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14 juillet 2009

Jazz (?) à Montreux

montreux mardi14 juillet 2009

Antony, parfum de nuit chagrine

(LDD)

(LDD)

Au Montreux Jazz mercredi, l’Anglais aux vocalises androgynes promet des ballades tire-larmes en compagnie de son groupe The Johnsons et du Montreux Orchestra

En matière de décoration intérieure, il aime le dépouillement. C’est en tous les cas ce qu’assurait Antony Hegarty en avril au Monde.

Au Miles Davis Hall mercredi, c’est toutefois un orchestre symphonique qui va habiller les chansons d’une divine mélancolie de l’auteur de Blue Angel il y neuf ans que personne ne se lasse de qualifier d’ange pop. Une perspective scénique aussi réjouissante que logique dans la mesure où The Crying Light, troisième album de ballades tire-larmes d’Antony & The Johnsons paru en janvier, convoquait notamment à son lyrisme esthétique des archets bouleversants. Mais jamais clinquants. Là aussi, l’Anglais établi à New York après une adolescence californienne préfère l’épure aux enluminures.

Depuis lundi après-midi, première répétition à huis clos, c’est au Petit Palais, annexe du Palace montreusien, qu’Antony et ses troupes peaufinent une quinzaine de morceaux en compagnie d’un Montreux Orchestra formé pour l’occasion. Ainsi que des musiciens de son groupe habituel baptisé The ­Johnsons. Les instrumentistes additionnels, recrutés à chaque étape de cette tournée, seront dirigés par Rob Moose, guitariste et violoniste membre à part entière des Johnsons qui accompagne aussi Sufjan Stevans et My Brightest Diamond.

Moose est désormais un fidèle du chanteur gauche au visage enfantin qui avait subjugué le Montreux Jazz un soir de juillet 2005. Dans le sillage du surprenant I Am a Bird Now, disque où s’invitaient au fil de son vibrato équilibriste Lou Reed, Boy George ou Devendra Banhart. Pleureuse pour ses détracteurs, diva des dentelles vocales pour ses zélateurs, Antony et son timbre androgyne réservent sans doute à Montreux une prestation qui divisera encore. Aux airs moins soul-pop sans doute que musique de chambre.

Après Zurich, Paris, le Blue Balls Festival de Lucerne le 17 juillet ou les Nuits de Fourvière de Lyon le 21, Antony & The Johnsons devraient donc relustrer le répertoire issu de Antony & The Johnsons, I Am a Bird Now et The Crying Light. Soit un triplé discographique au parfum d’éternité, aux temps suspendus. «For Today I am a Boy», chantait-il jadis tout en souhaitant un jour, en grandissant, «devenir femme». Le mystère entoure encore sa prestation de mercredi. A Amsterdam il y a quelques jours, Antony et l’orchestre du cru ont revisité «Crazy in Love» de Beyoncé. Cuivres, cordes et vents donnaient soudain des allures d’odyssée mélodramatiques à l’innocente bombinette R & B qui chante aussi «If I Where a Boy». Avec un Antony en front de scène vêtu d’une tunique immaculée.

 

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Si vous allez faire un plongeon dans le Léman, faites donc un crochet par Montreux...O.
 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

 

10:47 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Les deux dernières notes émanent du Temps, quotidien helvétique :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2a341ef0-6fed-11de-813a-c...

Écrit par : orlando | 14 juillet 2009

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