et faisant monter les tirages. Champion !

Tu as vu le "collage" ? C'est un photomontage, et je le trouve très réussi.

Écrit par : orlando | 25 septembre 2009

oh moi je le plains !!
je pense qu'il n'est pas vraiment responsable de sa personnalité il est intelligent et il aurait pu avoir un tout autre rôle
je parie aussi qu'il ignore le goût du bonheur

il fait monter les tirages !! la belle affaire !
Il fait vivre quelques éditeurs???
rêver les écrivaillons?
son succès il le paie cher pas en argent mais en équilibre

Je me préfère dans ma peau que dans la sienne et je n'ai surtout aucune sympathie pour ses parents tellement égoistes!!
Le fric ne remplace pas tout
et justement à notre époque on a voulu nous faire croire ça
on dirait que la récession fera du bien à quelques uns ... enfin j'espère !
mais heureusement pour moi je vis dans une famille àl'opposé de cet homme là
je parie que s'il pouvait échanger les rôles notamment avec celui de mon fils ingénieur ( bien sur il travaille beaucoup ...!!) Il poserait sa candidature tout de suite .

note qu'à toutes les époques il y a eu des types dans son genre On les trouvait surtout parmi les classes dites supérieures qui l'étaient surtout par le poids de leur portefeuille

dommage que les classez moyennes soient fascinées par cette vie décousue et sans amour
tiens tu nous lis Goffette en ce moment il est certainement moins riche mais voilà un homme équilibré .

et parlons d' Hector Biancotti, ou d'Alessandro Barrico ... tu peux en trouver d'autres
Non Orl&ndo je plains cet homme et je ne peux me décider à l'admirer il ne m'apporterait rien rien que des choses noires et laides

Écrit par : adeline | 25 septembre 2009

Bien sûr qu'il est à plaindre, il porte le désespoir sur son visage.Mais je ne le plains pas vraiment, il sait où il va, il y va avec intelligence mais sans aucune apparence de chaleur humaine. Il me dégoûterait presque, n'était son grand talent ( en deux points, tel que je l'ai décrit précédemment )

Écrit par : orlando | 26 septembre 2009

Le collage me plaît beaucoup, surtout le visage à double tranchant... Les couleurs vives sont très agréables, mais Houellebecq évoquerait plutôt toutes les nuances du gris, du verdâtre, du glauque. C'est Une oeuvre de Frédéric Vignale ( il y a un lien sous l'image) et vous pouvez voir sa galerie ici :
http://www.lemague.net/collages/

Écrit par : orlando | 26 septembre 2009

jsalut je suis menbre de la communaute rael depuis quelque annee en afrique je vie depuis peu de temp lyon veuillez me communique s v p

Écrit par : robert bondungu | 22 novembre 2009

Oui, quelle est exactement votre demande cher ami?

Écrit par : orlando | 22 novembre 2009

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