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27 juillet 2009

le Géant de la Route

CYCLISME lundi27 juillet 2009

Alberto Contador, seul contre tous

Alberto Contador a sans doute davantage souffert dans la tête que dans son corps. (AFP)

Alberto Contador a sans doute davantage souffert dans la tête que dans son corps. (AFP)

L’Espagnol remporte à 26 ans son deuxième Tour de France, malgré la pression et les habituels soupçons

Le Tour de France est un conte de fées, Alberto Contador son prince charmant. Un bel hidalgo aux proportions idoines (1,75 m pour 62 kilos), un destin à faire sangloter sec ou bien rigoler beaucoup dans les chaumières, une cylindrée hors norme pour une épreuve qui ne l’est pas moins. L’Espagnol a remporté hier sur les Champs-Elysées – où l’inévitable fusée Mark Cavendish a claqué le sprint ultime – son deuxième Tour après celui de 2007.

A 26 ans seulement, il fait partie avec Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx et Bernard Hinault, du cercle restreint des cyclistes qui ont inscrit leur nom au palmarès des trois grands Tours – il s’est adjugé le Giro et la Vuelta l’année dernière. Tout indique que l’avenir lui appartient.

Celui-ci ne se dessinera ni aux côtés de Lance Armstrong, qui reviendra «plus fort» en 2010 au sein d’une nouvelle structure, ni sous le maillot d’Astana, qui s’apprête à fêter le retour de suspension d’Alexandre Vinokourov. «Il me reste un an de contrat avec l’équipe kazakhe», rappelait le maillot jaune, samedi, lors de sa conférence de presse finale à Vaison-la-Romaine. «Mais l’expérience de cette année me fait dire qu’il faudra que j’évolue au sein d’une formation qui me soit dévouée.»

Soumis aux pressions domestiques de son encombrant coéquipier texan, pas franchement soutenu par son directeur sportif Johan Bruyneel, Alberto Contador a gagné le Tour tout seul, comme un grand. C’est le premier à réaliser un tel exploit depuis l’Américain Greg LeMond en 1989. «Ce Tour a été vraiment très dur, mais j’étais préparé à cette éventualité. Je savais que les trois semaines allaient être éprouvantes, tant sur le plan physique que psychologique.» Notre petit doigt nous dit que la tête du Madrilène a plus souffert que ses jambes.

Ces dernières, phénoménales en montagne et pour le moins efficaces dans les chronos, sont inégalables à l’heure actuelle. A tel point que chercheurs de France et de Navarre se massent les tempes, à genou sur leurs règles à calcul. L’ascension d’Alberto Contador vers Verbier par exemple, en termes de développement de puissance, c’est encore mieux que les exploits les plus stupéfiants de Lance Armstrong ou Marco Pantani par le passé. «Il défie les lois physiologiques», grince Frédéric Grappe, spécialiste en biomécanique et entraîneur de la Française des Jeux. «Monstrueux», juge de façon plus péremptoire Antoine Vayer, ancien soigneur de l’équipe Festina, désormais membre d’une cellule de recherche sur la performance.
 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

08:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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